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Auré
33 abonnés
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4,0
Publiée le 29 novembre 2025
Ce film est une très belle surprise ! c'est drôle tout en étant dramatique. Mais l'humour permet de suivre avec un vrai plaisir cette histoire et on se sent totalement investi avec elle
Céline (Ella Rumpf César 2024 de la meilleure révélation féminine pour "Le Théorème de Marguerite"), 32 ans, ingénieure son, et Mona (Monia Chokri, réalisatrice de "Simple comme Sylvain", César 2024 du meilleur film étranger), 37 ans, dentiste hospitalière, viennent de se marier grâce à la loi Taubira. Elles ont décidé d'avoir un enfant que Mona porte. L'accouchement approche. Mais pour devenir la mère légale de l'enfant, Céline doit l'adopter et suivre une longue procédure administrative qui suppose notamment le recueil des témoignages de ses proches.
Alice Douard développe l'histoire qu'elle racontait déjà dans "L'Attente", César 2024 du meilleur court métrage de fiction. Elle est en partie autobiographique. Elle se déroule durant les ultimes semaines de la grossesse d'une femme d'un couple lesbien. Elle est racontée du point de vue de sa compagne qui n'a aucun droit sur leur enfant tant que la procédure d'adoption ne sera pas menée à terme et qui vit très mal cette incertitude.
"Des preuves d'amour" est un film qui prend à bras le corps un enjeu de société : l'homoparentalité. Il aurait pu le faire sur le mode documentaire. D'ailleurs ce film en présente plusieurs caractéristiques. Il choisit la fiction et a le bon goût de s'adjoindre pour ce faire deux actrices épatantes - même s'il manque à mon avis à leur couple un je-ne-sais-quoi qui le rendrait plus crédible. Je me souviens que le dernier film d'Alexis Michalik, assassiné par la critique, présentait une situation comparable (un couple lesbien qui avait eu ensemble un enfant se sépare laissant sans droits la femme qui ne l'avait pas porté). Je me souviens aussi l'an dernier d'un film argentin très réussi, "León", dont l'héroïne perdait tout droit sur l'enfant de sa compagne à la mort de celle-ci.
"Des preuves d'amour" vaut par son interprétation. Aux deux actrices principales il faut ajouter Noémie Lvovsky, qui interprète le rôle de la mère de Céline, une grande pianiste qui a refusé de sacrifier sa carrière à l'éducation de sa fille et a laissé dans la vie affective de celle-ci une béance. Des preuves d'amour vaut aussi par sa grande qualité d'écriture qui pallie la platitude d'un scénario cousu de fil blanc. On a le droit à toutes les étapes attendues : avec le meilleur pote, avec les anciens amis métamorphosés en parents control freak, avec les beaux-parents qui peinent à cacher leur homophobie.... mais chacune de ses scènes est filmée avec beaucoup de subtilité.
J'étais en larmes devant la toute dernière. Des souvenirs ont reflué. Homme ou femme, allez la voir. Vous comprendrez....
Un beau film, touchant. Je ne l’aurais pas forcément choisi au départ mais l’horaire tombait bien entre deux périodes de travail et il n’était pas à l’affiche aux Sables, alors pourquoi pas. Et finalement, j’ai découvert un film simple et sincère, ancré dans la réalité. Cette comédie dramatique mêle avec subtilité des touches d’humour, des disputes, des doutes, de l’amour et une vraie réflexion sur la parentalité. Il m’a émue plus que je ne l’avais anticipé après avoir vu la bande-annonce.
Un film qui démarre avec l'adoption de la loi Taubira et qui se centre sur un couple homosexuel qui a décidé davoir un enfant grâce au parcours PMA.
Quelle leçon de courage et d'humilité !
Quand on pense que la plupart des couples peuvent avoir des enfants naturellement sans rendre de comptes et que pour elles c'est un parcours de longue haleine pour que celle qui ne porte pas l'enfant puisse l'adopter. Il n'existe pas de permis d'être parent et pour ces couples c'est tout comme !
Ce film est lumineux et il reste positif. Ici, pas de militantisme, pas de jugement, juste des faits
On s'attache immédiatement à ce couple : elles s'aiment passionnément, entre bienveillance et chamailleries mais toujours avec beaucoup d'humour !
Des femmes de notre temps qui doivent en permanence se justifier mais qui prennent les choses avec autodérision et ça fait du bien !!
Un film admirable a voir impérativement. Un sujet banal une future naissance mais au sein d'un couple de femmes après une PMA où l'une des mères se trouve a la place du père. Où le regard que l'on peut avoir sur sa mère change quand on devient soit même mère. C'est superbement rendu avec intelligence sans effet de réalisation servi par d'excellente actrices.
Une représentation juste et nécessaire de l’homoparentalité. Il y a tout ce côté “comment être légitime” qui est fort : ce long parcours pour prouver qu’on en a le droit, parce que la route est longue, émotionnellement, administrativement et socialement. Alice Douard montre ça sans lourdeur, juste avec une sincérité qui fait du bien.
On rigole, on pleure, on respire avec elles. C’est humain, doux, touchant, simple dans le bon sens. C’est rare un film lesbien qui ne soit pas construit autour d’un drame horrible ou d’un triangle amoureux forcé. Juste un couple, sans tension hétéro-normée, qui avance, se soutient, se protège; et merci, c’est tellement agréable et libérateur pour la commu. Et en même temps, c’est un film qui peut être accueilli par tout le monde, pas juste “pour les lesbiennes”, parce que ça parle de parentalité, d’amour, de liens, de vulnérabilité.
Au final, c’est un film qui ne cherche pas à crier mais qui dit énormément. Et pour moi, c’est un vrai coup de cœur. L’équivalent pour les couples d’hommes serait fort et incroyable. En attendant : “bravo les lesbiennes !” et bravo à Alice Douard, Ella Rumpf et Monia Chokri.
Une réalisation parfaite pour un premier film. J'ai été pris de la première seconde à la dernière. Toutes les situations font tellement réelle et extrêmement bien joué par tous les acteurs et surtout par le couple principal. j'ai ris, j'ai pleuré. Je ne connaissais pas Ella Rumpf et Monia Chokri et je suis agréablement surpris. A aller voir sans hésiter.
Un premier long métrage très réussi, avec des personnages bien écrits, auxquels on croit, un sujet important et assez peu traité, même si les questionnements sur "comment être mère" sont légions au cinéma, ici le point de vue de Céline pendant cette grossesse et le traitement à plusieurs étages du sujet (les relations compliquées de Céline avec sa propre mère) en renforce l'originalité et l'intérêt. Le film est aussi une comédie, avec plusieurs dialogues très drôles sans pour autant être surlignés comme des gags. Ella Rumpf confirme son talent et sa présence magnétique.
EXCELLENT FILM ! Les couleurs et les plans sont envoûtant et nous plonge ésement dans l'histoire d'amour de ses deux femmes qui s'apprêtent a avoir un enfant ensemble, on y découvre le parcours pénible que doivent subir les couples homosexuels, tout ça avec des moment de vie drôles qui ne manque pas de profondeur ! Allez le voir vous ressortirez nostalgique de cette tendresse et de cet amour. Je recommande.
Magnifique film, touchant et drôle, et très éclairant sur la question de la maternité dans un couple lesbien. La salle était pleine et a beaucoup beaucoup ri et c’est infiniment précieux de pouvoir partager collectivement, rires et émotions, en ces temps troubles.
Le passage avec la chanson You and me m’a émue aux larmes. Et la scène du concert aussi. L’image est magnifique, la bande-son incroyable et les costumes sont top. Les 3 personnages de femmes sont bouleversants et les actrices sont incroyables.
Un excellent film sur le thème de la naissance et l'adoption d'un enfant dans un couple homosexuel. On oscille entre les moments graves (les questionnements, les peurs..) et les moments comiques (les situations cocasses liées à la grossesse). De très bonnes interprétations.
Un film touchant d’Alice Douard sur un couple de lesbiennes qui attend son 1er enfant. Or les étapes sont encore plus complexes qu’un couple hétéro. Ella Rumpf est excellent, elle cpte totalement la caméra. Et elle forme un couple soudé et tendre avec Monia Chokri.
Dans quelques mois, Céline va devenir mère pour la première fois, même si elle n’est pas enceinte : c’est sa femme, Nadia, qui porte leur enfant. Au fil des derniers mois de grossesse, Céline cherche sa place et sa légitimité, tout en tentant de prouver à l’État qu’elle peut devenir la mère de son propre enfant. Pour son premier film, largement autobiographique, Alice Douard situe le récit en 2014, juste après l’adoption de la loi Taubira. Elle fait de ses deux héroïnes des pionnières dans un parcours d’adoption qui s’apparente à une véritable épreuve.
Le couple va ainsi devoir monter un dossier fait de photos et de témoignages prouvant que Céline est une bonne mère et ainsi l’autoriser à adopter son enfant. Cette dernière, n’ayant pour famille qu’une mère absente, est donc contrainte de renouer avec elle pour avancer. La relation mère-fille est montrée avec finesse : tensions, non-dits, gestes maladroits… autant d’éléments qui enrichissent le parcours de Céline et donnent une profondeur supplémentaire à son chemin vers la maternité.
La réalisatrice filme leur couple dans toute sa normalité, refusant les clichés, et construit avant tout une histoire d’amour universelle. Car même si le combat de Céline est au cœur du récit, c’est surtout la parentalité partagée qui anime le film. Le couple avance avec ses espoirs, ses doutes, ses maladresses, et les bouleversements liés à l’arrivée d’un enfant. DES PREUVES D’AMOUR est sociologiquement très juste dans sa manière d’aborder le mariage pour tous, le regard des autres, et les formes parfois insidieuses d’homophobie. Mais si le film est subtil dans son propos, il s’avère aussi souvent drôle, très drôle, offrant de véritables moments de comédie, sans jamais trahir la gravité du sujet.
Il y a deux ans, je prédisais le César du meilleur espoir pour Ella Rumpf pour LE THÉORÈME DE MARGUERITE, et elle confirme ici tout son talent : elle porte la force émotionnelle du film, parfois par un simple regard. Son duo avec Monia Chokri fonctionne parfaitement, donnant naissance à des scènes de complicité, de rire, mais aussi de tension palpable.
Pour un premier long-métrage, Alice Douard parvient à mêler douceur, humour et émotion, offrant un film à la fois solaire et engagé. Un film essentiel qui montre que, même si la loi autorise un couple de même sexe à adopter, le processus reste complexe et semé d’obstacles.