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5,0
Publiée le 23 novembre 2025
Très joli et très beau. On pourrait dire que ces mots son synonymes mais non. La tendresse et le rire se conjuguent, avec harmonie, avec les doutes, les idées de la famille qui nous habitent et l'incertitude devant des responsabilités qui engagent une vie, des vies. Fabuleux rappel et information au sujet de la loi et des droits en France. L'ensemble est conduit avec une force sobre. Bravo!
Premier Long-Métrage lumineux d'Alice Douard qui sait de quoi elle parle pour avoir elle même vécu la situation , en effet au lendemain de la promulgation du mariage pour tous, la loi obligeait les mères homosexuelles non porteuses à monter un dossier d’adoption pour être reconnues une fois l’enfant né ( aujourd’hui, une reconnaissance anticipée facilite les choses ) et à travers récit elle raconte notre Société Contemporaine en imbriquant lien amoureux , comaternité et parcours d’une combattante aidée un duo éblouissant : Ella Rumpf et Monia Chokri . C'est là un film à la fois essentiel , fédérateur et précieux !
Le premier long-métrage d'Alice Douard sur un couple de trentenaires parisiennes qui attendent leur premier enfant est porté par trois actrices formidables, Ella Rumpf, Monia Chokri et Noémie Lvovsky. L'histoire se passe en 2014, un an après l'adoption du mariage pour tous, et raconte la grossesse de Nadia mariée avec Céline. Cette dernière doit effectuer des démarches administratives pour pouvoir adopter leur enfant. Une avocate (Jeanne Herry) lui demande de réunir quinze témoignages de proches pour conforter son dossier. Céline veut demander à sa mère, une grande pianiste souvent absente, mais leur relation est compliquée. Noémie Lvovsky dans la peau d'une femme névrosée, parfois dure mais sensible, n'avait pas été aussi bonne depuis longtemps. Peut-être même son plus beau rôle. Chaque scène avec elle amène une émotion à fleur de peau. L'histoire d'amour entre Céline et Nadia est très attachante. Leur déclaration d'amour dans une boîte de nuit en fredonnant le remix de You & Me de Disclosure par Flume retourne le coeur. Tout sonne juste dans ce film drôle et délicat magnifiquement filmé, traversé par des moments superbes illuminés par la musique sublime de Beethoven, Chopin et Satie.
Ai vu « Des preuves d’amour » d’Alice Douard dont c’est le premier long métrage pour le cinéma. Ce premier opus a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la Sélection « Semaine de la Critique ». Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) sont en couple. Elles attendent un enfant et c’est Nadia qui porte la petite fille qu’elles ont conçues grâce à une PMA. Nous sommes en 2014, et les deux jeunes femmes viennent juste de se marier pour que Céline puisse adopter son propre enfant (il a fallut attendre 2021 pour régler cette absurdité juridique) . Le couple doit trouver 15 témoignages de leurs proches pour témoigner auprès de la justice de leur désir d’enfant. Alors que Nadia vit au jour le jour les joies et les tourments de la grossesse, Céline a la sensation d’être de plus en plus seule et se questionne sur son désir d’enfant et sa légitimité. Entre trois-quatre scènes vraiment très bien écrites, dont la plupart se déroulent à l’hôpital, ce premier film sincère accumule les scènes de remplissage (beaucoup de séquences répétitives dans le métro où il ne se passe rien, beaucoup de scènes dans des night-club où il ne se passe absolument rien) et quelques scènes gênantes car pas très bien écrites et pas très justes (dont la longue scène chez les parents de Nadia). Heureusement la partition de Noémie Lvovsky dans le rôle de la mère de Céline, grande pianiste internationale, est savoureuse et donne du lien entre les hauts et les bas de ces « Preuves d’amour » un peu bancal. On aurait aimé que ce film sur la co-maternité soit mieux écrit, mieux réalisé, plus inventif. La mise en scène est relativement sage. Mais on doit à ce film d’aborder son sujet frontalement avec énergie et humour et d’avoir réuni deux très bonnes actrices pour jouer ce couple qui doit se battre administrativement au quotiden.
Film très moyen, je me suis faite avoir par les critiques élogieuses. Un couple lesbien décide d'avoir un enfant, ok rien de bien original aujourd'hui. Les personnages secondaires, l'entourage de ces 2 femmes sont très très clichés. Heureusement qu'il y a Noémie Lvosky dont le personnage prend une place importante sinon ce film aurait pu faire l'objet d'un court métrage tellement le scénario est pauvre.
Les premières images – des archives sonores en fait – nous renvoient au vote par le Parlement en avril 2013 de la Loi sur le mariage homosexuel et l'adoption pour les couples du même sexe. Dans la foulée, focus sur un jeune couple de deux femmes, quelques années après le vote de la Loi et donc encore nouveau pour l'époque. L’une est enceinte (procréation médicale assistée réalisée par insémination d’un donneur inconnu dans un autre pays européen autorisant cette pratique). Il est convenu que la « deuxième maman » adoptera l’enfant à sa naissance. Mais pour cela il y a des trous dans la raquette de la législation actuelle et surtout des formalités à accomplir. Parmi lesquelles recueillir des attestations des proches, de l’entourage, sur les liens réels entre les deux femmes puis l’attachement déjà à l’enfant à venir. Ce sera le déroulé du scénario. L’occasion pour les deux femmes de se confronter à d’autres : du corps médical à la famille, avec leur gêne parfois, leurs maladresses, leur empathie et leur soutien plus ou moins affirmés. Une comédie dramatique, pas si dramatique que ça au sens propre. Un moment de douceur, d’ouverture d’esprit à l’occasion.
Excellent film qui associe des moments drôles et des questions très authentiques. La direction d’acteurs est très réussie, jusqu’à donner à Noémie Lvovsky une partition juste et éclatante. Dialogues souvent très fins. L’intelligence sans lourdeurs ! Vivement le prochain film d’Alice Douard…
Un très beau film qui évite les pièges qu’un tel sujet aurait pu susciter. Il traite avec finesse de la maternité vécue par deux femmes sans idéalisme ni réalisme déprimant. . Mention spéciale à Noémie Lvovsky qui interprète le rôle d’une grand-mère fortement inspirée de Martha Argerich!
Un film avec pas mal d’humour, étonnamment, dans un film qui pue le militantisme que je ne supporte plus, cliché à mort si vous êtes plutôt ancien monde pas besoin d’aller le voir sauf si on vous y force ..
Alice Douard signe un premier long-métrage clairement généreux : un film traversé de rires, de doutes, de disputes et d’élans d’amour sincères, et surtout porté par un duo convaincant, Ella Rumpf et Monia Chokri qui affichent une belle complicité.
La plus grande force du film est de mettre en lumière un pan important de l'homo-parentalité qu’on ne voit quasiment jamais au cinéma : la place de la co-mère, dans un monde encore très normé, pour ne pas dire homophobe, avec l’invisibilisation administrative, les humiliations institutionnelles, le regard biaisé des autres et les remarques maladroites de l'entourage…
Mais si la mise en scène est douce et fluide, elle reste aussi très sage, presque trop polie, comme si le scénario voulait cocher toutes les facettes du sujet. On aurait aimé que le film ose davantage : dans l’écriture, dans les ruptures de ton, dans les zones d’ombre. D’autant plus que le sujet méritait sans doute un geste plus frontal.
Le problème est que l'on perçoit en permanence le décalage entre les intentions du scénario, avec des situations qui pourraient faire mouche et des personnages hauts en couleur sur le papier, et le résultat, trop souvent maladroit, dans la direction d'acteurs par exemple, notamment spoiler: lors d'un repas de famille particulièrement raté, ou de scènes mère-fille entre Ella Rumpf et Noémie Lvovsky qui sonnent souvent faux .
Reste un film chaleureux et bienveillant, animé par une vraie générosité. Mais un film qui manque parfois du souffle qui l’aurait rendu vraiment inoubliable.
Néanmoins, le cinéma français avait besoin d’un film qui parle de ce sujet autrement. Et rien que pour ça, Des preuves d’amour mérite d'être vu.
Trois comédiennes formidables au service d’un sujet fort interessant. On apprend des choses, on sourit, on pleure avec elles dans ce film plein de tendresse . Musiques très adaptées …
Un film dont on avait grandement besoin. Porté par deux actrices formidables, Ella Rumpf et Monia Chokri - toutes deux parfaites dans ce couple auquel on croit d'entrée de jeux tant leur connexion est viscérale - et par une mise en scène qui respire la douceur. Alice Douard réussit sans faute son passage au long métrage avec ce sujet jamais abordé au cinéma. Le rire est à chaque coin de scène, les larmes vous montent sans prévenir, de joie ou de peine, à l’affût d'un regard ou d'un geste. On sort de la salle . On sort plein d'espoir. On sort d'un grand film !
Nous sommes au lendemain de la d'option du mariage pour tous. On suit Un couple de lesbienne qui attend un enfant il a difficulté de trouver sa place dans la société.. des moments touchants à la fin