427 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
26 critiques spectateurs
5
1 critique
4
3 critiques
3
13 critiques
2
5 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Al-Fr
24 abonnés
313 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 15 février 2024
Par la magie de l'animation, Charlie Kaufman matérialise la nuit pour explorer les méandres de l'identité et des peurs enfantines, interrogeant notre lien à la conscience. Pourtant, une subtile réserve s'installe, comme si l'essence même de son sujet était à peine effleurée. De même, la nature de la narration retient le spectateur, l'empêchant de plonger entièrement dans l'étreinte du récit.
Difficile de ne pas faire ici un parallèle avec Vice versa suite au visionnage de ce La nuit d'Orion. Et malheureusement pour ma part, les personnages sont ici moins bien travaillés et ont une complémentarité qui fonctionne moins bien que dans le film du studio Pixar.
J'ai trouvé que certaines entités étaient trop peu exploitées ou bien venaient entrer en contradiction les unes avec les autres. Pour certaines, je n'ai pas trop compris leur intérêt. C'est le cas de Bruit bizarre et Insomnie qui entrent en conflit avec Sommeil et Quiétude. Tous ces personnages secondaires ne servent assez peu le récit, surtout bruit bizarre qui reste assez en retrait.
L'idée de personnifier les éléments de la nuit reste pourtant une idée intéressante, mais bien que certains personnages donnent lieu à une scène drôle bien trouvée, ils n'auront qu'assez peu d'utilité par la suite de l'aventure.
On a droit au fil de la progression à quelques retournements de situation inattendu [Spoiler] comme le fait que l'histoire soit en fait raconté par Orion devenu adulte, à sa fille. Puis l'ajout d'un autre saut dans le temps avec la version adulte de sa fille Hypatia et lui devenu grand-père [Spoiler].
Les décors offrent de jolis visuels avec une représentation de la nuit réussie et qui émerveille à quelques reprises. Mais les personnages sont par contre assez décevants au niveau des graphismes et des expressions, après un chat potté 2 de toute beauté dans son animation, je n'ai pas trop accroché à la pâte graphique des personnages. La musique en revanche colle bien au thème de la nuit et de la rêverie.
Même Netflix se met au film d’animation depuis 2018 en ayant créé sa propre structure. La plupart du temps la plateforme au N rouge s’associe avec des partenaires tels que Sony ou de plus petites structures pour réaliser l’animation. Pas encore au niveau de Pixar (enfin surtout l’ancien Pixar) ou d’Illumination, on a tout de même eu droit à quelques pépites comme « Mitchell VS Machines » ou le « Pinocchio » de Guillermo del Toro. Ici, pour « La nuit d’Orion », c’est avec Dreamworks que Netflix s’allie. Un studio qu’on aurait tendance à oublier alors que c’était le plus sérieux concurrent de Pixar au début des années 2000 avec des sagas comme « Shrek » ou « Dragons ». Et, plus étonnant, on retrouve à la plume de ce film d’animation Charlie Kaufman l’auteur des scripts de « Dans la peau de John Malkovich » ou encore « Eternal Sunshine of the Spotless Mind ».
Alors que donne cette production aux origines si singulières? Et bien, au final, un animé plus que correct mais loin d’être aussi détonnant et original que sa gestation et les personnes y ayant participé le laisseraient penser. Du côté de l’animation, c’est un style de graphisme plutôt original, avec un parti pris relativement différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Ce n’est pas à proprement parlé subjuguant de beauté mais c’est plutôt probant. Il manque en revanche d’occasions de rire voire de sourire et tout cela reste un peu trop premier degré. On aurait aimé un second niveau de lecture plus mature et un ensemble moins enfantin. Le concept de la nuit et du noir n’est pas traité comme dans un film d’animation adulte tel qu’un spectateur plus âgé l’aurait sans doute préféré. Un peu comme dans des productions animées plus sombres tels que les excellents « Numéro 9 » ou même « Monster House ». C’est dommage, mais les enfants y trouveront leur compte.
En effet, les valeurs édictées ici tout comme la morale conviennent parfaitement à un public davantage familial voire enfantin. Surmonter ses peurs et raconter des histoires dans le but de les transmettre sont au cœur du récit et c’est admirablement mené. Le tout est dynamique et passe vite et même si le dernier quart d’heure dénote totalement du reste, il a le bon goût de retomber intelligemment sur ses pattes. On reprochera tout de même une forte influence des studios Pixar et surtout de « Vice-Versa » dans la manière dont « La nuit d’Orion » représente des idées abstraites. Ici, des concepts nocturnes remplacent les émotions mais c’est quelque peu copier-coller. En somme on passe un bon moment même si ce n’est pas le film d’animation de l’année.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Par la magie de l'animation, Charlie Kaufman matérialise la nuit pour explorer les méandres de l'identité et des peurs enfantines, interrogeant notre lien à la conscience. Pourtant, une subtile réserve s'installe, comme si l'essence même de son sujet était à peine effleurée. De même, la nature de la narration retient le spectateur, l'empêchant de plonger entièrement dans l'étreinte du récit.
Malgré une animation pas totalement aboutie et une narration un peu enfantine et prévisible (surtout pour du Charlie Kaufman), voilà une variation assez intéressante et finalement touchante autour de nos peurs et comment les accepter, quelque part entre "Monstres & Cie.", "Peur(s) du Noir" et "Vice-Versa". 6,5/10.
Surmonter ses peurs surtout celles liées à la nuit quand soudain l'obscurité d'une pièce revêle d'étranges formes. Orion profite d'une très belle animation Dreamwoks et pas besoin d'un Charlie Kaufman à l'écriture pour ignorer que l'animé de Vice Versa a rebattu les cartes dans ce genre de sujet lié aux engoisses enfantines. Une adaptation en retard sur son temps mais à prendre en considération, sans pour autant s'y attarder en tant que parents cinéphiles.
Ecriture un peu paresseuse (surtout pour Kaufman), thématiques éculées, rythme bancal, assez déçu par La Nuit d'Orion, trop enfantin pour totalement convaincre. Reste cependant une dernière partie magistrale, où l'émotion vient nous piquer sans qu'on s'y attende.
Film familial réjouissant ! Toutefois, les différentes strates de la diégèse sont amenées de façon brutale, voire maladroite. En effet, il me semble que la trame principale se suffisait à elle-même.
Super dessin animé qui peut mettre en confiance les plus jeunes. L'idée est ingénieuse, l'ensemble est artistique, les personnages attachants et la bande son fantastique. Rarement déçu par Dreamworks. Pour petits et grands !