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2,0
Publiée le 7 décembre 2024
Le plaisir des uns peut être le cauchemar des autres... C'est le cas de ce genre de grand repas de Noël avec toute la famille qui peut être aussi réconfortant qu'angoissant. Dans "Christmas Eve in Miller's Point", Tyler Taormina propose de simples retrouvailles familiales auxquelles nous sommes conviés. Il n'y a pas d'intrigue et/ou d'enjeux, c'est un réveillon de Noël tout ce qu'il y a de plus basique. C'est censé éveiller en nous un sentiment de nostalgie et de mélancolie, mais ça n'a pas marché de mon côté. Aucun sourire, aucun enthousiasme pour ce scénario peu inspiré et ce concept ennuyeux. Si je ne me suis pas senti de trop parmi eux comme ça peut parfois être le cas, je ne me suis jamais passionné pour ce chaos familial plein de personnages stéréotypés que je suis même incapable de nommer, car nous n'apprenons pas grand-chose sur eux. Bref, un film qui n'était pas pour moi devant lequel je n'ai pris aucun plaisir.
Un film qui nous montre comment on fête Noël à Long Island, sans nous présenter les nombreux convives, donc c'est assez confus. La première partie fait de la joyeuse cacophonie à la Robert Altman; puis la seconde se lance dans le teen movie, comme un Supergrave sous Xanax avec Michael Cera passé du côté des flics. Le tout est trop indé pour être honnête.
Ce film qui raconte une fête de Noêl dans une famille américaine n’est pas très original, ni très enthousiasmant. Le scénario est plutôt mince et sans grande consistance. On s’ennuie ferme durant la projection de ce film trop long, insipide et sans intérêt à mon avis.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse au Club Marbeuf à PARIS le 28/11/2024)
"Noël à Miller’s Point" est une plongée nostalgique dans un réveillon de Noël familial. Le film se distingue par une série de scènes sans véritables intrigues et dans un style visuel quasi documentaire. Cependant, l’absence de structure claire donne au film une sensation de lenteur, notamment lorsque l’action s’éloigne de la maison pour suivre des personnages secondaires.
Noël à Miller’s Point : Un Noël visuellement enchanteur, mais narrativement confus
Points forts :
• Visuel sublime : Le film offre des paysages et une esthétique qui captivent, parfaits pour l’ambiance des fêtes • Personnages bien écrits : Les protagonistes sont attachants et ajoutant de la profondeur à l’histoire • Un Noël atypique : Ce n’est pas votre film de Noël habituel, avec une approche originale et rafraîchissante
Points faibles :
• Récit confus : L’histoire devient difficile à suivre à certains moments, perdant ainsi son impact narratif 樂 • Écriture médiocre : Malgré des personnages intéressants, l’intrigue peine à captiver sur la durée, provoquant l’ennui
Note : 6/10 ⭐
Noël à Miller’s Point avait tout pour devenir un classique des fêtes, mais une écriture plus soignée aurait fait toute la différence.
Vu en avant première, annoncé comme le renouveau du cinéma indépendant américain. Plein d’idées de court métrage mais qui ne font pas un long métrage. Une qualité certaine technique et de mise en scène. Un bel emballage pour un cadeau décevant. Un film immersif puisque je me suis ennuyé autant que les personnages (voir même les comédiens) dans une soirée de Noël déprimante où aucune lueur ne vient justifier pourquoi ce film. Il y a des films qui ne vous donnent pas envie de retourner au cinéma. En voilà un.
D'intrigue, dans Noël à Miller's Point, il n'y en a point. Il faut se contenter d'une collection de saynètes qui doivent signifier quelque chose pour le réalisateur, Tyler Taormina, mais dont il ne nous rend jamais complices, comme si l'on assistait à une fête (plutôt une défaite) de Noël où tout nous est étranger, à commencer par les bribes de conversations qui ne sont pas loin d'être lunaires, à moins qu'elles ne soient inconsistantes. La forme chorale n'arrange rien, bien au contraire, avec le sentiment d'être convié à une célébration qui ne nous concerne pas. Aucun personnage n'est clairement identifié et il vaut mieux renoncer à essayer de comprendre qui est l'oncle machin ou la cousine trucmuche. Par ailleurs, la B.O, de par sa volontaire mièvrerie, contribue à l'ennui persistant qui se fait jour très vite. La dernière partie du film nous sort un peu du marasme mais rien d'exceptionnel non plus. Pourtant, Tyler Taormina essaie de varier les tonalités : de la cruauté, de la tendresse, du romantisme, de l'absurde et des tentatives d'humour presque pathétiques. La mise en scène essaie de surprendre par quelques cadrages biscornus mais l'ensemble ressemble à un soufflé vite retombé. Surtout si vous n'aimez pas plus que ça le soufflé, surtout cuisiné à la mode du cinéma indépendant américain si souvent insipide (oui, c'est un avis personnel).
"Tu vois ce genre de soirées où tu ne connais personne, où tu restes assis sans t'intégrer à aucun des délires car ce sont des blagues personnelles entre les invités, et où tu regardes ta montre en soupirant ? Ben c'est ça.", dixit notre cher ami voisin de siège. On le cite, car on ne peut mieux décrire Noël à Miller's Point, soit une interminable succession de situations qui ne se suivent pas, ne se complètent jamais, ne se répondent pas, comme si l'on regardait la VHS de famille de Tyler Taormina qui nous présente des scénettes de caméscopes différents, collées ensemble. On ne comprend rien aux délires du réalisateur (qui sont ces trois jeunes dans la rue ? à quoi sert le varan ? pourquoi ce montage saccadé au début du film qu'on ne revoit jamais plus, alors qu'il était une bonne idée de mise en scène pour le gag des bisous ? qui sont ces flics, pourquoi sont-ils muets, d'où sort ce chien, pourquoi le vieux flic fait-il des avances à l'autre d'un coup, que fiche Michael Cera dans ce rôle fantômatique, pourquoi avoir choisi le fils à Spielberg et la fille à Scorcese pour ces caméos invisibles... ? Bref, on peut résumer l'entièreté du film par : "Pourquoi ?!"). On compte aussi les gags sur les doigts d'une seule main (à part spoiler: la bouteille qui casse le pare-brise, la boîte aux lettres renversée, les "bisous" au début du film, et la mamie qui s'est endormie dans son Stannah , on a l'impression d'avoir cité tous les gags de cette "comédie" ultra fade et plate), on ajoute un rythme tantôt effréné tantôt mou (selon qu'on suit les gamins qui sautent dans tous les sens, ou les adultes qui bavassent des plombes), une BO insupportable (on se croirait dans un Baby Driver mixé avec la playlist Spotify de Noël : ça ne s'arrête jamais, et c'est infernal), et dans l'ensemble une sensation d'avoir lancé une VHS des Noëls passés d'une personne qu'on ne connaît pas. Tout est mal amené, brouillon même dans ses bonnes idées (la pin-up en carton qui est collée sur le Rumba, ça aurait pu être drôle, si seulement on ne découvrait pas ce gag en arrière-plan flouté en pleine conversation plombante des hommes de la famille : le gag tombe complètement à l'eau, dommage). Ce n'est pourtant pas les idées de gags dans les comédies de Noël qui manquent (cette fête se prête naturellement à ce que tout aille mal, mais finisse bien), et on se demande alors comment on a pu se retrouver en face d'un film si radin en vrai moments de rigolade et de partage, qui se contente de nous présenter sa famille massive (il y a beaucoup trop de personnages, on confond tout le monde), de mettre sa playlist Spotify volume à fond, et passe d'un groupe de personnages à un autre sans aucune cohérence. Et joyeux Noël.
J'ai eu le bonheur de vivre samedi une journée placée sous le signe du cinéma indépendant américain avec la programmation de trois films présentés cette année à la Quinzaine des cinéastes cannoise, preuve qu'un vent de fraicheur nouveau souffle de l'autre côté de l'Atlantique, que ce soit en matière de contenus mais aussi de modes de production. Avec par exemple la société Omnes Films qui rappelle le modèle des "génies" argentins d'El Pampero, puisque les fonctions y sont en quelque sorte interchangeables, les membres pouvant produire, réaliser, scénariser, monter, etc, selon les films. Illustration avec deux d'entre eux, ce "Noël à Miller’s Point" et "Eephus" : le réalisateur du premier produit le second tandis que le réalisateur du second se retrouve directeur photo sur le premier.
Concernant le film lui-même, comme l'indique son titre, Tyler Taormina y revisite un genre plus qu'essoré et on ne peut pas considérer qu'il révolutionne quoi que ce soit, respectant même des codes éculés tout y en injectant des dialogues qui rappellent son ancrage indé à la Woody Allen. La partie plus décalée et intéressante, plus proche des errances vaporeuses de son stimulant "Ham on Rye", est la seconde, où l'on perd enfin ses repères, où les personnages, très nombreux, apparaissent et disparaissent, leurs "petites" histoires de vie avec. Cet aspect non explicatif, ce choix de ne pas creuser les situations, l'absence de linéarité dans le récit sont clairement la force du film, là où son indépendance artistique est la plus marquée. Autre point qui nous dépayse : le casting où de nouvelles têtes en grande partie venues du théâtre côtoient des filles et fils de qui rappellent l'importance du Nouvel Hollywood pour Taormina & Co. Sans oublier la présence de Michael Cera, également producteur, dans un rôle tout droit sorti d'un Wes Anderson. En résumé c'est un film parfois déstabilisant mais aussi et trop souvent convenu et référencé.
Film en compétition au festival de Deauville qui n'a reçu aucun prix et c'est assez logique. Le réalisateur nous invite à vivre une soirée de Noël dans une grande maison américaine avec une famille nombreuse qui se réunit pour cette occasion. Entre des bribes de conversations sans intérêt, certains personnages mal joués et des situations inabouties, on ne comprend pas trop où on va, à priori nulle part. Heureusement certaines scènes humoristiques viennent rompre l'ennui. C'est dommage car quelques sujets auraient mérités d'être approfondis, comme spoiler: la vente de la maison de famille qui divise la fraterie ou spoiler: les relations compliquées entre mères et filles .
Je m'attendais à un repas de famille qui tourne au règlement de compte, un sujet qui s'avère efficace s'il est bien écrit, mais on passe à côté. C'est simplement un repas de Noël bruyant et dans l'ensemble joyeux entre les membres d'une grande famille, sans réel enjeu particulier. Si l'ambiance gaie nous plaît dans un premier temps, elle nous lasse ensuite, comme si la réalisatrice voulait faire de son film un souvenir d'enfance, mais qui nous met tout de même de côté.
Présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes et en Compétition au Festival de Deauville, Noël à Miller’s point nous convie au réveillon d’une famille italo-américaine de Long Island. Tyler Taormina signe une œuvre emprunte de douceur et de nostalgie, composée d’une fontaine de saynètes et d’images. Un bonbon coloré que l’on peine malheureusement à avaler, faute à une absence criarde de scénario et de personnages
La veille de Noël, une famille se réunit pour ce qui pourrait être les dernières vacances dans leur maison ancestrale. Alors que la nuit avance et que les tensions générationnelles surgissent, l'une des adolescentes se faufile avec ses amis pour s'approprier la banlieue hivernale. Magnifique...
Qu'est ce que c'est que ce film, ou plutôt ce téléfilm de Noël digne de TF1 ?! J'ai tenu 25 minutes, la caméra passe d'un groupe de personnes à un autre en saisissant des dialogues insipides d'une conversation qui a déjà débuté....