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Un visiteur
4,0
Publiée le 21 décembre 2011
Le réalisateur de l'Amérique était bien obligé de faire un jour un film sur le symbole du capitalisme que représente Wall Street et les Etats-Unis de manière générale. Il faut reconnaitre qu'avec l'évolution des technologies depuis 1987, le film fait un peu vieillot mais il est amusant de voir combien son propos est contemporain et révélateur des dérives que pointait Oliver Stone 20 ans plus tôt. Bon, son scénario n'est pas très profond, sans doute parce que Stone n'est pas un spécialiste des questions économiques et financières et qu'il a fait le choix de s'intéresser sur ses personnages Bud Fox et Gordon Gekko plutôt qu'à essayer de nous enfumer avec des histoires technico-financières un peu compliquées pour le grand public. Son choix s'avère payant, déjà prce qu'il a eu la chance de réunir un excellent casting : Charlie Sheen nous joue une fois encore le rôle du jeune premier aux dents (très) longues, Michael Douglas trouve un rôle fait pour lui et transcende son personnage comme nul autre ne l'aurait fait, quant à Martin Sheen qui joue en clin d'oeil le père de Charlie, il est tout à fait crédible en syndicaliste en fin de carrière. Oliver Stone continue donc de nous raconter l'Amérique en pointant les faiblesses de sa force.
Un film qui a marqué son époque , mais qui a un peu vieillit. C'est le monde de la finance , des années 80, du cynisme, ou faire de l'argent est un must. Les acteurs sont très bons et la mise en scène est rude et efficace. Manque un peu de subtilité, comme souvent avec le cinéma de O. Stone.
Le film culte de tous les traders est avant tout un des meilleurs films du réalisateur Oliver Stone (derrière JFK) et très certainement le rôle le plus marquant de Michael Douglas. L’acteur ne tient pourtant pas le 1er rôle du film, Charlie Sheen (parfait en golden boy dévoré d’ambition) étant le personnage principal de "Wall Street" et le référent du public qui découvre, en même temps que lui, les dessous de la Bourse américaine avec son stress, ses magouilles, ses trahisons, ses délits d’initiés... Son histoire reste cependant assez classique (des débuts modestes suivis d’une ascension fulgurante et s’achevant par une chute inexorable) même si elle est agrémentée de quelques sous-intrigues qui enrichisse le personnage (sa complicité avec son collègue, sa relation avec son père, sa love story...). C’est sans doute une des raisons qui ont amené le spectateur à se prendre de passion pour le personnage du "méchant" Gordon Gekko, magnat de la Bourse, cheveux gominés et costumes de marque, adepte de la petite phrase assassine ("Déjeuner, c’est pour les faignants", "C’est un tocard, s’il s’occupait de pompes funèbres, plus personne ne mourrait", "Si tu veux un ami, achète toi un chien"...) mais surtout parfaite représentation du capitalisme sauvage et des années fric. L’interprétation de Michael Douglas magnifie ce personnage dont on ressent, au détour de certaines scènes, les fêlures profondes et le besoin irrépressible d’impressionner son monde. Le personnage a des excuses mais ne sa cache pas derrière, ce qui fait toute sa complexité. Son charisme et son assurance ont finit d’en faire un personnage culte. Mais Wall Street ne se résume pas seulement à Gordon Gekko. En effet, Olivers Stone a réussi à rendre accessible à tous le système ô combien obscur des marchés boursiers et permet ainsi aux spectateurs de suivre l’intrigue sans problème, aidé en cela par une mise en scène rythmée et une BO typiquement 80’s. Le reste du casting est au niveau de l’évènement avec la starlette en vogue de l’époque Daryl Hannah en petite amie fantasme, le formidable Martin Sheen en père syndicaliste (une des nombreuses grandes idées du film cristallisée par la bouleversante scène de la chambre d’hôpital), Terence Stamp en classieux rival, John C. McGinley en amusant collègue, James Spader en avocat, Hal Holbrook en vieux briscard de la Bourse ou encore Sean Young en épouse entretenue. Bref, ce n’est pas par hasard que Wall Street est devenu un classique du genre et, en tout état de cause, une petite merveille sur l’ambition et ses excès.
Film mythique sur les méfaits de la spéculation boursière, Wall Street est dans son premier tiers une aimable comédie agréable à regarder. Puis elle se délite malheureusement peu à peu - par la faute d’un scénario aux faiblesses criantes - jusqu’à une fin terriblement conventionnelle et sans imagination, à la morale plus que douteuse pour ne pas dire équivoque. Les personnages perdent dans le même temps leur épaisseur de départ, et deviennent au final des pantins sans désir, sans motivations et sans intérêt. Question interprétation, Michael Douglas est toujours aussi fade et ne parvient que par rares moments à trouver son personnage. Martin Sheen qui lui donne la réplique n’est guère convaincant lui non plus dans son rôle de jeune loup aux dents longues vit battu et vite repenti… Quant à la mise en scène d’Oliver Stone, en dehors de nous livrer quelques beaux plans de New York, elle est très conventionnelle elle aussi et ne tire pas l’ensemble vers le haut.
Malgré qu'il ne soit pas des plus facile à suivre et que certains termes restent compliqués à comprendre Wall Street est un film admirablement mis en scène et qui bénéficie d'un casting prestigieux. Michael Douglas est magnifique et a bien mérité son rôle quand à Charlie Sheen il est impeccable même si il n'a pas le charisme de Douglas. Un film intéressant et engagé sur le pouvoir de l'argent. Une indéniable réussite de la part d'un oliver Stone au top de sa forme. Une vraie réussite.
Performance de haut niveau de Michael Douglas en cynique homme d'affaires boursier et d'un jeune loup interprété par Charlie Sheen. On apprend comment fonctionne ce monde où la morale n'existe pas. Le "lézard' Gueko entre dans l'histoire des méchants du cinéma avec ce film. Bien sur si le sujet n'intéresse pas il ne passionera pas les foules car le film explique plus qu'il narre, d'ailleurs l'histoire n'a pas d'importance car il n'y en a pas. Par moment il faut s'accrocher pour comprendre tout le jargon pas simple pour un novice.
Bon film qui a un peu vieilli avec un doublage bien pourri. C'était encore l'époque bisounours tout de même, ils veulent faire croire que la sec, la cob américaine, faisait son boulot, vaste rigolade.
On peut regretter que l'intrigue soit aussi longue à se mettre réellement en route. L'interprétation des deux stars est remarquable et même s'il s'agit d'un bon film ce n'est pas le meilleur d'Oliver Stone.
Une superbe immersion dans le monde de la finance. Un scénario époustouflant construit à partir de faits financiers réalistes (et réel). Le jargon financier est bien repris et le trio d'acteurs (charlie Sheen, Martin Sheen et Michael Douglas) est parfait. Ils nous mettent en totale immersion dans le monde de la finance et font de ce film une grande réussite.
J’imagine que le film a eu sa raison d’être et sa force en plein règne des yuppies et 4 ans avant la déflagration American Psycho, mais en le découvrant aujourd’hui, je n’y ai vu qu’un récit à très grosses ficelles, qui cache péniblement ses invraisemblances derrière des dialogues saturés de jargon financier. La pire invraisemblance reste celle de la psychologie du héros, qui ressemble plus à un joujou de scénariste qu’à un vrai personnage. La première heure fonctionne assez bien grâce au rythme et à l’ambiance très 80’s, mais la suite est de plus en plus pénible et la visée moralisatrice s’accorde mal avec une esthétique qui épouse sans distance la fascination des personnages pour l’argent et la réussite.
Un très bon film d'Oliver Stone qui nous plonge dans le monde de la finance, entre argent et manipulation. Michael Douglas (Oscar du Meilleur Acteur) est incroyable dans le rôle de l’impitoyable investisseur Gordon Gekko, Charlie Sheen joue bien le rôle du jeune et ambitieux courtier Bud Fox et Martin Sheen est excellent dans le rôle de son père, un syndicaliste honorable. On retrouve également au casting : Daryl Hannah, Hal Holbrook, Terence Stamp, James Spader, Sean Young et John C. McGinley.
Un film qui montre que le monde n'a pas vraiment changé en 30 ans. Les riches claquent des doigts et ce sont les pauvres qui morflent, c'est triste mais bien réel, comme la crise a pu nous le démontrer. Michael Douglas est parfait dans le rôle de Gordon Gekko, et même si le film a légèrement vieilli, il reste très agréable à regarder, même si le brushing de Darryl Hannah est absolument horrible, mais c'est vrai que les modes ont changées.
On se doute bien qu'en 1988 le discours de remise en cause de la suprématie des finances sur la définition des rapports d'entreprise était bien moins éculé qu'il ne l'est aujourd'hui. On imagine alors aisément de ce film qu'il put avoir sur le public un impact fort. Et si la critique sociale est évidente, elle est aussi éclairée et argumentée, ne cédant pas à la tentation de basculer dans la caricature vicieuse en vue de susciter un dégoût viscéral des grands dictateurs de l'ombre chez le spectateur mais s'attachant au contraire à dresser un portrait le plus fidèle possible, comptant sur le bon sens pour qu'il fasse son œuvre de lui-même.
Michael Douglas, alias Gordon Gekko, est un personnage culte et a fait de Wall Street un classique immédiat. Plus de vingt ans après, ce film se déguste avec toujours autant de plaisir, tout y est parfait. Oliver Stone était au sommet de son art à cette époque-là.