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Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2023
Rare sont les réalisateurs à avoir dépeint l'univers de la finance avec un tel brio. Oliver Stone met à l'image tout son sens du cynisme à travers le personnage de Gordon Gekko, incarné par Michael Douglas, à qui il donne sûrement son plus grand rôle. En face, un jeune Charlie Sheen qui a du talent à revendre. En résulte une autopsie de la finance faisant froid dans le dos, où tout les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Saisissant !
Évidemment regarder ce film des années 80, période à laquelle le Trading financier explosait littéralement n'a plus rien de vraiment fascinant et original. Le sujet a de plus était largement traité et exposé médiatiquement au cours des 30 dernières années . Sans parler des films sur le sujet , notamment l'excellent le loup de wall street , qui ont filmé ce monde sous différent angles. Pour autant c'est toujours avec plaisir que je me replonge dans ce cinema 80's avec les stars de l'époque : Charlie Sheen , Martin Sheen, Michael Douglas entre autres dirigées par un Oliver Stone talentueux . Les acteurs sont bons dans l'ensemble même si les scènes de tensions psychologiques ou celles montrant la fraude sans vergogne ne sont pas si intenses et subversives comme Oliver Stone avait pu les réaliser avec l'excellent Platoon une année plus tôt. Car après tout il s'agit bien d'une guerre des nerfs , d'egô et d'argent dans ce film. Et sur cet aspect là , l'ambiance et le contexte du film réussissent bien à décrire la surtension des salles de marché et les caractères avides et survoltées de tout ceux qui gravitent autour d'elle . D'ailleurs les travers de ces excès sont clairement mis en avant et les conséquences qu'elles soient positives ou négatives pour les individus bien amenées et permet aux spectateurs de réfléchir aux bienfaits de ce système et et son mode de fonctionnement sans tomber dans un manichéisme facile bourse =salo , trader =escroc . En effet c'est plus une critique du manque d'humanité et de barrière de ces personnes prêtes à tout pour gagner plus et dépenser plus . Le personnage du père et le collègue âgé ayant été de mis de côté sont là pour le rappeler au personnage principal : profits sans conscience n'est que ruine de l'âme ! Dommage que ce film n'est pas plus agité les consciences de ceux qui quelques années plus tard allait provoquer la faillite des banques comme lehman brothers et autres. En conclusion 3/5 car le sujet est bien traité sans trop de longueurs et les travers des personnages et ceux d'un système trop "libéré" sont filmés avec justesse . Oliver Stone a été plutôt visionnaire sur le risque de crise et cela mérite d'être mis en avant.
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1,0
Publiée le 11 octobre 2021
La grande distribution avec Michael Douglas dans un rôle de Gordon Gekko qui lui a valu un Oscar a du mal à surmonter la manipulation plastique et insuffisante de ce rendu des pseudo-réalités politiques et économiques du marché du commerce. L'acheteur d'investissement coupe-gorge Douglas prend Charlie Sheen sous son aile a un moment mémorable lorsqu'il prononce un discours sur la cupidité mais le reste du temps Wall Street est un cliché visuel il est juste comme un de ces racketteurs du pétrole dans la série télévisée Dynastie. Le traitement des acteurs par Oliver Stone est une fois de plus très inégal et les femmes de la distribution s'en sortent particulièrement mal. Il ne tire rien de nouveau d'elles y compris des homme comme Douglas. L'absurdité des yuppies est lourde et stupide et ne semble même plus d'actualité en 2021 car elle s'appuie sur des éléments embarrassants et trop prévisibles...
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4,0
Publiée le 6 octobre 2021
Après le succès de "Platoon", Oliver Stone a su prouver qu'il ètait l'un des meilleurs cinèastes de l'èpoque! Ambition, fraudes et trahisons! Tous les coups sont permis dans "Wall Street" (1987) même les plus bas! Du pain bèni pour Stone, fidèle à cet univers! La meilleure valeur sur le marchè est une bonne information! Et ça Gordon Gekkol le sait! Un puissant homme d'affaires qui n'aime pas perdre! il parie quand c'est certain et torpille les entreprises pour les revendre ensuite! Gekko le magnifique! Gekko l'impitoyable! Qui aurait pariè un seul dollar sur Michael Douglas, l'aventurier baroudeur de "Romancing the Stone" ? il est d'un parfait cynisme dans ce film alliant pouvoir et sèduction! L'oscar du meilleur acteur ne pouvait lui èchapper cette annèe là! Sous son aile, Charlie Sheen est un trader de la finance qui en a dans le pantalon, un gagneur qui fait des ètincelles mais qui en paiera le prix fort! Les 80's, les golden boys sans foi ni loi sapès comme des papes, les bretelles combinèes avec une chemise, les limousines, les portables imposants, le charme de Daryl Hanah, le formidable Martin Sheen en mècano...et le monde impitoyable dans la jungle de la haute finance comme si vous y ètiez! Un film aussi culte que ses rèpliques et sa bande son (« This must be the Place » - Talking Heads). Ah "Wall Street" que de beaux souvenirs d'antan...
Un film d une époque... le grand wall street des raiders, des opas agressives ... les années 80 de NY... même avec quelques années plus tard ils donnent une idée de ce milieu des traders en bretelles cupides. C était un choc à sa sortie, c est désormais un film témoin
Wall Street est un excellent film sur le monde de la finance. Michael Douglas dans le rôle d'un ténor de la finance apprenant son métier a Charlie Sheen un trader débutant sont en tous points remarquables dans l'interprétation de leur personnage. Il y a notamment un échange dans lequel Michael Douglas totalement immoral, donne une piètre image du capitalisme et de la gestion des richesses. Piètre image aussi de l'argent qui n'est ni gagnée ni perdue, mais qui passe simplement d'une poche à une autre entre les nantis. Cet argent qui pour 1/3 seulement vient du travail et dont les 2/3 viennent de de l'héritage est l'illustration d'une critique acerbe et caricaturale de la societe américaine des années 80. Heureusemt la morale l'emporte à la fin. Wall Street est donc un très bon film qui peut être complété par "Ma part du gâteau" de Klapish réalisé dans la même veine mais plus centré sur les conséquences sociales du capitalisme financier.
Etant adepte des films sur la finance, je trouve celui-ci très bien fait. Les acteurs sont vraiment géniaux, le scénario monte crescendo jusqu'à nous donner une fin à la hauteur de tout le reste. Bien que cela reste un peu compliqué pour moi de comprendre tous les rouages du monde des traders, je reste d'une certaine façon, fascinée. Un classique, à voir.
J’imagine que le film a eu sa raison d’être et sa force en plein règne des yuppies et 4 ans avant la déflagration American Psycho, mais en le découvrant aujourd’hui, je n’y ai vu qu’un récit à très grosses ficelles, qui cache péniblement ses invraisemblances derrière des dialogues saturés de jargon financier. La pire invraisemblance reste celle de la psychologie du héros, qui ressemble plus à un joujou de scénariste qu’à un vrai personnage. La première heure fonctionne assez bien grâce au rythme et à l’ambiance très 80’s, mais la suite est de plus en plus pénible et la visée moralisatrice s’accorde mal avec une esthétique qui épouse sans distance la fascination des personnages pour l’argent et la réussite.
Le film avait tout pour me plaire avec cette nervosité et ce sens du rythme à l'américaine que l'on retrouve dans ce "Wall Street" : montage, dialogues, narration… Pourtant j'ai finis par décroché devant toute cette mécanique démonstrative, qui je dois dire tourne à vide. Moi j'ai finis par me perdre devant tous ces incessants trafics/magouilles à tel point que je me demande si ce film est si édifiant que ça, et s'il ne frise pas la caricature et le manichéisme outrancier par tous les pores. Tu prends un "Le loup de Wall Street" là au moins le côté satirique était claire et Scorsese avait un certain recul sur son propos; on savait que l'on allait être devant une fresque de 3 heures qui voudra épater la galerie. Là c'est à la fois furieusement premier degré et peu crédible. Bon c'était l'un des pionniers dans le genre finance américaine, mais j'ai quand-même le sentiment que ce Oliver Stone a tellement chercher à réaliser un film réquisitoire qu'il en a oublié de faire une fiction prenante, aboutie et maitrisée. Au final j'y retrouve un peu le même défaut que pour son film de Guerre "Platoon" : à savoir le caractère impersonnel de ses long-métrages. J'ai l'impression que c'est un peu l'exact film qu'aurait fait n'importe quel réal' lambda (sans patte particulière identifiable) qui veut pointer du doigt cet influent lobby. C'était certainement surprenant en 1987, aujourd'hui plus du tout. Vraiment pas terrible.
"Wall Street" est un film d'Oliver Stone, présentant l'ascension puis la chute de Bud Fox, un jeune loup de Wall Street, après avoir approché le redouble homme d'affaires et investisseur Gordon Gekko. Alors le schéma du film est peu surprenant et l'intrigue est finalement assez classique. Mais les prestations des acteurs principaux et notamment celle de Michael Douglas, ainsi que la mise en scène font de "Wall Street" un bon film. On prend plaisir à regarder les différentes magouilles auxquelles se livrent les personnages, dont l'ambition semble mener vers la catastrophe. Le film n'a, par ailleurs, pas trop vieilli et reste très plaisant à regarder, pourquoi s'en priver ?
"Wall Street" est un film d'Oliver Stone qui dénonce la corruption des finances américaines. Dans ce film, on suit l'accession de Bud Fox (Charlie Sheen), jeune courtier qui rêve de plus grand par l'intermédiaire de Gordon Gekko (Michael Douglas) à la tête d'un empire financier gigantesque. Ce film dépeint littéralement ce monde si obscur et si manipulateur. Michael Douglas est omniprésent de part son charisme évident et Charlie Sheen ne démérite pas. Plongez au coeur d'un univers méconnu mais passionnant avec cette première version de Wall Street.
« Wall Street » est un très bon film qui aurait mérité cependant d’être plus tranchant sur un monde qui, lui, n’a guère de limites. Le scénario est parfaitement lisible et assez clair, ne demandant pas une grande familiarité avec le jargon boursier pour en comprendre les enjeux et les méfaits. Pouvoir, cupidité, avidité, Oliver Stone épingle la finance US avec son style habituel, seule la fin m’est apparue trop expéditive. Dans la peau de Gordon Gekko, requin charmeur mais sans aucun scrupule, Michael Douglas ne laisse que des miettes à ses partenaires à commencer par Charlie Sheen, débordé dans chacune de leurs confrontations. Père de l’acteur et du jeune courtier qu’il incarne, Martin Sheen est touchant et ses propos sonnent régulièrement justes. Tout le contraire de Darryl Hannah, transparente et qui se sert à rien.
Réputé comme étant « le meilleur film sur l’économie » Wall street se montre sous un angle dramatique et sympathique à la fois. Oliver Stone notamment connu pour ses nombreux biopics se lance dans un autre style et se révèle intéressant. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5