PARTHENOPE : 14/20
Parthenope est un vrai projet de cinéma.
J’avoue, c’est le premier film de Paolo Sorrentino que je vois, et force est de constater qu’il interpelle. Ce film est un véritable poème italien, trop inaccessible et intime ?
Les images, les musiques, les couleurs, la mise en scène… tout est beau dans Parthenope.
C’est une véritable déclaration d’amour à l’Italie, avec son lot de clichés, de références, d’attitude et de coutumes, mais aussi de beautés, de femmes et d’hommes élégants, de séduction, de cigarettes… la dolce vita.
(La cigarette d’ailleurs !
J’en peux plus… Dans chaque scène, tout le monde fume. Les acteurs, Parthenope y compris, n’ont pas le temps d’en finir une qu’une autre est déjà en bouche.
Mais STOP !
Je comprends la volonté de retranscrire une époque et un mode de vie, mais c’est insupportable, ce forcing au cinéma pour nous faire croire qu’un humain avec une clope à la bouche, c’est gracieux, élégant, nonchalant, rock. STOP ! La clope, ça fait puer les cheveux, les vêtements, ça jaunit les dents et ça donne une haleine de putois. Y’a rien de gracieux à montrer des gens fumer à outrance !
De temps en temps, OK, mais là, c’est systématique, et ça me sort par les yeux.
Parenthèse close sur cette maladie.)
J’ai dû me documenter un peu pour comprendre l’essence même de ce film, qui m’a laissé sur le carreau à la sortie de la séance.
En effet, il regorge de métaphores, de propos implicites et d’images symboliques que je n’ai pas entièrement compris. Alors j’ai regardé, j’ai pris ce que je pouvais, en laissant derrière moi un tas de points d’interrogation, me sentant parfois largué, pour finalement terminer le film avec l’esprit un peu embrouillé et flou.
Celeste Dalla Porta.
Quelle femme, quelle actrice.
Sa beauté, parfaite et céleste, suffit à maintenir l’intérêt jusqu’au bout du film. Ironie du sort, c’est justement ce que Parthenope décrit dans le film.
Parthenope, cette femme parfaite en tout point, belle et intelligente, peut tout obtenir sans même demander.
Elle est à la fois l’Italie, le fantasme, l’admiration et la réussite, mais aussi la tristesse, la fragilité, l’échec et les erreurs.
Bref, vous l’aurez compris, Parthenope est une poésie, une balade un peu abstraite au cœur de l’Italie, qui fait chauffer le cerveau et nous laisse avec pas mal d’interrogations.
À la fois insaisissable et d’une beauté sans pareil, une succession de scènes comme au théâtre, sans vrai fil conducteur, un poème que seuls les vrais Italiens pourront cerner entièrement. Parthenope mérite amplement sa place dans nos salles obscures et délivre une expérience de cinéma singulière et unique, même s’il faudra inévitablement se documenter pour en comprendre toutes ses subtilités.
Parthenope est un poème aux images sublimes et à l’ambiance qui transpire l’Italie, insaisissable et enivrant par sa beauté. Rempli de symboles, de métaphores et de références italiennes, il faut être prêt à ouvrir sa sensibilité artistique et à faire quelques recherches après le visionnage pour l’apprécier à sa juste valeur. Un film pointu, inaccessible, mais fascinant pour qui y sera sensible.
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