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Thibaud Il Capitano
11 abonnés
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3,0
Publiée le 17 septembre 2025
En 1950 naît Parthenope dans la baie de Naples (comme celle dont elle porte le nom) et on suivra ses aventures dans les décennies suivantes et surtout ses multiples rencontres, souvent déroutantes, et les nombreuses têtes d'hommes et de femmes qu'elle fait tourner... Car oui Parthenope/Celeste Dalla Porta est belle, même plus que ça elle est magnifique, lumineuse, sublime, avec en plus ce regard mélancolique qui vous happe, et elle doit affronter sans cesse les concupiscences masculines, les jalousies, les injonctions et les affres de la vie... mais certaines de ses péripéties, surtout sur la fin, laissent vraiment songeur (spoiler: l'inceste consommé, le monstrueux fils du prof, la "fusion" de la mafia, le prêtre libidineux et le miracle de San Gennaro) et je n'ai pas compris où Sorrentino voulait en venir. Une réflexion sur la beauté, son pouvoir et son évanescence, mais après ? Du reste, Sorrentino réalise une nouvelle déclaration d'amour à sa ville natale et ses habitants après "la Main de Dieu", il filme magnifiquement Naples et sa région, nous gratifiant de splendides plans sur la ville et ses lieux iconiques (il Duomo, Galleria Umberto I, quartiers espagnols), ce qui suffit pour apprécier quand même le film pour l'amoureux de l'Italie que je suis, en plus de la merveilleuse Celeste Dalla Porta !
Paolo Sorrentino enfante de Parthenope. C ' est le nom ancien de la ville de Naples dont ce brillant cinéaste est natif . C ' est également une odyssée de Parthenope héroïne qui vit et que le cinéaste détaille au fil des évènements qui magnifient cette déesse et cette ville aux milles visages et paysages . Cordialement. Gérard Michel
La baie de Naples tellement bien filmée. l'histoire d'une déesse de beauté à travers le temps. images superbes et belles musiques avec certaines scènes qui m'ont fait penser à Feliini. Je me suis régalé.
J’ai adoré ce film de Paolo Sorrentino malgré les 2h15 au rythme imparfait. C’est une superbe histoire, complexe mais limpide qui nous embarque dans la frénésie et les festivités napolitaines à travers un cadrage millimétré offrant des plans magnifiques. La géniale Celeste Dalla Porta vient sublimer les beaux décors et la belle photographie de l’œuvre. Il y a même des fulgurances très poétiques dans l’écriture des dialogues.
Je ne crois pas avoir vu avant celui là un film de ce genre, d'une telle poésie et finesse avec un constant questionnement philosophique tout au long du film sur : la beauté. Et plus précisément la beauté féminine dans une société italienne. Mon côté féministe râle encore une fois à cause de l'abus de sexualisation du personnage de Parthenope... et oui j'en ai marre. Mais après ça s'accorde avec le propos du film mais certains aspects étaient je pense trop poussée et passait la barre de l'abus justement. Pathernope est un personnage fascinant et présentée dès le début comme étant très lucide et intelligente mais qui subit le fait que l'environnement dans lequel elle évolue la considère comme étant d'une beauté reversante. Elle rentre dans les critères de beauté conventionnels. Et donc tout au long du film elle fait face à différentes situations certaines plus dramatiques que d'autres causées par sa beauté. Son évolution est très intéressante, au début elle en joue de cet avantage puis au fur et à mesure au vu des répercussions énormes que ça prend et en constatant que sa beauté ne résout pas tout, elle cherche à s'accrocher à autre chose : son intelligence. Les personnages qu'elle rencontre lui font percevoir différentes facettes d'elle même et la fin du film où elle fait face à ce qu'on considère comme un humain au summum de la laideur elle entreprend en disant qu'il est magnifique. Son rapport à la beauté évolue tout au long du film et j'ai adoré parcourir cette aventure avec elle.
A l’image de sa figure centrale éponyme, Parthenope est une œuvre insaisissable, foisonnante, parfois brouillonne mais toujours sublime. Le napolitain de naissance, pour qui la beauté est un impératif en plus d’un objet d’étude, filme sa ville dans ses éclats et dans ses travers, de jour comme de nuit, tantôt la déifiant, tantôt la critiquant. Captant chaque situation à travers le regard de la troublante Céleste Dalla Porta, étudiante en anthropologie, il se livre à une subtile mise en abîme lui permettant de dérouler tous ses thèmes fétiches : le temps qui passe, la solitude, la religion, le football, les célébrités obsolètes ou presque, le milieu mafieux…. La première moitié est particulièrement réussie, en témoignent les apparitions géniales de Gary Oldman en écrivain alcoolique et désillusionné. Hélas, la seconde s’éternise un peu trop et l’on s’égare à mesure que Parthenope se perd elle-même dans sa quête de vérité chevillée à un projet farouche de liberté.
Qualites de ce film . les vues de Naples et de Capri, la beaute de l actrice jeune, les scenes de bals et de fetes qui rappellent La grande bellezza. Defauts du film (a mon avis) Les cigarettes perpetuellement dans le bouche de tous sans exception. Un exces de citations d auteurs celebres pour souligner les presupposes ou les consequences des actions qui se deroulent. C est tres scolaire et inutilement didactique. La musique qui consiste exclusivement dans des chansonnettes italiennes de l epoque et quii tend a banaliser le recit.
Globalement un film moyen malgre les effors de mise en scene.
Paolo Sorrentino nous propose de suivre l’épopée d’une belle napolitaine, Parthenope. À travers ce personnage, il nous décrie, son grand amour, la magnifique Naples. L’on retrouve en ce film des images et des textes poétiques, grande signature de sorrentino. Vous Amateurs du réalisateur comme pour vous qu’il ne le connaissait pas encore, regardez ce film, vous ne le regretterez pas.
C'est un magnifique film de chef op vu au Festival de Cannes, là dessus il n'y a rien à redire. Petit bémol sur l'histoire qui à mon sens pas assez importante et à la hauteur des images sublimes.
Scénario : on le cherche encore Réalisation : bien Acting : bien Rythme : long Ressenti final : sacré bordel
Il y aurait tellement de choses à dire que nous allons essayer de ne pas nous perdre. Premièrement, Celeste Dalla Porta joue excellemment bien. Le problème est la constante érotisation du corps, comme si l’actrice n’existait que par sa beauté, son charme et ses formes, ce qui donne une vision de la femme assez critiquable. De plus, le scénario se noie totalement dans l’esthétique parfaitement orchestrée par Sorrentino. Le spectateur de perd. Il n’a aucun point d’ancrage, ni dans le temps, à cause des nombreux sauts dans le temps - dix ans, tout de même - ni dans la psychologie des personnages. Trois parties très hétérogènes se distinguent, mais pas assez pour se dire que c’est voulu. Malheureusement, nous nous perdons dans une dilution de belles images, d’une héroïne la plupart du temps à moitié nue, dans des interactions sociales invraisemblables, et dans des scènes psychédéliques, délirantes, et gênantes. La troisième partie, à l’Église, est d’une longueur lassante, et pose une atmosphère tout à fait désagréable qui déconstruit constamment ce qui est construit la minute d’avant. Les nouveaux personnages arrivent et repartent sans ne rien changer à l’histoire ; seulement peut-être à la mentalité de la protagoniste à laquelle le spectateur n’aura jamais accès. Dommage que tout soit misé sur cette esthétique et non pas sur la psyché d’un personnage dit « parfait » - ce qui aurait été beaucoup plus intéressant.
Déçu par ce nouveau film de Sorrentino dont La grande belezza a acquis, pour moi, le statut de film culte. J’avais beaucoup aimé Youth, détesté Silvio et les autres et apprécié This must be The place. Je ne retrouve pas ce génie dans Parthenope. Comme souvent chez Sorrentino, il a des fulgurances dans certaines scènes, notamment, celle avec l’évêque dans la chapelle du trésor de San Genaro, celle de la « fusion » dans les bas-fonds de Naples, l’arrivée du carrosse par la mer ou la machine qui vaporise du produit sanitaire, bloquant le corbillard, la découverte du fils du professeur (quoiqu’un peu grand-guignolesque). Mises bout à bout, elles créent un univers baroque, mais l’on a un peu de mal à rentrer dans le propos qui finalement se résume à « j’aime Naples » et dont Parthenope, à juste titre, en est l’allégorie. La jeune (et très belle) actrice est quasiment de tous les plans, à croire que le réalisateur en est tombé (comme sa ville natale) follement amoureux, si ce n’est de manière excessive.
Le cinema de Paolo Sorrentino est d'une beauté ! Du pur cinéma italien élégant, subversif, construit, poétique... Les dialogues de Parthenope sont d'une force déroutante. Les mots touchent, la mise en scène fait vaciller, la photographie transporte. Le Naples des années 70 est filmé avec grâce pour mieux dessiner le parcours de cette femme à la beauté délirante, et à la répartie imparable. Céleste Della Porta livre une performance puissante et nuancée. Une grande actrice est nait. Gary Oldman, certes à l'image dans quelques scènes seulement, insuffle une profondeur et une émotion qui vous parcourent pendant tout le film.
Parthenope, c'est sublime, mais il aurait gagné à se dynamiser dans son montage pour encore plus nous émouvoir et nous éveiller.
Une Ode à Naples poétique à l’italienne, toute en philosophie. Magnifique dans tous ses décors, ses visages, ces bruits d’oiseaux, de vagues et de chants de supporter. Le tout incarné dans son personnage féminin, dépositaire de l’âme de la ville italienne, telle une envoyée du panthéon Romain.
Une étoile pour la citation de Céline à l’entrée du film, pas plus. Et puis une inutile allusion à la façon qu’il avait d’épingler ses pages à des fils, mais elles étaient manuscrites, différence notable. Concernant le film, Sorrentino est un artiste de l’image, absolument exceptionnel. Il sait produire de la beauté, ca fait du bien et ça n’est pas donné à tous les réalisateurs. Néanmoins, en ce film Parthenope, l’image n’est que l’emballage du vide. Il aurait mieux valu en faire une exposition de photographies, car de mouvement il n’y en a aucun. C’est à croire que Sorrentino a oublié qu’un réalisateur de cinéma, ça produit de l’action.