Parthenope
Note moyenne
3,4
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187 critiques spectateurs

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Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2025
Film assez contemplatif avec des longueurs sur une femme, indéniablement très belle, mais qui en surjoue. On ne croit pas trop aux passages qui se passent à la fac d'anthropologie. Relations assez malsaines avec son frère puis avec le prêtre. Ce film m'a mis mal à l'aise. Globalement assez sombre et déprimant.
Timoté L.
Timoté L.

68 abonnés 385 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2025
Je savais pas qu'au cinéma on pouvais voir des scènes de sexe où il y a juste les parties génitales cachés, ormis ça le film est étrangement sans réel but ou du moins difficile à saisir, c'est l'histoire d'une vie parmis d'autres
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2025
Je crois que c’est pour ce genre de films que le cinéma a été créé. Ce néoréaliste italien immémorial qui rappelle la folie les ballades touristiques de Fellini et l’errance de Rossellini. On est ce touriste qui s’égare dans les rues de Naples, aucune action, rien n’est signifiant, on accueille en silence. Des hommes monstrueux flirtent avec le péché, des regards ostensibles morguent des corps nus, des personnages baroques et somptueux rivalisent d’une élégance iconoclaste et se perdent en oxymores. J’ai parfois eu l’impression de feuilleter un album photos de Martin Parr, aux couleurs outrées et aux situations insensées, témoin de la dérision des villes, des âmes et du temps.

Parthenope est une œuvre lascive, languide et énigmatique, cruelle et magique. Un condensé de scènes de rues sombres, où règnent violence et décadence, et juste après des espaces de chic et d’extravagance. Un puritanisme emphatique, très italien qui se dispute une sexualité sans intimité.

On n’est pas que touristes, on est aussi voyeurs. Figurants d’un cinéma d’optiques. On déambule dans un musée où des œuvres intemporelles et futuristes s'incarnent.

On est placés en situation d’anthropologue.

Parthenope n’existe pas : c’est vous, c’est nous, c’est moi.

Parthenope, c’est une ode à la beauté, à la ville, à la vie. Chaque scène révèle une essence, le rideau se soulève, entre ombre et lumière, aube et crépuscule. La vie, la ville, soi : un choc esthétique et moral, de la trivialité et du lyrisme qui se répètent à l’infini, ça ne meurt jamais pourvu que l’on sache en profiter et le perpétuer.

Il suffit de regarder et de voir.

Sans filtre.

Pour ne rien oublier du voyage, car après tout il se termine toujours. Autant le sublimer.

Une Mention très spéciale pour l'actrice Celeste Dalla Porta dont c'est le premier rôle je crois: elle porte le film sur ses épaules, elle est La Femme, Naples, la recherche de la vie éternelle, ces choses immatérielles et illusoires qu'on transmet à la naissance.

Une Mention spéciale pour Gary Oldman en parfait gentleman décati, qui joue John Cheever. Qui ressuscite l'écrivain aux regards désabusés.
Etienne R.
Etienne R.

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2025
L'esthétique de l'œuvre est portée à bout de bras par le récit hors du commun de la vie d'une femme qui, dotée d'une hauteur d'existence unique, ne versera dans aucune facilité et choisira, coûte que coûte, l'émancipation et la dignité.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2025
Paolo Sorrentino aime l’Italie pour la richesse de son patrimoine, la splendeur de ses palais baroques et de ses villas palatines, le bleu azur de la méditerranée qui vient caresser ses rivages inondés de soleil. Il aime jouer des paradoxes de la société italienne, faite de religiosité, de patriarcat, qui impose un ordre moral si souvent détourné pour quelques jeux de pouvoir ou d’arrangements crapuleux par ceux qui le représentent. Il y a aussi souvent opposé la force de la beauté et la fougue de la jeunesse. Il aime filmer les fêtes mondaines dans des décors antiques, et montrer la décrépitude du temps sur les êtres comme sur les murs des monuments. Et puis il aime filmer les jolies femmes.
Mais toutes ses envies de cinéma ne font toujours un film pour autant. Et Parthenope en fait une malheureusement la démonstration. On suit ainsi pendant 2h17 les pérégrinations de Parthenope, incarnée par la très belle Celeste Dalla Porta, parée de splendides tenues Yves Saint-Laurent qui produit le film ! On la voit déambuler des villas, dans des palais, sortir d’un bain de mer telle une nymphe, observer ses semblables puis disserter avec son professeur de thèse sur sa soif d’apprendre. Et une musique languissante enveloppe des scènes très cinégéniques. Mais entre tirades élégiaques et aphorismes pompeux sur l’anthropologie et la personnification fantasmée de la ville de Naples, on se demande vraiment ce que Sorrentino veut bien nous raconter. Et si le recours à une esthétique clinquante n’était finalement que le moyen de dissimuler la vacuité de son propos?....
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 mars 2025
J’ai adoré ce film de Paolo Sorrentino malgré les 2h15 au rythme imparfait. C’est une superbe histoire, complexe mais limpide qui nous embarque dans la frénésie et les festivités napolitaines à travers un cadrage millimétré offrant des plans magnifiques. La géniale Celeste Dalla Porta vient sublimer les beaux décors et la belle photographie de l’œuvre. Il y a même des fulgurances très poétiques dans l’écriture des dialogues.
Yoan Gyt
Yoan Gyt

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2025
C'est beau d'un point de vue esthétique et scénaristique. On suit Parthenope à travers sa vie et on essaie de la comprendre. Les obstacles, les amours, les études et les découvertes qu'elle fait à travers cela sont fascinantes. On essaie, nous aussi, de deviner à quoi elle pense quand elle se tait.
N Golfe
N Golfe

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 mars 2025
Quelle deception...Un fantasme de vieil homme on repense à david Hamilton et ses derniers films ...un viol est aussi mis en scène...les féministes ne pourront que lever des oppositions à ce déballage qui encore une fois positionne la femme comme victime.
mathieu leblanc
mathieu leblanc

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2025
Que faire de la beauté? Question à l'apparence esthétique que Sorrentino l'esthète transforme à nouveau en réflexion existentielle. La vie partageant avec la beauté d'être cette chose fuyante qui nous appartient si peu même quand elle est à nous... Si Duras filmait comme elle a écrit, pas impossible qu'elle aurait pondu ce chef d'oeuvre-là.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2025
Une belle fresque italienne tout en délicatesse et volupté. L'interprétation de cette magnifique actrice est tout en sensibilité.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2025
Avec Parthenope, Paolo Sorrentino poursuit son dialogue obsessionnel sur la beauté et l’évanescence. Ce portrait d’une femme à la fois objet de fascination physique et intellectuelle, incarnée par Celeste Dalla Porta, convoque tout le cinéma de son cinéaste.

Dès son titre, Parthenope inscrit son héroïne dans la mythologie napolitaine. Fille-sirène échouée sur la côte, légende d’une beauté qui se consume dans son propre chant, Parthenope est ici une jeune femme dont l’existence semble suspendue entre l’admiration qu’elle suscite et le vide qu’elle ressent. Loin de la quête existentielle, elle incarne une jeunesse qui ne se sent déjà plus jeune, un beauté qui se sait éphémère. Sorrentino filme son errance avec la fascination d’un peintre de la Renaissance, traquant la lumière sur sa peau, le reflet d’un monde qui la regarde plus qu’il ne la comprend.

Parthenope fait de Naples un territoire du mythe, un espace où le réel et l’imaginaire se confondent. La ville devient un personnage, une présence qui hante l’héroïne autant qu’elle la définit. Sorrentino y insère des figures masculines : un prêtre âgé, un vieil homme homosexuel et intellectuelle : Eux voit en elle la réminiscence de leurs désirs passés, une figure de papier à laquelle il aimerait donner un destin. Elle lutte pour exister en dehors du regard des hommes, tentant de s’extraire du rôle d’icône qu’on lui assigne. C’est là que le film trouve sa véritable profondeur, Parthenope pose la question de la liberté des corps admirés.

Autre motif troublant : la relation teintée d’une tension érotique avec son propre frère. Sorrentino pousse ici son exploration du désir jusqu’à ses frontières les plus troubles : Parthenope est si enfermée dans son image que l’autre devient un reflet d’elle-même.

Visuellement, Parthenope est une épure dans la filmographie de Sorrentino. Moins baroque que ses précédents opus, il privilégie les plans fixes, la langueur des regards, la contemplation d’un monde où les gestes comptent autant que les mots. Pourtant, cette sobriété nouvelle ne signifie pas l’abandon de la virtuosité et de la surprise.
M.H
M.H

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2025
Sublime moment de cinéma. On se laisse emporter par cette vison de grace, sur la beautée ephemère et le temps qui passe. Les acteurs servent a merveille cet opus d'un cinema si personnel que développe Sorentino dans sa filmographie.
Joseph W
Joseph W

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2025
Évidemment il faut avoir vécu à Naples et visiter plusieurs quartiers pour se laisser envouté le film et son nombre incalculable de références à la ville. Les délires choisis sont à l'appréciation de chacun, mais on ressort du cinéma avec l'envie de prendre des billets pour Capri et un abonnement pour apprendre l'italien.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2025
 PARTHENOPE - Paolo Sorrentino | ⭐ 8,5/10

Lorsque l'on entend ou lit trop de bien d'un film avant de le voir, les attentes sont trop hautes et l'on est souvent déçu. Parthenope, descendu en flèche par beaucoup depuis sa projection à Cannes, m'a prouvé que le raisonnement inverse fonctionnait aussi.

Car si j'y suis allé un peu à reculons, suite au dézingage en règle subi par le film, j'ai très vite été fasciné par la splendeur des images, grâce à une photographie sublime, faisant de chaque plan un véritable tableau vivant.

Là où la bande-annonce laissait craindre le "male gaze" gênant d'un vieux réalisateur, il n'en est rien, et si Parthenope fait tourner la tête de tous ceux qui la croisent et de celui qui la filme, c'est pour son immense beauté, bien sûr, mais aussi pour sa personnalité complexe et insaisissable, qu'elle qualifiera elle-même de "triste et frivole, déterminée et désinvolte", à la fin du film. Un personnage fascinant qui refuse de se donner à n'importe et qui a deux obsessions, bien éloignées de son apparence : spoiler: avoir de la répartie et comprendre ce qu'est l'anthropologie.


Beaucoup resteront sur le côté de la route, rebutés par le rythme lent du film, ses réflexions quasi métaphysiques, la distance émotionnelle créée par la sur esthétisation de la mise en scène et par le côté pompeux que peut dégager l'ensemble.

J'ai pour ma part été subjugué et hypnotisé par ce faux rythme, le magnétisme de l'actrice principale, Celeste Dalla Costa, et conquis par la galerie de personnages et l'originalité des rôles secondaires : spoiler: un frère rempli de mélancolie et au désir ambigu, un riche poète homosexuel et dépressif, une professeur d'art dramatique excentrique dont on ne verra jamais le visage, un directeur de thèse peu démonstratif mais père d'un enfant tout à fait atypique
...

Produit par Saint-Laurent, Parthenope n'échappe pas à l'exercice de style mais raconte tout de même quelque chose d'intéressant sur la beauté et le temps qui passe.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Sdemalezieu
Sdemalezieu

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 mars 2025
Pompeux, des acteurs et actrices dignes de photos publicitaires, le même regard du début à la fin.
Malsain à souhait.
Pas d intrigues, des gros plans très longs.
L actice est très belle....bon ça ne fait pas un film.
L histoire de personnages mal équilibrés, l amoureux transis, le frere, la soeur, les parents mal dans leur peau etc, sans se le dire, mais generant des scesnes ambigues, se voulant sensuelles, en etant sexuelles,des regard langoureux, etc...
Dignes d un excellent psychanalyste.
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