Little Trouble Girls
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2026
Née en 1986, en Slovénie, Urška Djukić a notamment réalisé un court-métrage intitulé La vie sexuelle de ma grand-mère. De quoi lui faire confiance, assurément, au moment de son passage au long avec Little Trouble Girls. Comme de nombreux autres cinéastes auparavant, elle s'y attaque à l'adolescence, dans un récit d'apprentissage au féminin qui, fort heureusement, se distingue par sa mise en scène, délicate et sensuelle, mais aussi son scénario, qui traite du désir, de la confusion et de la compétition au sein d'un groupe. Tout se déroule au milieu d'un chœur de filles, dans une sorte de séminaire destiné au perfectionnement de leur art vocal. En outre, leur appartenance à une école catholique ajoute encore au plaisant trouble d'un film, qui n'hésite pas à construire des passerelles entre religion et sensibilité charnelle et entre candeur et perversité. Avec un soupçon d'onirisme par-dessus et de jeunes actrices étonnantes, notamment l'héroïne, Little Trouble Girls parvient à marquer de sa personnalité un thème pourtant rebattu. Au point que, lorsque la projection s'achève, après un peu moins de 90 minutes, c'est une certaine frustration qui s'installe, en se remémorant cette histoire de transport émotionnel et physique, qui laisse un tout petit goût d'inachevé.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2026
Little Trouble Girls, réalisé par Urška Djukić, est une œuvre audacieuse qui se penche sur les turbulences de l'adolescence, la quête de soi et les conflits intérieurs qui en découlent. Lucia (interprétée par Jara Sofija Ostan), une adolescente timide et introvertie, rejoint une chorale scolaire où elle se lie d’amitié avec Ana-Maria (Mina Švajger), une jeune fille charismatique et populaire. Cette relation s’avère à la fois fascinante et déstabilisante pour Lucia, qui commence à s’interroger sur ses désirs et sur la place de la sexualité dans sa vie.

À travers cette dynamique, le film explore l’éveil de la féminité et la tension entre la pureté et la rébellion. Lucia se retrouve confrontée à des dilemmes internes, tiraillée entre son désir de comprendre sa propre identité et la pression exercée par les normes sociales et religieuses. Le film est marqué par une forte dimension sensuelle, où le traitement des sens – la gestion du son, du cadrage et de la lumière – joue un rôle essentiel dans l’immersion du spectateur. On vit avec Lucia ses doutes, ses peurs et ses découvertes, dans un environnement oppressant où chaque geste, chaque regard, semble imprégné de tabous et de jugements.

Les figures d’autorité, telles que le professeur de chorale et la mère de Lucia, incarnent les normes imposées par la société et la famille, renforçant la lutte de la jeune fille pour s’émanciper. Le film pose ainsi une question essentielle : comment une jeune fille peut-elle grandir et s’affirmer dans un monde où l’on lui dicte ce qu’elle doit ressentir, penser et désirer ?

Le film interroge également la représentation de la féminité, en particulier à travers la figure de la Vierge Marie, qui apparaît tout au long de l’histoire comme un symbole paradoxal de pureté et de maternité. Cette image, à la fois idéalisée et sacrée, se confronte à la réalité des désirs et des pulsions, créant une tension permanente entre ce que la société attend des femmes et ce qu’elles ressentent intérieurement.

Little Trouble Girls est un film qui va au-delà de la simple exploration de l’adolescence : il met en lumière les contradictions et les conflits que traverse chaque individu en quête de son identité, tout en interrogeant les tabous qui façonnent notre rapport à la sexualité, à la foi et à l’émancipation. La réalisation de Djukić, empreinte de délicatesse et de sensibilité, offre une immersion totale dans l’univers de Lucia, où chaque scène est une exploration visuelle et émotionnelle d’un monde en pleine évolution, à la croisée des chemins entre innocence et rébellion.


Vu en projection de presse
Ufuk K

617 abonnés 1 718 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2026
"Little Trouble Girls" qui a obtenu 1 nominations cette année aux European film Awards (prix FIPRESCI) est un drame slovène très moyen dans l'ensemble. Malgré un synopsis prometteur explorant le désir amoureux et les questionnements identitaires d'une jeune fille dans un contexte religieux conservateur, le film de Urška Djukić souffre d'un manque d'émotion et d'une superficialité généralisée. Le jeu des actrices principales, manquant de présence, n'a pas su faire vivre les quelques bonnes idées du scénario, qui s'évaporent rapidement une fois le générique de fin terminé.
FaRem

10 570 abonnés 11 443 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2025
Lucija a été élevée dans un environnement pieux, c'est en tout cas le petit aperçu qu'on a de sa vie. Un contexte restrictif ou plutôt pudique dont elle va s'éloigner lors d'un voyage scolaire avec la chorale de son école. Elle n'est pas forcément dépaysée par les lieux puisque le groupe se rend dans un couvent, mais elle a la liberté nécessaire pour assouvir sa curiosité au contact de filles plus renseignées par rapport à elle. Une curiosité qui ne se matérialise pas forcément par des actes puisqu'elle est surtout envahie de questions alors qu'elle semble découvrir le monde pour la première fois. Des questions sur son corps, ses désirs et sa foi. "Kaj ti je deklica" explore donc l'éveil sentimental et sexuel d'une adolescente confrontée aux restrictions imposées par la religion, la société et l'entourage. Une histoire plutôt classique pour le genre et qui semble précipitée notamment au cours d'une deuxième partie parfois frustrante. Au final, un tendre et délicat voyage vers l'âge adulte pour un film pas toujours satisfaisant, mais agréable, élégant et naturel.
velocio

1 537 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2026
Un mois après "Les dimanches", film espagnol de Alauda Ruíz de Azúa, c'est au tour de "Little Trouble Girls", premier long métrage de la réalisatrice slovène Urška Djukić, de nous faire partager l'existence d'une adolescente de 16/17 ans partagée entre une foi sincère et les premiers émois que procure l'arrivée à l'âge des premiers désirs charnels. Une différence importante toutefois : dans "Les dimanches", on sent bien que c'est la foi qui l'emporte chez la basque Ainara, alors que chez la slovène Lucia ce serait plutôt ses élans amoureux. Il faut dire que, lors du week-end dans un couvent italien en principe consacré à des répétitions de la chorale scolaire dont elle fait partie, cette jeune oie blanche venant d'une famille à la morale très stricte se retrouve très proche d'Ana-Maria, une jeune fille de son âge très délurée. Après une première demi-heure qui manque un peu de subtilité quant à la peinture de l'éveil de la sexualité chez les jeunes filles, le film gagne petit à petit en consistance et en délicatesse. Il faut dire qu'il est particulièrement bien servi par l'interprétation de Jara Sofija Ostan, l'interprète de Lucia, le genre de jeune comédienne à la beauté sans artifice et au jeu très sobre dont le moindre geste procure de l'émotion. Une émotion qu'on retrouve aussi dans les polyphonies slovènes interprétées par la chorale. Alors que le titre original du film, "Kaj ti je deklica" aurait comme traduction "Quoi de neuf, jeune fille", le titre international, repris dans notre pays, fait référence à la chanson du groupe Sonic Youth qu'on entend à la fin du film.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2026
Petit film intimiste sur l'adolescence féminine et les difficultés de l'épanouissement personnel ; délicat et fin.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2026
« Émoi adolescent»
Film slovène sur la découverte de la sensualité par une jeune fille de 16 ans à l’occasion d’un séjour dans un camp de vacances (dans une abbaye) pour s’entraîner avec sa chorale. L’appel des sens est bien traité avec certaines jolies ellipses . Quelques irrévérences n’étaient pas forcément utiles à mon sens et c’est le genre de film qu’on oublie assez vite. C’est le premier du réalisateur qui montre ici un bon potentiel.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2026
Lucia est une jeune ado introvertie. Lorsqu’elle rejoint la chorale de son école, elle fait la connaissance de Ana-Maria, une jeune fille pleine d’assurance, et populaire. Le rapprochement des deux filles va troubler leur amitié naissante. Le récit est un peu brouillon et fragile. Un peu décevant.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 599 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2026
Qu'est-ce qui t'arrive, ma petite fille ?

C’est la traduction du titre original du premier long-métrage de la réalisatrice slovène Urška Djukic. Evidemment, le titre anglais est un poil plus sulfureux que le titre slovène, donc susceptible d’attirer l’attention du public. Mais ces 89 minutes vaient-elles vraiment besoin de ce titre racoleur ? Lucia, une jeune fille introvertie, rejoint la chorale de son école et se lie d’amitié avec Ana-Maria, populaire et séduisante. Confrontée à un environnement inconnu et à l’éveil de sa sexualité, Lucia commence à remettre en question ses croyances, perturbant l’harmonie du chœur. J’avoue avoir eu un peu peur durant une petite demi-heure devant l’amoncèlement de clichés autour de la sexualité naissante des jeunes filles. Mais peu à peu, le scénario affirme son originalité et le film trouve son très belle découverte.
On pourrait comparer ce premier long métrage et Les Dimanches de la cinéaste espagnole Alauda Ruíz de Azúa, soit deux récits initiatiques d’une adolescente déchirée entre sa foi et son éveil au désir, mais ici avec le chant choral en toile de fond. On assiste – je dirais même, on participe – à une véritable immersion à hauteur d’adolescente, dans ce drame plutôt avare en dialogues, où l’image va prendre en charge l’éveil des sens, sans oublier le travail remarquable sur les textures, sonores, charnelles et lumineuses. On ressent une empathie délicate avec laquelle la cinéaste filme son personnage, restitue brillamment cet réseau complexe entre avidité et intériorité, et la maladresse d’une jeune fille encore ankylosée par l’enfance et l’endoctrinement religieux. Ce très beau 1er film peut faire penser aux thèmes développés dans Naissance des Pieuvres, Mustang ou Virgin Suicides. Mais, ici, on appréciera le regard bienveillant d’une réalisatrice qui sait diriger avec brio sa comédienne, et rendre le monde autour d’elle vibrant de lumières, de sons et de chaleur.
Cette jeune comédienne débutante s’appelle Jara Sofija Ostan. Elle est remarquable d’intériorité et de grâce. Elle est en outre très bien entourée par Mina Švajger et Saša Tabaković. Cette habile et délicate variation sur le thème d’à l’ombre des jeunes filles en chœur, relève du récit d’apprentissage à la fois, sensuel, délicat et poétique. Ce 1er long-métrage qui s’aventure sur le terrain, déjà souvent parcouru, de l’émancipation féminine, marque la naissance d’une réalisatrice prometteuse. A suivre…
Eric Michel62
Eric Michel62

4 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Vu à la Berlinale. Little Trouble Girls n’est pas un film qui s’impose, mais qui s’insinue. La réalisatrice, par une mise en scène d’une délicatesse rare, transforme chaque plan en une caresse visuelle : une bouche entrouverte, une oreille tendue, une mèche de cheveux triturée par l’anxiété. Ces fragments de corps, filmés comme on effleure une peau, deviennent les témoins silencieux d’une adolescence en pleine ébullition. Pas de démonstration ici, seulement l’écho d’un trouble intime, celui de l’éveil et de la quête d’émancipation.
Le film, en apparence minimaliste, est en réalité une partition subtile où chaque geste, chaque regard, chaque silence compte. La caméra, presque timide, capte l’invisible : les hésitations, les désirs inavoués, les petites révoltes qui germent sous les apparences. Little Trouble Girls parle d’initiation sans jamais tomber dans le cliché, préférant les demi-mots aux grands discours, les frémissements aux explosions.
C’est cette retenue, cette capacité à suggérer plutôt qu’à montrer, qui rend le film si bouleversant. On en sort avec l’impression d’avoir été spectateur d’un secret, d’avoir partagé, le temps d’une projection, les battements de cœur d’une jeunesse en train de s’inventer. Un film rare, où l’émotion naît de l’ellipse, et où l’émancipation se vit comme une danse hésitante entre ombre et lumière.
Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

4 abonnés 142 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2026
Des jeunes et jolies comédiennes, un sujet déjà souvent utilisé. Mais une ambiance, une musique agréables et des paysages superbes nous font suivre cette histoire un peu trop lente.
Vanillefraise
Vanillefraise

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Avec ce premier long métrage, Urška Djukić signe une œuvre délicate et singulière, qui impose d’emblée un regard intime et sensoriel. Loin des schémas classiques du récit d’apprentissage, le film choisit d’explorer le désir et l’éveil des sens à travers les sensations plutôt que par le discours. Une poésie discrète irrigue l’ensemble, parfois teintée d’un léger fantastique, qui enrichit le récit sans jamais l’alourdir. Entre pudeur et sensualité, le film trouve un équilibre rare et propose une expérience sensible, élégante et profondément habitée.
Triskeriaki
Triskeriaki

11 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Lucia est un adolescente timide qui rejoint une chorale au sein d'une éducation catholique. Malgré la répression religieuse, elle découvre peu à peu son désir. Le format 4/3 est idéal pour cette ambiance nostalgique qui décrit l'adolescence de Lucia, et les chants de chorale s'intègrent bien au récit.

Little Troubled Girls est le premier long-métrage de la réalisatrice slovène Urška Djukić. Elle a déjà fait un court-métrage traitant de la sexualité, et dans ce nouveau film, on découvre sa sensibilité artistique sur le sujet, avec du montage expressif, des plans métaphoriques, certains diraient même haptique. Ca faisait longtemps que je n'avais pas été confronté à un cinéma aussi créatif. La réalisatrice se concentre sur les sensations, avec de nombreux gros plans sur les visages, ou même les lèvres.

La religion est critiquée, mais les dialogues des adolescentes montrent une certaine curiosité et ouverture d'esprit qui empêche de tomber dans le pur mépris. Urska fait preuve de subtilité, à la fois dans son esthétique et son récit. J'aime beaucoup cette narration physique et intense, je regarderai avec plaisir ses prochains films.
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