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Fiers R.
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2,5
Publiée le 22 septembre 2024
Durant une bonne demi-heure, on est plutôt conquis et intrigué par cette histoire qui prend place dans le milieu des centres de soins de beauté dans les quartiers huppés d’Hollywood. Très vaguement inspirée de faits réels (mais alors très vaguement) ayant eu lieu il y a une bonne dizaine d’années, le long-métrage d’Austin Peters semble prendre le parti du thriller mâtiné d’humour pince-sans-rire. Et que ce soit ce contexte et ce décorum plutôt inusités et rares sur les écrans, l’aspect guerre de voisinage entre deux salons de beauté concurrents et une sorte de satire de ce milieu chic et superficiel, « Skincare » est plutôt plaisant dans ses débuts. Mais on attendait tout de même une critique plus approfondie (voire une petite analyse) de ce microcosme particulier. Malheureusement il n’en sera rien et plus le film avance, plus on s’en désintéresse tant il prend des chemins triviaux et peu engageants.
En effet, le scénario semble fuir tout ce qui aurait pu lui donner de la densité et de l’intérêt pour se diriger vers une sorte de thriller entre suspense paranoïaque, film de vengeance et histoire de gangsters. Un polar bas de gamme où l’intérêt pour la résolution de l’intrigue se dissipe plus les minutes passent. C’est pour dire, si le début et ses décors clinquants des abords luxueux de Los Angeles font illusion niveau mise en scène et concernant le cœur de l’intrigue, « Skincare » planche ensuite dangereusement vers un banal téléfilm vaguement haut de gamme que pourrait diffuser une chaîne hertzienne en seconde partie de soirée. Et il faut avouer que ce n’est pas un compliment tant tout cela est peu palpitant et presque frustrant de voir un tel sujet traité de cette manière et sous cet angle.
En outre, le script devient même confus dans la dernière partie et son épilogue manque cruellement d’explications claires. On en vient à se dire alors la fameuse réflexion, tout ça pour ça. Est-ce que finalement l’histoire ayant inspiré « Skincare » méritait d’être portée sur le grand cran? La réponse est claire : pas vraiment. Heureusement, Elizabeth Banks porte le film sur ses épaules et tire son épingle du jeu en propriétaire de salon de beauté jalouse et qui devient complètement stressée à l’arrivée d’un concurrent en face de sa boutique. Elle était tout à fait indiquée dans le rôle que ce soit physiquement ou même au niveau de son jeu. Il y a également quelques séquences amusantes mais, en revanche, au niveau du suspense c’est l’encéphalogramme plat. Au final, voilà un petit film sans grand intérêt qui avait pourtant du potentiel sur bien des aspects mais ne fait pas grand-chose du champ des possibilités qui s’offre à lui. Dommage.
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2,5
Publiée le 4 septembre 2024
« La réputation est essentielle dans ce domaine. » Reine du soin du visage d'Hollywood, Hope Goldman s'apprête à passer un cap dans sa carrière, mais l'arrivée d'un concurrent juste en face d'elle lui fait craindre le pire... Des craintes qui mènent à une descente aux enfers paranoïaque avec Hope qui ne sait plus où donner de la tête face à tous ses problèmes. Inspiré de l'histoire de Dawn DaLuise, "Skincare" est intéressant à bien des égards quand il évoque l'importance de la réputation, la diffamation en ligne, la campagne de désinformation, la pression de gérer une affaire, l'opportunisme malsain de certains hommes, cette industrie impitoyable ou encore la culture hollywoodienne superficielle et toxique, mais le film souffre d'un scénario bien trop prévisible pour être un minimum engageant. Le mystère n'est qu'une partie de l'histoire, mais spoiler: la fausse piste est grossière et l'identité du coupable tellement évidente que ça gâche l'ensemble. Au final, un film moyen.
Bien qu'inspiré d'une histoire vraie et avec une E. Banks dans son personnage pris dans un terrible spirale, il est difficile d'adhérer à ce récit. L'enchaînement des situations est bancal, maniéré, sur une mise en scène impersonnelle, le résultat sonne faux et ne surprend guère.
Le film a un rythme intéressant mais l’histoire est un peu trop limitée. Notre protagoniste est dans un culte du succès et de la beauté qui dirige l’ensemble de ses choix mais son chemin vers la paranoïa est express… il nous manque cette construction/explication.
Vu sur plate forme Quand la paranoïa prend … suffisamment bien réalisé et joue pour être prenant. Un divertissement qui fera passer le temps sans être inoubliable.
Propriétaire d'une boutique de soins de beauté, Hope Goldman a le vent dans les voiles. Après des années de dur labeur, l'entrepreneure américaine est sur le point de lancer sa propre ligne de cosmétiques. Or, deux semaines avant son grand lancement, Hope voit un salon d'esthétique ouvrir directement en face du sien. Skincare n’est clairement pas le film le plus abouti du monde, mais j’ai trouvé l’enquête plutôt agréable à suivre. Évidemment, la couverture du coupable sautait aux yeux dès qu’il est venu intimider Hope, puis qu’il s’est rendu chez Jordan pour récupérer son argent : à ce moment-là, on avait quasiment résolu l’intrigue. Dommage que le scénario perde un peu en cohérence ensuite, notamment avec la justice rendue par Hope. Cela dit, le film a au moins le mérite de maintenir l’attention, même en pleine fatigue.