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Supfan
51 abonnés
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3,5
Publiée le 23 mai 2024
Quelle belle idée de scénario ! Chiara en tete, accompagnée de cette pléiade d'artistes talentueux et hyper attachants dans leurs rôles, on se laisse entraîner dans cette aventure entre fiction et réalité avec intérêt, nostalgie ou amusement. Très agréable moment
Beaucoup d’humour et de sensibilité . Chiara Mastroianni est au sommet de son art . Le film est un petit long et parfois on perd un peu le fil mais le tout forme un joli message d’amour adressé à ce sublime acteur qu’était Marcello Mastroianni .
Un délice de film, un pur moment de grâce, un régal pour cinéphiles que cet hommage à l'immense Marcello Mastroianni. L'intrigue se déroule entre Paris surtout vu de nuit, avec des plans d'une rare beauté et l'Italie éternelle des cinéastes, où Chiara Mastroianni et sa mère Catherine Deneuve revisitent les paysages hantés par le souvenir de l'acteur. C'est fin, c'est drôle, c'est émouvant. C'est merveilleux.
Fable émouvante , drôle et élégante, servie par des acteurs de talent qui jouent leur propre rôle. De nombreuses références cinématographiques qui poussent à se renseigner par la suite.
Film au ton juste. Chiara Mastroianni est touchante et tout le petit monde qui tourne autour aussi. Sans être exceptionnel, ce film marque par la sincérité de son approche.
Je me crois obligée de rédiger un ( long) commentaire parcequ'on me demande cent carctères minimum. Dommage...car le bla-bla tue la poésie. Quel régal! Il faut se laisser porter, c'est un état d'esprit et...je suis dans cet état d'esprit
Un film délicat, émouvant, drôle. Un petit chef-d'œuvre, un enchevêtrement d'émotions. Chiara offre une grande performance et un rappel nostalgique du temps passé. A ne pas manquer!!!
Terriblement ennuyeux. Les acteurs jouent leur propres rôles. Les lieus semblent être les lieux de vie des acteurs. Film entres potes, nombriliste au possible. Le film se regarde sans cesse, c est très prétentieux. Je n ai pas vu une ombre de poésie.
Marcello Mio fait partie des films de Honoré qui sont finalement pas mal - l'autre partie, très majoriaire, étant des ratages complets. Lucchini et Garcia apportent un truc très solide, une fantaisie bienvenue dont le film a vraiment besoin, car on se sait pas vraiment où il va ni ce qu'il veut nous dire. En vérité, Chiara a privilégié le sous-jeu, ça donne un truc qui flotte sans s'incarner vraiment - un comble pour une fille qui s'est mis en tête d'être son père. La fin, assez drôle et poétique, emporte le morceau. Il était temps.
« Marcello Mio » est un long-métrage franco-italien de Christophe Honoré (2024) dont le pitch est maintenant connu de tous : Chiara Mastroianni en projet de film avec Fabrice Luchini sous la direction de Nicole Garcia se trouve en crise identitaire. Sa mère (Catherine Deneuve bien sûr) étant très présente et pour ma part très « dirigiste », va se retourner vers son père – Marcello Mastroianni bien sûr – et trouvant qu’elle lui ressemble beaucoup physiquement elle va se déguiser adoptant son chapeau noir, sa chevelure, ses lunettes noires et son costume noir … et elle va désirer qu’on l’appelle maintenant Marcello ! Elle ira retrouver les lieux de son enfance à Paris où elle entendait La Callas chanter dans l’appartement sous celui de ses parents et en Italie à Rome, à Latina et la station de Formia, des endroits chers à son père. Catherine Deneuve joue forcément du Catherine Deneuve un peu comme dans « Potiche » et Fabrice Lucchini excelle dans son phrasé … mais que le film est long (2 h) et ennuyeux avec cette rencontre sur un pont de Paris d’un soldat anglais suicidaire en miroir de l’état d’âme de Chiara ? ; cette apparition insensée dans un talk-show de la RAI et à 2 reprises – comme pour mieux enfoncer le clou – la célébrissime fontaine de Trevi depuis « La dolce Vita » de Fellini (1960) … Pour ma part ce n’est qu’à quelques repises que j’ai réellement ressenti le spectre de son père… Un film étrange peut-être commercial pour Cannes et qui coïncide avec le centenaire de la naissance de Marcello Mastroianni ?
Quel ovni ! Quel film charmant ! Quelle formidable actrice ! Marcello Mio prend le temps de suivre le chemin de Chiara Mastroianni, à la recherche d'elle-même et de son père, entre le soleil de Rome et la nuit de Paris. Film doux et léger comme une chanson de Daho, mais plus profond qu'il n'en a l'air. Après un début un peu laborieux, Lucchini nous emporte et nous incite à suivre cette fable, ce joli rêve, sourire aux lèvres et mélancolie au coeur. Bravo, un film qui donne envoie d'aller au cinéma, de redécouvrir Marcello, et décrire enfin un mot pour soutenir un film, ici magnifique.
Film barbant et sans intérêt. On comprend la fascination pour l'acteur Mastroianni, mais le père est si mal évoqué et a si peu de présence que le film ne marche pas. On a l'impression que cette famille court après l'image du père et en fait des tonnes sans jamais émouvoir vraiment.
Ma hantise d’un cinéma qui ne parle qu’à lui-même, je l’ai consommée face à Deuxième Acte de Quentin Dupieux.
On pourrait, avec Marcello Mio, retrouver les racines d’un même culte. Il n’en est cependant rien, puisque l’un nous livre une fable d’acteurs pour les acteurs, l’autre nous laisse pénétrer une poésie déguisée sous forme de réunion de famille.
Certes, rien ne surprend dans Marcello Mio. Pas même la transition temporaire de Chiara dans la peau de son père, premièrement car elle est véritablement une part de son identité, deuxièmement car la tonalité psycho-philosophique du scénario suit les règles du cinéma français à la lettre.
Ce rigoureux suivi, il nous gêne. Contrairement à ce que j’ai pu lire, le film n’a rien d’un Vaudeville. Mais il n’est pas innovant, ni même haletant. Au contraire, je me suis senti tel le public d’un discours d’hommage un peu trop privé face à un public un peu trop public. Est-ce réel ? Cet appartement est-il le leur ? Ce doute est-il le sien, cette amitié a-t-elle quelque chose de vrai ? Dans l’appartement de son enfance, je me sens plus proche d’elles que d’un propriétaire qui ouvre grand ses portes à un destin venu retrouver ce qu’il pense être son passé… et pourtant, il y a une part de lui en nous : le cast et Christophe Honoré ne réalisent ici pas un long-métrage pour le public, ni même pour son public, mais pour tracer un bout de chemin ensemble, et tracer l’empreinte d’une union qui ne l’a jamais été dans les bans.
Malgré tout, je l’ai dit, je ne me suis pas ici senti si étranger au scénario que face à Deuxième Acte. Et pour cause, l’hommage pudique a beau nous rendre souvent un peu trop curieux, il est écrit dans notre langue. Celle des connaisseurs parfaits ou en herbe du cinéma de Mastroianni. Celle d’un public acculturé au jeu de Michel Bouquet, aux envolées d’un Luchini qui nous dit s’effacer mais au contraire laisse ici tout son persona précisément écrit au fil du temps éclater. Celle des frères, sœurs, des enfants et petits-enfants d’une Deneuve devenue mère du cinéma, ici mère au cinéma. Celle de ceux qui remplissent les auditorium de Biolay, s’émeuvent des mots et savent apprécier un « feat. » sans grandeur musicale mais empli de sens et d’émotions : la vraie musique.
Honoré ici va bien au-delà d’un hommage qu’il ne me revient pas de décrire, ce serait à la fois trop simple et trop inutile. Costumes, plans et textes sont des références successives à Mastroianni, c’est dit. Honoré va au-delà de cet hommage, quand il répond finalement à la commande de Cannes en 2024 : donner un sens au 7e art, qui donne à l’occasion l’impression d’un empire sans partition.
Se souvenir de ses origines, de son histoire, de ce qui a agité le cinéma français, qu’on le trouve profondément fascinant ou terriblement népotique, est certainement l’étape préliminaire nécessaire une la remise en question qui s’ouvre.