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LALALALALERE
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1,0
Publiée le 22 mars 2025
Le film démarre bien, pose la situation avec rigueur et soudain vire grotesque en plaquant des scènes symboliques: la mère danse avec l'homme de ménage, on la harcèle dans les couloirs, elle fuit. Le ridicule ne tue pas. Au secours !
Lorsqu’un incident se produit à l’école, les parents des jeunes Armands & Jon sont convoqués. Mais tout le monde à bien du mal à expliquer ce qu’il s’est réellement passé, les récit s’opposent et les points de vue s’affrontent…
Pour son premier long-métrage, Halfdan Ullmann Tøndel (qui n'est autre que le petit-fils d'Ingmar Bergman) nous immisce au coeur d’un huis clos étouffant au sein d’une école, où il est question de harcèlement et d’agression sexuelle. Un sujet lourd et une mise en scène particulièrement déroutante, parviennent à créer un climat déstabilisant, ajouter à cela l’excellente interprétation de ses comédiens, il y avait tout pour pleinement convaincre… sauf qu’en réalité, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît
Le film avait le mérite de plutôt bien démarrer, en nous confrontant d’entrée de jeu aux protagonistes. Mais petit à petit et de façon sournoise, le film s’enfonce inexorablement dans une sorte de mise en scène pompeuse (et inutilement chorégraphique) qui se traîne en longueur durant deux longues heures (on les sent passer), allant jusqu’à lorgner du côté de l’onirisme.
C’est d’autant plus frustrant que l’on appréciera la façon avec laquelle le réalisateur dépeint ses personnages spoiler: (le proviseur insupportable parce qu’il n’est pas en mesure de prendre des décisions et d’assumer son rôle, l’infirmière qui a constamment un pet de travers ou encore la mère de Jon qui fusille du regard). Sans oublier bien évidemment, ses superbes actrices, à commencer par Renate Reinsve (Julie (en 12 chapitres) - 2021) qui parvient à nous crisper le temps d’une scène malaisante (où elle passe du rire aux larmes), ainsi que Ellen Dorrit Petersen (The Innocents - 2022) particulièrement redoutable.
Pour pleinement convaincre, il aurait fallu tailler dans le gras, resserrer ici et là et éviter de prendre des sentiers battus qui nous éloignent du sujet principal, dommage car La Convocation (2025) avait d’excellents atouts.
Là encore, un film qui figurait dans mes grosses attentes ciné de ce premier trimestre 2025, et qui s'est avéré être une grosse déception à l'arrivée.
Premier film mis en scène par le norvégien Halfdan Ullmann Tøndel (petit-fils du cinéaste Ingmar Bergman et de l'actrice Liv Ullmann) et auréolé l'année dernière d'une Caméra d'Or Cannoise, voilà le genre d'histoire sur la famille, la violence en héritage ou encore le mal-être qui aurait pu se raconter en un court-métrage pour moi.
Se déroulant dans une école qui semble désertée, un huis clos austère, verbeux et finalement lassant dans sa manière de nous dérouler son histoire. Un film onirico-dramatique misant par moments sur les interprétations théâtrales et parfois outrancières (à l'image de ce fou rire qui n'en finit plus), et poussant (et étirant) à l'excès les séquences métaphorico-stylistiques (dont des scènes de danse tout droit sorties du programme nocturne d'Arte), représentant les états d'âme de ses personnages.
Des problématiques pourtant intéressantes et une Renate Reinsve (Julie (en 12 chapitres)) à nouveau impliquée dans son rôle, mais clairement desservies par l'aspect narrativo-formel du film, qui m'a laissé en-dehors de celui-ci, et ce jusqu'à sa conclusion qui n'a pas vraiment résolu grand chose.
Bref, le genre de cinéma auteurisant et ronflant qui me laisse complètement imperméable.
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3,5
Publiée le 29 décembre 2024
« Il y a une différence entre tolérance et irresponsabilité. » À la suite d'un incident entre deux élèves, leurs parents sont convoqués à l'école pour tenter de mettre les choses au clair. Une situation délicate en raison de l'âge des enfants et surtout de la nature du problème. Dans un premier temps, Halfdan Ullmann Tøndel dépeint toute la complexité psychologique de cette affaire avant d'élargir l'histoire. Un événement catalyseur qui fait ressortir différents sentiments et ressentiments. Traumatismes, insécurités, secrets et mensonges, on découvre les personnages autrement que par le prisme de parents en quête de réponses. Quand il est au plus proche du drame, "Armand" est un très bon film avec des acteurs très convaincants, surtout l'excellente Renate Reinsve, et des moments très forts, oppressants et explosifs. Par contre, je n'ai pas compris tous les choix du réalisateur. Des choix créatifs plus que scénaristiques avec des scènes déroutantes. Une manière d'exprimer, d'évacuer ce qui se passe ? La tension et l'importance des enjeux laissent alors place à quelque chose de plus surréaliste et imprévisible. Un peu frustré au final, mais c'est un bon premier film de la part du petit-fils d'Ingmar Bergman et de Liv Ullmann.
Certainement le navet de l’année Le film partait pourtant sur de bonne base avec un sujet interessant : celui du harcèlement (pour ne pas spoiler les futurs spectateurs).
Vers la moitié du film tout dérape et on en vient rapidement à ne plus savoir ou veut nous emmener le réalisateur. Pour faire bref, un navet qui tombera rapidement dans l’oubli.
Un film à voir absolument. Par son écriture, très sobre et rappelant le papy Bergman. une utilisation de la bande son impressionnante où les bruits maintiennent la tension. Où la musique reste très discrète ... mais quelle musique! Je ne parle pas du thème... superbement résumé par l'orage final.
En mode thriller, un huis clos glaçant et dérangeant. Dans une école vidée de ses enfants, une mère est convoquée à propos de la violence supposée de son fils de 6 ans sur un autre garçon qui s'avère être son cousin. La direction tente maladroitement de faire se rencontrer les parents en espérant une solution qui ménage l'institution ("pas de vague") et la famille. A partir de là, tout dérape, la mère de vient une accusée objet de harcèlement, chacun campe sur ses positions jusqu'à un dénouement inattendu qui parachève la glaciation. On se sent interpellé sur nos vies de petits arrangements et de mensonges, sur la pesanteur de la parentalité qui nous confronte à nos capacités et nos faiblesses. C'est un film magistral et salvateur.
spoiler: Les gamins au centre de l’histoire du film sont les grand absent, les parents et prof parle d’eux sans seux. Sa alterne entre de long silence et grand délire par moment qui font sourire parfois.
Je ne suis pas sur d’avoir tous compris, certaine scéne me font penser a des méthaphores en image.
Halfdan Ullmann Tøndel est norvégien, il a 65 ans et c’est ici son tout 1er film. Il est le petit-fils de l’actrice Liv Ullmann et du réalisateur Ingmar Bergman… bref, il a de qui tenir. Et ces 117 minutes sont là pour en témoigner. Lorsqu'un incident se produit à l'école, les parents des jeunes Armand et Jon sont convoqués par la direction. Mais tout le monde a du mal à expliquer ce qu'il s’est réellement passé. Les récits des enfants s’opposent, les points de vue s’affrontent, jusqu’à faire trembler les certitudes des adultes… Il y a longtemps qu’un film ne m’avait autant à al fois fasciné et mis mal à l’aise. Cette année, la Caméra d’Or est allée à la Norvège et c’est ô combien mérité ! Un must ! Si vous aimez être dérangés, n’hésitez pas, ce film est pour vous. Le cinéaste a travaillé pendant plusieurs années dans une école primaire, il a surtout eu le déclic quand deux garçons de six ans se sont disputés, en tenant des propos que seuls des adultes pouvaient proférer. Il sonde ici notre manière de gérer les conflits. D ans ce huis clos étouffant, les limites sont floues et des zones grises dans lesquelles on a du mal à se repérer : vérité ou mensonge ? Victime ou agresseur ? Coupable ou innocent ? Jeu ou violence réelle ? La frontière entre bien et mal a rarement été aussi brouillée. La musique somptueusement inquiétante d’Ella van der Woude, contribue largement à la claustrophobie du spectateur. Il y a du Buñuel dans ce film et même de l’inspiration chorégraphique puisée chez Pina Bausch. Les cadrages, la photographie, les décors, tout est décalé avec virtuosité et plonge le spectateur dans ce drame scolaire qui bascule progressivement du réel vers une dimension presque surnaturelle. Un film qui n’a pas fini de vous surprendre. Renate Reinsve a reçu le Prix d’interprétation à Cannes en 2021 pour Julie en 12 chapitres. Elle prouve encore une fois qu’elle est une immense comédienne. Mais tous les autres, Ellen Dorrit Petersen, Endre Hellestveit, Thea Lambrechts Vaulen, Øystein Røger sont parfaitement au diapason d’un film pas comme les autres, troublant, étrange, sensuel et glacé à la fois, phagocyté par le décor de cette école devenue entité vivante et menaçante. A voir sans modération
Un film bâti autour de Renate Reinsve l’actrice norvégienne distinguée à Cannes en 2022 pour Julie (en 12 chapitres) ne pouvait que susciter notre intérêt. Débutant en une forme réaliste, la convocation de parents d’enfants ayant eu une altercation a l’école, le film nous étouffe rapidement dans un huis-clos obsessionnel qui nous fait découvrir peu à peu les relations entre les différents protagonistes. L’intérêt du spectateur se dilue alors, tant les dialogues sont répétitifs ou abscons. Le réalisateur se rappelle alors que, petit-fils du monument Ingmar Bergman, auteur en son temps de pensums soporifiques, il se doit d’inclure dans son film quelques scènes d’anthologie…Après une longue scène d’hystérie, nous aurons droit à une très longue scène métaphorique (?) d’embrassades dans le noir, une danse bizarre et maladroite dans un couloir aussi sombre et enfin une scène finale de pluie interminable. Vraiment dommage de gâcher le talent d’une grande actrice pour le plaisir de se regarder filmer !
Petit-fils d’Ingmar Bergman , le jeune cinéaste Norvégien Halfdan Ullmann Tøndel fait là preuve d'une parfaite mise en scène dans sa réalisation qui opère un basculement progressif du réel vers une dimension presque surnaturelle et si je devais résumer le film je dirai que les Parents là , qui se connaissent , se servent de leurs enfants pour régler leur contentieux ! Le réalisateur observe ses personnages sans prendre parti et transforme l'école en un lieu lugubre qui pour le coup a quelque chose d'inquiétant ! ...
Elisabeth se rend à une mystérieuse convocation, à l’école de son fils Armand. Elle découvre face à la direction et face aux parents que ces derniers accusent le jeune garçon de six ans d’agression sexuelle. Le film tend à explorer toutes les difficultés qu’affrontent ces personnages, et parvient à restituer les sentiments traversés par tous ces personnages au destin entremêlés. La force de ce film réside aussi dans la narration. Les images parlent parfois d’elles mêmes, avec des séquences somptueuses et brillantes. C’est très fort.
Brillant, On est sur une histoire d’enfant, une sorte de cour de récrée incarné par des adultes. Et personne n’est choqué de ne finalement jamais voir d’enfant.
Aucun des personnages n’est foncièrement gentil ou méchant, vous ressortirez en ressentant de la haine de la pitié et de l’affection pour chacun des personnage, et c’est ce qui est le plus intéressant: la complexité du monde réelle, même lorsque elle est réduite à une histoire d’enfant.
Si ça ne vous convainc toujours pas, ce film est une excellente intrigue où vous n’aurez jamais la réponse , ou peut être que si, mais votre voisin en aura une autre :)
Ce film norvégien de Halfdan Ullmann Tondel a été projeté dans le cadre du Festival International des Nouveaux Talents, Festival du Premier Film d'Annonay (Ardèche). Avec un souci d'une image épurée, d'une tendance à créer un suspense qui m'a paru artificiel avec une tendance au fantastique, ce film m'a lassé par moments car certaines scènes sont bien trop longues, à la rigueur inutiles. La mère qui défend son fils, la mère qui accuse, le mari de celle-ci qui penche fortement vers la femme qui accuse, c'est troublant mais tellement artificiel. Quant aux responsables de l'école, ils sont au-dessous de tout : le directeur qui ne sait quoi faire et je le comprends, la prof vite évincée et la responsable administrative qui saigne du nez sans rien faire, ces personnages sont bien falots. Bref, ce film ne m'a pas convaincu même si j'ai apprécié les images et la conclusion.