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Raphaël G
41 abonnés
37 critiques
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1,5
Publiée le 17 mars 2025
Traitant d’un sujet difficile, le film place immédiatement le spectateur dans une atmosphère âpre avec une mise en scène particulièrement opaque. Malgré des qualités techniques évidentes, le rythme et l’aspect métaphorique créent une distance émotionnelle et provoque rapidement un ennui qui s'étire jusqu’aux scènes finales.
En mode thriller, un huis clos glaçant et dérangeant. Dans une école vidée de ses enfants, une mère est convoquée à propos de la violence supposée de son fils de 6 ans sur un autre garçon qui s'avère être son cousin. La direction tente maladroitement de faire se rencontrer les parents en espérant une solution qui ménage l'institution ("pas de vague") et la famille. A partir de là, tout dérape, la mère de vient une accusée objet de harcèlement, chacun campe sur ses positions jusqu'à un dénouement inattendu qui parachève la glaciation. On se sent interpellé sur nos vies de petits arrangements et de mensonges, sur la pesanteur de la parentalité qui nous confronte à nos capacités et nos faiblesses. C'est un film magistral et salvateur.
Dans "La Convocation", tout repose sur ce qui n’est pas dit. La tension s’installe par petites touches, chaque silence, chaque regard devenant une énigme. On avance sans vraiment savoir où l’on va, pris dans un jeu de nerfs qui vire parfois au malaise, frôlant même l’étrange voire le surnaturel. Certaines scènes dérangent, d’autres intriguent, mais au final, on peine à s’attacher aux personnages, tant Halfdan Ullmann Tøndel s'échine à les rendre peu sympathiques. Un exercice de style habile dans sa mise en scène, mais qui laisse un goût un peu froid et circonspect.
Ce film aurait été un excellent court métrage s'il avait duré 1 heure de moins. L'intrigue mérite un 9/10, les acteurs sont très bons, le décor... parfait. Mais l'heure de remplissage, longue, très longue. Dommage.
la lecture du synopsis, la personnalité du réalisateur et des comédiens provoquent le désir de voir ce film. Quelle déception quel ennui. L'événement à l'origine du conflit est fort peu clair, surtout les conditions dans lesquels ils ont été divulgué. Des scènes tel que la crise de nerfs de la mère de l 'enfant accusé. Celle où tous se retrouvent sous la pluie. On peut multiplier les interprétations, personnellement tout cela me semble confus et inintelligible
Film stressant, séquences trop longues,, certaines scènes fantasmes sont très difficiles à supporter. Le film paraît très long alors qu’il a une durée normale.
Certainement le navet de l’année Le film partait pourtant sur de bonne base avec un sujet interessant : celui du harcèlement (pour ne pas spoiler les futurs spectateurs).
Vers la moitié du film tout dérape et on en vient rapidement à ne plus savoir ou veut nous emmener le réalisateur. Pour faire bref, un navet qui tombera rapidement dans l’oubli.
Brillant, On est sur une histoire d’enfant, une sorte de cour de récrée incarné par des adultes. Et personne n’est choqué de ne finalement jamais voir d’enfant.
Aucun des personnages n’est foncièrement gentil ou méchant, vous ressortirez en ressentant de la haine de la pitié et de l’affection pour chacun des personnage, et c’est ce qui est le plus intéressant: la complexité du monde réelle, même lorsque elle est réduite à une histoire d’enfant.
Si ça ne vous convainc toujours pas, ce film est une excellente intrigue où vous n’aurez jamais la réponse , ou peut être que si, mais votre voisin en aura une autre :)
Dommage que les scènes chorégraphiées viennent appuyer un ensemble déjà lourdement symbolique. Cela dit, film à voir pour les questionnements posés sur la parentalité et une esthétique proche du grand Ingmar.
La scène se passe dans une ville crépusculaire quelque part en Norvège, où semble-t-il jamais le jour ne se lève et dans ce gris automnal des adultes accointés se disputent à propos des improbables perversions sexuelles de leurs petits garçons - qui restent hors champ - mais ce ne sont pas les parents qui sont convoqués en définitive, ce sont d’autres fantômes qui s’entrechoquent, se mêlent et se mordent dans des allégories maladroites filmées au plus flou.
La sidération va crescendo, avec l’intrigue, avec les inclusions surréalistes. Ce qui au départ semble une simple péripétie scolaire prend une ampleur tout autre au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue, nous donnant une leçon sur les apparences trompeuses, les préjugés. Le huis clos, la réalisation sans concession, les inclusions surréalistes, la performance spectaculaire de Renate Reinsve contribue à ce crescendo et son apothéose où tout passe, sans un mot. Un film exigeant, qui respecte la sensibilité et l’intelligence de ses spectateurs.
Caméra d'or (meilleur premier film toutes sections confondues) "la convocation" s'inscrit ( malgré la filiation du cinéaste avec celle De Igmar Bergman) plutôt dans la veine du cinéma du danois Thomas Vinterberg (" la chasse"...).
Le scénario expose à fleuret moucheté, en partant d'un incident grave survenu entre deux élèves de primaire, une réflexion sur les apparences sociales et de caractère.
Apparemment bien sous tous rapports, les trois personnages principaux se révèlent finalement entretenir des liens ambigus qui expliqueront leurs arrières pensées et par conséquent leurs actes.
Le film aborde aussi la question du mal-être infantile, comme révélateur fréquent de dysfonctionnement familiaux, dissimulés derrière les masques du jeu social.
Malgré ses qualités évidentes dans une première demi-heure savamment enlevée, " la convocation" finit malheureusement par perdre de son intensité lors des développements du scénario.
Il faudra surtout au spectateur être attentif pour ne pas manquer les détails des enchevêtrements psychologiques tortueux ( à l'image de ce que sont les trois personnages principaux) distillés de façon parcellaire.
La sensibilité et l'acuité du spectateur lui seront ainsi utiles pour capter, relever des signes apparemment anodins, détour d'un regard, photo, brève réplique finalement plus profonde qu'elle en à l'air. Toujours le règne des apparences.
C'est d'ailleurs sans doute un peu le défaut de " la convocation" qui oblique parfois sur des chemins de traverse, à l'occasion de scènes ( selon moi) pas très réussies et ( à mon goût) assez nombreuses dans sa seconde partie.
On notera à titre anecdotique, le clin d'œil adressé par le cinéaste norvégien à la filmographie de Bergman.
Le choix des prénoms des deux femmes notamment, "Elizabeth" et " Sarah" souvent attribués aux personnages feminins Bergmaniens.
Du cinéma qu'on peut détester mais du CINEMA, du vrai, actuel mais pas ficelé dans les clichés à la mode. Du cinéma qui ne se regarde pas passivement, qui ne laisse pas indifférent, qui ne conforte pas dans la médiocrité de se détendre. Une écriture, des images, du son, du mouvement, des portraits... Des bons acteurs et sans doute un grand réalisateur si le système étriqué le lui permet.
Un film vraiment intéressant qui explore l'enfer psychologique et abusif dans lequel nos sociétés se sont embourbées à cause de la peur, voire de la paranoïa, du contact physique
Petit-fils d’Ingmar Bergman , le jeune cinéaste Norvégien Halfdan Ullmann Tøndel fait là preuve d'une parfaite mise en scène dans sa réalisation qui opère un basculement progressif du réel vers une dimension presque surnaturelle et si je devais résumer le film je dirai que les Parents là , qui se connaissent , se servent de leurs enfants pour régler leur contentieux ! Le réalisateur observe ses personnages sans prendre parti et transforme l'école en un lieu lugubre qui pour le coup a quelque chose d'inquiétant ! ...