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Lacroixjean Lacroix
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3,5
Publiée le 12 juillet 2026
Ce film dérange car il met l'accent sur tous les travers et conséquences de nos vies modernes. Le naufrage de la vieillesse, le mal être psychologique des adultes et la dérive des enfants. Je pense que beaucoup de sociétés dans le monde "moderne" doivent vivre avec ces conséquences désastreuses. Bien sûr dans le film tout est poussé à l'extrême quoique..
Un drame étrange et cruel qui se déroule sur un rythme lancinant. La première partie, décrivant le quotidien difficile et ennuyeux de l'aide soignante, est un peu longue, puis laisse sa place à un enchaînement improbable d'événements dramatiques. Un peu mécanique mais bien fichu.
Et si les réalisateurs américains n’étaient plus les uniques experts en grands thrillers ? Les cinéastes coréens atteignent aujourd’hui une incroyable maîtrise dans la réalisation des films noirs. Ils s’affirment comme les nouveaux spécialistes des thrillers ambivalents où critique sociale, dérision et suspense captivent les spectateurs et enchantent les jurys des festivals. Nous connaissions Bong-Joon Ho (Mother, Parasite…), Park Chan-Wook (Old boy, Decision to leave), Lee Chang-Dong (Poetry, Burning). Aujourd’hui, la jeune réalisatrice Sol-Hui Lee, nous présente GREENHOUSE, une nouvelle petite pépite venue de Corée. Le film suit la trajectoire de Moon-Jung, aide-soignante auprès d’un couple de personnes âgées. Une héroïne du quotidien aussi touchante qu’effrayante qui est interprétée de manière magistrale par Seo-hyeong Kim, une comédienne célèbre en Corée du Sud, qui a obtenu l’équivalent du César coréen de la meilleure actrice. Le scénario écrit avec une précision toute asiatique nous embarque dans une multitude de rebondissements, de chaos, d’émotions. Il ne nous lâchera pas jusqu’à l’ultime image. La mise en tension progressive du récit n’épargne aucun protagoniste du film. Cependant la réalisatrice reste extrêmement focalisée sur l’humanité de ses personnages, sur la misère sociale et psychologique des laissés-pour-compte, plutôt que sur la mise en place d’un suspens implacable et froid. Elle construit une œuvre très prenante et complexe, entre douceur et violence, dévouement et destruction. GREENHOUSE possède l’intelligence des films qui demeurent accessibles et captivants même dans la noirceur la plus bouleversante.
Un thriller psychologique coréen qui sur le papier est intéressant mais un peu décevant dans sa forme. Le film nous démontre l implacabilite du destin quand on fait des mauvais choix. L heroine, aide soignante, s occupe d un couple malade, un drame va surgir, indépendamment de l héroïne mais elle va faire un choix qui va être déterminant et surtout va accumuler des problèmes de plus en plus grave. La mise en scène est assez propre mais d invraisemblance en invraisemblance nuit au scénario.
Ce premier film de la réalisatrice Lee Sol-Hui se situe dans la veine cruelle (voire sadique) que le cinéma coréen aime souvent emprunter, et dont le réalisateurs emblématiques pourraient être Kim Ki-Duk et Lee Chang-Dong.
L'héroïne est tout d'abord présentée dans la pire des situations : elle est pauvre, s'auto-mutile, vit dans un hangar, son fils est en prison, elle doit s'occuper de sa mère, visiblement atteinte d'une maladie type Alzheimer. Elle gagne sa vie en s'occupant d'un vieux couple, dont l'homme est aveugle et la femme atteinte des mêmes symptômes que sa mère.
En résumé, c'est glauque, et pour tout dire, plus noir que noir. Mais sans déflorer l'intrigue du film, la vérité est que les choses empirent nettement vers le milieu du film, suite à un concours de circonstance tout à fait coréen dans l'esprit : improbable et particulièrement diabolique.
J'ai fini par rire noir, si je puis dire, de tant de malheurs accumulés, parfois de façon totalement invraisemblable.
Le film se laisse toutefois regarder, en partie parce que la mise en scène est solide et efficace, et aussi parce que l'actrice principale réussit parfaitement bien à jouer la Madonne doloriste.
Une atmosphère glauque, tous les personnages du film souffrent d'un mal - être poisseux, l'aide-soignante au passé difficile, qui vit dans une serre afin d'économiser pour s'offrir un logement et accueillir son fils placé dans un centre de jeunes délinquants, le couple de personnes âgées avec le monsieur aveugle et sa femme paranoiaque et atteinte d'alzeimer, leur fils absent et indifférent, le groupe de parole pour personnes dépréssives que fréquente l'aide soignante avec une jeune fille du groupe, au passé et au quotidien de viols qui se raccroche à elle et la harcèle, la mère de l'aide soignante elle-même atteinte d'alzeimer.Tous ces personnages gravitent avec lenteur, les destins s'entrechoquent, des drames se nouent, l'ambiance s'alourdit sans espoir jusqu'au dénouement ... Quelques invraissemblances néanmoins, et que vient faire l'amant entr'aperçu dans cette histoire ?
Les thèmes de la vieillesse, de la dépendance et de la fin de vie sont très bien traités, sous l’angle du thriller, dans ce premier long-métrage de la réalisatrice et scénariste Lee Sol-Hui mais que c’est lent ! Ne découvrez pas le Cinéma coréen avec ce film, vous seriez déçu. Une œuvre dispensable qui va très vite être oubliée.
Film très lent où il ne se passe rien pendant la première moitié puis un accident fait tout basculer. Devient prenant à partir de là. Film non abouti, on sent qu'il manque un petit quelque chose
L’histoire d’une aide-soignante tourmentée qui va connaître une vraie descente aux enfers, un peu malgré elle.
Ce film est assez glauque, sordide et parfois dérangeant. Moon-Jung va vivre des situations extrêmement difficiles au fil du temps malgré son implication sans faille pour exécuter ses tâches de la meilleure manière.
C’est là que le film est très fort et nous montre le contraste de cette femme, entre ange et démon. D’un côté, la bienveillance et l’altruisme, de l’autre, la manipulation morbide et la détermination cruelle.
On se demande jusqu’où son destin va basculer, tellement que la fin résonne un peu comme une sorte de : stop, arrêtons les frais ! Car le film pourrait continuer encore 2 heures.
Le rythme est quand même assez lent à la limite du soporifique, et j’ai trouvé le temps un peu long.
En bref, un film psychologique intéressant qui hypnotise par sa brutalité sans avoir besoin de balancer des images explicites ou graphiques.
Pour Moon-Jung, la vie est une vallée de larmes. Chaque matin, après s’être levée, s’être lavée, elle se gifle silencieusement. Pour expier une faute qu’elle aurait commise ? Pour se donner le courage d’affronter une nouvelle journée ? Son fils est en prison et, s’il en sortira bientôt, refuse de revenir vivre avec elle. Son travail : assistante de vie auprès d’un couple de personnes âgées. Lui, un ancien professeur, est aveugle ; elle, atteinte de la maladie d’Alzheirmer, manifeste parfois de sombres accès de violence. Moon-Jung fréquente un groupe de paroles dont l’une des membres va se rapprocher d’elle.
Nous vient de Corée ce premier film tourné par une jeune réalisatrice née en 1994. Il contient les mêmes ingrédients que ces films coréens dont, pour notre plus grand bonheur, nous sommes devenus familiers au fil des ans : des drames familiaux, un zest de polar, des figures féminines shakespeariennes. "Parasite" de Bong Joon-Ho est évidemment le titre le plus célèbre ; mais il ne doit pas occulter d’autres pépites : "Memories of Murder" et "Mother" du même Bong Joon-Ho, "Secret Sunshine" et "Burning" de Lee Chang-Dong, "Old Boy" et "Decision to Leave" de Park Chan-Wook…
"Greenhouse" coche scrupuleusement toutes les cases de ce programme désormais bien rodé. Son héroïne , bien mal récompensée de son altruisme, est particulièrement poignante. Chacun de ses bienfaits se retourne contre elle avec un malin plaisir. "Greenhouse" (ce titre énigmatique désigne la serre dans laquelle Moon-Jung s’est temporairement installée en attendant de louer un appartement avec son fils) est le récit des mauvaises décisions qu’elle prend à chaque étape de sa vie et qui finiront toutes par se retourner contre elle.
Il y a quelques chose d’un peu trop systématique dans cette accumulation. Elle deviendrait presque lassante si elle n’était pas aussi dramatique. L’ultime rebondissement est le plus terrible. On le sent venir et on en redoute l’issue. Le film se termine juste avant de savoir si notre prémonition s’est ou pas réalisée.
Une trame sociale devenue classique dans les films Coréens (du Sud) qui arrivent régulièrement sur nos écrans. Une face moins reluisante que celle de la réussite économique du pays. Un cadre sociétal, l’aide-soignante à domicile dévouée qui encaisse la violence d’une patiente, démence oblige. Des conditions de vie précaires (situation connue chez nous aussi). Puis on passe au thriller. Un accident. Ce n’est pourtant qu’un accident mais les propos démentiels annonciateurs de la patiente craignant pour sa vie pourraient se transformer en accusation. Déjà que le fils est sous les barreaux (pour une raison inconnue). On suppose que la société coréenne est prompte à porter l’accusation sans trop chercher à comprendre. Reste le cadavre. Qu’en faire ? Quelques stratagèmes dans un premier temps. Puis, une conclusion / solution scénaristique puisqu’il faut bien qu’il y en ait une. Quelque chose d’assez ouvert, laissant le spectateur à son interprétation. J’avoue que j’ai décroché à ce moment-là.