Note moyenne
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Ça fait presque 30 ans qu'on se mange des films américains sur le sujet, alors tout n'était pas mauvais mais dans l'ensemble c'était assez moyen, surtout les derniers, totalement ridicules.
Ici on est surtout face à un film poignant sur la dévastation et la reconstruction du Japon après la seconde guerre mondiale.
Étant féru d'animation japonaise de longue date, entendre des voix jap sur un film ne me gêne pas, en revanche je trouve ça surjoué avec de vrais acteurs.
Les effets spéciaux sont bons même si a des moments ça fait presque cheap (surtout la première apparition du monstre sur Odo), mais franchement, les scènes de destruction et surtout les explosions nucléaires sont jubilatoires !
Au final on n'est pas devant un ridicule film de combatS de monstres, mais clairement face à une histoire poignante d'une famille recomposée malgré elle à cause des horreurs de la guerre, où l'amour surpasse finalement tout le reste.
Un film hyper prenant malgré quelques lenteurs et un jeu d'acteur surfait. On attend une suite avec impatience !
Ici on est surtout face à un film poignant sur la dévastation et la reconstruction du Japon après la seconde guerre mondiale.
Étant féru d'animation japonaise de longue date, entendre des voix jap sur un film ne me gêne pas, en revanche je trouve ça surjoué avec de vrais acteurs.
Les effets spéciaux sont bons même si a des moments ça fait presque cheap (surtout la première apparition du monstre sur Odo), mais franchement, les scènes de destruction et surtout les explosions nucléaires sont jubilatoires !
Au final on n'est pas devant un ridicule film de combatS de monstres, mais clairement face à une histoire poignante d'une famille recomposée malgré elle à cause des horreurs de la guerre, où l'amour surpasse finalement tout le reste.
Un film hyper prenant malgré quelques lenteurs et un jeu d'acteur surfait. On attend une suite avec impatience !
UN GODZILLA RADIO-ATTRACTIF
On découvre le japon dévasté et dans la misère d’après-guerre, le monstre est en 2° plan. Intéressant donc, bien fait, pour amateurs tout de même.
Mon débriefing en 1mn sur ma chaîne Youtube "BLS Moviedebrief"
https://www.youtube.com/shorts/IZDRJ9BE-bQ
On découvre le japon dévasté et dans la misère d’après-guerre, le monstre est en 2° plan. Intéressant donc, bien fait, pour amateurs tout de même.
Mon débriefing en 1mn sur ma chaîne Youtube "BLS Moviedebrief"
https://www.youtube.com/shorts/IZDRJ9BE-bQ
Dans le Japon de 1947, Shikishima est un kamikaze paralysé par la peur lorsqu'il s'agit d'affronter le danger. Il vit avec la culpabilité d'avoir été un lâche pendant la guerre. A son retour à Tokyo en ruines, il retrouve un travail et fonde une famille de fortune avec Noriko et un bébé abandonné. Godzilla Minus One réussit à présenter des personnages intéressants, moralement brisés, qui vont devoir affronter un monstre cauchemardesque spectre des bombardements, comme si la guerre n'avait pas suffit...
Malheureusement, le réalisateur Takashi Yamazaki n'a pas d'autres ambitions que de se reposer mollement sur les codes d'une saga vieille de 70 ans. Minus One suit bêtement un scénario classique, sorte de mélodrama nippon à la sauce Netflix parsemé de scènes d'action vues et revues. Le film ne réinvente rien, ni le monstre, ni le genre. Le lézard radioactif détruit une ville, un scientifique élabore un plan capillotracté pour le vaincre, le plan est exécuté, et tout le monde s'embrasse. Un exemple classique de remake/reboot sans saveur, facile, plutôt décevant même. En 2016, le farfelu Shin Godzilla des réalisateurs d'Evangelion prenait un sacré risque pour réinventer son concept. Cette fois, Toho a préféré bercer ses spectateurs avec un doux sentiment de nostalgie. Rien de neuf sous le soleil atomique...
Malheureusement, le réalisateur Takashi Yamazaki n'a pas d'autres ambitions que de se reposer mollement sur les codes d'une saga vieille de 70 ans. Minus One suit bêtement un scénario classique, sorte de mélodrama nippon à la sauce Netflix parsemé de scènes d'action vues et revues. Le film ne réinvente rien, ni le monstre, ni le genre. Le lézard radioactif détruit une ville, un scientifique élabore un plan capillotracté pour le vaincre, le plan est exécuté, et tout le monde s'embrasse. Un exemple classique de remake/reboot sans saveur, facile, plutôt décevant même. En 2016, le farfelu Shin Godzilla des réalisateurs d'Evangelion prenait un sacré risque pour réinventer son concept. Cette fois, Toho a préféré bercer ses spectateurs avec un doux sentiment de nostalgie. Rien de neuf sous le soleil atomique...
Un blockbuster de monstre intelligent, épique mais qui ne laisse pas de côté ses personnages. Le film est très bien écrit et superbement réalisé. La période choisie - fin de la seconde guerre mondiale - fait mouche et est raccord avec toutes les problématiques de l'époque. Le monstre est horrible et sans pitié, on n'a jamais souhaité aussi vite la mort de Godzilla dans la film. Enfin, quelle bande originale. Les ricains doivent en prendre de la graine.
Une excellente surprise ! J’avoue que j’étais sceptique en me demandant si cela me plairait (je ne regarde pas de films japonais ou coréen). Et c’était un sacré bon film ! Déjà faut m’expliquer comment on peut faire un film aussi incroyable visuellement avec seulement 15 millions de budget. Ensuite, j’ai aimé le côté intimiste avec un accent mis sur les humains ce qui les rend très attachant. Et Godzilla n’a jamais été aussi effrayant ! Les détails de sa peau et de ses écailles sont spectaculaires.
Foncez voir « Godzilla Minus One » !
J'ai essayé de lui donner une chance, mais soyons honnête, on s'enm**** : les personnages sont creux et mal joués, et quand bien même c'est pas le cas a certains moments, c'est du recyclé. J'ai vu ce genre de drama surjoué des tonnes de fois. Ce qu'on recherche dans un godzilla, c'est pas ça, c'est la tension constante d'un film catastrophe. Ici la pression retombe beaucoup trop entre chaque apparition du monstre, on est décroché, on n'est pas tenu en haleine. Et quand le monstre daigne enfin apparaître, les effets spéciaux aïe aïe aïe, une régénération digne d'un film des années 80, des mouvement animatronix vu a des kilomètres, mais au secours !
Voilà une très belle surprise que j'ai eu la chance de découvrir en Dolby Atmos cette semaine et qui ne vient que confirmer tous les bons échos que j'ai pu entendre autour du film depuis sa première sortie limitée au mois de décembre dernier.
Un blockbuster japonais à la forme maîtrisée, arrivant très bien à gérer l'aspect de gigantisme et de peur que provoque Godzilla à chacune de ses apparitions, et nous proposant quelques séquences de destruction massive plus que convaincantes et immersives (les effets dévastateurs du rayon thermique de Godzilla, bordel !), tout ça pour un budget plus de 10 fois inférieur à toutes les grosses productions américaines de ces 10-15 dernières années.
Mais surtout un film S-F/catastrophe surprenamment émotionnel et possédant un vrai fond, une véritable histoire que le film prend le temps de développer. Car ici, ce sont bien les protagonistes humains qui sont au centre de ce nouveau «Godzilla».
L'histoire de volontaires qui vont s'entraider et faire front commun face à ce nouveau danger colossal (métaphore des conséquences de la 2nde GM et des bombardements atomiques) qui menace, une nouvelle fois, leur existence, alors qu'ils sortent tout juste d'une guerre qui leur a coûté cher.
Mais cette fois-ci, ils ne le feront pas pour provoquer un nouveau désastre au sein de la population (dont les blessures sont encore vives), mais pour se battre pour la vie et pour l'avenir de leur pays, et pour guérir enfin.
Traitant du traumatisme de la guerre, de l'honneur et de la reconstruction, et finalement de la résilience, un nouveau volet qui a su renouer avec l'esprit des premiers films des années 50, tout en en modernisant le propos de manière intelligente.
Bref, un gros spectacle à taille humaine qui m'a collé quelques frissons, et l'exemple même d'un blockbuster réussi (prenez-en de la graine les américains).
Un film que je ne peux que vous recommander de découvrir sur grand écran. Dépêchez-vous, vous n'avez que jusqu'à mardi prochain, avant qu'il ne soit retiré des salles.
Un blockbuster japonais à la forme maîtrisée, arrivant très bien à gérer l'aspect de gigantisme et de peur que provoque Godzilla à chacune de ses apparitions, et nous proposant quelques séquences de destruction massive plus que convaincantes et immersives (les effets dévastateurs du rayon thermique de Godzilla, bordel !), tout ça pour un budget plus de 10 fois inférieur à toutes les grosses productions américaines de ces 10-15 dernières années.
Mais surtout un film S-F/catastrophe surprenamment émotionnel et possédant un vrai fond, une véritable histoire que le film prend le temps de développer. Car ici, ce sont bien les protagonistes humains qui sont au centre de ce nouveau «Godzilla».
L'histoire de volontaires qui vont s'entraider et faire front commun face à ce nouveau danger colossal (métaphore des conséquences de la 2nde GM et des bombardements atomiques) qui menace, une nouvelle fois, leur existence, alors qu'ils sortent tout juste d'une guerre qui leur a coûté cher.
Mais cette fois-ci, ils ne le feront pas pour provoquer un nouveau désastre au sein de la population (dont les blessures sont encore vives), mais pour se battre pour la vie et pour l'avenir de leur pays, et pour guérir enfin.
Traitant du traumatisme de la guerre, de l'honneur et de la reconstruction, et finalement de la résilience, un nouveau volet qui a su renouer avec l'esprit des premiers films des années 50, tout en en modernisant le propos de manière intelligente.
Bref, un gros spectacle à taille humaine qui m'a collé quelques frissons, et l'exemple même d'un blockbuster réussi (prenez-en de la graine les américains).
Un film que je ne peux que vous recommander de découvrir sur grand écran. Dépêchez-vous, vous n'avez que jusqu'à mardi prochain, avant qu'il ne soit retiré des salles.
Un Godzilla purement à la Japonaise, tant dans le scénario, plutôt du côté humain, que des images, assez bien faites ! Un bon divertissement !
Le film différent, l’outsider.
Après de nombreux films blockbuster sur le thème de Godzilla qui ont tous joué la surenchère d’un film à un autre, ici on repart au début. Retour à la source.
Et c’est très bien car on bénéficie en plus d’une rupture de style.
On est juste à la fin de la seconde guerre dans le pacifique proche des côtes japonaises et Godzilla fait sa première apparition tétanisant les quelques soldats japonais qui l’on vu se déchainer.
Godzilla apparait comme une bête en colère. Le combat est clairement entre lui et les japonais et cela durant tout le film. Les Japonais viennent de perdre la guerre et son meurtris par les nombreuses pertes dans leurs rangs et les ravages de l’arme atomique. Et voilà qu’un nouveau challenge se présente à eux sous la forme d’une créature féroce. Ils se doivent d’être vainqueur cette fois-ci, une histoire d’honneur. Enfin, c’est comme ça que j’ai perçu le sens du film.
Au niveau du style, là aussi grande rupture au niveau de la mise en scène et des prestations des personnages. Un style volontairement suralimenté comme savent pratiquer les asiatiques en général. Cela donne la sensation d’être surjoué en permanence mais c’est une histoire de culture que je le respecte. Cela correspond aussi au style des mangas japonais.
Avec le modeste budget de 17 millions de dollars, je peux reprocher au film de ne pas toujours réussir au mieux ses effets visuels malgré quelques plans vraiment très impressionnants. Mais dans l’ensemble, je lève mon pouce en l’air car les moyens ont malgré tout été optimisés au mieux. Rares sont les films qui s’en sortent aussi bien avec si peu de moyens.
Mon avis final est que la rupture de style fait du bien et j’ai adoré. Godzilla est enfin le seul et unique Kaiju mis en scène et il est bien mis en valeur. Il n’a même jamais été aussi impressionnant il me semble.
Les Américains tout puissants n’ont pas droit au chapitre dans ce film et cela fait du bien aussi. Le style est parfois un peu niais et rappelle quelque part les premiers longs métrages des années 50 et 60. C’est certain qu’il y a une source d’inspiration du passé dans cette version-ci. Avec un peu plus de budget et de travail supplémentaire, Minus One aurait été une pépite dans son genre. Mais il n’en est pas loin.
Amateurs du genre, je recommande.
Après de nombreux films blockbuster sur le thème de Godzilla qui ont tous joué la surenchère d’un film à un autre, ici on repart au début. Retour à la source.
Et c’est très bien car on bénéficie en plus d’une rupture de style.
On est juste à la fin de la seconde guerre dans le pacifique proche des côtes japonaises et Godzilla fait sa première apparition tétanisant les quelques soldats japonais qui l’on vu se déchainer.
Godzilla apparait comme une bête en colère. Le combat est clairement entre lui et les japonais et cela durant tout le film. Les Japonais viennent de perdre la guerre et son meurtris par les nombreuses pertes dans leurs rangs et les ravages de l’arme atomique. Et voilà qu’un nouveau challenge se présente à eux sous la forme d’une créature féroce. Ils se doivent d’être vainqueur cette fois-ci, une histoire d’honneur. Enfin, c’est comme ça que j’ai perçu le sens du film.
Au niveau du style, là aussi grande rupture au niveau de la mise en scène et des prestations des personnages. Un style volontairement suralimenté comme savent pratiquer les asiatiques en général. Cela donne la sensation d’être surjoué en permanence mais c’est une histoire de culture que je le respecte. Cela correspond aussi au style des mangas japonais.
Avec le modeste budget de 17 millions de dollars, je peux reprocher au film de ne pas toujours réussir au mieux ses effets visuels malgré quelques plans vraiment très impressionnants. Mais dans l’ensemble, je lève mon pouce en l’air car les moyens ont malgré tout été optimisés au mieux. Rares sont les films qui s’en sortent aussi bien avec si peu de moyens.
Mon avis final est que la rupture de style fait du bien et j’ai adoré. Godzilla est enfin le seul et unique Kaiju mis en scène et il est bien mis en valeur. Il n’a même jamais été aussi impressionnant il me semble.
Les Américains tout puissants n’ont pas droit au chapitre dans ce film et cela fait du bien aussi. Le style est parfois un peu niais et rappelle quelque part les premiers longs métrages des années 50 et 60. C’est certain qu’il y a une source d’inspiration du passé dans cette version-ci. Avec un peu plus de budget et de travail supplémentaire, Minus One aurait été une pépite dans son genre. Mais il n’en est pas loin.
Amateurs du genre, je recommande.
La longévité cinématographique n’est pas obligatoirement synonyme de médiocrité. Godzilla Minus One en est le parfait exemple. En effet, ce 33ème film japonais mettant en scène le célèbre monstre de la Tōhō (le 37ème si on compte les versions hollywoodiennes) arrive à surprendre par la qualité de son récit et de ses effets spéciaux. Avec son budget d’environ une dizaine de millions de dollars, le film de Takashi Yamazaki impressionne par ses scènes d’action et de destruction car, même si elles sont plus courtes que dans la majorité des blockbusters américains, celles-ci sont plus fortes et surtout plus crédibles dans leurs actions que celles de beaucoup de films à gros budgets hollywoodiens. Mais ce qui surprend surtout, c'est qu’au final, on est moins intéressé par la présence de Godzilla que par la trame narrative touchant les personnages principaux. Reprenant la série à zéro, le cinéaste s’attache à décrire la situation du Japon de l’immédiate après-guerre (on peut même penser à certains moments au cinéma néoréaliste italien) et au sentiment des personnages (et en particulier au traumatisme de Kōichi Shikishima). Ces derniers étant particulièrement bien écrits, on se trouve donc surtout attaché à leurs évolutions et le film offre des réflexions sur la guerre et les valeurs japonaises
spoiler:
(le principe du kamikaze est clairement remis en cause)
alors qu’on était à la base venu pour voir Godzilla tout détruire spoiler: (ce qu’il fait d’ailleurs dans la très impressionnante séquence où il va dans le quartier Ginza de Tokyo)
. On est touché par l’interprétation de Ryūnosuke Kamiki, de Minami Hamabe et même, malgré son très jeune âge, de la petite Sae Nagatani et on jubile quand la musique de Naoki Satō reprend le célèbre thème écrit par Akira Ifukube pour pour l’original d’Ishirō Honda. Ainsi, ce film japonais donne clairement une leçon à beaucoup de grosses machines américaines ayant des budgets dix à vingt fois plus importants. Une réelle belle surprise !
alors qu’on était à la base venu pour voir Godzilla tout détruire spoiler: (ce qu’il fait d’ailleurs dans la très impressionnante séquence où il va dans le quartier Ginza de Tokyo)
. On est touché par l’interprétation de Ryūnosuke Kamiki, de Minami Hamabe et même, malgré son très jeune âge, de la petite Sae Nagatani et on jubile quand la musique de Naoki Satō reprend le célèbre thème écrit par Akira Ifukube pour pour l’original d’Ishirō Honda. Ainsi, ce film japonais donne clairement une leçon à beaucoup de grosses machines américaines ayant des budgets dix à vingt fois plus importants. Une réelle belle surprise !
Bon, tout le monde avait l'air de découvrir la roue avec ce film, du fait qu'il n'aurait couté moins de 15 millions et que c'était la révolution au niveau effets spéciaux...
Non.
L'histoire est mieux que les versions Américaines de ces dernières années, le jeu d'acteur n'est pas top. On sent les poses et c'est pas terrible.
Les effets sont pas mauvais, mais on voit clairement les limites.
Le film cependant se tient bien mais aurait mérité moins d'empathie envers les personnages spoiler: (le happy end)
.
Pas mauvais, mais pas un chef d'oeuvre, loin de là.
Non.
L'histoire est mieux que les versions Américaines de ces dernières années, le jeu d'acteur n'est pas top. On sent les poses et c'est pas terrible.
Les effets sont pas mauvais, mais on voit clairement les limites.
Le film cependant se tient bien mais aurait mérité moins d'empathie envers les personnages spoiler: (le happy end)
.
Pas mauvais, mais pas un chef d'oeuvre, loin de là.
Godzilla est un kaiju devenu icône japonaise né dans les années 50, en réaction aux ravages des bombes atomiques qui ont mis à genoux l'empire du soleil levant. Godzilla c'est avant tout des films de monstres géants qui détruisent tout, mais contrairement à ce que les Américains poursuivent avec la saga (à savoir des films creux avec des kaijus toujours plus grands), Minus One a du ventre, des crocs et une âme. La trame commence à la fin de la 2nde guerre mondiale, avec un kamikaze lâche (ou réfléchi) qui vient se réfugier sur une île pour ne pas à avoir à se sacrifier. Dommage, l'île et sa garnison sont attaqués par une espèce de dinosaure : Godzilla. Tout comme le kamikaze, le film développe des personnages dignes, dans la résilience, le réalisateur ne veut pas glorifier ou tordre l'histoire, non les Japonais ont perdu la guerre et sont brisés, honteux et même critiques à l'égard de leur pays. Ils essaient de recommencer à vivre avant de comprendre qu'il va falloir survivre et se liguer pour contrer Godzilla qui ne cesse de se développer et menace l'archipel. La force de ce film réside dans la dignité des personnages, ainsi que la réalisation (les images sont magnifiques), respectant la tradition avec des vignettes connues (l'attaque de la ville par le monstre est à tomber) et des effets spéciaux superbes (adieu la kitscherie propre à la saga). Minus One juste par le nom.
Magnifique ! je ne savais pas ce que j'allais voir, et la surprise a été de taille. j'imaginais un film a gros budget classique, sans réelle saveur, et je découvre une belle histoire humaine et le fait que gozzila est une bête imaginaire disparaît sous un scénario ou le monstre ne sera qu'un protagoniste comme les autres. j'ai vraiment passé un excellent moment !
L'article complet : https://mediashowbydk.com/2024/01/24/critique-film-godzilla-minus-one/
Réalisé par Takashi Yamazaki, Godzilla Minus One est un excellent film d’action. Une production japonaise qui se démarque des versions américaines grâce à ses personnages profonds ainsi qu’à son contexte d’après-Guerre percutant et qui offre une vraie dimension dramatique à l’histoire. Pour un budget de 15 millions de dollars, la mise en scène est exceptionnelle, avec un Godzilla effrayant, et qui n’a rien à envier aux blockbusters américains. Enfin, la distribution est honorable et attachante.
Réalisé par Takashi Yamazaki, Godzilla Minus One est un excellent film d’action. Une production japonaise qui se démarque des versions américaines grâce à ses personnages profonds ainsi qu’à son contexte d’après-Guerre percutant et qui offre une vraie dimension dramatique à l’histoire. Pour un budget de 15 millions de dollars, la mise en scène est exceptionnelle, avec un Godzilla effrayant, et qui n’a rien à envier aux blockbusters américains. Enfin, la distribution est honorable et attachante.
Le film n’avait eu droit qu’à deux petits jours d’exploitation en décembre dernier (une stratégie pour le moins curieuse). Mais devant son succès critique et public, il revient finalement pour deux semaines dans nos salles. Et clairement, l’expérience vaut le détour !
On y suit un soldat kamikaze qui a refusé de se sacrifier pour son pays et qui devra désormais vivre avec la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il va recueillir une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier : un gros lézard vert qui tire des lasers vient également semer le chaos !
Car si le mythique monstre est évidemment au cœur du récit, le grand atout du film est de toujours ramener l'histoire à hauteur d'homme. Le choix judicieux de situer l'intrigue au lendemain de la guerre permet notamment d'aborder les traumatismes d'un peuple meurtri par les destructions nucléaires.
Le film prend alors une véritable dimension dramatique, à travers des personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir apprendre à se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir définitivement oubliés.
On pourra malgré tout regretter des arcs narratifs assez prévisibles, dont les grandes lignes se dessinent dès les premières minutes. Le récit manque parfois de surprises, mais si l'on accepte le surjeu inhérent à une certaine tradition du cinéma japonais, le film parvient à offrir quelques très jolis moments d'émotion.
Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c'est qu'avec un budget dérisoire de 15 millions d'euros, le film ridiculise bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous irréprochables. Mais au regard des moyens engagés, le résultat force franchement le respect.
Et cela tient en grande partie à une mise en scène qui n'oublie jamais l'essentiel : dans un film de monstres, tout est question de rapport d'échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le choix de filmer une grande partie de ces séquences à hauteur d'homme décuple considérablement leur puissance.
Le réalisateur s'amuse également avec les perspectives, alternant contre-plongées et plans larges, parfois au sein de véritables plans-séquences, pour mieux nous faire prendre conscience du pouvoir de destruction du monstre.
Le film pioche ainsi avec une belle efficacité dans les codes du cinéma de guerre, du film catastrophe et de l'horreur. Plus étonnant encore, il convoque même quelques souvenirs des DENTS DE LA MER, notamment lors d'une partie de pêche d'une tension redoutable…
Le tout porté par une bande-son particulièrement efficace, qui accompagne à merveille les images et offre au spectateur le grand spectacle qu'il est venu chercher.
Une belle démonstration qu'avec des idées, du talent et une vraie maîtrise de la mise en scène, il n'est pas toujours nécessaire de dépenser des centaines de millions pour faire trembler les salles.
On y suit un soldat kamikaze qui a refusé de se sacrifier pour son pays et qui devra désormais vivre avec la honte et le regard des autres. De retour dans sa ville ravagée par la guerre, il va recueillir une SDF et un bébé orphelin… Et j’allais oublier : un gros lézard vert qui tire des lasers vient également semer le chaos !
Car si le mythique monstre est évidemment au cœur du récit, le grand atout du film est de toujours ramener l'histoire à hauteur d'homme. Le choix judicieux de situer l'intrigue au lendemain de la guerre permet notamment d'aborder les traumatismes d'un peuple meurtri par les destructions nucléaires.
Le film prend alors une véritable dimension dramatique, à travers des personnages en quête de rédemption ou de reconstruction, qui vont devoir apprendre à se serrer les coudes face à un gouvernement qui semble les avoir définitivement oubliés.
On pourra malgré tout regretter des arcs narratifs assez prévisibles, dont les grandes lignes se dessinent dès les premières minutes. Le récit manque parfois de surprises, mais si l'on accepte le surjeu inhérent à une certaine tradition du cinéma japonais, le film parvient à offrir quelques très jolis moments d'émotion.
Mais surtout, ce qui saute aux yeux, c'est qu'avec un budget dérisoire de 15 millions d'euros, le film ridiculise bon nombre de grosses productions hollywoodiennes. Je ne vais pas vous mentir, les effets spéciaux ne sont pas tous irréprochables. Mais au regard des moyens engagés, le résultat force franchement le respect.
Et cela tient en grande partie à une mise en scène qui n'oublie jamais l'essentiel : dans un film de monstres, tout est question de rapport d'échelle. Chaque apparition de Godzilla est terrifiante, et le choix de filmer une grande partie de ces séquences à hauteur d'homme décuple considérablement leur puissance.
Le réalisateur s'amuse également avec les perspectives, alternant contre-plongées et plans larges, parfois au sein de véritables plans-séquences, pour mieux nous faire prendre conscience du pouvoir de destruction du monstre.
Le film pioche ainsi avec une belle efficacité dans les codes du cinéma de guerre, du film catastrophe et de l'horreur. Plus étonnant encore, il convoque même quelques souvenirs des DENTS DE LA MER, notamment lors d'une partie de pêche d'une tension redoutable…
Le tout porté par une bande-son particulièrement efficace, qui accompagne à merveille les images et offre au spectateur le grand spectacle qu'il est venu chercher.
Une belle démonstration qu'avec des idées, du talent et une vraie maîtrise de la mise en scène, il n'est pas toujours nécessaire de dépenser des centaines de millions pour faire trembler les salles.
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