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À Crocs D’Écrans
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2,5
Publiée le 12 février 2024
Godzilla de retour au pays ! Après une saga américaine convaincante bien qu'un peu aseptisé, il quitte son nouveau pote le grand singe pour revenir à ses origines japonaises. On peut dire que le choc culturel est là ! Godzilla prend des fesses et ça se ressent. Il est lent, raide, on se demande s'il n'aurait pas besoin d'un déambulateur. Ce film bénéficie d'une technologie visuelle actuelle et d'effet spéciaux convaincants, mais au service d'une mise en scène et d'une réalisation d'un autre temps. Ou peut-être qu'on n'a pas vu assez de film japonais dernièrement, mais vraiment, on a l'impression d'être devant un film des années 80. Compliqué de se mettre dedans, le début du film est fastidieux pour nous, pourtant, en s'accrochant, on finit par se prendre au jeu. Pire, on se retrouve même à trouver la bataille finale vraiment épique, grâce notamment à la musique, on en ressort convaincus et contents. Bref, un film qui partait mal, mais qui finit bien, enfin ça dépend pour qui !
Allégorie psychologique bien davantage que film d'action, cette nouvelle itération autour de la figure mythique de Godzilla se distingue par la qualité de ses effets visuels (surtout connaissant le budget total!) ainsi que l'envergure impressionnante du monstre incarnant ici une nouvelle chance pour les Japonais vaincus au sortir de la Seconde Guerre Mondiale de prouver leur valeur en l'emportant enfin sur les traumas tant nucléaires que moraux de la défaite. Présentant les ravages de la destruction militaire tout en rendant hommage au courage des combattants, le récit s'attarde sur la quête de rédemption d'un kamikaze ayant fui la mort ainsi que sur la recréation d'une famille à partir d'orphelins esseulés. Cependant cette matière analytique, trop diluée au fil de deux heures (d'où une première partie longuette), pâtit - outre la tendance au sur-jeu entre emphase et obséquiosité des comédiens - d'une tendance au pathos renforcée par une musique solennelle, des dialogues très convenus voire explicatifs et un insistant appel à l'émotion qui en devient ainsi impossible car forcée. Un peu de subtilité, par pitié! spoiler: Et cette fin invraisemblable voulue larmoyante tout en annonçant une suite! Une tentative louable mais maladroite...
Après des débuts un peu poussif sur le fond et déroutant sur la forme, on se laisse finalement embarquer. Le style est old school mais boosté par des moyens modernes ultra spectaculaires. Le fond, bien qu’un peu simpliste, mais les personnages finissent par être attachant et leur détermination entraînante. Le final est spectaculaire, inventif et haletant.
Film de science-fiction, écrit et réalisé par Takashi Yamazaki, Godzilla Minus One est un long-métrage de bonne facture. L'histoire se déroule en 1947, peu après la Seconde Guerre mondiale, et nous fait suivre Kōichi Shikishima, un kamikaze déserteur traumatisé par sa première confrontation avec Godzilla, qui va à nouveau devoir faire face au monstre afin de sauver l'humanité. Ce scénario s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus de deux heures. Une durée qui aurait tout de même pu être un peu écourtée pour mieux condenser le récit. Celui-ci est assez basique puisqu'il consiste à protéger le monde d'une menace géante détruisant tout sur son passage. Une intrigue à la structure déjà-vu un nombre incalculable de fois puisqu'il s'agit du trente-septième film mettant en scène la créature. Ce n'est donc pas cette confrontation qui est l'élément le plus intéressant, mais d'avantage les thématiques traitées à travers ce combat, notamment la peur du nucléaire. On retiendra surtout la romance et la construction familiale qui tient une place tout aussi importante. Le ton se veut dramatique et l'ensemble est porté par des personnages appréciables, interprétés par une distribution comportant Ryūnosuke Kamiki, Minami Hamabe, Yuki Yamada, Munetaka Aoki, Hidetaka Yoshioka, Sakura Andō, Kuranosuke Sasaki et Miou Tanaka. Tous ces individus entretiennent des rapports procurant quelques petites émotions. Des échanges soutenus par de bons dialogues. Sur la forme, la réalisation du cinéaste japonais est bonne. Sa mise en scène a de l'ampleur ce qui permet d'offrir des scènes de confrontation ou l'on ressent bien la grandeur de la créature. Hélas, les environnements sont assez vides et les effets spéciaux pas totalement convaincants. L'animation de Godzilla paraît vraiment rigide et son regard ne dégage rien, si ce n'est du vide. Même son allure et sa texture sont étranges. Résultat, pas de grand spectacle à l'écran, les scènes d'action étant au final peu fréquentes. La reconstitution d'époque est elle honorable. Ce visuel peu impressionnant est accompagné par une bonne b.o signée Naoki Sato. Ses compositions ont un véritable impact sur les images et collent bien à l'action. Reste une fin attendue venant mettre un terme à Godzilla Minus One, qui, en conclusion, est un film convenable mais loin d'être indispensable.
Belle surprise que ce Godzilla nippon. Déjà parce que les effets visuels sont assez bluffants et également car ce film de monstre géant fait aussi la part belle aux humains et à leurs sentiments complexes et émouvants. C'est aussi un film qui en dit long sur l'esprit militaire et le patriotisme. Et mettre tout cela dans un film grand spectacle qui en plus en mets plein la vue et bien c'est pas mal du tout !
L'intérêt de ce Jurassik Park à la japonaise réside plus dans son contexte historique que dans ses scénes d'action, pourtant réussies. L'histoire se situe au lendemain de la capitulation japonaise de 1945, et l'occupation de l'Empire du Soleil Levant par les américains. Rarement évoquée au cinéma, cette période de reconstruction et de démilitarisation est malheureusement peu et mal utilisée par le réalisateur et se traduit par des scénes de mièvrerie pesantes. Reste donc les scénes d'action, qui réveillent le spectateur, impressionné par leur cadence et leur réalisme.
Le Japon se remet à peine de la Seconde Guerre mondiale, qu'un péril gigantesque émerge au large de Tokyo. Koichi, un déserteur traumatisé par sa première confrontation avec Godzilla, voit là l'occasion de racheter sa conduite pendant la guerre.
Je n'aurais pas forcément misé sur ce film et... j'ai bien eu tort, c'est le meilleur film Godzilla que j'ai vu a ce jour, bonne histoire, excellents effets spéciaux, une VF plutôt correcte (V.J en Dolby Atmos que je tente une prochaine fois) et un godzilla meurtrier où j'ai préféré sa version jeune du début du film dans sa façon de bouger qui avait l'air plus "naturelle" que la version adulte, la photographie est correcte, un peu délavée parfois et j'aurai aimé un peu plus de contraste... J'ai adoré aussi l'époque, plutôt bien retranscrite ici. Bravo, je me suis pris une belle claque, malheureusement sortie en France par chez moi que sur deux trois jours et j'appréhendais d'aller le voir sans réels retours. Sinon... godzilla...il "marche" sur l'eau ou bien....?
A mon avis le meilleur Godzilla depuis longtemps, versions japonaise et us comprises. Un vrai fond, une belle réalisation, un Godzilla qui vaut vraiment peur avec des destruction dantesques. Le seul bémol c'est le côté très patriotique, ça ne départ pas d'un film américain.
j'avais vu beaucoup de critiques énormes sur Youtube, ce qui m'a donné envie de voir le film. Réalisé avec un budget assez pauvre, le film est une réussite. On s'attache aux personnages, ce qui est rare pour un film de monstres. Personellement j'ai tout de meme été géné par deux choses .Le jeu des acteurs qui est toujorus en surjeu dans au Japon on le sait bien et les effets spéciaux spécifiques quand on voit la tete du monstre . Les scènes de destruction sont réussies mais le monstre fait un peu trop figé à mon gout, dommage. Mais à découvrir tout de même
À tous les niveaux le film se savoure. Qu'on y aille pour assister à un très bon film de monstres, ou que l'on attende du film un peu de sens et de profondeur chez les personnages, ou même encore pour le plaisir d'y voir mêlé à ça un environnement qui reproduit avec beaucoup de qualité le Japon d'après guerre et ses traumatismes post-Hirochima ... tout ici est de très bonne facture et de nature à combler de multiples degrés de sensibilité. Godzilla Minus One n'a rien à envier aux super productions américaines qui auraient fait moins bien en dépensant 10 fois plus .
C'est certe 100 fois plus spectaculaire que tous les Godzilla US réunit, avec des personnages 100 fois plus intéressants que ceux campés par les Aaron Taylor Johnson, Matthew Broderick, Jean Reno et autres Alexander Skarsgård, et une intrigue 100 fois plus prenante, touchante et humaine que n'importe quel blockbuster US tout court.
Mais bon, il faut tout de même redescendre d'un étage, c'est surtout extrêmement longuet, le film se perd dans une histoire de syndrome post traumatique d'après guerre, une romance, un film d'action, un film de monstre, un film de guerre...jusqu'à nous faire tourner la tête puis de l'œil. On l'impression que ça dure 4h, la créature étant la figurante de son propre film.
Côté acteurs Ryūnosuke Kamiki et Minami Hamabe ne sont absolument pas bon dans les séquences dramatiques. J'ai plusieurs fois regardé autour de moi pour savoir où j'étais et il m'est arrivé de presque regretter mon entrée dans la salle.
Mais on ne va pas bouder notre plaisir de voir un beau monstre à l'écran, la nomination aux oscars est largement méritée.
Ce film relate encore une fois cette créature si populaire au Japon qu'est Godzilla. Mais, l'histoire est bien écrite, les personnages sont attachants et on a beaucoup d'empathie pour eux. Quant à la créature, visuellement c'est beau, très beau. Godzilla est imposant et effrayant. La mise en scène est bonne et on est pris pendant plus de 2h. Un bon film d'action.
Quelle claque visuelle ! Dans un japon qui se remet difficilement de la 2nde guerre mondiale, le monstre fait sont apparition ! Même si le monstre est présent, l'histoire est très focalisée sur le parcours du jeune pilote qui essaye de se faire pardonner. Une histoire très prenante !
Un Godzilla japonnais pour un public attaché à la culture japonaise, son histoire, son style et surtout Godzilla, historiquement parlant. Des scènes bluffantes, d'autres très lentes. Je regrette seulement un manque de mobile pour Godzilla dans ses actes de destruction.