Dites-lui que je l’aime
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Dites-lui que je l’aime" et de son tournage !

Deux histoires, une inspiration

Romane Bohringer s'est plongée dans une double histoire pour réaliser ce film : celle de Clémentine Autain et la sienne. Le projet a commencé comme une adaptation mais a évolué vers une exploration de sa propre relation avec sa mère. "À la lecture de cette version, mes deux producteurs m’ont dit : 'C’est bien, c’est joli, mais toi, tu es où là-dedans ?', raconte-t-elle. Cette remise en question a donné lieu à une réécriture complexe où le réel et la fiction se mêlent indissociablement.

Clémentine Autain, dans son propre rôle

La participation de Clémentine Autain s’est avérée essentielle. Elle a accepté de lire des passages de son propre livre, apportant ainsi une authenticité unique au projet. Malgré son statut de femme politique, elle a confié : "Moi j’ai adoré (L’Amour flou) et j’ai toujours su que Romane allait en faire un truc complètement à sa manière."

Une lettre révélatrice

Lors de l'écriture du scénario, Bohringer a découvert une lettre de sa mère qui a transformé sa perception. Cette lettre, soignée et détaillée, contrastait avec les brouillons précédemment trouvés. "J'ai installé Romane dans un petit panier sur mon vélo", y lit-on, révélant une attention inattendue de sa mère. Ce choc de découvrir qu'elle comptait pour elle a profondément influencé l’écriture et le ton du film.

Une psychanalyse comme inspiration

Romane Bohringer s’est inspirée de sa propre psychanalyse pour créer le personnage de la psy dans son film. Elle décrit ses sessions avec une psy qui "bousculait" ses perceptions, l’aidant à démêler les relations complexes avec sa mère. C’est cette expérience personnelle qui a nourri l’authenticité et la profondeur des interactions entre les personnages à l’écran. "Mon film lui doit beaucoup", avoue-t-elle.

Un casting sous le signe du destin

Au lieu de chercher un sosie de Dominique Laffin pour incarner le personnage de Clémentine enfant et sa mère, la réalisatrice souhaitait une "apparition". Cette quête l'a menée à la rencontrer Eva Yelmani, une comédienne débutante, par pure coïncidence lors d'une soirée parisienne. Elle a reconnu en elle "le portrait craché du souvenir" qu'elle avait de sa propre mère, et cette rencontre fortuite a bouleversé le casting initial : une véritable anecdote de cinéma où le hasard fait bien les choses.

Un projet sonore audacieux

La musique du film a été un véritable défi, avec une composition qui devait "ressusciter des fantômes" et refléter une mémoire "partielle, chaotique, fragmentée". Les musiciens ont su éviter que la musique n'alourdisse le récit, en créant des nappes sonores délicates qui soutiennent l'histoire sans l'envahir. Cette approche a permis de conserver une authenticité sonore, où l'acoustique côtoie le lyrique dans une alchimie rare au cinéma.

Bertrand Mouly, le complice créatif

Le chef opérateur Bertrand Mouly, qui avait déjà collaboré avec la réalisatrice, a joué un rôle crucial dans la réalisation du film. Sa sensibilité et sa générosité ont permis d'explorer "plein de façons de filmer", pour restituer "le flou de la mémoire" et traiter des temporalités différentes. Ensemble, ils ont même innové avec des techniques visuelles audacieuses, comme "le plan Pyrex", qui ajoutent une dimension visuelle unique au film.

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