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Nicolas N.
55 abonnés
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2,5
Publiée le 24 août 2025
Mexico 86 nous plonge dans la vie tardive de María, une exilée guatémaltèque confrontée au retour de son fils dix ans après l’avoir abandonné pour préserver sa sécurité. Bérénice Béjo incarne ce personnage avec une émotion retenue et une détermination bouleversante, rendant palpable le poids de ses choix. Le film déploie une tension constante, entre le dilemme maternel et l’activisme clandestin, mais certains passages s’étirent, ralentissant l’élan du récit. La reconstitution des décors, des ambiances et de la pression politique est travaillée avec finesse, sans effet superflu. Malgré la justesse du propos, le film manque parfois d’une force dramatique renouvelée là où il aurait pu creuser davantage l’intensité du conflit intérieur. Nous lui attribuons la note de 2,5/5.
Bérénice Bejo est formidable dans ce film, ainsi que la photographie, mais le scénario manque de souffle, la geste révolutionnaire n'est pas bien rendue à cause d'un trop grand nombre de scènes intimistes et très dialoguées.
Berenice Bejo incarne Maria, une militante du Guatemala, contrainte de fuir la dictature de son pays et de se cacher à Mexico. Le film ne parvient pas à convaincre par un récit assez incomplet, qui ne situe pas vraiment l’essence militant et l’historique poussant ces hommes et ces femmes à lutter. Le sujet principal du film se retrouve relégué à l’arrière plan, et abandonne ainsi le spectateur en chemin. Ensuite, il y a aussi un sujet sur les dialogues en espagnol de Bejo, assez peu crédibles…
César Diaz primé à Cannes de la caméra d'or avec " nuestras madres" ( que j'ai vu en DVD) revient sur les écrans avec " Mexico 1986" ( le titre choisi fait référence à la coupe du monde de football qui aura lieu au Mexique en 1986).
Le scénario aborde plusieurs thèmes ( déjà traités chez Sydney Lumet ). Ici on est au Guatemala pays frontalier du Mexique et Diaz évoque les traumas transmis par des parents militants d'une cause politique auxquels ils associent, qu'ils le veuillent ou non, leur progéniture.
Dédié à sa mère, " Mexico 86" suit le parcours de cette militante qui tente d'allier des objectifs intenables.
Diaz transforme ici ( peut-être) son trauma grâce à des considérations artistiques et de son cinéma.
Malheureusement le scénario ( principal défaut de "Mexico 86" ) met du temps à se mettre en place avant d'aborder ce qui me semble être son véritable sujet.
C'est sans doute, ( de mon point de vue) un peu en dessous de " nuestras madres" mais le spectateur intéressé par les développements géographiques de la doctrine de Monroe en Amérique centrale, ne le manquera pas.
Le film est vraiment bien avec une jolie histoire. Mais il nous laisse un peu sur notre fin, ce qui est dommage. je m'attendais à connaître la suite de l'histoire sur la révolution.
César Diaz pose la question du prix à payer pour affronter une dictature quand on est mère et son film nous donne le courage de faire face à la réponse. On en sort le cœur plein et le souffle coupé. À voir de toute urgence.
Vu lors des images hispano américaines 2025, Un film sympa sur la tentative de mise en lumière de la répression du régime militaire guatémaltèque par les révolutionnaires cachés au Mexique et une vie de mère dans cette époque troublé. Dommage que l’on évite pas les écueils du genre (l’enfant rebelle devant cette mère obscure et absente campée par une Bérénice Béjo, si froide ici) et un scénario qui traîne en longueur une fois les enjeux posés. Gros travail de perruquiers ici toutefois.
La mise en scène, trop mesurée, empêche souvent le récit de déployer toute sa puissance. Le résultat reste solide et sincère, mais laisse un sentiment de frustration face à un potentiel qui ne s’accomplit jamais pleinement.
Entre film d'espionnage et drame familial, Mexico 86 manque un peu d'allant, d'intensité, de sueurs froides... Malgré la belle prestation de Bérénice Béjo, le film est presque trop sage et tombe un peu trop dans le pathos familial.