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christophe D10
33 abonnés
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2,0
Publiée le 11 octobre 2025
Si le sujet était grave et digne d’intérêt, la mise en scène assez spéciale suscite rapidement l’ennui, et empêche d’être vraiment passionné par l’histoire. Pas terrible malgré les bonnes critiques …
Ce film est un ovni et pourtant inspiré de faits réels ! Cassandre essaie tant bien que mal de s’ouvrir aux autres malgré une éducation et un cadre de vie familial hors du commun et pas vraimet sain. Le jeu d’acteur est très bon et mention spéciale à Zabou en mère hystérique et frustrée qui n’en est pas moins drôle !
Le film est composé d'emblée avec une atmosphère singulière, imposant ainsi le fait que le drame est là tapis dans l'ombre, la mécanique narrative prend forme. Malheureusement l'évolution du format d'image n'est pas assez parlant, le quatrième mur reste bien discret et surtout, vu le sujet, vu l'aspect autobiographique on a bien du mal à comprendre cet "hommage" et cet "humour noir". Par contre on est particulièrement séduit par l'importance symbolique autour de la marionnette. Si la mise en scène n'est pas aussi inspirée qu'annoncée le récit reste sincère et immersif même si d'emblée l'environnement familial reste particulièrement malaisant... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Malaisant et bizarre, on ne sait que penser à tel point qu'on se demande vraiment ce que la cinéaste veut dire ou faire passer comme message ?! Par contre, les acteurs sont impeccables, les personnages magnifiquement croqués même si cela participe au malaise que la légèreté de traitement accentue encore plus et perd le propos de la cinéaste, et le côté chronique familial demeure intéressante même si l'humour noir a ses limites. Certainement maladroit le film reste intéressant car le thème de l'inceste ainsi montré est assez inédit, ébranle et questionne sans pour autant être convaincu ou convaincant. Site : Selenie.fr
J’ai trouvé ce film insupportable à regarder. Au moins il ne m’a pas laissé indifférent vous allez me dire mais les remarques, les comportements et les mentalités de cette famille m’ont vraiment mis hors de moi. Alors ouais, ça se passe dans les années 90, et les droits de l’enfant étaient souvent bafoués, mais y’en a encore aujourd’hui et c’est très dur de voir ce personnage de jeune ado s’enfermer parmi ces tarés. On repense aux films « Les chatouilles » et « L’attachement » dans ce que ça raconte et provoque chez le spectateur. Niveau mise en scène et narration, y’a des supers idées, d’autres sont plus imparfaites et je trouve qu’il y a quelques maladresses dans le ton global du film. Le casting est ouf car on y croit dur comme fer, si bien que j’ai parfois eu du mal à dissocier l’acteur du personnage. C’est un bon premier film qui relate d’une cassure qui forge une vie, qui ose mettre en image un sujet de société qui se tait et reste entre quatre murs. Pas sûr que je le reverrai car ça manque un peu d’espoir et de respiration à la toute fin.
Hélène Merlin pour son premier film, autobiographique, traite de la relation incestueuse qu’elle a subi par son frère. Très vite, elle décrit une famille dysfonctionnelle où les abus sexuels font partie de l’histoire de familiale. La fille de la famille en sera la prochaine victime. La réalisatrice décrypte les rouages terribles et secrets d’une agression qui se met en place et qui semble inéluctable. Dans cette famille petit bourgeois de province entre un père militaire rigide et obsessionnel et une mère étouffante, hystérique et collé à son grand fils ; spoiler: tout ce petit monde respire la névrose, et le terreau est fertile pour un grand frère attiré par sa sœur. Si on ajoute à cela que l’intimité, la pudeur et la sexualité de tous sont livrés en pâture à la famille, le tableau est complet et on comprend aussi très vite l’absence des deux sœurs ainées ayant vite quittées le foyer. Derrière l’ambivalence des attitudes de la jeune victime, c’est bien une forme de souffrance qui s’exprime, et celle-ci peut conforter l’auteur dans son récit ; mais Hélène Vincent n’a quant à elle pas d’ambiguïté et ne se trompe pas de victime. Les coupables sont bien les parents ici. Mais c’est avant tout sur la forme que ce film affiche sa différence, entre conte noir et récit biographique. Hélène Vincent choisit sans cesse le pas de côté pour restituer l’indicible, le décalage et l’humour grinçant. Même si rien n’est mis sous le tapis, on n’est pas dans un réalisme frontal. Ce film est donc plus abouti et plus puissant que « Les chatouilles ». L’esthétique très pop en plus de cette tonalité parfois burlesque dilue le sujet ; puis l’instant d’après on n’est rattrapé par soit des dialogues soit des scènes brutes de décoffrage. A la fin du film, on reste interloqué par ce que l’on vient de voir ; avec des sentiments très ambivalents. Un sujet fort, du talent et de l’audace dans les choix artistiques… pour un film qui m’a laissé sans voix.
Un insert en début de film nous prévient que l'histoire est librement inspirée de faits réels. C'est effectivement sa propre histoire que la réalisatrice adapte ici à l'écran dans un premier film singulier et audacieux. L'histoire d'une adolescence, le temps d'un été en 1998, au sein d'une famille bourgeoise composée de parents toxiques et d'un frère incestueux.
Le film s'appuie sur un casting solide. Florent Lesieur incarne un grand frère benêt et surcouvé, malaisant à souhait, Guillaume Gouix, un moniteur d'équitation tout en bienveillance. Et si la jeune actrice principale, Billie Blain, est tout à fait épatante, dans ce rôle de jeune fille qui fait tout pour garder la tête hors de l'eau, Zabou Breitman, elle, peine quelque peu à convaincre en mère dysfonctionnelle, tant elle semble un peu trop calquer son interprétation sur son personnage de Margarete de Beaulieu, psychothérapeute déviante dans la formidable et hilarante émission de radio parodique "À votre écoute, coûte que coûte", qu'elle partageait avec Laurent Lafitte sur France Inter.
L'on pense également nécessairement au film d'Andrea Bescond, Les Chatouilles, avec ces parenthèses sur fond noir où l'Art est utilisé pour symboliser le trauma et la reconstruction, non pas par la danse ici, mais avec une marionnette à l'expression bouleversante.
Le ton léger et décalé se rapprochant de celui de la comédie ne se marrie pas toujours très bien avec la gravité du sujet abordé par ailleurs et ce mélange de tons pourrait être accusé d'atténuer l'impact du film.
Mais il faut tout de même saluer l'originalité avec laquelle est traité ce thème ainsi que le courage d'aborder l'inceste de manière plus complexe qu'habituellement au cinéma, en osant soulever, sans concessions, des questions comme la dissociation ou le "coping", et ses différents mécanismes mis en place par la victime pour survivre, comme la soumission apparente.
J’aurais mis une note supérieure si la fin n’avait été aussi « bâclée » car le reste du film est parfaitement maîtrisé et abouti. Les acteurs sont très bons, en particulier les adolescents que j’ai trouvé très convaincants (l’amie de Cassandre est une future grande). L’histoire même si librement inspirée est prenante et on a mal pour cette jeune femme au milieu de cette famille. La souffrance de Cassandre est bien restituée aussi. Un bon film en forme de thérapie pour la réalisatrice qui a su être convaincante
Quel film effroyable de par son scénario. Des parents dans le déni, et de toute façon, si cela est arrivé c'est que l'enfant en avait envie et a pris du plaisir. L'interprétation est excellente.
"Cassandre" est une œuvre audacieuse qui aborde le sujet délicat de l'inceste avec une sensibilité rare. Inspiré de l'enfance de la réalisatrice, le film se déroule durant l'été 1998, où Cassandre, 14 ans, affronte les comportements tendancieux de son frère aîné. Plutôt que de montrer frontalement l'horreur, elle utilise des métaphores visuelles, des séquences de marionnettes pour exprimer l'indicible. Le film est porté par la performance remarquable de Billie Blain dans le rôle de Cassandre, qui incarne avec justesse la complexité des émotions de son personnage. Le casting est complété par Zabou Breitman et Éric Ruf, qui interprètent des parents aux comportements ambigus, renforçant l'atmosphère oppressante du foyer familial.
Le visionnage est pénible, parce que les personnages sont affreusement réalistes. Le film amène à une réflexion simple mais clair sur son sujet : l'importance de l'éducation, de la vigilance et du bon sens. Qui ici aura échappé de bout en bout aux concernés, du point de vue spectateur. Et c'est malheureux parce que le ressenti est qu'ils pensent bien faire, pensent être de bons parents. En ce sens le film est particulièrement efficace et touche sa cible avec sensibilité, bravo.
Les personnages secondaires à la famille le restent jusqu'au bout ce qui est un peu dommage mais dans l'ensemble malgré un sujet qui me rebute particulièrement au cinéma il y a une vraie réflexion et une sacré direction d'acteurs.
Déstabilisant par sa construction, on ne sait trop où l'on est et où l'on va. Une famille a la fois rigide et loufoque on ne sait pas trop où le réalisateur souhaite aller. Puis au fur et a mesure les pièces se mettent en place jusqu'à la révélation. un film fort.
C’est la première fois que je reconnais le vrai tabou, le malsain aussi bien interprété dans un film. Ça peut bousculer et ça peut paraître irréel mais des familles comme cela il en existe oui et les victimes ne sont pas forcément écoutées … on s’attend à ce que les parents réagissent comme des parents devraient le faire mais non dans la réalité ce n’est pas toujours comme ça et c’est pour ces raisons que des victimes sa taisent à jamais !
Le film Cassandre aborde un sujet délicat qui aurait pu virer au malaise, tant certaines scènes intimes sont dures, voire insoutenables. Pourtant, la réalisatrice parvient à insuffler une certaine légèreté grâce à l’énergie des acteurs, en particulier le père, la mère et Cassandre elle-même. Leur jeu permet de rendre le récit plus humain ; ce sont des personnages hauts en couleur. Un film éprouvant, certes, mais nécessaire, car il aborde un sujet très compliqué.
Film impressionnant à la fois dans sa manière de dénoncer et dans sa précision métaphorique. L'atmosphère parfois pesante et parfois légère du film nous plonge parfaitement dans l'histoire de Cassandre.
Cassandre est une adolescente vivant dans une famille très spéciale. Attaché à son éducation militaire, son père est une sorte de faux-génie caché strict qui sait tout mieux que tout le monde. Sa mère est une ancienne militante complètement gaga de son fils ainé et ce dernier entretient une relation étrange avec sa soeur depuis qu'elle a passé la puberté. En salle le 2 avril.
spoiler: "Cassandre" est une petite pépite qui parvient à trouver le ton juste malgré la gravité du sujet qu'il aborde. Baigné d'humour et de burlesque pendant sa première partie, le film ne cesse de nous emmener progressivement dans les sombres réflexes d'une génération meurtrie par les abus et qui les justifie par la suite. Le spectateur est mis face à un florilège de situations parfois amusantes, souvent embarrassantes, parfois terrifiantes. La famille est présentée comme le terreau fertile aux abus. Cassandre est une victime mais n'est pas passive pour autant et l'on nous explique pourquoi elle fait ses choix.