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Andya K
9 abonnés
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2,0
Publiée le 17 juillet 2025
L’ensemble frôle le malaise plus qu’il ne provoque l’empathie. Le film a du caractère, mais manque peut‑être de clarté émotionnelle et de progression narrative pour pleinement convaincre. Je me suis pleinement ennuyée
Premier long-métrage d’inspiration autobiographique, Cassandre nous plonge en 1998, au sein d’une famille malsaine et dysfonctionnelle, dont les us et coutumes étranges vont offrir une atmosphère spoiler: dangereusement propice à l’inceste. Sur cette thématique particulièrement dure, le film emprunte volontiers au registre du conte, de par sa lumière et son atmosphère générale. S’il explore de nombreuses pistes intéressantes, tant sur la forme que sur le fond, le long-métrage ne parvenir néanmoins jamais à convaincre pleinement, et laisse parfois un goût d’inachevé. Il n’empêche que ce premier long-métrage est prometteur et mérite qu’on s’intéresse à la suite de la carrière d’Hélène Merlin.
Vu au Café Des Images d'Hérouville-Saint-Clair le 03/06/25 dans le cadre d'un cafémniste / débat autour de la misopédie organisé par Osez le Féminisme 14 + rencontre avec Cécile Kovacshazy, maîtresse de conférence à l’université de Limoges, membre de l’observatoire des VEO (Violences Educatives Ordinaires) et organisatrice du tout premier colloque universitaire international transdisciplinaire sur la misopédie (/). Montre un système (pas si rare !) où une adolescente est coincée et où le pire peut alors avoir lieu en toute impunité ! Elle aura le courage (pas si fréquent !), malgré sa solitude, de fuir ce carcan mortifère pour s'en sortir. Film indispensable à voir en ayant en tête la notion de misopédie. On prend alors conscience à quel point le patriarcat est infiltré partout dnas la société... Beaucoup de choses à déconstruire pour garder une construction (ou reconstruire) une société bien meilleure qui, mécaniquement, aboutit à moins de violence. Sinon, c'est la mécanique inverse qui tourne et à laquelle on peut difficilement échapper... La misopédie est un processus structurel dont les adultes n’ont souvent pas conscience, reproduisant cette forme de domination sans le vouloir et sans s’en rendre compte. Les violences éducatives ordinaires dont on a hérité de nos propres parents, convaincu que c'est la seule bonne méthode, en dépit de nos connaissances actuelles en pédopsychologie ! Pourquoi avons-nous si peu d'empathie pour nos propres enfants ? Pourquoi, comme pour un conjoint (normalement !), ne nous mettons pas systématiquement à sa place pour voir comment notre réaction va être reçue et nous permettre de l'ajuster plus finement ? Très intéressant de remonter aux racines familiales et sociétales des maux de chaque individu. Les mères ne sont pas particulièrement moins misopèdes que les pères. Les deux entretiennent une culture de la violence (psy ou/et physique). On a 40 ans de retard sur la Suède en VEO...
Déstabilisant par sa construction, on ne sait trop où l'on est et où l'on va. Une famille a la fois rigide et loufoque on ne sait pas trop où le réalisateur souhaite aller. Puis au fur et a mesure les pièces se mettent en place jusqu'à la révélation. un film fort.
"Cassandre" est une œuvre audacieuse qui aborde le sujet délicat de l'inceste avec une sensibilité rare. Inspiré de l'enfance de la réalisatrice, le film se déroule durant l'été 1998, où Cassandre, 14 ans, affronte les comportements tendancieux de son frère aîné. Plutôt que de montrer frontalement l'horreur, elle utilise des métaphores visuelles, des séquences de marionnettes pour exprimer l'indicible. Le film est porté par la performance remarquable de Billie Blain dans le rôle de Cassandre, qui incarne avec justesse la complexité des émotions de son personnage. Le casting est complété par Zabou Breitman et Éric Ruf, qui interprètent des parents aux comportements ambigus, renforçant l'atmosphère oppressante du foyer familial.
Un film magnifique, d’une sensibilité incroyable… poétique, subtil, parfois drôle, toujours pudique aussi sur un sujet tellement difficile… porté par le jeu très juste des acteurs, on ressent tout le poids de la structure familiale dysfonctionnelle. Les partis pris de la réalisatrice viennent infuser en profondeur les traumatismes mais aussi la résilience. Et le spectateur est littéralement happé dans ce drame.
Un film très dur et malaisant sur l’inceste, les non-dits, les secrets de famille, la minimisation des actes… Un film parfois lumineux grâce à la médiation animale par les chevaux et celles et ceux qui ont une pratique éthologiste de l’équitation. Un film qui dit l’indicible grâce à des passages éclairs fantasmés et des intermèdes avec une marionnette…
Une famille dysfonctionnelle avec deux binômes atypiques : un père militaire qui a une préférence marquée pour sa fille, une mère délurée qui surprotège son fils aux penchants inappropriés. Une famille psychorigide où, paradoxalement, l’intimité n’est pas respectée. Une manière terrible de revisiter le mythe de Cassandre dont la parole n’est jamais crue, toujours minimisée, réfutée.
Une fixation et une focalisation sur le corps de l’adolescente, rôle-titre : Vacances d’été 1998. Campagne. Cassandre a 14 ans. Dans le petit manoir familial, ses parents et son frère aîné remarquent que son corps a changé. Heureusement, Cassandre est passionnée de cheval et intègre un petit centre équestre où elle se fait adopter comme un animal étrange. Elle y découvre une autre normalité qui l'extrait petit-à-petit d'un corps familial qui l'engloutit...
Un casting remarquable : Billie Blain, Zabou Breitman, Éric Ruf de la Comédie-Française et Florian Lesieur, Guillaume Gouix, Laïka Blanc-Francard…
Pour ce premier long métrage, la réalisatrice Hélène Merlin raconte une histoire personnelle, inspirée de faits réels, celle d'une jeune fille victime d'inceste qui tente par tous les moyens de s'extirper de sa cellule familiale.
Un conte magnifique réalisé avec une grande intelligence émotionnelle. La beauté de la création sonore, la poésie et l’humour illuminent chaque moment du film. Un chef d’œuvre qui témoigne de la puissance du cinéma d’Hélène Merlin et qui insuffle le courage de vivre.
Film surprenant qui malgré son sujet au premier abord assez perturbant (inceste frère - sœur) est en fait beaucoup plus que cela. C'est une immersion dans la peux d'une jeune fille de 14 ans où on vit, se met à la place, comprend celle-ci. Les scènes sont surtout suggérées et il n'y a aucune violence physique. C'est autant le thème de l'inceste que celui de l'héritage dans une famille dysfonctionnelle. A voir absolument.
Un sublime film qui traite si intelligemment un sujet si courant et pourtant si tabou en montrant les rouages insidieux et complexes des familles incestuelles sans jamais tomber dans la lourdeur d'un film "à thèse". La photographie est magnifique, l'identification au personnage principale est rendue possible par une mise en scène très bien pensée qui nous communique son angoisse et son sentiment d'être prise au piège ainsi que son ambivalence constante et sa détresse sans jamais mettre pour autant le spectateur face à des scènes intolérables à regarder. Hélène Merlin réussit magistralement à expliquer l'inceste et l'incestuel et à sensibiliser tout en douceur et grâce à la force poétique et suggestive de sons scénario. Bravo !!!
Très intéressant cette façon à la fois symbolique, poétique, dramatique et dure parfois, d'aborder le sujet du dysfonctionnement familial et du climat incestuel ! Il y a quelque chose du "documentaire" dans ce film à la fois tendre, et révoltant, cynique. On ne peut rester insensible, voire bouleversé, troublé. Le loup blanc et le loup noir en chacun de nous sont interpellés ! Quel travail ! Chapeau à Hélène !
Dès la première seconde, j’étais Cassandre. J’ai tout ressenti, chaque émotion, comme si j’étais connectée à ses pensées, même dans ses silences. L’actrice principale est incroyable de justesse et de retenue. Elle porte le film avec une intensité bouleversante. Et que dire de la réalisatrice ? Pour un premier film, c’est une claque. Chaque plan est pensé, construit avec soin. Rien n’est laissé au hasard, rien n’est gratuit. On sent une vraie vision, une précision presque chirurgicale. C’est beau, fort, nécessaire.
un univers totalement perché .. des parents incroyables, une mère nymphomane et totalement irréelle, un père rigide à l'excès, un frère pédophile et cette gamine qui essaie de vivre et d'avoir une vie normale.. Sa seule chance ? le club hippique qui lui permet d'avoir des contacts humains respectueux et formatés et la rencontre avec une amie.. enfin !
le talent du réalisateur est de montrer sans forcément énormément de dialogues.. et d'avoir choisi des acteurs talentueux