Un film nécessaire et d'une justesse inouïe pour un sujet difficile, la réalisatrice arrive à nous faire rire et rêver, c'est beau, c'est délicat bref j'ai adoré courrez y !!!
Très bon film mais sur un sujet très difficile (il faut mieux savoir à quoi vous attendre avant d'y aller). Très bon casting à commencer par Billie Blain qui porte vraiment tout le film sur ses épaules. Pose beaucoup de questions sur ce qu'est réellement la famille (celle qu'on a? celle qu'on choisit?). Tout ça, sans (trop) tomber dans le pathos.
Après "Vigt Dieux" (l'enfance abandonné"La Pampa" (le rejet des homosexuels), "Je le jure" (la justice "populaire) denouveau un "sujet de société": l'inceste. On pourrait se moquerret l'on serait grandement coupable, car ce sont quatre vraies et grandes réussites. Certes, "Cassandre" utilise un peu plus de "clichés", avec cette famille doublement dysfonctionnelle, comique et un peu caricaturale, bien rendue néanmoins par Eruc Ruf et Zabou Breitman, et qui se réunit dans l'odieux. Surtout, l'histoire de Cassandre est rendue asans pathos inutile, mais avec un vrai réalisme et traitement cinématographiqueque original des "scènes". Et bravo à Billie Blain (Cassandre) pour son jeu empreint de naturel et bien sur,, à H"lène merlin, le réalisatrice Avec Louise Courvoisier, Dorian Fernández-Moris et samuel Theis, elle montre que le talent des réalisateurs est de transcender, tout en les traitants, les sujets eux-mêmes... et surtout un vrai "vent nouveau dans le Cinéma.
Il parait que Hélène Merlin, réalisatrice de « Cassandre » s'est inspirée de sa propre histoire pour écrire ce premier long-métrage entamé il y a plus de dix ans alors qu'elle était encore journaliste. « Cassandre » c’est une plongée dans une famille dysfonctionnelle, altérée... Un père colonel (Éric Ruf) dominant par excellence, ancien enfant de chœur élevé en pension chez les prêtres pédophiles... Une mère féministe (Zabou Breitmann) anarchiste et antimilitariste, élevée dans la promiscuité d’un foyer modeste, soixante-huitarde invétérée adepte du slogan « Il est interdit d'interdire » ... Le père et la mère forment un mariage charivarique entre deux branches altérées qui charrient les tares de deux milieux radicalement opposés. Cassandre, la fille de son père et Philippe, le fils de sa mère évoluent dans une famille incestuelle et incestueuse où la nudité est pratique courante, l'intimité inexistante, le sexe omniprésent. C'est l'été, Cassandre a quitté sa pension militaire pour retrouver sa famille le temps des vacances. Âgée de 14 ans, la jeune fille est la benjamine, enfant favorite de son père et cavalière aguerrie. Sur place, la puberté de l'adolescente est au cœur des discussions de cette étrange famille et fascine son frère aîné. Ne sort-on pas le champagne quand la mère découvre que Cassandre a ses premières règles...L'adolescente fuit cette atmosphère suffocante grâce au centre équestre où elle s'émancipe de la loi du père et où elle se lie d’amitié avec Laetitia (Laïka Blanc-Francard) sous le regard bienveillant de Fred son instructeur ( Guillaume Gouix) ...Le film a l’intelligence de mobiliser tout un faisceau d’affects , recourant à des marionnettes, des cauchemars oniriques, pour ne pas entrer dans un voyeurisme malsain. Bien que plus âgée que son personnage, Billie Blain est remarquable dans le rôle-titre, jouant avec conviction l’innocence dessillée, entre deux parents sans prénom (Zabou Breitmann et Éric Ruf, haut en couleur), et un grand dadais de frère malfaisant au possible (rôle qui n’a pas dû être facile pour Florian Lesueur) ...Un film fort, bien que dérangeant...
Un film d'une grande sensibilité , loin de tout manichéisme. le ton de ce film est très juste , la complexité des personnages est bien décrite. avec de l'humour qui permet la distance par moment. vraiment une très belle surprise. merci è Hélène Merlin pour cette délicatesse
Un film important à voir vraiment ; de part son sujet ainsi que le traitement habile et sans détour qui nous est proposé. La mise en scène est remarquable et l’interprétation des acteurices épatante et glaçante quand ça doit l’être.
Un film qui m'a hante les jours qui en suivi et pourtant le dispositif des marionnnettes bien que etre touchant est aussi too much. La bizarerie de la famille peut egalement faire sortir du film surtout avec la presence de Zabou qui tient son role mais qui nous fait parfois craindre la bascule vers le comique...
Film magnifique à voir absolument! Le sujet de l'inceste est traité avec une délicatesse sublime. Les acteurs sont magnifiques et on sens déjà un style très original de la réalisatrice. Incroyable pour un premier film. Bravo! Faut aller le voir ce film vraiment.
Curieux film qui frôle le drame tout en cherchant à l'éviter. Dans cette famille dysfonctionnelle, la pauvre Cassandre pourrait bien se fracasser sur un père ancien militaire, rigide et tyrannique, une mère limite hystérique et un frère proche de la stupidité et qui est obsédé par l'envie physique qu'il a d'elle. Heureusement Cassandre mise en présence d'un monde plus équilibré et serein s'éveillera à une autre vie possible. Mais les méfaits subis dans l'enfance sont un lourd fardeau, c'est la leçon du film. Rien de bien original sur le fond mais la forme est intéressante. Acteurs à la hauteur de leur rôle.
Film très bien joué, très bien mené. auxquelles on peu reprocher quelques scènes un peu caricaturales, et quelques scènes peu crédible. Un jeu de marionnettes qui renforce l impact des scènes. Bravo.
J’en suis sortie bouleversée. Ce film transmet les émotions qu’on ne peut pas expliquer quand on parle de climat incestuel. Il faut qu’il soit vu, écouter et entendu. Merci Hélène Merlin
Cassandre m’a profondément marqué. Poétique, littéraire, habité par des métaphores subtiles et une vraie sensibilité. J’ai vu le film en salle et je suis reparti avec beaucoup d’émotion.
Le portrait d'une famille très dysfonctionnelle, père militaire, mère au foyer, grande propriété provinciale, du point de vue douloureux de la fille adolescente.Un mélange d'ordre bourgeois et de dérèglement sexuel. L'histoire est prenante, le jeu d'acteur très convaincant. On fera tout de même quelques réserves sur la longueur, l'ensemble aurait pu être plus resserré, et sur la qualité de la photo, discutable.
Pour son premier long-métrage, Hélène Merlin a offert aux spectateurs du cinéma Le Maingué, vendredi 21 mars, un travail léché depuis près de dix ans abordant sans jugement le lourd sujet de l’inceste. Malgré cela, on se prend tantôt à rire (jaune ou non) devant les réactions des membres de la famille de Cassandre, marqués par des dialogues et certains monologues qui viennent nous cueillir au plus profond. On s’inquiète et on s’interroge tout le long du film pour Cassandre, une âme perdue cherchant refuge dans un centre équestre pour, par moments, fuir une figure paternelle patriarcale très imposante.
Cela grâce à la prestation donnée par Éric Ruf mais également les plans très serrés choisis à chacune des apparitions du personnage du père. L’évolution de la mère, campée par Zabou Breitman, au fil de l’intrigue offre une diversité d’émotions, passant tantôt du sourire à la compassion, voire les larmes.
Le regard simplet, mais également rempli d’une certaine innocence marquée par des mimiques singulières et en contraste avec l’impact des actes de Philippe envers sa sœur, permet à Florian Lesieur de tirer également son épingle du jeu. Une complexité apportée au personnage épurant par moments une certaine haine que l’on pourrait, en temps normal, avoir envers lui.
Derrière la caméra, Hélène réussit à transformer le château des Hommeaux en une espèce de prison dorée et familiale dans laquelle Cassandre tente d’extérioriser sa colère et sa tristesse mais avec une certaine poésie. On pensera notamment à son saut dans la piscine où les moments suspendus émanent de son inconscient. Sans trop en dévoiler, les transitions utilisées au fil du récit permettent bel et bien de faire retomber la pression et d’incarner davantage les épreuves par lesquelles elle passe.