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Christian RZ
87 abonnés
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2,0
Publiée le 30 avril 2026
Film affreusement long sans vraie bonne raison sinon un caprice de réalisateur voulant se mesurer au temps Les acteurs et actrices sont parfois limites Et mon tout est terriblement ennuyeux
Pour saisir l'essence de Hayat, de Zeki Demirkubuz, pourquoi ne pas citer son compatriote turc Nuri Bilge Ceylan, avec un zeste de Asghar Farhadi pour compléter le capiteux cocktail d'un film qui dure plus de 3 heures, lesquelles semblent justifiées, eu égard à un récit d'une richesse peu commune ? Avec de nombreux changements de perspectives et de personnages à la clé, sans parler de superbes ellipses temporelles. Certaines conversations auraient pu être raccourcies, sans doute, mais ce qui, au fond, ne pourrait être qu'une sorte de roman-photos, devient par la grâce et l'intelligence de sa narration une histoire d'amour assez sublime et plutôt inattendue dans son déroulement complexe, avec de la douceur, de la violence et de la tristesse, subtilement dosées pour ne jamais frôler une quelconque surcharge dramatique ou émotionnelle. Les chemins de l'amour, qui sont parfois des boulevards sans charme ou des impasses fatales, prennent ici des sentiers buissonniers, propices à la découverte de personnages profonds et parfois insaisissables, que l'interprétation remarquable d'acteurs et d'actrices, évidemment peu connus en France, fait vibrer de belle manière. Le film a été sélectionné comme candidature turque pour le meilleur long métrage international, lors de la prochaine cérémonie des Oscars.
Hicran a disparu. Refusant le mariage arrangé conclu pour elle par sa famille, elle est partie à Istanbul. Son fiancé, Riza, qui la connaît à peine, part à sa recherche.
"Hayat" est un film turc d’un réalisateur aguerri, auteur déjà de plusieurs films tous inédits en France. C’est un long film de deux heures quarante dont le scénario recèle plusieurs rebondissements. Pour ne pas trop en dire, je n’en ai évoqué que le commencement dans la courte présentation que je viens d’en faire.
"Hayat" est rempli d’ellipses qui en brouillent la compréhension. Rien ne permet de savoir sur quelle période s’étend l’histoire : plusieurs années ou quelques mois à peine ? Plusieurs fois, pendant le film, je me suis demandé : s’agit-il d’un rêve ? est-ce un flashback ? Selon sa subjectivité, on appréciera ou pas cette valse-hésitation continuelle qui nous fait douter à la fois de la réalité de l’histoire et de son sens. Ainsi de la fin à tiroirs qui nous donne presque l’impression, comme dans des livres dont on est le héros de nous laisser le choix : a/ une fin malheureuse qui se termine sur le visage de l’héroïne en larmes ou b/ une fin heureuse d’un couple épanoui et d’un ventre rebondi annonciateur d’une naissance proche ?
Le problème de "Hayat" est de traiter, sous une forme très alambiquée, d’un sujet très simple : la chape de plomb que fait peser sur les femmes un patriarcat obtus qui les prive du choix de leur vie et leur impose un mariage dont elles ne veulent pas. Bien sûr, un tel sujet est grave et important. Il a toute sa place au cinéma. Mais "Mustang" l’avait traité avec plus de force et plus de grâce.
il est étonnant désormais, que si vous voulez réfléchir au cinéma, observer le monde, et sa psychologie, il faille voir des films iraniens ou turques, comme si eux seuls étaient ancrés dans la réalité du monde….Ce film construit comme un film choral, nous montre un univers d’hommes au début, pour finaliser avec une femme, son histoire, ses sentiments ( parfois trop expressifs, crise de larmes qui n’en finit pas) une femme immensément belle (Miray Damer) qui seule semble souffrir donc en mesure de changer le monde…..Il y a des grands moments de cinéma ( ceux des confessions surtout ) et un souci de psychologie donc qui vont forcément exercer une attraction sur le spectateur ( c’est une vertu du cinéma turque, comme de ses grands romanciers) On est happé, confronté à soi même,aux autres, on est forcé à réfléchir, à devenir humain, ce qui est de plus en plus rare dans notre société…...Bref ce cinéma a une grande vertu, et même si formellement il n’est pas convaincant ( manque de musique, de paysages Istanbul est une si belle ville), le film mérite toute notre attention. Je conseille vraiment….
film tres bien joue et intéressant qui traite de l'oppression des femmes par les hommes dans la Turquie actuelle mais, on se perd dans l’histoire où le reve et la réalité s'emmêlent. Ou j'ai rien compris, ce qu'on ne peut pas exclure
Ce trés long métrage séduit autant qu'il peut lasser de par l'étirement des dialogues et de certaines scénes. Il reste une fine et triste analyse du patriarcat turc, brillamment jouée.
Ce film turc relate le destin de la vie amoureuse d’une jeune fille qui fait face au patriarcat familial lui imposant un fiancé. Dans ce film au scénario simple et bien élaboré, le réalisateur nous permet de découvrir la manière de vivre en Turquie où le pouvoir masculin est très prégnant. L’évolution de cette histoire est intéressante à suivre et est très bien filmée et interprétée avec un dénouement surprenant et émouvant. La longueur du film n’est pas trop handicapante à part quelques séquences qui auraient pu être raccourcies..
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au cinéma Balzac à PARIS le 16/03/2026
Trop long et marqué par des bruits ambiants omniprésents, ce film peine à captiver. L’absence de rythme et d’émotion rend l’expérience monotone et difficile à apprécier.
Ce qui frappe immédiatement, c’est la densité de l’écriture. Les personnages parlent beaucoup, pensent beaucoup, philosophent énormément. À certains moments, on a l’impression que Dostoeïvski a ouvert un salon de thé à Istanbul. Mais le film assume totalement cette lourdeur existentielle : ici, les dialogues ne servent pas seulement à faire avancer l’intrigue, ils servent à disséquer les rapports de pouvoir, la solitude et le désir d’émancipation.
Drame en provenance de Turquie. A travers le portrait d'une jeune femme victime d'une société patriarcale ou le mariage arrangé est la norme, "Hayat " ( la vie ), s'inscrit dans les traces laissées par la filmographie du très talentueux Nuri Bilge Ceylan.
" Hayat " n' atteint toutefois pas le même niveau de maîtrise dans la description psychologique de ses personnages que chez Ceylan, mais on a néanmoins affaire à de la très belle ouvrage !
Les pirouettes scénaristiques ( est on dans un rêve - ou dans un cauchemar plutôt ? ) sont elles un moyen d'éviter les ennuis avec le régime, la censure ? Quoiqu'il en soit, c'est une vraie réussite.
On notera la présence parmi la distribution de l'acteur vedette de " Le poirier sauvage " de Ceylan dans un second rôle.
Excellent film d'une intensité rare , pas 1 mn l'on s'ennuie durant les 02H40 , intelligent et magnifiquement filmé qui tourne autour de l'indépendance de la Femme et en ce sens la fin n'en reste pas moins surprenante !
le combat d'une femme en Iran pour échapper à un mariage forcé. traitées avec beaucoup de,, 'ambiguïté à tel point qu'il est difficile de cerner les véritables enjeux. La fin pouvant être interprétée de différents points de vue