Journal intime du Liban
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Sarah Choueifati
Sarah Choueifati

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2,5
Publiée le 16 janvier 2026
Documentaire partisan mais nécessaire. Quelques longueurs, des ébauches d’idées. Belles images des différents Beyrouths
Le cerveau un peu en vrac face à ce que je viens de voir
FranBru
FranBru

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2025
Le Liban à travers 3 personnes, un homme de la génération de ceux qui ont fait la guerre civile, un femme candidate à la députation et une artiste manifestante filmés entre 2018 et 2021. Le film qui n'est pas un cours d'histoire tres pedagogique donne envie d'en savoir plus sur le Liban. Le fil du propos est emmêlé comme celui des réseau électriques sauvages entre les immeubles
Yves G.

1 875 abonnés 4 105 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2025
Myriam El Hajj a filmé le Liban pendant quatre ans, de 2018 à 2022. Entre ces deux dates un événement traumatisant : l’explosion le 4 août 2020 de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium sur le port de Beyrouth, témoignage à la fois de l’incurie et de la corruption des autorités libanaises. Elle a mis ses pas dans ceux de trois personnages : Joumana, une militante, candidate malheureuse à la députation, Perla Joe, chanteuse et activiste, et Georges, un ex-milicien unijambiste.

La situation du Liban est déchirante. Depuis cinquante ans maintenant ce pays, qui fut la Suisse du Proche-Orient, est plongé dans une guerre civile qui n’en finit pas. Victime du clientélisme et du clanisme, il est devenu l’apanage de quelques grandes familles maronites, druzes et chiites qui l’exploitent sans considération pour l’intérêt général.

L’an passé, un documentaire, excellent, "Danser sur un volcan", présentait l’état de déréliction dans lequel le Liban était englouti. Ce Journal intime, aussi bien intentionné soit-il, n’apporte rien de plus. L’idée de suivre trois personnages était bonne ; mais leur choix est boiteux. Les engagements de Joumana et de Perla Joe sont trop proches pour ne pas se ressembler. Quant à Georges, on nous en dit trop ou trop peu sur son passé, couvert d’un voile de mystère : faisait-il partie des phalangistes ? quels crimes a-t-il commis ? comment a-t-il perdu sa jambe ?
Patricia Franchini
Patricia Franchini

60 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2025
Je ne connaissais pas précisément l'histoire du Liban, ce film m'a aidée à comprendre les différentes générations de Libanais, ceux qui combattent leurs fantômes et celles qui luttent pour la liberté. Les portraits de femmes sont bouleversants, on n'a qu'une envie : s'envoler pour Beyrouth leur exprimer toute notre admiration !
Direct-actu.fr

402 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2025
Dans Journal intime du Liban, Myriam el Hajj capte l’âme d’un pays meurtri, entre mémoire et révolte. En suivant Georges, vétéran marqué par la guerre, Joumana, militante courageuse, et Perla Joe, artiste insurgée, la réalisatrice tisse une fresque humaine d’une rare intensité. Du chaos politique aux élans de résistance, son film saisit la beauté d’un peuple qui refuse de s’effondrer. Entre 2018 et 2021, Myriam el Hajj filme l’intime au cœur de la tempête, et signe un documentaire profondément nécessaire, où chaque plan devient acte d’amour et de survie.
Philippe I.
Philippe I.

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2025
Excellent documentaire qui nous plonge dans un Liban plein d'espoirs et de drames. Vu au Figuier Blanc d'Argenteuil lors d'un ciné-rencontre en présence de la réalisatrice.
Matteo Choueiri
Matteo Choueiri

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 septembre 2025
Il y a d'innombrables problèmes dans ce film, à commencer par trois devant la caméra et un derrière - et ce dernier regard est difficilement pardonnable. D'abord il est la preuve que le format tristement répétitif du suivi hasardeux de personnages, qui était une grande réussite dans des films précédents (le Beirut Diaries de Mai Masri était superbe en 2006) s'essoufle à force, d'autant qu'il y a 3 ou 4 autres films sur ce même format sur 2019 qui sont déjà en circulation aussi. Mais ensuite il y a un non-choix de personnages dès le départ dans ce film qui est criminel tant il déforme les réalités sociales et historiques du Liban pour se fondre dans des clichés moelleux à la place, déjà bien installés : personne ne représente personne dans ce film où les porte-paroles autoproclamés se trouvent filmés comme s'ils représentaient quelque chose de la société libanaise, et n'en reviennent probablement pas qu'on leur donne cette chance de déblatérer comme s'ils avaient quelque chose à dire.

Alors que certains (comme Ghassan Salhab dans son dernier film) on eut le chic de montrer leur incompréhension distante avec le mouvement de 2019, ce film fait semblant de l'avoir compris. Et tandis que Mai Masri avait le chic de filmer des anonymes représentatifs, Myriam el Hajj filme exactement les mêmes personnes que tous les journalistes sont allés voir et qui n'attendaient que ça : la complaisance est évidente avec l'ancien milicien qui construit sa légende probablement fausse face caméra en toute impunité, elle est tout aussi problématique avec Perla Joe, fausse leader autoproclamée qui se vautre dans ses contradictions - au point qu'on se demande parfois si la caméra n'est pas à double fond à force de montrer le classisme ahurissant de ce personnage assorti d'une capacité à s'approprier sans vergogne les traumatismes d'une explosion du 4 août qu'elle n'a - heureusement pour elle - pas vécu. Joumana H. n'est par contre pas plus ridicule que d'habitude, rien à signaler. L'impossibilité de filmer et comprendre ce qu'a été le mouvement de 2019 est à peine sauvée par les séquences destructrices pour les personnages, laissés libres parfois de dérouler leurs graves contradictions face caméra, sans avoir l'air de s'en rendre compte. Pas plus que la réalisatrice n'a l'air de se rendre compte de ce qui se passe, tant tout est filmé comme un document, au cas où, sans intention esthétique (la laideur des plans est fatiguante à force), qui dédouane d'avoir à faire un choix esthétique et politique en retour.

Conçu pour correspondre aux attentes d'un public étranger qui se voit ainsi conforté sur tous les clichés préalables qu'il pouvait avoir du Liban et sort heureux, ce film est une perte de temps phénoménale et profondément énervante.
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