La Mélancolie
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41 critiques spectateurs

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LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2024
Complexe mais très émouvant, le film de KATO se pose comme un poétique témoignage sur le deuil et le secret, peut être un peu trop dans la retenue pour réussir à réellement impacter le spectateur correctement
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2024
Le film parle du couple autant que du deuil, des silences et de la difficulté à choisir. L’héroïne porte toutes ces incertitudes et ces douleurs avec une sobriété et une pudeur que l’on projette habituellement sur la culture nippone. Le film est donc presque l’épure de ce que j’imagine du Japon. La réalisation est subtile, le rythme lent mais jamais ennuyeux tant il permet de capter les moindres changements sur un visage ou dans un corps. Filmé dans des décors nus et froid, le scénario explore la confusion de l’héroïne avec finesse et empathie. Les dialogues sont ciselés. Un grand film sur la mélancolie…
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2024
Très bon film intimiste sur la force des sentiments, c'est lent, c'est silencieux, une interprétation puissante sur ce que l'on ne peut exprimer et qui fait souffrir, que seul soi même ressent et qui anéanti tout autour de soi
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 septembre 2024
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         Il y a eu Kurozawa, il y a eu Ozu. Les jeunes japonais actuels semblent suivre beaucoup plus la ligne Ozu que la ligne Kurozawa. Hélas! n'est pas Mizoguchi qui veut, car le premier (ou plutôt second) film de Takuya Katô est un insupportable pensum -utile en tant que somnifère, peut être? En tous cas, il nous laisse à penser que la vie sentimentale des Japonais est des plus lugubre...
       Watako (Mugi Kadowaki) a épousé Fuminori (Kentaro Tamura), lui même divorcé et père d'un petit garçon. La belle-mère est envahissante. Le couple n'est pas situé socialement, mais ils ont un bel appartement, et Watako qui ne travaille pas conduit une grosse voiture. Ils font donc partie des heureux de ce monde. Ils ont été de joyeux amants... spoiler: mais maintenant leur couple ne tient que par des rustines.
On a l'impression qu'ils n'ont rien à se dire...
     Et Watako a un amant, Kimura (Shôta Sometani), lui même marié. On se demande bien pourquoi avoir choisi cet acteur qui est censé avoir, dans les trente-cinq ans, et qui a une tête d'ado..... Est ce voulu? Avec son amant, elle se sent si libre, libre comme lorsqu'elle était jeune, lorsqu'elle était amoureuse de Fuminori.   spoiler: En revenant d'un WE en "glamping" (dormir sous les étoiles, quelle différence avec l'appartement conjugal, cocon certes, mais cocon quand même.... ) Kimura se fait écraser sous ses yeux... elle appelle les secours mais raccroche. Quelqu'un d'autre le fera. Elle s'en va.

     Et quand le lendemain sa grande amie Eri (Haru Kuroki) lui apprend sa mort, elle ne réagit pas plus, mais son comportement semble de plus en plus erratique, elle ne rentre pas chez elle mais oublie d'en prévenir Fuminori, etc...
     Et je me demande ce que le cinéaste a voulu dire: montrer une civilisation où le code de bonne conduite étouffe toute expression personnelle? Où la réserve, la dissimulation des sentiments conduit à des situations de blocage psychologique et social terrifiantes? J'imagine que c'était son but: la dénonciation d'un code social. Mais c'est raté!! Parce que c'est trop lent, trop plat. Ce qui en reste? C'est la beauté de Mugi Kadowaki, ce visage fermé, inexpressif? Lourd de choses tues...  Mais voilà: il y a dans son comportement quelque chose de trop égoïste, de trop enfant gâtée pour que l'on arrive vraiment à s'attacher à elle...

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Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2024
Film trop en retenue qui n'incite pas à appréhender le personnage principal et ses interrogations personnelles. La mise en scène est très soignée.
Eleni
Eleni

19 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2024
Belle description sensible de ce sentiment qui plane plus qu'il ne percute, aux effets diffus et envahissants. La mélancolie est portée par une actrice parfaite pour incarner ce romantisme un peu froid et lancinant. Distante et présente, indifférente et émouvante, on avait déjà pu l'apprécier dans "Aristocrats". L'ambiguïté qu'elle porte, dans une grande retenue, permet de pénétrer la complexité des sentiments, mais aussi les contrastes de la société nippone.
La réalisation est très sobre. Peu de dialogues, peu de musique, pas d'explications ni démonstrations. Il faut prendre son temps pour déguster ce film court et dense à la fois.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2024
Malheureuse dans son couple, Watako a un amant. Elle réussit à ménager avec lui quelques parenthèses privilégiées jusqu’à sa mort brutale quasiment sous ses yeux. Le chagrin de Watako est d’autant plus poignant qu’elle est dans l’obligation de l’étouffer.

Le jeune réalisateur Takuya Katô utilise le triangle amoureux mari-femme-amant d’une façon étonnante. Ce triangle a été usé jusqu’à la trame au cinéma ou au théâtre, sous le mode du drame ("Jules et Jim"), de la comédie ("Vicky Cristina Barcelona") voire du polar ("Liaison fatale"). Il en donne une image, à ma connaissance, jamais vue en faisant disparaître l’amant et en interdisant à la femme d’en porter le deuil, sauf à révéler son adultère.

Ce deuil confisqué est le sujet du film. Un sujet d’autant plus intéressant qu’il est inédit. Il plonge son héroïne dans un état qu’on pensait démodé : la mélancolie. Se combinent ainsi deux exotismes : celui du lieu, le Japon, où le film est tourné et celui d’une époque révolue à laquelle on associe spontanément la mélancolie : les années trente et les personnages désespérés des romans de Drieu la Rochelle.

Ainsi présenté, le programme est alléchant. Hélas le résultat déçoit ces espérances excessives. "La Mélancolie" est un film minimaliste et qui se revendique tel, jusqu’à son refus obstiné jusqu’au tout dernier plan de tout accompagnement musical. Le silence dans lequel il nous plonge est déroutant. Le cinéma contemporain ne nous y avait pas habitués.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 août 2024
un petit film intimiste, très doux, sur la vie monotone d’un couple, peu de personnages, peu de plans séquences, sauf le dernier, peu d’action, peu de musique, le moins que l’on puisse dire c’est que la sobriété domine, (on peu penser de loin à Bergman)… c’est donc plus que doux, cela manque à mon avis de caractère, la culture japonaise semble si lisse dans ce film...Heureusement, cela ne dure que 80 minutes…..Je n’ai pas vraiment voyagé….Je ne conseille pas si vous ne parlez pas japonais ( c’est à la mode)
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2024
Watako est mariée, mais elle a un amant…Sourires, escapades amoureuses, ces deux-là cultivent une discrétion toute nipponne…et puis à la sortie d’une escapade dans un « clamping » , camping de luxe en vogue au Japon, Kimura, son amant, est renversé par une voiture et meurt presque sous ses yeux, sans qu’elle-même fasse quelque chose…renonce à appeler les secours, laissant ce soin aux autres passants…De ce rien, tout découle, condamnée au secret, seule même en présence des autres, Watako tente de maintenir le passé à distance…filmé en mille nuances de gris, dans une ambiance ouatée, projeté en format carré, avec une absence presque totale de musique, ce second long-métrage minimaliste du jeune réalisateur Takuya Katô dit la désagrégation des liens, le poison du souvenir et l’invincible chagrin…Face au deuil et à l’immobilisme, Watako doit agir…Au cœur de l’obscurité, elle secoue les voiles de sa tristesse…C’est finalement d’un inconnu, lui-même coupable et victime de son silence, qui percevra ce que Watako traverse, l’amenant à affronter ses vérités intérieures pour ne plus agir au détriments des autres ni d’elle-même « Tout bonheur en ce monde vient de l’ouverture aux autres ; toute souffrance vient de l’enfermement en soi-même » C’est filmé avec une infinie délicatesse, et réalisé avec une élégance sophistiquée, au risque de la froideur…Cette froideur peut rebuter le spectateur… Dommage qu'à force de tout mettre à distance, cette mélancolie finisse par manquer cruellement d'émotion. Il faut avoir conscience des codes japonais et du degré de retenue émotionnelle de la société nippone pour appréhender ce mélo extrêmement sensible et pudique,
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juillet 2025
Après la disparition soudaine de son amant, une femme remet en cause ses choix et son propre couple dans ce drame japonais contemplatif à l’excès dont la posture confine à l’austérité malgré une qualité d’écriture et d’interprétation indéniable tant les acteurs profitent d’une caractérisation subtile de leurs personnages.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2024
Très intéressant film de Takuya Katô qu'il a magnifiquement écrit à travers ce portrait bouleversant de Femme qui est un modèle de pudeur et de rectitude ce qui est très certainement dû à la Culture Japonaise qui est très différente de nous autres Européens ! Ici pas de cris où si peu tout étant dans la retenu !
La comédienne Mugi Kadowaki interprète formidablement ce rôle !
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2024
Il y a beaucoup de froideur dans "La mélancolie" et quelques spectateurs pourraient s'y sentir mal à l'aise. Pourtant, pour son premier long métrage, Takuya Kato est parvenu à réaliser un film tout en nuances qui, sous couvert de montrer les sentiments d'une jeune épouse perturbée par la mort brutale de son amant, aborde en fait la difficulté pour les Japonais à exprimer leurs sentiments dans une société régie par des codes sociaux brutaux.
C'est un film lent, peu loquace. La caméra se pose sur les visages afin de saisir les émotions et ce qui ne peut être dit. Mais cela crée une atmosphère totalement adaptée au sujet. Intéressant.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2024
Au Japon, une jeune femme mariée, trompée et infidèle perd son amant de façon accidentelle à l'occasion d'un rendez-vous amoureux.

Le problème de " la mélancolie" repose sur un scénario presque vide une fois le sujet posé.

C'est sans doute pourquoi le procédé qui consiste à donner peu à peu de vagues éléments de l'histoire ne fonctionne pas, ici, à l'écran.

Les scènes sont pour la plupart animées de dialogues trop superficiels qui ne parviennent pas à traduire les sentiments et le monde intérieur du personnage principal.

Au premier regard le scénario semble être essentiellement une réflexion sur un deuil impossible. Il est aussi ( c'est mon hypothèse) une interrogation sur l'adultère

Une des dernières scènes ( elle n'est pas placée, selon moi, à cet endroit par hasard) entre l'épouse et le mari, en est le témoin et éclaire le propos.

L'adultère et l'enchaînement dramatique qu'il produit ( le deuil impossible) ne sont finalement que les révélateurs de l'échec de ce couple.

Malheureusement, " la mélancolie" ne se montre pas ( selon moi) à la hauteur du sujet qu'il se propose de traiter.

Il reste la direction artistique, soignée, mais au final ( de mon point de vue) malgré un thème intéressant, le compte n' y est pas. Décevant.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 055 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2024
Un film court et avec un rythme diffus, je peux le décrire comme un haïku, ce sont des poèmes court et intense et vont principalement à l essentiel.
Le film de kato qui est un metteur en scène de théâtre, s essaye au cinéma avec la mélancolie qui met en scène l emoi de cette jeune femme mariée mais malheureuse qui cherche auprès de son amant cette insouciance qui manque à son couple, mais brutalement cet amant meurt, renversé par une voiture et cet événement en plus d etre choquant va lui permettre d avancer dans cette vie d ennui et de mélancolie.
Un film exigeant mais émouvant et beau et des images du paysage japonais extraordinaire.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2024
Que faire quand on est marié et que subitement on a le sentiment d'avoir rencontré son âme soeur? Les escapades du weekend et les arrangements du "jeudi" rendent la vie maritale de façade supportable, en tout cas pour la jeune femme. Mais tout va s'écrouler quand, confrontée aux réalités quotidiennes, le deuil et la culpabilité vont s'inviter dans sa vie....
Le film est donc un long cheminement tourmenté vers une fin qui paraît inévitable.
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