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3,0
Publiée le 5 mars 2026
« On ne dit pas non à ces gens-là. » Dans un contexte de bétonisation de la Corse, Joseph est l'un des derniers bergers dont les terres n'ont pas encore été rachetées. Il continue sa vie jusqu'au jour où il reçoit une visite qui va tout changer... "Le Mohican" n'est pas qu'une simple traque, c'est un regard sur la situation en Corse avec donc la bétonisation à l'origine de conflits d'intérêt, de règlements de compte et de la perte de ce qui rendait l'Île de Beauté authentique avec une manière de vivre qui disparaît peu à peu. Une situation suivie également sur les réseaux sociaux qui deviennent un outil de résistance. Frédéric Farrucci couvre beaucoup de choses, ce qui permet de casser la linéarité de cette traque souvent haletante et engageante. "Le Mohican" est un solide film que j'aurais encore mieux noté si la qualité n'avait pas autant baissé lors de la dernière partie.
Préambule : bien que j'ai visionné "Le Mohican" sur une plateforme VOD tout à fait respectable, aucun sous-titre n'était proposé. C'est problématique quand un bon tiers des dialogues est en corse ! Je précise donc qu'il est possible que je sois passé à côté d'une partie de l'intrigue, mais je pense avoir capté l'essentiel. Grâce au jeu des acteurs, au contexte... et à ma maîtrise relative de l'italien (merci le cinéma bis transalpin !). On suit donc l'histoire de Joseph, le dernier berger corse du littoral. Bougon et solitaire, son monde vacille quand un mafieux local lui "offre" de racheter son terrain. Joseph s'obstine à refuser à ces gens à qui on ne refuse rien, élimine l'un des mafieux, et se retrouve en cavale dans le maquis. Je pensais avoir à faire à une sorte de survival, ou de thriller, mais pas vraiment. Il y a quelques fusillades et poursuites, mais elles sont rares. Tandis que l'on ne se centre pas tant que cela sur Joseph (Alexis Manenti, impliqué). A travers son film, Frédéric Farrucci semble plus intéressé par le lien entre la population corse et la mafia. Beaucoup laissent faire, certains en profitent, et quelques uns hausse la voix. L'incident de Joseph mettre le feu aux poudre, l'ère des réseaux sociaux et des mèmes aidant. Ca ne parait honnêtement pas toujours réaliste, mais c'est un traitement intéressant du sujet. Sur la forme, c'est plutôt réussi. Entre les jolis paysages corses, les quelques poursuites bien fichues, la pression que mettent les mafieux corses. Et la peinture de ce berger, résistant malgré lui. Je reprocherai une caractérisation assez faible des gangsters, dont on ne saura pas grand chose (je reste perplexe devant l'utilité de certaines personnages). Ou des pans d'intrigues pas forcément bouclés, dont le final qui ne résout en fait pas grand chose, si ce n'est de montrer que le combat contre la mafia est de longue haleine.
Petit film très agréable à regarder. Court mais épuré d'inutilités, il réussit à nous scotcher par son histoire criminelle qui ne tire aucune grosse ficelle, ce qui le rend d'autant plus troublant qu'il semble d'un réalisme affolant.
Vu en avant première à Ajaccio avec équipe du film. Et je dois dire que ce film nous tient bien en haleine et parle de sujet actuel et qui tient à cœur à nos amis corses ! A voir !
Pour son deuxième long-métrage, sorti en 2024, Frédéric Farrucci s’intéresse à un sujet identitaire, la disparition des exploitations agricoles sur le littoral corse en raison de la spéculation foncière. Le scénario développe une intrigue policière basée sur la lutte singulière entre un berger solitaire (Alexis Manenti) et des membres de la mafia locale. Même si l’on savoure l’approche documentée des codes culturels des habitants de l’île de Beauté, on éprouve peu de frissons devant cette traque humaine téléphonée. Si le réalisateur dit s’être inspiré du genre western, seuls les décors naturels offrent un véritable caractère sauvage à ce thriller dans lequel les courses-poursuites s’effectuent le plus souvent à pied dans le maquis. Bref, une œuvre confrontant tradition et modernité sous un angle sincère mais ne procurant aucune étincelle.
A vu « Le mohican » film du réalisateur Frédéric Farrucci. Joseph (Alexis Manenti) est un des derniers bergers de la côte corse, il possède un troupeau de 120 chèvres mais son terrain à la vue imprenable sur la méditerranée est convoité pour un projet immobilier. Plus la pression se fait forte, plus Joseph résiste aux intimidations nombreuses et mafieuses. Joseph est intègre et compte bien le rester. Sa nièce, Vannina (Mara Taquin), via les réseaux sociaux va l’aider dans son combat et en fera une sorte de héros « Le Mohican ». Le film est presqu’entièrement tourné en langue corse ce qui fait une des ses nombreuses originalités. Le scénario superpose les milieux aussi différents que les bergers, la mafia et les touristes, des mondes parallèles se côtoyant à distance sauf quand l’appât du gain se fait trop grand. La photographie de Jeanne Lapoirie est superbe. Ce film de résistance et de traque n’a rien de particulièrement original mais son contexte géographique lui donne une densité particulière ainsi qu'une atmosphère tragique puissante, ce que transcende la mise en scène souple et discrète. Alexis Manenti est de tous les plans et le film repose sur son interprétation taiseuse et animale. Le scénario est soigné, toujours crédible tout en évitant tous les poncifs et caricatures. Après « Le royaume » de Julien Colonna (qui lui est supérieur) le cinéma corse devient de plus en plus visible avec bonheur.
Les Corses et la Corse. On nous propose une dénonciation des pratiques de la mafia insulaire, non pour son combat pour l’Indépendance, mais pour ses intérêts financiers (cf. projet immobilier de bétonisation du terrain du chevrier MANENTI). Le combat est inégal, mais les réseaux sociaux vont peut-être devenir la planche de salut. Le plaisir est de découvrir des vieux Corses à l’accent redoutable avec leurs vieilles pétoires… Va-t-il sauver sa peau : c’est le suspense du pitch… Un peu maigre quand même !
Film sympathique dans son aspect très social. Le côté policier à suspens est moins réussi. Les personnages sont bien décrits. Un brin d'espoir dans ce combat contre la spéculation dont on peut espérer qu'il soit justifié.
Le Mohican. La Corse présentée de nouveau avec son côté sombre, celui de la pieuvre omniprésente. Une île a la mentalité plus Italienne que Française finalement. Deux étoiles et demie.
c’est un thriller corse en V.O ( nombreux sous titrages attention)…..C’est plutôt intéressant à suivre dans de beaux paysages, pas de temps morts, avec ce qu’on pourrait nommer des voyous coursant un honnête berger...j’ai eu l’impression que les acteurs étaient amateurs, et j’ai beaucoup aimé le jeu des chèvres, sans ironie. Question scénario, c’est efficace et pas compliqué…..le message est clair, non à la corruption….Le film passe assez vite, je conseille sans insister…..C'est quand même un téléfilm.
Un thriller social prenant et tendu qui met en scène la cavale d'un berger corse refusant de céder ses terres à des promoteurs liés au milieu mafieux, interprété par un solide Alexis Manenti. 3,25
Une histoire corse avec tout ces ingredients explosif. De belles têtes d'acteur , une réalisation simple mais efficace. Pays superbe mais qui ne donne pas envie d'y habiter.
Une intéressante plongée au sein de l’ambiance mafieuse corse avec un scénario basique et une traque teintée de suspens. Ça joue plutôt pas mal dans l’ensemble mais étrangement on a parfois du mal à y croire, la faute peut être à certains textes récités ou aux accents exagérés, ou bien encore aux rebondissements tirés par les cheveux. Quoi qu’il en soit, Le Mohican dénonce sans vergogne la vie pas si simple de la population sur l’île de beauté et le fait est assez rare pour être noté. Ce n’est pas un grand film, ce n’est pas toujours palpitant non plus mais ça met en lumière officiellement ce que l’on savait déjà plus ou moins. À découvrir.
Cavale tendue et sombre au coeur des paysages corses, magnifiés par une sublime musique, presque fantômatique. Il manque le petit quelque chose pour en faire un grand film, mais c'est là un thriller rural captivant.
Avec "Le Royaume", "Le Mohican" est l’autre notable production cinématographique traitant de la Corse cette année. Pour son deuxième long-métrage, Frédéric Farrucci aborde la question de la spéculation immobilière à travers l’exemple d’un berger dont le terrain est convoité par des criminels. Menée tambour battant, la cavale de cet agriculteur devenu un héros pour la société et un pestiféré pour les mafieux est chargée d’une intense nervosité. Le cinéaste signe un bon western contemporain, crépusculaire et sans concession sur une société anciennement agro pastorale où désormais le profit est devenu roi. Alexis Manenti y est magistral.