L'héroïne de My Freedom, le concurrent letton à la course de l'Oscar du meilleur film étranger, est inspirée d'une des figures de la lutte pour l'Indépendance, dans un film situé entre 1988 et 1990. Un portrait dont ne sait s'il est fidèle à son modèle (disparue tragiquement en 1990, lors d'un séjour en Italie), du moins doit-il l'être sur le plan politique et peut-être que pas du tout sur le plan privé, avec un mari soupçonné d'être un agent du KGB. Quoi qu'il en soit, le film se distingue par son écriture claire, en une période très agitée, qui expose parfaitement la situation de la Lettonie, laquelle, avant de se libérer de l'URSS, ne comptait que 48% de Lettons dans sa population, le régime soviétique ayant incité, dans les années précédentes, de nombreux citoyens d'autres républiques à s'y installer. La leçon d'histoire a parfois des aspects très scolaires, dans un long-métrage dont la mise en scène n'a rien d'exceptionnel, mais intérêt est réel pour ceux que les pays Baltes ne laissent pas indifférents.