3223 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
341 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
122 critiques
3
131 critiques
2
48 critiques
1
14 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jmartine
202 abonnés
749 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 4 juin 2024
Le tableau volé de Pascal Bonitzer est une comédie élégante et savoureuse qui nous entraine dans le monde de l’art et des salles de vente…un milieu où la beauté esthétique des œuvres n’est que secondaire par rapport à leur valeur marchande... André Masson, commissaire-priseur dans la célèbre maison de ventes Scottie’s, reçoit un jour un courrier selon lequel une toile d’Egon Schiele aurait été découverte à Mulhouse chez un jeune ouvrier. Très sceptique, il se rend sur place et doit se rendre à l’évidence : le tableau est authentique, un chef-d'œuvre disparu depuis 1939, spolié par les nazis. André voit dans cet événement le sommet de sa carrière, mais c’est aussi le début d’un combat qui pourrait la mettre en péril. Heureusement, il va être aidé par son ex-épouse et collègue Bertina, et par sa fantasque stagiaire Aurore... Cette intrigue part d'une incroyable histoire inspirée de faits réels, celle d'un tableau qui avait totalement disparu pendant la Seconde guerre mondiale, et qui est retrouvé totalement par hasard dans le pavillon d’un jeune ouvrier chimiste de la banlieue de Mulhouse, qui est à mille lieux de savoir qu'il possède un tableau d'une valeur inestimable sous son toit ! Cette idée offre au scénariste et réalisateur Pascal Bonitzer un terrain de jeu pour imaginer une intrigue romanesque à souhait, construite comme un puzzle. Il s'agit d'une adaptation très libre de ce fait réel de départ, mais donc matière à une histoire laissant la part belle à des personnages croqués avec beaucoup de mordant et une intrigue située dans un milieu très cinégénique. Ce tableau sert de prétexte pour parler de milieux sociaux socialement hétérogènes qui en principe ne se rencontrent jamais et qui ici se rencontrent, s’apprivoisent, se jugent parfois... Le film repose sur un casting qui colle parfaitement à chacun des personnages qu’il devient difficile de détacher l'un, l'une ou l'autre, chaque personnage porte sa part de romanesque, de secret, de folie. On se contentera de dire que Léa Drucker est exceptionnelle, qu'Alex Lutz réussit l'exploit de rendre son personnage tout autant détestable qu'attachant, que Louise Chevillote est troublante en menteuse invétérée, et que Arcadi Radeff impressionne dans le rôle de Martin Keller, le jeune ouvrier qui a (re)découvert le tableau dans la maison achetée en viager… Un scénario bien ficelé sur un sujet inattendu, des dialogues savoureux, une mise en scène classique, mais efficace, et un beau casting font de ce film un moment à la fois instructif et divertissant.
Avec une tendre pudeur, l'intrigue rend en réalité hommage à ces anonymes qui par honnêteté et par hasard réparent des injustices ou participent à une réhabilitation. Aussi la figure candide d'Arcadi Radeff s'oppose-t-elle parfaitement à celle du spécialiste Alex Lutz dans un rapport divergent à l'argent et à la réussite. Déplorons par ailleurs le caractère inutilement insaisissable de la stagiaire. Hormis cela, le récit se contente de nous immiscer aux salles d'enchères à travers la découverte d'une toile victime des agissements nazis. Pas de réel suspense ni d'enjeux narratifs mais la volonté de mettre au jour une petite victoire, apparemment anodine, mais aux conséquences effectives pour les concernés. Faussement banal.
Pascal Bonitzer livre un film d'une subtilité et d'une puissance rare, avec une légèreté apparente. Il décrit avec précision le monde du marché de l'art, n'hésitant pas à dénoncer ses travers et son inhumanité, mais sans jamais forcer le trait.
Il s'attarde avant tout sur ses personnages, et leurs failles, leurs parcours cabossés... Sur leur milieu social, professionnel ou d'origine, que vient percuter cette découverte d'un tableau volé, au potentiel de vente exceptionnel. Il faut noter la virtuosité des dialogues, magnifiquement écrits, sans jamais sonner faux.
Et cette histoire de spoliation vient donner un supplément d'aura et de profondeur à ce film, avec ce tableau volé à des Juifs par les nazis...
Mais ce superbe scénario ne serait pas aussi éblouissant s'il n'était pas porté et incarné par des acteurs tous excellents, pour beaucoup attachants. Notamment Alex Lutz, Léa Drucker, Arcadi Radeff, Louise Chevillotte, Nora Hamzawi et Alain Chamfort. Je me dois de les citer tous les six, car chacune et chacun d'entre eux joue sa partition à merveille.
J'avais lu de bonnes critiques sur ce film avant de le voir, et j'ai quand même été surpris par sa finesse, son intelligence et son humanité. Un des meilleurs films français de ces dernières années.
Le thème est inhabituel et pas forcément très sexy à priori mais grâce à un scénario surpenant, des dialogues captivant et un beau casting, on se retrouve face à une belle surprise, à la fois touchante, divertissante et instructive.
L'histoire est rocambolesque mais vraie ! La comédie est drôle avec des dialogues bien aiguisés. On suit le cheminement d'une vente, de la découverte du tableau, à la vente aux enchères, en passant par la recherche d'héritiers. Le scénario s'essouffle un peu parfois, on se perd notamment avec l'histoire personnelle d'Aurore. Rien qui ne vienne gâcher le film. Sans être la comédie de l'année, Le tableau volé, partant d'une histoire vraie, nous offre un bon moment avec un casting et une interprétation sans fautes, avec une mention spéciale pour Arcadi Radeff !
très belle surprise pour un film que je n’avait pas forcément envie de voir. bon scénario bien tenu des acteurs très impliqués dans leurs rôles et une belle leçon de vie en commun autour de xe tableau. à conseiller fortement
Pascal Bonitzer à travers un film tout aussi instructif que divertissant croque le petit monde de l’art. Autour d’un tableau découvert chez elle par une famille modeste, deux mondes qui ne devaient jamais se rencontrer vont faire connaissance ; une famille ouvrière et les experts en œuvres d’art. Bonitzer a beaucoup d’aisance à filmer et à décrire les seconds que l’on sent plus proche de lui que les premiers qui peuvent donner lieu à quelques traitements caricaturaux. Mais son scénario se déploie sans accroc et avec une grande fluidité entre ces deux mondes ; même si quelques histoires font figures d’artifice. Le film se veut aussi souvent drôle ; le duo Louise Chevillote et Alex Lutz fonctionne à merveille et offre les plus belles scènes du film. Fan de ce dernier, il révèle son côté couteau suisse du cinéma français, un acteur et un comédien de très grand talent. La morale du film est somme toute aussi un peu simpliste (mais non appuyée et tout en subtilité) : les riches vont évoluer et beaucoup apprendre des pauvres sans qu’ils aient besoin de les mépriser au préalable. Preuve de l’intelligence du scénario. Académique, simple mais de bon goût… Un bon moment TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Belle distribution, écriture fine aux dialogues percutants, aux cynisme bien senti et de circonstance... Mais un manque (cruel) de sensibilité avec une moralité sous-jacente bien trop omniprésente. Difficile d'accrocher.
Très bien écrit, "Le tableau volé" est un film remarquable qui s'attache à dépeindre des milieux sociaux très variés et des personnages tout aussi divers. Parmi eux, l'expert soucieux de ses signes extérieurs de richesse et son assistante, menteuse invétérée qui cherche à combler une vie aussi vide que solitaire. La force du cinéaste et du récit est de réussir à humaniser ces individus particulièrement antipathiques, qui, malgré leurs différences, vont s'unir pour vaincre l'insupportable indifférence de leurs caractères. Bonitzer est sans doute moins doué lorsqu'il s'agit de décrire le milieu ouvrier du nord de l'Hexagone, où les jeunes sont caricaturaux, entre embrouilles et réconciliations inopinées, incapables de la moindre émotion devant une toile d'Egon Schiele.
Chouette film ! S’inspirant de l’histoire vraie du tableau « Les Tournesols » d’Egon Schiele – pas celui de Van Gogh ! –, Pascal Bonitzer réussit un très bon film, passionnant, vif et bien mené, sur le négoce de l’art… qui est du grand art en matière de mercantilisme et de cynisme. Quoi qu’ici l’histoire finit bien. Réalisation classique mais sans défaut, dialogues remarquables, interprétation de hhaut vol. Un film que l’on peut… adjuger à un bon prix !
On est plongé dans le monde des commissaires-priseurs avec ce tableau qu’on croyait perdu après la guerre et qui ressurgit dans une famille modeste qui l’a trouvé dans un bien immobilier racheté. Pas inintéressant, mais j’ai moyennement accroché, avec des acteurs que j’apprécie d’habitude peu, comme Alex Lutz. A voir néanmoins.
Un film passionnant par son intrigue dans le monde de l’art servis par d’excellents comédiens et des dialogues très justes, on s’y croirait. Un tableau ayant appartenu à un ancien collabo de manière illégitime qui refait surface et pour lequel il va falloir trouver une issue, pour ses légitimes propriétaires, pour actuel détenteur, pour la société qui veut le vendre Si on creuse, on se rend compte de quelques incohérences dans la construction du film mais on reste sur une histoire palpitante. À voir
Le meilleur Bonitzer depuis très longtemps. Débarrassé de certaines affèteries, même si toujours hors sol (mais il nous plonge là dans le monde d'en haut). Avec une dramaturgie tendue.
J’ai bien aimé l’univers, le ton avec d’excellentes lignes de dialogue et la modestie du personnage Martin sous les traits tout aussi humbles de l’acteur Arcadi Radeff. Pas de romance gnangnan, tout va à l’essentiel. Je m’interroge seulement sur le personnage d’Aurore (Louise Chevillotte), sa capacité à mentir avec aisance créée une sous-intrigue peu convaincante à mon goût.
Film très intéressant….nous plonge dans le milieu des commissaires priseurs….peu connu du commun des mortels….et cela à partir d’une histoire vraie. Traité avec beaucoup d’humour grâce surtout au duo Alex Lutz et Léa Drucker , actrice que j’apprécie beaucoup .