Le Tableau volé
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339 critiques spectateurs

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cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2024
L'intrigue principale sur le milieu des ventes aux enchères et les intrigues secondaires autour des histoires de chaque protagonistes s'assemblent et fonctionnent bien. Ce qui rend le film très plaisant à découvrir, avec son lot de surprises qui se dévoilent petit à petit. Le casting en finesse fait le reste et permet de passer un bon moment devant ce tableau volé.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2024
Le film de Pascal Bonitzer ne respire pas la modernité dans la forme, c’est sur. Il suffit de voir la bande annonce, l’affiche ou même le titre, tout est simple, académique, presque un peu daté. S’il a la bonne idée d’être court (1h30) et plutôt sans temps morts, on est quand même devant un film sans aucune aspérité. Pas de bande originale notable, pas de montage audacieux, d’effets de caméra originaux. Pascal Bonitzer efface totalement son travail derrière son sujet, et après tout pourquoi pas. Il y a parfois des réalisateurs qui « se regardent filmer », alors pourquoi pas un peu de simplicité et de modestie. C’est un peu pareil pour le casting, emmené par un Axel Lutz assez convainquant. De prime abord détestable, imbu de sa personne et cassant, spoiler: il finit par s’adoucir au fil des scènes
. Et je trouve qu’il est finalement assez crédible dans ce rôle de commissaire priseur. A ses côtés, on trouve Léa Drucker, qui me parait un tout petit peu sous-employée, et Nora Hamzaoui. Cette dernière, qui fait le trait d’union entre deux mondes, est assez fantasque pour susciter la sympathie tout en restant crédible. Et puis il y a Arcadi Radeff, dans le rôle du jeune Martin, écrasé et terrifié par ce tableau accroché aux murs dont il a hérité et qui découvre, effrayé, ses origines, et aussi le pouvoir destructeurs de l’argent colossal qu’il représente. Il aurait peut-être pu être écrit un peu autrement ce rôle. Non pas que son honnêteté paraissent peu crédible, pas du tout. Mais on regrette un peu qu’e le personnage le plus honnête du lot ne soit pas assez mis en valeur, tout bonnement. Le personnage le plus étrange reste la stagiaire Aurore, incarnée par Louise Chevillote. spoiler: Menteuse pathologique, cette jeune femme semble prendre une place démesurée dans le film. On comprend mal, même une fois le film terminé, pourquoi le scénario a pris autant de temps sur elle, ses états d’âmes, ses problèmes familiaux. C’est comme une histoire dans l’histoire qui prendrait un peu trop de place.
Le scénario est basé que le choc de deux mondes qui n’ont d’habitude aucune raison de se côtoyer. D’un côté, le monde les marchants d’arts, des ventes aux enchères, des millions, des rémunérations au pourcentage et des droits de succession. De l’autre côté, le monde ouvrier, des gens qui sont amis, jouent aux cartes, jouent aux jeux de la Française des Jeux, et grattent du Francis Cabrel sur leur guitare. La rencontre entre ces deux mondes, dont l’un est présenté comme le négatif de l’autre, est un choc pour le pauvre Martin. Lui est honnête, aime sa mère et ses amis, aime sa vie et son travail et il se retrouve propriétaire d’un tableau volé par les nazis, spoiler: qui vaut 10 à 12 millions d’euros
et qui vient faire entrer dans sa vie l’argent, mais aussi la convoitise, le double jeu, la trahison et les magouilles. Ce désarroi qui est le sien, et qui parfaitement compréhensible ,il est assez bien rendu je trouve, par exemple spoiler: dans le fait qu’il laisse croire à ses amis qu’il est estimé à 12 000 € et non à 12 millions, pour espérer mieux gérer la situation.
De l’autre côté, le monde des marchants d’arts est montré sans aucune complaisance. C’est objectivement un monde que 99% d’entre-nous ne connaissent pas, et qui une fois le film terminé, n’a pas été présenté sous un jour très favorable. Entre les deux, il y a le personnage de Maitre Egerman, commissaire priseur mais dans la région de Mulhouse, elle a la fraicheur de la province, sa spontanéité, et en même temps c’est elle qui fait ce qu’il faut pour que Martin ne soit pas oublié au passage. Vrai trait d’union entre les deux mondes, trait d’union indispensable pour les deux partis, je me demande si son rôle n’est pas au final plus important que celui de Léa Drucker. « Le Tableau Volé », film sans prétention mais soigné et instructif, vaut essentiellement pour le coup de projecteur sur un monde presque inconnu, mais aussi pour la mise en avant de l’honnêteté. Par le personnage de Martin, c’est toute l’honnêteté des gens simples qui est mise à l’honneur. D’aucun pourrait trouver cela naïf, moi je trouve cela assez rafraichissant.
Alinéa Ellelle
Alinéa Ellelle

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2024
Scénario intéressant. Alex Lutz et Léa Drucker sont parfaits dans ces rôles à l'humour qui pique un peu. J'ai passé un bon moment.
IndianRunner
IndianRunner

18 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2024
Une comédie-dramatique bien trousée, qui s'attaque à la question de l'existence sociale de ses personnages. Au-delà de l'intrigue sur la vente/restitution d'un tableau de grande valeur retrouvé dans une maison, Bonitzer questionne l'appartenance de classe et les rapports de classe. Il questionne l'identité, la réussite, le rapport qu'on a à soi-même et autres. C'est bien troussé et enlevé.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2024
Très bien écrit, "Le tableau volé" est un film remarquable qui s'attache à dépeindre des milieux sociaux très variés et des personnages tout aussi divers. Parmi eux, l'expert soucieux de ses signes extérieurs de richesse et son assistante, menteuse invétérée qui cherche à combler une vie aussi vide que solitaire. La force du cinéaste et du récit est de réussir à humaniser ces individus particulièrement antipathiques, qui, malgré leurs différences, vont s'unir pour vaincre l'insupportable indifférence de leurs caractères.
Bonitzer est sans doute moins doué lorsqu'il s'agit de décrire le milieu ouvrier du nord de l'Hexagone, où les jeunes sont caricaturaux, entre embrouilles et réconciliations inopinées, incapables de la moindre émotion devant une toile d'Egon Schiele.
21 Studio
21 Studio

33 abonnés 129 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2024
Film vu en avant-première en présence du réalisateur, Pascal Bonitzer ;
Pascal Bonitzer, célèbre critique puis réalisateur, nous projette ici l'étude d'un milieu, trop peu souvent étudié, des commissaires-priseurs, mais également celui de l'art plus généralement. Ce monde nous est décortiqué par l'intermédiaire d'une histoire vraie, une spoliation d'œuvre d'Egon Schiele par les Nazis, retrouvé à Mulhouse des années plus tard. Tirée d'un fait divers, Bonitzer jongle parfaitement entre le suivi réaliste de l'histoire, donnant du fond et le coté fictionnelle pour donner de la forme, mais aussi dénoncer ce milieu empli de mensonge. L’ambiance est constamment palpable et stressante sur l’acquisition de ce tableau jusqu’à en devenir étouffante parfois. Le malheur des personnes ressort de toutes les façons, les travers de ce milieu angoissant. Alex Lutz est remarquable tout comme Arcadi Radeff, qui avec son personnage, est le point d'orgue de cette œuvre, clairement le rôle et l'interprétation la plus notoire de ce métrage. Cependant, le film est assez lent, ne montrant pas toujours l’essentiel et l’on a parfois du mal à bien rentrer dans le film
didier poignant
didier poignant

15 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2024
Un film excellent !
Traitement avec beaucoup de simplicité et vérités dans un monde actuel où le fric-roi et la réussite sociale à tout prix ; un film enfin sous un nouvel angle .
Les acteurs sont justes et jusqu’au bout on est au coeur de l’histoire . Dans ce monde de violences gratuites et de fake , cela fait du bien !
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2024
A travers la découverte fortuite d'un tableau de E.Schiele ( peintre autrichien Dcd en 1918 de maladie à 28 ans) par un ouvrier, Bonitzer propose une réflexion sur le détournement de l'art par la société marchande, la spoliation des juifs pendant la seconde guerre mondiale, l'aliénation au travail, le règne des apparences et le mensonge comme tentative de fuir un parcours existentiel insatisfaisant. Mais pas seulement ( selon moi), comme on le verra plus loin.


On suit avec intérêt ce " tableau volé" dont la distribution est largement dominée par Alex Lutz, même si la mise en scène est un peu trop convenue.

A y regarder de plus près " le tableau volé" est pourtant plus profond qu'il n'en a l'air. Sans doute est il une proposition de réconciliation générale afin de trouver la paix, avec les autres et par conséquent avec soi-même.

Le personnage de la personne âgée du tout début, bourgeoise riche mais au caractère toxique, malveillant, épouvantable ( sa cécité nous éclaire de façon symbolique sur son "aveuglement" à l'égard de sa compréhension des rapports humains) constitue l'antithèse des scènes de réconciliations finales. Le commencement du film éclaire le sens de sa fin.

" Le tableau volé" constitue une sorte de foi en l'humanité qui permet aux miracles de se produire. Hommage aussi au potentiel rôle réconciliateur de l'art.
Mallie Dominique
Mallie Dominique

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2024
Si on ne savait pas que l'histoire à l'origine du scénario est réelle, on trouverait ce film cousu de fil blanc voire caricatural. J'ai vécu ce film avec l'impression d'être le témoin d'une pluralité de vols. Celui à l'origine de la disparition du tableau évidemment mais aussi, celui de toutes les tentations qui vont tourner autour de sa réapparition. Quête d'identité de ce tableau pourtant formellement identifié mais aussi quête d'identité pour la plupart des personnages que l'on croise ici dans une recherche personnelle, un carrefour de leur vie, une volonté de reconnaissance.
Il me semble que c'est là l'essentiel du film où qu'on regarde, cette volonté d'être reconnu de chacun dans son milieu professionnel mais aussi dans sa vie d'être humain, dans sa vie sociale, affective au sens large (amoureuse et amicale).
comme en écho au tableau dont on suit la trace.
Cela donne un film qui part donc un peu dans tous les sens dans de multiples récits secondaires mais qui se laisse voir avec plaisir néanmoins.
Simon's 53
Simon's 53

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2024
C’est un bon film,l’histoire est originale,les acteurs principaux sont tous parfaits dans leur rôles,des bons dialogues aussi!moi,qui était sceptique avant d’aller le voir au cinéma au vue de la bande annonce,j’ai été agréablement surpris et j’ai vraiment apprécié !
Alain
Alain

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2024
Un entrée très intéressant dans un milieu bien peu connu de l'intérieur, avec adresse, et getillesse malgré la violence des requins du milieu
ebp
ebp

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2024
Très déçue par ce film, qui est bien interprété mais qui manque de rythme, bourré de bons sentiments et assez faible au scénario. Des séquences qui tombent comme un cheveu sur la soupe, des conflits de personnages obscurs.
Et tout le monde ou presque prononce "Chil" le nom du peintre, je pense que quand on bosse dans le monde de l'art, on sait qu'on prononce "Schieleu".
Kilauea
Kilauea

25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2024
La découverte d'un tableau "Egon Schiele" spolié au collectionneur juif Karl Grunwald par les nazis nous fait entrer dans l'univers des salles de ventes. Un pourcentage de la vente sera reversé à ce modeste ouvrier dont l'œuvre fut trouvé dans son modeste appartement.
B_dureault
B_dureault

3 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2024
Le sujet des spoliations est mis en valeur par les histoires annexes de personnages très touchants de part leur humanité. À voir !
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2024
J'ai vu un film qui...est inspiré d'une histoire vraie, Le Tableau Volé de Pascal Bonitzer plonge dans le monde des salles de vente aux enchères, un microcosme fascinant où l'art n'est qu'un prétexte à des jeux de pouvoir et à des manigances financières. Au début des années 2000, un spécialiste d'art moderne d'une grande maison de vente internationale découvre un tableau d'Egon Schiele dans le pavillon d'un jeune ouvrier chimiste de la banlieue de Mulhouse. Cette œuvre, d'une grande valeur, se révèle être un tableau spolié par les nazis.

Si le film est porté par un Alex Lutz impeccable en commissaire-priseur ambigu et manipulateur (Bon, il faut dire qu'il a une sacrée côte d'amour auprès de moi...), et que Léa Drucker lui donne la réplique avec brio (un regard ému et gourmand...), l'intrigue peine à captiver. L'histoire, adaptée du récit d'un tableau spolié retrouvé à Mulhouse, se déroule à un rythme lent et manque parfois de souffle.

On aime se laisser porter par la finesse et l'humour du scénario, mais on a du mal à s'attacher aux personnages, dont les motivations restent parfois floues. Le film oscille entre comédie et drame, sans jamais trancher vraiment, ce qui le rend, à mon avis, un peu bancal.

L'univers des salles de vente est dépeint avec précision, mais le regard porté sur ce milieu est souvent cynique, voire moqueur. On a l'impression d'assister à un spectacle de vanité et de superficialité, où l'art n'a plus aucune valeur réelle (Peut-être est-ce la cas ?).

Le Tableau Volé est un film intelligent et bien réalisé, mais il manque d'une véritable âme. On ne s'ennuie jamais, mais on n'est jamais vraiment transporté non plus. Un film agréable à regarder, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable.
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