De Pascal Bonitzer (2024). Un film en mode enquête policière autour d'un tableau volé ou plus tôt spolié et retrouvé en un endroit assez improbable . Tiré d'un fait authentique , l'intérêt du film réside dans la confrontation feutrée pleine de retenue entre deux mondes diamétralement opposés . Le dualisme entre la simplicité timide (s'excusant presque) entre des gens ordinaires et le monde de l'art est très bien orchestré avec tact, respect et sans aucun misérabilisme . Mais surtout le film tient son intérêt car il dissèque les travers non pas du monde de l'art coté spécialiste, expert et historien de l'art mais du côté des marchants de l'art où la cupidité se partage avec le cynisme. En ce sens, le film est à la fois passionnant et didactique . Ce servi par de très bons comédiens en l'occurence Alex Lutz, Léa Drucker et Nora Hamzawi.
Film très bien joué, du suspense, une implication sur ce que certains ont vécu durant la guerre avec un rappel sur ce que les nazis ont fait juste souligné en laissant le rôle principal à ce tableau . Un bon moment de cinéma
J’ai adoré ce film aux comédiens et à la direction d acteur absolument parfaits. Une plongée dans le monde des maisons de vente d art et une fine Etude du personnage joué par Alex Lutz tout bonnement exceptionnel et de la relation très attachante entre son ex femme jouée par l’immense Lea Drucker. Quel plaisir également de retrouver Nora Hamzawi formidable et de découvrir le talent de Louise Chevillotte. Quant à Alain Chamfort, il peut en plus à présent commencer une carrière de comédien car il est très bon. Bravo au réalisateur aux dialogues percutants et justes.
Excellent film, très touchant, très bons acteurs, dignes du meilleurs du cinéma français , avec une bonne diction )ce qui devient rare chez les plus jeunes. ) le scénario est précis et concis et fonctionne à merveille. Le récit met en évidence une histoire humaine qui devrait faire réfléchir. Vraiment un super film dont on sort avec des larmes aux yeux et la certitude d’avoir vu quelque chose de rare.
Personnellement j'ai adoré le film (même si j'aurai un certain nombre de petites critiques) parce qu'il nous fait pénétrer dans un milieu qui reste assez mystérieux: le fonctionnement du marché de l'art, des grandes maisons de vente aux enchères à la Christie's. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un film se déroulant dans ce milieu! Et on imagine aisément que quand on manipule des sommes aussi folles, on tombe facilement dans la mégalomanie... Ainsi, le héros, André Masson (comme le peintre...) qu'Alex Lutz, vraiment excellent, arrive à rendre prodigieusement intéressant. Il a réussi à se faire une belle place au soleil, et, arrogant, il en étale: belles voitures anciennes, collection de montres de prix... Presque odieux!! Le scénario s'inspire donc d'une histoire vraie: un tableau d'Egon Schiele, Les Tournesols, inspiré par Van Gogh, considéré comme disparu depuis la deuxième guerre mondiale, est retrouvé par l'intermédiaire d'une avocate de Mulhouse (Nora Hamzawi) dans un modeste pavillon, où vit une veuve (Laurence Cote) et son fils, Martin (Arcadi Radeff) un jeune ouvrier qui travaille la nuit dans l'industrie chimique, et qui découvre une photo du tableau dans un journal d'art qu'il a feuilleté un peu par hasard.. Le pavillon ils l'ont acheté en viager, sans se douter que le propriétaire, bon collabo, avait reçu comme cadeau des nazis ce tableau volé. Bien sûr quand André, en compagnie de son ex-épouse, Bertina (Lea Drucker) vient voir le tableau, il s'attend à être en face d'un faux plus ou moins grossier... Et là, petite scène intéressante et très juste sociologiquement, leur stupéfaction et leur bonheur se traduit par une crise de fou-rire, que Martin, sa mère, et leur avocate, prennent pour moquerie et mépris... Maintenant, ce tableau, il faut le négocier, et c'est le côté vraiment passionnant du film. Retrouver les descendants du propriétaire juif spolié, aux Etats Unis. Passer un arrangement avec eux pour qu'ils ne choisissent pas de le vendre à n'importe quel prix. Déjouer les ruses de concurrents qui veulent faire croire que l'oeuvre a été détériorée et ne vaut pas grand chose. Convenir d'une somme à donner en dédommagement à Martin et à sa mère (l'honnête Martin ne veut rien avoir à voir avec ce tableau issu de l'ignominie) On suit tout cela avec beaucoup d'intérêt. Mais comme cela ne suffirait pas sans doute à faire un film grand public, on y a ajouté un personnage, Aurore (Louise Chevillotte, excellente aussi), la stagiaire dont André a hérité, complètement mythomane... et tout à fait rétive aux enseignements de son patron: sourire, mentir, compatir... Le client est roi, et la seule chose importante, c'est de réussir la vente! Tandem tout à fait incompatible et qui ne devrait que mal finir. Mais Aurore sait plus de choses qu'on ne l'imagine. Son père a lui même été un marchand d'art ruiné par des concurrents malhonnêtes.. C'est Alain Chamfort qui est lui aussi très bien; que n'est il passé au cinéma plus tôt!! Je recommande donc vivement ce film vif, bref, juste, documenté, qui nous emmène dans un milieu où le cinéma ne nous emmène pas très souvent. En pré-générique, quelques minutes hilarantes avec une richissime vieille cliente abominablement raciste... Je voudrais aussi signaler la présence au générique d'Olivier Rabourdin, qui se fait rare maintenant, le tout puissant patron de la société de vente aux enchères..;
Excellent, tout simplement, des acteurs merveilleux, une histoire simple mais très efficace, du suspense, des prises de vue sobres et belles. Mérite 4 étoiles
Une plongée dans le monde des marchands d'art, à travers l'histoire extraordinaire (et vrai) d'un tableau que l'on croyait perdu d'Egon Schiele. On y croise une galerie de personnages, du commissaire priseur expérimenté et avide de signes extérieurs de richesse, jusqu'au jeune ouvrier de province pour qui ce monde est inconnu. Deux groupes qui s'opposent de par leur milieu et leur classe sociale et vont se rencontrer grâce à ces tournesols fanés. Dommage que le film ne s'attarde pas davantage sur le tableau et son auteur, mais l'histoire est plaisante à suivre, en particulier le duo électrique Alex Lutz/Louise Chevillotte, et elle nous permet de découvrir ce milieu et les quelques manigances qui peuvent s'y tramer pour acquérir un tableau rare à bon prix.
Très beau film que ce suspens chic autour d'un tableau retrouvé par hasard. On en profite pour s'insérer dans cet océan trouble de la vente d'œuvres d'art, dans lequel rôdent de bien avides prédateurs. L'interprétation est hors-pair avec un excellent Arcadi Radoff dans le rôle très émouvant du jeune ouvrier découvreur du tableau qui apporte une once d'humanité bien venue. Donc un très bon moment de cinéma à ne pas manquer.
J' ai trouvé ce film moyen,certes,on apprend des choses dans ce milieu des antiquaires et ces ventes, mais il y avait beaucoup trop de personnages inutiles sans intérêt, sans histoire,un peu trop fouillis.
Une bonne idée qui hélas se fond dans des histoires parallèles sans aucun intérêt. Le film se laisse voir car l’histoire du tableau est amusante mais le scénariste qui ne parvient pas à developper l’histoire la charge de « gras » superflu sans doute pour tenir la durée imposée Donc on perd un peu le fil et on s’égare dans ces meandres dont certains sont franchement grotesques ( l amante de l ex femme du commissaire priseur) Dommage car en plus tonique on tenait un bon film …Beaucoup de spectateurs iront sans doute vérifier s ils n’ont pas un tableau mirobolant au grenier ou à la cave.
Egon Schiele, salle des ventes. Un impeccable jeu d’acteurs, remarquable Alex Lutz. Sur fond du marché de l’art où se brassent des millions, des rapports familiaux, collégiaux et amoureux se tissent avec le doigté du réalisateur.