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yannick R.
119 abonnés
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1,0
Publiée le 3 avril 2010
Police, police, police secours vu comment ce film démarre, on s'attend tout de suite au genre de film que ca va être, une comédie lourd avec de vieux petits gags.
A une époque où les blockbusters US mettent en scène des acteurs surbodybuildés et invulnérables jusqu'à l'invraisemblance et où les deux grandes stars françaises, Delon et Belmondo, multiplient les rôles de flics durs à cuire, Jugnot à l'intelligence de filmer un simple poulet de base. Flic moyen et français moyen (Jugnot se fera une spécialité de ce genre de personnage autant comme acteur que comme réalisateur), pas très courageux mais avec un bon fond. Mais le film souffre de deux gros problèmes, d'abord si le héros de l'histoire est réaliste, l'univers dans lequel il évolue manque de vérité (le dealer, sans être Scarface, pourrait être plus dangereux). Et pour sa première mise en scène, Jugnot livre un travail franchement moyen, la poursuite finale sur les toits ressemblant à un épisode de Navarro sous Prozac.
On ne va pas se mentir, ce n'est pas le meilleur film de et avec Gérard Jugnot. Cependant, vu pour la première fois en 2025, soit quarante-et-un ans après sa sortie, je dois avouer avoir eu plaisir à la regarder. Surtout en voyant plusieurs acteurs de seconds rôles qui ont fait de grandes carrières. Ainsi Pascal Elbé (est-ce lui ?) semble faire une apparition dans les premières minutes. Pascal Légitimus endosse l'uniforme avant de créer Les inconnus. Pierre Mondy cette fois-ci sans Tassin et Pithivier, semble tout droit sorti de la septième. Le scénario tient la route, mais on sent bien la marque des années 1980, où tout parait étonnamment plus lent. Tout aussi est beaucoup plus porté sur le cul qu'aujourd'hui. En témoignent les posters de femmes à poil partout sur tous les murs du commissariat, les scènes dans un sex shop, ou encore la séance de photos de nu. On n'a plus l'habitude ! À réserver aux nostalgiques de ces années.
Quelques petits rôles incarnés par des comédiens qu’on a plaisir à revoir (Rougerie, Mondy, Légitimus, …) et un Paris plutôt poisseux du début des années 80. Voilà qui rend nostalgique ! Sinon au niveau de l’humour et des gags on reste très sérieusement sur notre faim et l’ennui guette souvent (sans compter que pas mal de passages sont presque glauque en fait !).
Gérard Jugnot aurait pu signer un (premier) film autrement plus sympathique et attachant s'il avait fait preuve de plus de rigueur. Pinot, simple flic dans un commissariat parisien, est un personnage original et intéressant. Son territoire est un quartier délabré, sa vie personnelle est solitaire, et ce cadre de vie n'est pas sans introduire, au coeur de la comédie, une certaine noirceur, voire une vision désenchantée de Paris (Est-ce volontaire de la part de Jugnot?) Sans prétendre à l'étude de moeurs naturaliste, la vie de commissariat est, elle aussi, bien rendue. Dans ces conditions, il est dommage que Jugnot sorte fréquemment de son personnage par des bons mots et des blagues de potache qui le détournent ou contredisent le caractère initial de Pinot. Et puis, surtout, l'aventure principale de ce dernier, spoiler: entiché de la déliquante droguée qu'il prétend protéger envers et contre elle, est plutôt superficielle. Il rest toutefois une comédie pas désagréable, simple, qui bénéficie des qualités de dialoguiste de Jugnot.
Police, Police... Même si la musique du film m'a fait sourire, l'histoire de ce film est très simpliste. Gérard Jugnot y joue très bien mais le scénario est vraiment écrit en quelques jours. Sauf que c'est sympathique à voir, et c'est même drôle quelques fois alors, pourquoi pas ?
Comme beaucoup de films français des années 80, ça a mal vieilli (les uniformes des policiers, les voitures, les loubards etc.). Pourtant, le personnage de gardien de la paix à la fois tendre, maladroit et un peu lâche, incarné par Gérard Jugnot, est original. Le physique banal de l'acteur, en décalage avec sa fonction de repésentant de loi, est pour beaucoup dans le succès comique du film. Comme souvent chez Jugnot, derrière le rire pointe l'émotion voire la pitié. Personnellement, je préfère l'humour franc et direct d'un Louis de Funès ou d'un Christian Clavier à celui d'un Pierre Richard.
Gérard Jugnot passe derrière la caméra et réalise une petite comédie potache sans grand intérêt. Il se met en scène dans la peau d'un flic tout ce qu'il y a de plus banal. Le rire est inexistant et l'histoire assez bancale, pour un premier film, "Félix" place la barre à une hauteur raisonnable et ne se mouille pas trop. Heureusement, il fut plus heureux dans ses autres réalisations (du moins certaines d'entre elles).
Une comédie potache pas désagréable avec des seconds rôles vraiment drôle entre autre sim et pascal legitimus.le scénario est résumé dans le titre pinot joue par jugnot est un flic un peu à la dérive pas très bon policier rabrouer sans cesse par sa hiérarchie,fraîchement divorcé va se prendre d affection pour une jeune loubard ce qui va l entrainer dans des péripéties dangereuses Une bonne comédie
De (première réalisation) et avec Gérard Jugnot, "Pinot simple flic" est une comédie à la française des années 80. C'est une comédie sans prétention à part de distraire; et c'est ce qu'elle fait.
"Pinot simple flic" est un film culte du cinéma français des années 80, avec et réalisé pour la première fois Gérard Jugnot. Ce fut un énorme succès pour l'époque, et la nomination de la jeune Fanny Bastien aux Césars. Autant dire que l'histoire de ce modeste flic pas complètement comme les autres, venant en aide à une très jeune junkie, avait su séduire.
Et puis, trente ans plus tard, on se le revisionne et on se dit que c'est un film proche de son temps et du cinéma des années 80. Déjà Jugnot s'attachait à créer ce personnage / bonhomme, tout en sympathie et humain, mêlant tout ceci a une petite dose d'humour. Si les gags ont pris de l'âge, cela n'en a que fait renforcer le ridicule, puisqu'ils ne prétendent pas à offrir de l'humour intellectuel ou recherché. Le scénario est faible, mais en même temps pas besoin d'aller chercher bien loin pour que Jugnot retranscrive son petit cinéma, tout en simplicité.
Pas un modèle de cinéma, mais pas un gros navet non plus. L'ex du Splendide a écrit ses premières lettres en tant que réalisateur, pour donner une oeuvre qui se laisse regarder. Le gros regret reste la jeune Fanny Bastien, pleine d'espoirs à l'époque, portée disparue par la suite
En 1984, pour la première fois Gérard Jugnot passe derrière la caméra tout en assurant également le rôle principal de son film. Il faut être indulgent avec cette histoire de flic épris d’une jeune toxicomane car ce long-métrage possède déjà les prémices de ses futures productions, à savoir une critique douce-amère des sentiments humains. Malgré la présence de quelques acteurs reconnus (Pierre Mondy et Jean-Claude Brialy notamment), on peut regretter que les autres rôles soient sans relief même s’il convient de noter la présence de Pascal Légitimus pour la première fois sur grand écran. Bref, une toute petite comédie.