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ose l.
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5,0
Publiée le 12 septembre 2025
Un film touchant (inspiré d'une histoire vraie) qui nous rappelle la beauté, la force et l'importance des liens humains. A voir absolument dans ces temps qui nous poussent plutôt vers la désunion. Un espoir de lumière dans un monde sombre.
Il arrive que certains films ne ressemblent pas à des œuvres de cinéma, mais à des visages croisés dans la rue. On s’arrête, on hésite à saluer, on devine un trouble derrière les traits. Une place pour Pierrot, signé Hélène Médigue, agit de cette manière : sans éclats, sans effets, mais avec ce poids discret qui colle aux pas une fois la salle quittée.
Pierrot — Grégory Gadebois, massif et vulnérable à la fois — vit dans un foyer. Cinquante ans, et déjà comme usé, raboté par une chimie qui l’endort, le réduit, l’éloigne de lui-même. Sa sœur Camille, interprétée par Marie Gillain, découvre cette lente disparition. Elle refuse. Elle décide de l’arracher à cette mécanique médicale qui confond apaisement et effacement. Elle le ramène chez elle, comme on ramènerait à la maison une mémoire qu’on refuse de voir s’effacer.
Alors commence une traversée. Les papiers administratifs qui s’empilent. Les portes closes. Les voisins qui regardent de travers. Les nuits trop courtes. L’amour, bien sûr, mais un amour fatigué, qui s’use, qui réclame un relais et n’en trouve pas. Le scénario ne cherche pas le rebondissement, il s’attarde sur l’ordinaire, cette matière grise de la vie que le cinéma oublie souvent.
La mise en scène se tient en retrait : cadres simples, intérieurs étroits, lumière naturelle. Rien pour distraire ou embellir. Les silences durent. On entend le souffle, le froissement des gestes, parfois plus parlants qu’un dialogue. Ce choix d’austérité peut frustrer — certains espéreront un élan plus fort, un éclat dramatique — mais il affirme une fidélité : raconter sans maquiller, montrer sans grossir le trait.
Gadebois bouleverse par son économie de jeu, par cette manière d’être là, entier et fragile, sans chercher l’effet. Gillain, elle, habite l’ambivalence : protectrice, combative, mais traversée de doutes, de colères rentrées. Ensemble, ils forment un duo qui ne se sublime pas, mais qui existe, dans ses accrochages comme dans ses élans.
On sort du film partagé. Admiratif devant sa sincérité. Un peu frustré par sa retenue. Touché surtout par ce qu’il révèle de nous : notre lenteur à accueillir la différence, notre incapacité à penser un espace digne pour ceux qui ne cadrent pas.
12/20. Pas un grand choc de cinéma, mais une œuvre nécessaire. Une flamme discrète, fragile, qui éclaire sans aveugler.
Un très bon film qui mélange le rire et l'émotion. Le rôle de Pierrot est très bien joué comme le personnage de la sœur et de la niè vous le recommande à 100%
Pierrot, quinquagénaire autiste, quitte son établissement de soins lorsque sa soeur protectrice découvre les dérives médicales qui l’affectent. Elle tente alors de lui offrir un quotidien plus digne, tout en cherchant un lieu qui respecte sa singularité. Le duo de comédiens est impeccable : Grégory Gadebois et Marie Gillain, justes et profondément humains dans leurs rôles. L’histoire est touchante, certains passages sont poignants, il est dommage que l’ensemble reste finalement plutôt pessimiste quant à la gestion de cette pathologie, même si c’est une réalité dans la France d’aujourd’hui. Un film dramatique qui tire plutôt sur le documentaire que sur une forme d’espoir, c’est ce qui m’a un peu gêné finalement. On ressort de cette séance avec une impression de vérité brute, mais aussi une légère frustration, comme si le récit manquait d’élan vers autre chose. Sincère, réaliste, mais manquant d'un petit plus positif. Site CINEMADOURG . free . fr
Film d'autant plus émouvant que l'on connait le monde de l'autisme. La réalisation d'Hélène Médigue y est absolument remarquable de justesse et de sobriété, qualités qu'elle a su transmettre au jeu prodigieux de Grégory Gatebois, magnifiquement accompagné par Marie Gillain. Tous les autres comédiens y compris les autistes sont parfaits dans leur rôle. A découvrir la jeune Mathide Labarthe jouant la soeur de Pierrot. Film à ne pas manquer.
Très beau film. des moments très émouvants. on se rend compte de la difficulté de s’occuper d’une personne autiste dans le cercle familial. Comment gérer sa vie et celle des autres. Rien n’est simple. j’ai bien aimé le jeu des acteurs. a recommander.
Fort et dense. Très bien joué et sobrement filmé, le film ne tombe pas dans la mièvrerie et reste crédible (a part, peut-être sur les niaiseries sur la soit disant agri-écologie)…
Un film émouvant sur un sujet difficile où l'on comprend particulièrement bien, face à ce handicap, les difficultés de la famille à le gérer, bien souvent au détriment des autres (spoiler: à l'image d'Emma la fille de Camille pour qui l'arrivée de son oncle sur la durée est finalement dur à vivre )
Un très beau film, plein de justesse et d'humanité ! Courez voir ce bijou merveilleusement interprété par des acteurs incroyables : Gregory Gadebois, Marie Gillain, Vincent Elbaz, Mathilde Labarthe entre autres On est bouleversé par l'histoire et touché cœur 李
Sa place est au cinéma! Beau film qui met en évidence les difficultés de prise en charge des personnes souffrant d’autisme. Le duo Gadebois Gillain est juste et très émouvant. Pour bien connaître le milieu, la fin du film est loin d’être le reflet de la réalité. C’est réussi, à voir!
Immédiatement, les deux personnages principaux sont en place, la problématique aussi. Un adulte autiste que sa sœur, désespérée de la prise en charge médicale médiocre pour ne pas dire aggravante, prendra sous son aile à domicile. Mais ce n’est pas simple. Les contraintes de la vie professionnelle, les crises, l’épuisement… Ce qui dans le scénario n’était peut-être vu que provisoire par autosuggestion de l'aidante familiale dure. Il faut donc trouver une placce pour Pierrot, c'est le titre. La mise en scène du handicap, de l’autisme ici, est un filon cinématographique qui connait régulièrement de grands succès populaires. Le spectateur va s’émouvoir, compatir, retrouver parfois des situations qu’il connait. Ce qui devrait remplir les salles même si ici ça manque somme toute de développement, de message social. On culpabiliserait presque de ne pas bien noter. Mais le jugement ici ne porte que sur l'aspect cinématographique et scénaristique qui sont ce qu'ils sont : trop lisse.