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Charlotte28
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4,0
Publiée le 30 novembre 2024
A partir du cas particulier d'une épouse battue ce drame dresse le portrait de l'Italie de l'après-guerre et du traitement réservé à nombre de femmes - sans pour autant verser dans le pathos (jusqu'à oser une scène de violence dansée) ni prétendre à la généralité (grâce aux portraits esquissés d'autres destins féminins). Dans un élégant noir et blanc, la mise en scène ose les pas de côté, l'humour, la fausse légèreté (séquence hors du temps entre les anciens amants). Nul besoin d'explicite dans les dialogues grâce à l'intelligence de la caméra, à l'interprétation nuancée des comédiens, à la symbolique d'un dénouement très satisfaisant - ni absurde ni utopique. Du cinéma féministe de qualité!
Un film très plaisant à voir, sans temps morts jusqu’à la fin et qui montre avec justesse ce que pouvait être la condition féminine au milieu du 20eme siècle en Italie mais aussi sans doute dans d’autres pays d’Europe du sud. L’actrice principale qui est aussi la réalisatrice, a beaucoup de charme. Par contre on peut regretter un peu, le côté féministe plutôt caricatural avec une galerie de personnages masculins où il n’y en a pas un pour rattraper l’autre (la palme restant bien sûr pour l’ignoble mari…) Il est évident que beaucoup de femmes malheureusement ont vécu et vivent toujours le calvaire de l’héroïne, mais le film donne l’impression que c’est presque un fait établi qu’un homme maltraite sa femme… La fin laisse aussi un peu un goût d’inachevé car on ne sait pas trop si l’actrice principale quitte vraiment son mari … Un bon moment mais les critiques semblent un peu exagérées
Film émouvant intelligent ou la violence est traitée avec délicatesse et humour. L'actrice est magnifique, on suit son quotidien, avec une note d'espoir. La fin magistrale, j'ai versé une petite larme
Énorme succès italien, le film étonne par son carton au box office. Non pas que le film soit pas bon et ne mérite pas sa popularité mais le traitement de cette histoire assez classique et de sa photo noir et blanc ne parvient pas vraiment à expliquer la popularité exceptionnelle qu'à acquis ce film. C'est très bien joué, la mise en scène est maitrisee, il y a de l'humour et du drame aussi mais pourquoi une telle émotion suicitée pour beaucoup après avoir vu ce film. Car il est bien et la fin est assez surprenante mais pas plus. Bon film agréable mais que j'oublierai vite je pense.
La réalisatrice, Paola Cortellesi, qui est aussi la comédienne principale du film, signe une oeuvre qui a le charme des films italiens de la grande époque du cinéma social mêlant le drame, le ridicule, l'humour et la poésie dans une écriture très personnelle. On souffre, on rit, on suit avec inquiétude et espoir le quotidien de cette femme en quête de liberté dans l'Italie de l'près-guerre marquée par la pauvreté et les séquelles du fascisme. Le charme à la fois discret et lumineux de Delia, l'héroïne, ses relations avec les autres femmes: chaleureuse avec sa meilleure amie, complexe avec sa fille mais aussi avec le soldat et avec son ami et amour de jeunesse le garagiste donne au propos du film une finesse incroyable. C'est certainement le film le plus authentiquement féministe de ces dernières années. Féminisme comme une voie vers la liberté des femmes mais aussi des hommes enfermés dans un système qui les conduit à la violence pour assurer leur domination. Les musiques, leur utilisation décalée, les plans et la mise en scène sont magnifiques. Et en plus, le scénario réserve plein de surprise. C'est du grand cinéma.
Un petit chef d'oeuvre . Du noir et blanc d'un esthétisme fou, des acteurs d'une justesse énorme. Je n'en dirais pas plus car il ne faut pas dévoiler ce qui est l'intérêt de ce film. Une vision de la condition féminine de l'Italie post guerre. Loin et proche d'une certaine manière de l'amie prodigieuse . L'actrice réalisatrice est tout simplement formidable. Courrez y tant que c'est à l'affiche . On en sort revigorée.❤️
Attention, chef d’œuvre du cinéma italien !! Volontairement teinté en noir et blanc, ce film est une très belle tranche de la vie difficile des femmes italiennes d’après guerre puisqu'à l’époque, la plupart étaient extrêmement soumise à leur mari. C'est avant tout un drame social porté par beaucoup d'espoir et d’intégrité. La réalisation est parfaite, tout comme la bande son, rien à redire. Les acteurs sont magnifiques et l'histoire se suit avec tellement de plaisir que l'on ne peut qu'applaudir à la fin !!
Paola Cortellesi signe un film original, fort et percutant sur la condition des femmes, ici Délia que cette réalisatrice joue avec subtilité et âpreté, dans l' Italie de 1946!
L' action se déroule dans un quartier de Rome et les femmes vont pouvoir enfin voter après plus de vingt ans de fascisme mussolinien et une seconde guerre mondiale évidemment.
Par touches aigües et lucides, Paola Cortellesi nous brosse la vie de Délia , potiche, boniche," serpillière" humiliée par un mari macho et violent.
Paola Cortellesi étudie et montre le quotidien de la vie en cette période épique et où gronde , tranquillement, la volonté des jeunes femmes de vivre autrement que leurs mères.
La misère est montrée par des lents travellings ou plans séquences en alternance avec les plans plus resserrés qui nous distillent la vie quotidienne de Délia,de son mari et du grand père et des trois enfants dont Marcella qui se fiance avec un jeune homme issu d' une famille financièrement aisée.
Paola Cortellesi nous donne à voir et à méditer une scène terriblement gratinée lors du repas officiel des fiançailles de Marcella dans le modeste appartement au raz du sol de la place de ce quartier romain.
Le film adopte un noir et blanc qui nous immerge vraiment en 1946.
Il convient d ' attirer le regard du spectateur sur :
- une magistrale scène de " danse violente " entre le mari pervers et violent et Délia,
- plusieurs scènes , illustrées par des chansons populaires de l ' époque, qui favorisent un" climat " sonore et visuel surprenant mais réussi,
- une lettre énigmatique de Nino probablement qui , voici vingt ans, aurait pu vivre avec Délia et cela aurait changé bien des choses .....peut - être ........
- une sublime scène où Délia et Nino se " tiennent " par les yeux librement en deux mouvements à 360 degrés autour de ces deux protagonistes et ici on pense au texte chanté de Jacques Brel qui se nomme " Orly",
- plusieurs scènes illustrées de voix et de musique qui sont des odes et des quêtes pour libérer la gente féminine du joug patriarcal..........
-le moment magnifique du bureau de vote où les femmes peuvent enfin voter en Italie en 1946.
Paola Cortellesi propose un film grave et un hymne à la liberté avec le ton de la comédie pour mieux montrer et démonter le patriarcat comme seule proposition de vie quotidienne et cela est un maître atout pour cette œuvre cinématographique qui nourrit la juste cause des femmes de manière simple et authentique.
Vive le mouvement #Metoo qui est nécessaire , mais pas suffisant, pour que les femmes prennent autant de place que les hommes..........
Ce film nourrit une telle quête avec sobriété, authenticité et légèreté philosophique au quotidien.
Il est tout à fait positif que ce film ait rencontré un public très important en Italie et cela devrait se confirmer dans d' autres pays .
A méditer au quotidien, ici et maintenant, comme jadis et ailleurs et partout autour de la planète.
Ni patriarcat !
Ni matriarcat !
Inventons une nouvelle manière de vie au quotidien entre les femmes et les hommes..........Voilà le sous - titre que je donne à ce film événement qui pour moi est un chef d'œuvre cinématographique sans frime, ni maquillage philosophique mais un film original dans la forme et perspicace sur le fond.
Un grand film à l'italienne comme ceux des années 80. Bouleversant, un peu cliché par moment mais assumé. Du vrai cinéma sans fond vert, bravo, c'est du grand art.
Se situant sur ces films qui ratissent large, entre drame et comédie et surfant sur la vague féministe, une question se forme tout de suite : énième gaslight ou pas ?
Ce n'est pas parce qu'on fait un film en noir et blanc et qu'on anime certaines séquences comme les comédies d'il y a 70 ans que nous avons automatiquement un film drôle. On rigole d'ailleurs très peu. Le problème vient naturellement du thème.
Côté dramatique, c'est un bel objet de curiosité pendant 40 minutes. Après ce premier tiers, nous commençons à tourner en rond. La faute revient au côté superficiel de traiter son sujet. Sans spoiler, la violence est décrite par de la musique. La cause de cette violence trouve sa source dans une sybille. Les conséquences de cette violence se fait selon le bon vouloir du réalisateur. Les curseurs dramatiques ont été poussés dans des proportions burlesques et contaminent la fille, la mère et passent par tous les hommes. La description de la violence psychologique est primaire. Dans le même registre, tous les personnages sont très simples, sans reliefs et aplatis pour rentrer dans des cases qui représentent grossièrement les individus de l'époque. Aucun d'eux ne sortira de ces cases.
La fin inattendue laisse un peu pantois. Ce n'est pas parce qu'on est surpris que c'est bien. C'est même plutôt décevant.
Ce film aborde un thème essentiel : la lutte des femmes pour se libérer du patriarcat et des violences conjugales, parfois d'une extrême gravité. Cependant, malgré la noblesse du sujet, l'œuvre souffre de plusieurs défauts qui viennent ternir l'ensemble. Le scénario, alourdi par des maladresses narratives et des incohérences, peine à maintenir l'attention. La représentation de Rome, quant à elle, manque de réalisme et semble plus proche d'une carte postale aseptisée que de la réalité complexe et parfois chaotique de la ville, telle qu'on pourrait l'imaginer dans des œuvres plus audacieuses.
Les scènes de violences conjugales, qui devraient être le cœur du film, sont traitées de manière presque chorégraphique, ce qui les rend difficiles à prendre au sérieux. Ce choix stylistique a d'ailleurs suscité des critiques de la part de féministes comme Hélène Frappat, et il est facile de comprendre pourquoi : la gravité du sujet semble ici diluée, voire esthétisée d'une manière qui peut gêner.
Paola Cortellesi, bien qu'elle ne parvienne pas totalement à convaincre en tant que réalisatrice, brille néanmoins devant la caméra. Son jeu d'actrice est remarquable, plein d'énergie, d'empathie et de charme, et elle réussit à porter le film presque à elle seule. Venant du milieu comique, elle démontre ici une polyvalence impressionnante et s'affirme comme une grande actrice. Certaines scènes ressortent particulièrement, comme celle où les personnages rencontrent leurs futurs beaux-parents, un moment intense et drôle qui évoque les meilleures tragi-comédies italiennes des années 60 et 70.
Les performances secondaires, notamment celle de Giorgio Colangeli en grand-père invalide mais rusé, apportent une touche d'humour noir rappelant des acteurs légendaires comme Alberto Sordi ou Ugo Tognazzi, rendant certains moments à la fois hilarants et profondément amers.
En dépit de ses faiblesses, le film mérite d'être vu pour son sujet et pour la qualité de certaines interprétations, notamment celle de Paola Cortellesi. Il offre également une belle occasion d'entendre l'italien de Rome, ce qui, pour certains, pourrait constituer un charme supplémentaire.
A voir d’urgence ! Un suspens de fou qui évite les écueils dans lesquels nous auraient jeté nos consciences contemporaines. Un témoignage utile et édifiant. Une leçon humaine avant tout. Du grand cinéma !
Pour moi ce film est très bien et permet de bien visualiser toutes les injustices de l'époque (proche de l'esclavagisme). Contrairement à ce qu'ne dise les détracteurs, la fiction n'a pas forcément grossi les traits. De nos jours, dans certains foyers, la réalité dépasse de très loin cette fiction (alors que cette dernière prend place en période d'après guerre). La fin du film est surprenante.