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3,5
Publiée le 17 septembre 2026
Il reste encore demain suit une femme dans la Rome de l’après-guerre, enfermée dans un quotidien régi par la famille, le travail et une société profondément patriarcale. J’ai plutôt bien aimé le film, même s’il ne m’a pas toujours totalement emporté.
Paola Cortellesi situe son récit dans la Rome de 1946, au sein d’une société où les femmes restent largement subordonnées aux hommes malgré les bouleversements de l’après-guerre. Inspiré notamment de récits familiaux, le film accentue parfois cette réalité par la satire et la caricature. Le noir et blanc renvoie au cinéma italien de l’époque, tandis que la mise en scène mélange réalisme social, humour et choix plus modernes.
Le film parle avant tout de domination et de transmission. La violence faite aux femmes n’est pas montrée comme un problème uniquement privé, mais comme le produit d’un ordre social où l’autorité masculine paraît normale et se transmet entre générations. Le récit s’intéresse aussi à la manière dont une femme peut chercher à empêcher que ce modèle se reproduise, notamment à travers l’éducation, le mariage et la place laissée aux filles dans la société.
Cette réflexion s’étend à l’autonomie économique, au travail et à la citoyenneté. Gagner de l’argent ne suffit pas lorsque l’on ne peut pas réellement en disposer, et l’émancipation ne passe pas seulement par des choix individuels, mais aussi par l’accès à des droits concrets. Sortir de ce système devient alors autant une prise de conscience personnelle qu’une évolution collective.
J’ai particulièrement apprécié la mise en scène inventive, le bon équilibre entre humour et gravité et la belle performance de Paola Cortellesi. Le contexte historique est bien exploité, avec une forme populaire qui permet au film de porter sa réflexion sur le patriarcat et sa critique sociale sans devenir austère.
C’est d’ailleurs aussi ce qu’on peut lui reprocher par moments. Le film est parfois très démonstratif, avec un propos tellement clair qu’il peut perdre un peu en subtilité et en émotion. Certains personnages masculins m’ont paru assez caricaturaux, davantage définis par leur fonction dans le récit que par une vraie complexité. J’ai aussi été un peu dérouté par certaines ruptures de ton entre comédie, drame et passages plus stylisés.
Au final, Il reste encore demain est un film réussi et sincère, dont la forme accessible n’empêche pas un propos social assez solide. Malgré quelques lourdeurs et des choix qui m’ont parfois laissé à distance, j’en retiens surtout une mise en scène inventive et une manière efficace de parler d’émancipation et de transmission.
J’aurais adoré aimer ce film et pendant les premières minutes j’étais certain que ce serait un chef d’œuvre! Mais j’ai déchanté très vite et, au final, j’ai jeté le DVD à la poubelle. Pourquoi? Parce que le traitement cinématographique de la violence domestique (thème du film) est proprement insupportable. Et comme je suis un spectateur sensible, j’ai dû mettre sur pause après plus d’une heure, tellement j’avais la nausée. J’ai repris le récit en me disant qu’après toute ces scènes horribles, on allait avoir une fin qui nous permettrait de comprendre pourquoi on a dû subir tout ça. Eh bien non. Absolument pas. En définitive, à mes yeux, la résolution ne pèse rien du tout par rapport au reste. C’est comme si vous commandiez un menu et que vous détestiez chacun des plats, l’entrée, le plat principal, le fromage et le dessert et que la seule chose qui soit bonne à manger soit le petit chocolat servi à la toute fin avec le café… Désolé, mais je ne veux plus aller dans ce restaurant-là!
Un très bon film en noir et blanc qui dépeint une Italie du début des années 40, fondée sur un patriarcat machiste et où les femmes sont en quête d'émancipation. Le parti pris du noir et blanc et des scènes de violence chorégraphiées rendent l'histoire presque intemporelle et nous ramène à notre propre regard sur la condition féminine et la reproduction par les hommes de comportements hérités de leur père et leur grand-père. Les deux principaux acteurs sont remarquables et la musique, à la fois variée (du rock à la variété italienne) et couplée aux scènes de violence, donne au film un style proche du burlesque. La fin surprend et clôture une belle réussite cinématographique.
Tout est beau et superbe dans ce film. L'héroïne est mariée à un mari qui la bat. Vivant dans misère, elle passe ses journées à le servir et à travailler afin que sa famille puisse s'en sortir. Sa fille bien aimée n'admet pas que sa mère accepte ces traitements et la méprise. Et pourtant une voie, étroite, de libération et de rédemption va se dessiner. Et nous surprendre. Un film magnifique et émouvant. Le réalisateur réussit à nous embarquer aux côtés de l'héroïne, d'être en empathie avec ses souffrances, d'admirer son courage et d'espérer qu'elle trouve un chemin vers le est-ce possible ?
Une fable féministe et pleine de dignité qui dresse le portrait d’une femme de ménage et mère de famille, enfermée dans un quotidien fait de violence conjugale et de précarité dans l’Italie patriarcale d’après-Guerre, interprétée (et réalisée) par la lumineuse Paola Cortellesi.
« Il reste encore demain » raconte le combat minuscule mais immense d’une femme qui, par une multitude de stratagèmes, tente de s’arracher quelques minutes de liberté à l’emprise de son mari. Pas pour fuir, pas pour rêver, mais pour accomplir un geste que l’on considère aujourd’hui comme banal : aller voter pour la première fois. C’est sur cet épilogue que se clôt le film, alors que le spectateur a longtemps cru que l’héroïne cherchait à fuir définitivement le domicile conjugal, violent et patriarcal. Cette attente déjouée souligne que l’émancipation des femmes ne s’est pas imposée d’un seul geste, mais par étapes successives.
Waouhhhh ! Un véritable chef d’œuvre ! Tout m’a plu, le noir et blanc, la musique et la perfection des acteurs ! J’aurais bien aimé le voir en VO en italien mais malheureusement Netflix ne le propose qu’en français.
Premier long-métrage de la réalisatrice, Il reste encore demain est une œuvre puissante et nécessaire. La photographie est sublime, l’ambiance souvent suffocante et pourtant de la lumière jaillit, mais pas toujours de là où on l’attendrait. L’ambivalence la violence domestique, présentée aux victimes par leurs bourreaux comme une forme d’amour, est parfaitement illustrée par les scènes où les coups semblent une chorégraphie et l’innommable une parade comme une autre.
Le film suit les difficultés du quotidien d’une famille italienne au sortir de la seconde guerre mondiale en Italie. Delia, mère de 3 enfants est mariée à Ivano, un mari violent. Elle doit aussi s’occuper de son beau-père Ottorino, un homme rustre à qui elle prodigue des soins quotidiens. Elle s’échappe de la morosité de sa vie auprès de son amie Marisa, avec qui elle partage des moments de confidences joyeuses. L’arrivée d’une lettre mystérieuse et les fiançailles de Marcella l’ainée, vont bousculer le quotidien de la famille.
Sur l’affiche du film, on peut lire « Le phénomène italien aux 5 millions d’entrées », un hymne à la liberté », « résolument remarquable ». Il faut toujours se méfier des superlatifs aux lettres aussi grosses que le titre d’un film...
« Il reste encore demain » traite de la violence conjugale et du patriarcat à l’italienne. L’actrice principale et réalisatrice a tenté de montrer cette violence par des scènes de danse, ce qui permet aux spectateurs de s’en distancer. Mais inversement le spectateur se trouve pris en otage de moments cocasses qui ne le sont pas du tout finalement. On peut rire, mais on rit jaune, et de fait on ressent un malaise, celui de trahison vis à vis de Delia.
L’image du film est belle, mais pour qui aura pu découvrir la série « Une amie prodigieuse » qui nous parle aussi de l’émancipation des femmes dans un quartier de Naples au début des années 50, le film est très en deçà, même au niveau esthétique et reconstitution de l’époque.
IL me laisse un sentiment très mitigé. La réalisatrice ose des procédés de mise en scène créatifs. Mais tout y est surligné, très appuyé et sans finesse, mais dans une approche cocasse pour parler d’un sujet compliqué voir insoutenable, c’est un parti pris. Quant à dire que cela fonctionne vraiment, c’est une autre histoire…
Il reste encore demain (Italie – 1h58) de Paola Cortellesi avec Paola Cortellesi, Valerio Mastandrea, Romana Maggiora Vergano...
On hallucine aujourd'hui de voir le niveau de violence du patriarcat de l'époque en Europe....et donc l'immense courage de cette femme qui décide d'en sortir coûte que coûte.
Quel navet !!! C est long long long long long long. Pas de réflexions, juste du voyeurisme malsain sur une femme soumise à la bêtise, et à la violence de son mari.
C est un film authentique, tant par l ambiance d après guerre très bien rendue par le noir et blanc, par le jeu des acteurs et actrices montrant les conditions de vie des femmes en Italie. Un rythme soutenu plein de sentiments. A voir et revoir
Très joli film italien qui parle de la condition de la femme et de maltraitance. De très bonnes actrices et acteurs. Une jolie bande son. Je trouve aussi que le noir et blanc apporte beaucoup de charme à ce film. La fin est inattendue.... je recommande.