Un film dans la grande tradition de la comédie sociale italienne, dans la veine des Luigi Comencini ou Dino Risi, mélangeant la farce, la critique sociale et l’humour féroce. Mais ici, la critique est souvent manichéenne, lourde. Ce qui faisait la force du cinéma précité c’est que tous les personnages étaient attachants, mêmes les plus méchants, il n’y avait pas de mépris, pas des discours idéologiques, il y avait une grande humanité. Ici on comprend bien le message, très sympathique, très bienpensant, mais du coup le message est trop « noir et blanc » , c’est le cas de le dire. Il y a les méchants, tous les hommes vilains , idiots, ultra macho, et puis il y a cette femme, la bonté , la gentillesse et la grâce , représentant toutes les femmes soumises et dominées.. C’est dommage, on y perd en nuance.
Une mise en scène plutôt brillante, avec par exemple ces moments de dispute ou de violence domestique symbolisés par des ballets de danse moderne, déjà vu, mais plutôt bien pensé, et surtout très bien réalisé, belle chorégraphie. Le final est bien sûr ultra -symbolique, twist très surprenant, mais très militant. L’actrice Paola Cortellessi, qui est aussi la réalisatrice joue très bien.
Mais n’est pas Comenciini ou De Sica qui veut.