4591 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
450 critiques spectateurs
5
155 critiques
4
193 critiques
3
56 critiques
2
28 critiques
1
7 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
KN88
1 abonné
12 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 17 avril 2024
Magnifique premier film ! Plein d'inventivité, de poésie et d'intelligence ! J’ai été dans un premier temps surpris par le rythme lent du film mais rapidement rattrapé par le personnage principal qui m'a embarqué jusqu'à la fin ! Bravo bravo bravo ! Un premier film remplit de cinéma !
Magnifique film..Humaniste,historiqur, joyeux rt dramatique..Noir et blanc qui surpasse la couleur, la gaite italienne malgre l'histoire plutot triste.Un film politique! Recommande chaudement
Un très beau et très bon film, parfaitement réussi à bien des égards. Tout d'abord la forme est là pour nous faire ressentir l'Italie avec le choix du noir et blanc réminiscence des chef d'oeuvres d'après guerre de Dino Risi et autres Ettore Scola, la bande son avec un joyeux mix dont une chanson de Lucio Dalla. Le scénario est vraiment bien construit avec des personnages savoureux, des intrigues secondaires, des rebondissements pour un dénouement inattendu et émouvant. Et finalement, un sujet lourd et sérieux traité avec humour et grâce, qui évite le pathos lourdingue et rend d'autant plus fort le propos.
Un magnifique film en noir et blanc qui nous raconte l histoire d une famille italienne après la seconde guerre mondiale . On est véritablement happé par l histoire de cette femme , on rit avec elle , on s émeut avec elle , on est horrifié par ce qu elle subit dans sa vie …une très belle surprise ! Un seul bémol : la violence n est pas une danse …
"C'è ancora domani" a une valeur quasi documentaire et historique sur les violences au sein de l'a cellule familiale , survivances d'un modèle patriarcal malheureusement toujours ancré dans les coutumes de nos sociétés, si "civilisées" soient-elles. " Il reste encore demain " prend racine dans une Italie défaite, au lendemain de la seconde guerre mondiale et s'ouvre sur une gifle, celle que reçoit Delia,administrée du revers de la main par son mari Ivano, dès les premières lueurs du jour de probablement parce qu'elle ne s'est pas réveillée avant lui. Puis, naturellement, comme si rien ne s'était passé, Delia s'active, s'oubliant dans la banalité du quotidien, celui d'épouse asservie à un mari violent, à un beau-père abject, de mère dévouée à des fils insupportables et à sa grande fille, victime également de la violence paternelle. A l'extérieur Delia est digne, marche d'un pas assuré et la tête haute, lorsqu'elle participe à la survie financière du ménage en reprisant des sous-vêtements, réparant des parapluies ou faisant des piqûres. Surtout, Delia sourit lorsqu'elle croise Nino, son amour de jeunesse éconduit trente années auparavant pour épouser Ivano ; elle sourit à sa fille, sur le point de se fiancer rêvant pour elle d'un mariage heureux d'une vie meilleure. C'est cette "normalité" avant l'espoir, que filme Paola Cortellesi, l'acceptation, les humiliations les coups, le regard des voisins qui savent et se taisent. Mais cette "normalité", le destin inéluctable de celles qui n'ont pas eu de chance, la réalisatrice le met en scène dans un beau noir et blanc qui rappelle avec force le cinéma réaliste italien d'après guerre, mais également avec un ton décalé, invitant la fantaisie, l'humour et, parfois même, la métaphore poétique dans son récit. Par instants déroutants, par exemple la scène où la violence se transforme en une sorte de choŕégraphie entre les deux époux, les épisodes les plus graves en séquence de comédia dell arte, voire de bouffonnerie tant le personnage du mari est ridicule : "Ce qui m'intéressait, c'était de représenter ces hommes qui sont les méchants de cette histoire comme des idiots, des crétins. Parce que souvent les méchants sont très fascinants. On aime bien le gangster, le rustre. Il reste fascinant pour celui qui les regarde souvent. J'avais envie de personnages qui fassent peur, représentent un danger, une dureté, la violence, mais en même temps qu'ils soient complètement idiots" il y a donc dans ""C'è ancora domani"" un curieux, mais déroutant mélange de tons, de styles auquel nous ne sommes pas accoutumés et qui lui confère un côté excentrique ; il nous rappelle un peu le cinéma enlevé de Roberto Benigni où la légèreté et l'optimisme des êtres permet toujours d'entrevoir une infime lueur d'espoir, parce qu' "il reste encore demain" C'est finalement cette hybridation qui continuera de porter cette chronique de l'Italie d'après- guerre, dans toutes ses dimensions -le politique viendra également s'en mêler-, pour aboutir à un final inattendu et émouvant. Une journée qui commence, qui continue comme ça, comme si rien ne s'était passé. Parce que la gravité de cette chose, c'est que des vies ont été vécues et le sont encore comme si rien ne s'était passé. C'était accepté à cette époque-là. .
Un des meilleurs films que j’ai vu ces dernières années ! Une actrice épatante, une musique étonnante, les décors et cette histoire…. jusqu’au dernier moment …
Le sujet m'a touchée en plein cœur, on est pris dans cet instantané d'une époque de vie pas si lointaine. Cela renforce encore plus la volonté d'indépendance et de féminisme.
Un des meilleurs films que j'ai vu ces dix dernières années... L'émotion est au rendez vous sans sombrer dans le pathos. Tout est filmé avec beaucoup de sensibilité et un grand sens de l'esthétisme. La musique est fabuleuse et accompagne très avantageusement le film A voir absolument
Je viens de sortir très déçue. J' étais si heureuse et impatiente d'aller voir un film qui dénonce les violences faites aux femmes et qui cartonne. Mais c'est quoi cette fin ? Qui ne résoud rien, et qui va sûrement lui faire prendre des coups qui pourront la mener à l'hôpital voire pire face à son mari fou. C'est un peu comédie musicale, un peu comique, un peu film d'époque, un peu mélo, avec musique d'aujourd'hui. Moi j' ai décroché aux sourires chocolat. J' ai trouvé ça totalement ridicule. Et aux ballets des coups chorégraphiés. Aux bleus qui disparaissent . Elle est toujours belle et de bonne humeur Délia. Mais quoi ? C'est sensé être une danse ? Seule la fille, Marcella, donne un peu de force et d'émotions à ce qui se passe grâce à son cœur et sa réactivité.
La gifle italienne « C'è ancora domani » qui a détrôné Oppenheimer et Barbie sur les terres de la Dolce Vita. Un surprenant film en noir et blanc d’une chronique familiale et du patriarcat dans l’Italie juste d’après guerre qui convoque les anciennes comédies noires italiennes auxquelles la réalisatrice, actrice Paola Cortellesi infiltre un style, des choix qui font mouche à chaque fois comme cette scène de violence conjugale dansée. Cruel, drôle, militant et populaire, surtout libérateur. Viva Paola.
Envie de vomir pendant ce film. Sans aucune surprise on n'échappe à aucun des clichés sordides sur la misère qui existait avant notre époque formidable les différences sociales le machisme l'église. J'ai l'impression que l'autrice est très loin du peuple pour se complaire dans une ambiance aussi glauque. En plus deux ou trois gags font rire la salle ce qui ajoute au malaise