Cette comédie (musicale) romantique dégage un certain charme et les comédiens sont impliqués. Si la forme est originale, le fond est, en revanche, très commun. Difficile d'être passionné par l'histoire et l'exercice de style vient encore alourdir cette impression... Le temps est long...
Petite comédie musicale kitsch et romantique à souhait, à la sauce Jacques Demy inévitablement, un peu comme un hommage, dans lequel les acteurs ont visiblement bien dû s'amuser. De jolies mélodies ornent le film, et on se croirait dans une boule à neige, colorée et vitaminée. Pas incontournable mais pas un fiasco non plus.
C'est en 1977 que ce déroule ce conte musical, aux histoires d'amour contrariées. Un point de départ pas vraiment novateur et assez simpliste. la mise en scène est figée, théâtrale, trop studio quand la grande réussite du projet revient aux chansons et mélodies d'A. Beaupain. Hélas, on n'est que partiellement emporté même si la distribution est en phase avec sa partition.
Joli- Joli... Gentil-Gentil ? Quel meilleur programme un soir de réveillon du jour de l'an que d'aller voir en mise en bouche un film de Noël qui plus est une comédie musicale ? Si le genre précité ne suscite pas de suite une aversion définitive, c'est en général la promesse d'un tourbillon de chansons et de chorégraphies enlevées qui font tout le charme de ce type de cinéma. Et pour ce qui est de la qualité de composition des textes et des mélodies, de la reconstitution minutieuse du climat des années 70 et de la restitution fidèle et très colorée des costumes de l'époque, le film tient ses engagements et offre un plaisir visuel et mélomane certains. Là où le bas blesse à mon sens en premier lieu, c'est dans la qualité du scénario un peu mièvre et convenu. Alors bien sûr, le film se veut la reconstitution des moeurs des seventies et certaines comédies musicales célèbres telles « Dansons sous la pluie » souffrent aussi de longueurs et de facilités scénaristiques ! Seulement l'époque a changé et le film tente de s'en emparer mais souvent de façon maladroite ( les plaisanteries anachroniques font sourire mais restent un peu faciles et appuyées !) et surtout certaines autres expériences cinématographiques du même genre ont existé comme « La la land » de D. Chazel ou plus récemment « Emilia Perez » d' Audiard. Il faut en effet aller chercher du côté des ces deux exemples pour percevoir les éléments indispensables à la réussite d'une comédie musicale à savoir une qualité plus élevée des chorégraphies associées aux chansons ( N'est pas Gene Kelly ou Fred Astaire qui veut mais mention spéciale tout de même à celle de Thomas VDB et ses acolytes) et surtout la capacité à mettre ces mêmes chansons et chorégraphies au service d'un scénario plus fourni et plus audacieux. Il n'en demeure pas moins vrai pour autant que je n'ai pas boudé mon plaisir et pas vu non plus le temps passer car le jeu de tous les comédiens est à saluer ( notamment celui de Vincent Dedienne excellent!) et surtout l'effort qu'ils ont produit d'interpréter eux-même leurs morceaux à l'instar de la seule chanteuse du film Clara Luciani qui réalise son premier exercice de comédienne de façon plutôt réussie. Si pour un coup d'essai ce n'est pas encore un coup de maître, c'est malgré tout une ébauche en devenir ! TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Certes, on est loin du duo Jacques Demy/Michel Legrand et on préfèrera revoir « Les Parapluies de Cherbourg », histoire de ne pas perdre notre temps... « Joli joli » nous offre toutefois une dernière chance de contempler le BRETAGNE, ancien cinéma mythique du quartier du Montparnasse à Paris. Il a fermé ses portes le 15 novembre 2023.
Malgré un scénario quelque peu léger, "Joli joli" parvient à surprendre agréablement. Les chansons, composées par Alex Beaupain, se révèlent être le véritable atout du film, apportant une touche mélodique qui compense les faiblesses narratives. L'esthétique rétro et les performances des acteurs, notamment Clara Luciani pour ses débuts au cinéma, ajoutent au charme de l'ensemble. On se laisse volontiers emporter par cette parenthèse musicale rafraîchissante qui rappellent forcément Jacques Demy.
Le casting est excellent et l'univers marypoppinesque colle parfaitement à l'ambiance. Cependant l'histoire est lente et peu engageante, le jeu de dupe des acteurs du cinéma des années 80 et leurs histoires d'amour.. Dommage.. A des années lumières d'un LaLaLand
C'est frais, c'est coloré, les paroles des chansons font mouche et sont bien tournées. Mais le scénario est inconsistant et l"histoire ... y a t il une histoire au fait ?
Fantaisie musicale à la Jacques Demy, JOLI JOLI assume un côté kitsch et magnifie la fin des années 70. Un casting choisi porte cette bluette avec énergie et conviction. C'est léger comme une bulle champagne et peut se voir sans modération.
De Diastème (2024). une comédie musicale sucrée salée qui réchauffe le coeur et fait vraiment du bien au coeur et à l'âme . Le décor , l'année 1977 soit quelques années avant l'avènement de la gauche au pouvoir ! Et ce n'est pas un hazard mais un choix assumé du réalisateur . Une époque pas si lointaine où la société française était encore très corsetée et pas encore pleinement libérée . L'intelligence et la force du film est de suggérer cette époque en la montrant de plus au travers un prisme que l'on pourrait jugé un peu kitch mais plus tôt sucré salé avec un charme communicatif . Tous les travers de la société française d'alors sont plus suggérés que montrés, ce dans un tourbillon de l'éveil aux amours multiples . Le mélange en fait une petite merveille servie par des comédiens très inspirés . Et une musique enjouée . Une époque où les amours gays relevaient encore du code pénal (et oui) et où les histoires de moeurs pouvaient défaire des carrière . Mais au delà de cette photographie d'une époque pas si lointaine, le film avec une légèreté communicative traite de l'amour, des rencontres impossibles et de chassés croisés amoureux . Clara Luciani est d'une beauté à tomber. William Lebghil est communicatif et très attendrissant. Sans oublier José garcia, Vincent Dedienne excellent , Victor Belmondo d'une candeur communicative et Laura Felpin . Sans oublier aussi Grégoire Ludig dans le rôle du réalisateur interdisant vu l'époque de vivre son amour au grand jour . Et puis un autre clin d'oeil de ce Paris disparu où sur les Champs Élysées, il y avait près d'une dizaine de complexes cinématographique ! Un plaisir Grand Écran .
Une belle comédie musicale de Noël, romance multiple et pas seulement hetero : ça fait du bien ! Un peu long parfois, et un duo central très inégal : une nouvelle actrice qu'est Clara Luciani assez fantastique et un acteur principal... mono expressif. J'ai malgré ça passé un bon moment et était ému. Formidables Dedienne et Ludig, et évidemment formidable bande son ! Bravo.
Je tiens à commencer cette critique en saluant l'audace folle de concevoir et réaliser une comédie musicale 100 % originale (dialogues et instrulental) en français de nos jours, qui plus est avec de véritables moyens au niveau des décors notamment. Cependant, je suis extrêmement peinée de dire que je me suis beaucoup ennuyée : la deuxième moitié est peut-être passée un peu plus vite, mais j'ai eu sérieusement envie de quitter la salle au bout d'une heure, en me rendant compte que l'on n'était même pas encore à la moitié du film, et qu'il ne s'était globalement encore rien passé. Au vu de la simplicité, pour ne pas dire immense banalité, de l'histoire dans le fond, un format court-métrage de 40 minutes - 1 heure aurait été bien plus adapté, et suffisant. En l'état, le film est tout simplement beaucoup trop long. Cela est d'autant plus dommage que l'on sent que le cast s'est réellement investi, et que quelques scènes sont réellement brillantes (en particulier, sur le début du film, le numéro musical totalement déjanté spoiler: avec le procureur et ses 2 assistants et assistantes ). Si seulement l'ensemble du film avait pu m'embarquer de la sorte... J'espère que les équipes persévéreront et sauront nous proposer, peut-être, un scénario plus riche et mieux rythmé dans les années à venir.
Ca ne plaira probablement pas à tout le monde mais j’ai retrouvé le plaisir des films chantés comme les parapluies de Cherbourg. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais le film apporte de la nouveauté dans le genre avec un couple aussi improbable que charmant, formé par Clara Luciani et William Lebghil. L’univers graphique est très joli joli, très coloré et la musique d’Alex Beaupain pleine de poésie. À noter une ribambelle d’acteurs qui ajoute de la saveur au film, notamment l’excellente Laura Felpin et Vincent Dedienne qui pourtant m’agace d’habitude. L’apparition de Thomas VDB en huissier de justice est excellente.