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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Enorme !
Après "Mes voisins les Yamada" et "Le Tombeau des lucioles", Takahata nous montre une fois de plus du génie. Je trouve ces films bien plus passionant que certain de Miyazaki (je m'était un peu ennuyé devant "Kiki la petite sorcière"). Les enfants seront ravi par le charme qui est vraiment présent (légendes, parade, humour...) et les adultes apprécieront les nombreux messages du film notamant sur le sort des humains dans les sociétés moderne. Domage qu'il a l'air de faire un bide en France 83 328entrée/1semaine....emmenez toute votre famille, vos amis, vos voisins, personne ne sera déçu !
Autant dire tout de suite que cette histoire de Tanookis transformistes en désorientera plus d'un et que beaucoup décrocheront sûrement dès le départ. Mais tenez bon et faîtes un effort d'ouverture d'esprit, alors vous aurez accès à un film à l'histoire singulière et à la magie envoutante. Au final ce "Pompoko" se révèle un spectacle vraiment rafrîchissant qui en plus parvient à dispenser un propos plus malin qu'il ne le laisse supposer au premier abord. Une vraie réussite, merci monsieur Takahata!
L'animation est fluide techniquement. L'histoire l'est aussi malgré quelques longeurs notoires. Assez drôle par moment (cf le collège foufoufou). On passe un moment agréable et magique dans le monde des studios ghibli. Par contre, le film n'est pas du tout destiné aux enfants.
Pompoko est le moins bon long-métrage de Takahata, mais cela ne veut pas dire qu'il soit mauvais, bien au contraire. En fait ce film fait figure d'exception dans la filmographie du maître. Takahata a en effet choisi d'aborder le thème de l'écologie en l'exposant à travers des personnages non-humains, premières victimes de l'urbanisation de masse. Si comme moi, l'on préfère les personnages humains, il sera difficile d'apprécier plus ce film qu'un Omohide poroporo ou un Tombeau des lucioles (même si le thème de chacun de ces films n'a rien à voir). Cependant Pompoko reste un chef d'oeuvre, certainement le long-métrage le plus engagé de Takahata (si l'on passe outre l'antimilitarisme du Tombeau des lucioles). Cependant, le film ayant 12 ans, le son au cinéma est assez mauvais, ce qui peut énerver un peu le spectateur mais ne l'empêche pas d'apprécier le film.
Quel conteur cet Isao Takahata !!! C'est un grand film que nous a livré encore une fois le studio Ghibli : intelligent,des idées à foison, drôle, sans mièvrerie, dur aussi, si fantastique et pourtant si réel...un spectacle émouvant qui donne à réfléchir sur des sujets ô combien d'actualité (les espaces péri-urbain et la co-existence des espaces naturels, la nature de l'Homme et son environnement...). Ce n'est pas nouveau mais formidablement mis en scène. Une seule chose à reprocher : un film un peu long, la faute à quelques scènes redondantes...mais qui ne gâchent en rien sa force émotionnelle et son propos universel.
C'est terrible d'être déçu par un film dont on voulait dire du bien! Attiré par les rumeurs annonçant un réalisateur de la trempe d'un Miazaki, je ne pus m'empêcher de penser que ce dernier n'a pas trop de soucis à se faire! Certes, le propos est plaisant, et la critique du modèle urbain japonais louable, mais le film est trop long, et hésite en permanence entre le monde du rêve et celui de la réalité. Un bon moment de cinéma pour les plus jeunes d'entre nous, mais que les fans de Miyazaki passent leur chemin!
Un petit film trés mignon faisant appel à des créatures de la mythologie japonaise traditionnelle. C'est réellement un vrai bonheur au niveau de l'animation pure (comme à chaque fois avec le studio Ghibli) et l'histoire, si elle peut être prise trés simplement par les enfants, arrive également à toucher les adultes grâce au messsage qu'elle délivre. Les tanuki sont tellement mignons qu'on ne peut que craquer devant et s'extasier devant leurs "roustons qui toujours s'envoleront". Donc, petits et grands précipitez vous voir ce bijou de l'animation japonaise : vous y trouverez tous votre "conte".
Moins enchanteur que certains chefs-d'oeuvres des studios ghibli, Pompoko est néanmoins très enthousiastmant et on s'attache très vite à la cause des tanukis ! L'animation est imppecable surtout pour les amateurs du genre.
Mention spéciale à certaines scènes assez déroutante où les tanukis se serventcomme arme, tapis ou parachute de parties du corps habituellement destinées à autre chose !!
Pompoko est un film d'animation reservé à un public adolescent et adultes! Les thémes abordé sont encore d'actualité car le film à plus de douze ans. Certain dessin rendent hommages à Tesuka le maitre du manga moderne! A voir absolument!
Voyage au coeur de la culture japonaise et de ses croyances ancestrales. La nature contre l'homme. On prend une certaine affection pour ces Tanukis. Ca ressemble à du Michael Moore, mais c'est pour enfants.
Question zoologique du jour : qu'est-ce que le Tanuki ? Takahata nous le présente comme un voisin du raton laveur, mammifère hédoniste particulièrement jovial. Particularité ? Outre un usage multifonctionnel de sa généreuse paire de roubignoles, il se révèle rapidement transformiste de premier ordre, capable de passer de l'aspect de rongeur à celui de statue bouddhiste en un éclair d'esprit. Cette géniale possibilité de métamorphose permanente, selon son imagination, ses émotions, offre ainsi un champ de perspectives infini quant à la créativité de son auteur : du conte traditionnel magistral (un doyen changé en jeune samouraï), à d'éblouissantes visions animistes et carnavalesques (les spectres envahissant la ville) Hélas, voilà que l'homme vient s'approprier son territoire et étouffer son écosystème; la confrontation s'annonce donc inéluctable Nouvelle fable simpliste opposant la férocité de l'homme à la candeur sauvage et érigeant l'humanité comme parangon de la barbarie? Pas vraiment, non... Takahata ne fonce jamais tête baissée vers un tel pamphlet manichéen. L'homme n'est pas outrageusement diabolisé, s'il abat forêts et fait pulluler les lotissements, ce n'est pas sciemment guidé par une quelconque monstruosité, mais d'abord pour faire face à un boum démographique. Ceux qui ont contemplé l'inoubliable Tombeau des Lucioles ne seront pas surpris, mais rarement un film d'animation aura été aussi dur, pugnace et réaliste, ce qui n'exclut toutefois pas le film de purs moments loufoques et impromptus (ah, les bourses du vieux barbu ). Les Tanukis, figures mythologiques puisque dotés d'un savoir unique, semblent d'emblée condamnés, leur combat, si ludique parfois, parait pourtant voué à l'échec. Comment doivent-ils alors utiliser ce pouvoir sachant leur civilisation au bord de l'extinction? Peut-être devront-t-ils vivre cachés, masquer leur singularité pour se fondre avec l'ennemi Le Tanuki est mort ? Non, il n'a pas encore perdu le sens de la fête