Souvenirs goutte à goutte
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gunbuster

433 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 avril 2007
Ce film méconnu de Takahata est vraiment magnifique.
Entre des décors très réalistes mais pourtant d'une si grande beauté, et surtout les thèmes abordés :
La nostalgie, tout d'abord, cette jeune femme qui lors de vacances à la ferme chez la belle-famille de sa sœur, resurgit en elle toute son enfance à l'âge de 10 ans où elle est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. On revoit avec émotion toutes les petites mésaventures durant sa scolarité, les chamailleries avec ses sœurs et ses parents.
Ensuite, cette jeune citadine, ayant toujours vécu à Tokyo durant toute sa vie, découvre la vie campagnarde, le travail si difficile mais aussi la fierté d'avoir travaillé la terre et d'en récolter ses fruits dans cette exploitation familiale traditionnelle et respectueuse de la nature. En seulement 10 jours, elle en tombera amoureuse.
Et enfin, ce qui accompagne le point précédent, une histoire d'amour sans poncifs ni clichés, tout en douceur.
Et c'est bien l'originalité du film qui est cette touche de féminité, cette immersion dans sa jeunesse de fillette égoïste qui apprends la vie, le film baigne littéralement de douceur et d'une vraie sensibilité.
Néanmoins, JE ME SUIS FAIT CHIER comme c'est pas imaginable tant le film est long, rasoir et soporifique à souhait !!!
Par ce qu'il faut dire ce qui est, si un film veut aborder les sujets les plus beaux qu'ils soient avec toute la douceur et la sensibilité qu'on veut, il faut néanmoins tenir en éveil ses spectateurs et leur faire aimer le film, ne pas se contenter d'étaler de beaux paysages et des ragnagnas de gonzesse à l'eau de rose !
On comprends pourquoi les films de Takahata ont si peu de succès et que les éditeurs ne soient pas pressés de les commercialiser en France.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2023
Egrénant au fil de son périple des souvenirs de jeunesse pour questionner ses aspirations et son moi profond, l'héroïne tisse le portrait tant de son enfance que d'un contexte socio-culturel en pleine évolution. Ajoutant à ce récit initiatique un aspect réflexif à travers le parcours de son cousin et les changements au sein de la cellule familiale, l'intrigue nous porte avec tendresse en ces voyages (métaphoriques). Montrant le poids de la culture japonaise ainsi que le fantasme citadin pour la campagne dans une didactique traditionaliste, le film oppose fantasme et lucidité à travers des jeux de miroir. Une ode à la simplicité à travers la compréhension, l'acceptation des choses passées.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 804 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2026
Parfois, une vie se révèle moins dans les grands événements que dans la persistance de quelques souvenirs. C’est de cette maxime que se déploie Only Yesterday de Isao Takahata. Le film accompagne Taeko Okajima, employée tokyoïte de vingt-sept ans qui décide de passer quelques jours à la campagne. Rien, en apparence, ne relève du drame ; pourtant, dès le trajet en train, le passé commence à affleurer peu à peu (scènes d’école, petites humiliations, découvertes du corps).

La mise en scène épouse ce travail de la mémoire. Les retours vers l’enfance ne prennent pas la forme de flashbacks explicatifs mais apparaissent plutôt comme des intrusions, déclenchées par une odeur, une conversation ou un geste aperçu dans le présent. Visuellement, les arrière-plans blanchis des séquences d’enfance donnent l’impression d’un monde partiellement effacé : les visages et les émotions demeurent nets, tandis que le décor semble se dissoudre, comme si la mémoire retenait l’essentiel en laissant le reste se perdre.

Ainsi, lorsque dans le train, les différentes versions de l’enfant qu’elle a été semblent marcher à ses côtés, l’image condense tout le film : le passé ne disparaît jamais vraiment. Il continue d'être, non pour nous retenir, mais pour rappeler que grandir, c'est accepter que nos anciennes peurs, nos élans, nos maladresses et nos élucidations inachevées voyagent encore avec nous, et qu’apprendre à vivre consiste peut-être simplement à leur offrir enfin une place à hauteur de cœur.
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2010
Aahhhh (soupir de plaisir). Takahata nous sert ici encore une merveille de douceur. Il nous présente un aspect de la vie de périodes au Japon qu'on connait peu à savoir les années 60 et 80, de plus à la campagne! On ressent la vraie émergence du Japon qui existe aujourd'hui au travers de personnalités fortes comme celle du père tout puissant qui a le dernier mot, en ne disant rien ou si peu. On voit la pression sociale sur la jeune femme toujours pas mariée, ou encore combien l'éducation est portée sur le respect d'autrui et le partage des tâches mais cache des violences bien plus sourdes. Tout ceci est mis en image magnifiquement et la bande son (bruitages notamment) est excellente! Une très belle réussite bien peu connue malheureusement!
Candice L
Candice L

56 abonnés 834 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2014
Un magnifique film d'animation japonais, qui rappelle un peu ceux du grand maître Miyazaki!
Des personnages très attachants, de belles musiques, une histoire très douce, qui suscite des émotions chez le téléspectateur et le transporte à une autre époque et dans un autre univers. A voir!!!
EricDebarnot
EricDebarnot

240 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2010
On reste d'abord dubitatif devant ce "Souvenirs Goutte à Goutte", autant parce que l'accumulation de micro-souvenirs d'enfance (banals, donc universels, certes) ne semble guère provoquer que de l'identification facile, voire démagogique, que parce qu'on a régulièrement du mal à comprendre à ce que l'anime apporte à un scénario qui, en dehors du Japon, serait certainement tourné en "prises de vue réelles". On en est d'autant plus estomaqué quand, dans sa dernière 1/2 heure, le film se cristallise, avec une pertinence, une justesse, une humanité bouleversante : le savoir-faire technique incomparable des Studios Ghibli transcende d'un coup la représentation de la nature comme nulle photographie ne pourrait le faire sans tomber dans un picturalisme académique, et, loin de tout stéréotypes, on réalise que s'est construit, imperceptiblement devant nos yeux (distraits) un portrait de femme d'une inhabituelle complexité. Ce tour de force nous fait quitter le film les larmes aux yeux, après un générique de fin qu'il ne faut manquer à aucun prix.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2017
La première fois que j'ai vu ce film, ça n'a pas manqué : le ton nostalgique, le rythme lent, le manque d'une certaine poésie audacieuse ou de la touche épique miyazakienne, tout cela m'avait déçu. Tout comme pour « Le Château ambulant », maintenant que j'ai donné une seconde chance à ce long métrage sans en attendre la lune, mon avis diffère, et en bien ! Takahata réussit à dépeindre plus que deux époques (les années 1960 et 1980), il évoque avec brio deux âges de la vie d'une jeune femme : l'éveil de l'adolescence et le passage à proprement parler à la vie adulte (fin des études et début du travail). « Souvenirs goutte à goutte » nous conte les vacances d'une tokyoïte de 27 ans, Taeko, qui en prenant le chemin de la campagne, se remémore bien des souvenirs de son enfance, quand elle avait une dizaine d'années. Les séquences alternent donc entre 1966 et 1982, celles de 1966 étant dessinées à l'aquarelle dans de jolies couleurs, tandis que 1982 est représentée dans les tonalités habituelles et sous le trait caractéristique du Studio Ghibli. Ce qui est intéressant, c'est le côté presque documentaire de l'exercice, car les souvenirs de Taeko rappellent bien des souvenirs qui nous appartiennent : la lutte (à l'usure !) pour obtenir telle ou telle chose de son père ou de sa mère, les cours qu'on juge trop difficiles, l'amour envers son ou sa camarade, les relations familiales avec les frères et sœurs, et bien sûr les parents,... De même pour la jeune femme de 27 ans, quand on approche cette âge, on vit le même genre de problématiques : la question de l'attrait pour un travail pas toujours très intéressant, la question du mariage, le choix de la vie à la ville ou à la campagne,... Takahata réussit subtilement à aborder bien des thèmes qui nous touchent, et ce sans que l'on se rende compte de l' « artificialité » du dessin (toujours plus que relative chez Ghibli) : en bref, on se croirait devant un film « live » tant c'est bien amené, et plus encore, devant un film d'Ozu, tant ce long métrage respire la lenteur, la nostalgie et le soin apporté aux sentiments les plus fins, sans parler de la qualité toujours aussi prodigieuse de la l'animation. « Souvenirs goutte à goutte » est donc un film hautement recommandable, mais clairement à destination des adultes, sous peine d'endormir les enfants !
Benjamin A

815 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2017
Oh, I believe in yesterday

Peu après le succès du Tombeau des lucioles, Isao Takahata adapte le manga Omoide poro poro de Hotaru Okamoto, lui permettant d'évoquer la vie par le prisme du souvenir, ainsi que l'opposition entre la vie à la campagne et celle citadine.

Le futur réalisateur de Pompoko joue ici entre le présent et les souvenirs, axant Souvenirs goutte à goutte sur son protagoniste féminin qui va peu à peu hésiter entre la vie traditionnelle de la campagne et son bureau de Tokyo. C'est là que l'oeuvre est particulièrement intéressante, dans la description et l'évolution de ce personnage, dont on découvre le passé en même temps que le présent, et qui est mise en scène avec justesse, intelligence voire émotion, Takahata sachant prendre son temps pour bien en faire ressortir les intérêts et les dilemmes.

Le cinéaste japonais joue beaucoup sur l'émotion véhiculé par les souvenirs, il nous emmène régulièrement dans le passé pour mieux nous faire comprendre le présent et l'évolution de sa protagoniste. Cet aspect-là est assez bien maîtrisé, dommage donc que l'oeuvre manque d'émotion, notamment dans sa seconde partie, ainsi que d'une dimension puissante. On se sent parfois étranger au récit et à ce qu'il se passe, l'immersion n'est pas totale malgré des thématiques riches, notamment l'opposition entre différents modes de vies, la vision assez forte du côté traditionnel ou encore des visions différentes de l'amour, du travail et de la vie en général.

Souvenirs goutte à goutte est aussi intéressant dans sa description de la vie de tous les jours dans le Japon d'alors, que ce soit enfant ou adulte. Tout cela est combiné à une qualité graphique et esthétique, surtout qu'Isao Takahata sait à la fois faire simple et mettre en image de nombreuses excellentes idées, que ce soit scénaristiques ou esthétiques. Il joue avec l'animation pour en faire ressortir une ambiance mélancolique sans pour autant idéaliser le passé, s'en servant juste pour mieux comprendre le présent ainsi que les doutes et dilemmes de l'héroïne.

Isao Takahata propose avec Souvenirs goutte à goutte une oeuvre particulièrement intéressante et mélancolique, et si l'on peut regretter un certain manque d'émotion, elle n'en reste pas moins captivante par bien des aspects.
Chaîne 42
Chaîne 42

222 abonnés 3 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2021
Un long métrage de 1991 avec la délicatesse toute japonaise de l'importance de l'enfance et de sentiments intimistes. Un film champêtre un peu longuet qui se laisse découvrir dans ses subtilités et son bon esprit.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 235 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2011
Malgré quelques longueurs, le film est riche en sensations et péripéties. Il s'attarde surtout sur des souvenirs captivants et familiaux. C'est aussi en ça qu'on trouve une élégance dans le propos, une nostalgie fascinante et une mélancolie se démarquent dans chaque flash-back. La fin est extraordinaire.
Kevin dioles
Kevin dioles

81 abonnés 790 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2021
SOUVENIRS GOUTTE A GOUTTE (1991): Taeko, une jeune citadine habitant la ville de Tokyo, passera ses vacances à la campagne. De simples mots, de simples situations lui feront rappeler son enfance. Pas facile pour elle d'avoir été cette fillette de 10 ans, la petite dernière d'une famille de 6 personnes. Une petite fille qui apprendra à découvrir ce monde qui l'entoure, mais avant tout, à se découvrir. Une histoire joyeuse, pleine d'humanité, pleine de vie. Un film d'animation qui commencera par une jolie mélodie de piano, puis, goutte à goutte, le charme grandira pour ce personnage partagé entre l'enfance et l'adulte. Goutte à goutte, Taeko prendra conscience des instants présents. Goutte à goutte, ses souvenirs la mèneront à une fin inattendue, à une fin rayonnante d'émotion (pour moi, un mélange fait de tristesse et de joie se fera ressentir). Le réalisateur Isao Takahata après le bouleversant " Le Tombeau des Lucioles", réussira encore à nous émouvoir. Un scénario amusant mené par une jolie mise en scène. L'animation: un ensemble d'agréables figurines dessinées simplement, des décors peints comme de splendides tableaux, deux personnalités attachantes, l'agréable Taeko 26 ans et l'émouvante petite Taeko. Ici, les expressions corporelles accompagnées de petits gestes deviendront un vrai régal à regarder. Pour mieux discerner le présent du passé, la très bonne idée de ce long-métrage sera d'apporter d'importants contrastes de couleurs à la vie adulte en comparaison aux souvenirs d'enfance magnifiés par des tonalités légères, une méthode intelligente afin de ne pas oublier que le passé pourra aussi s'effacer avec le temps qui passe. Voici donc de savoureux moments nostalgiques mêlés à de l'humour fin dans une campagne tranquille et reposante. Certes "Souvenirs Goutte à Goutte" aura des aspects enfantins, mais par ce final, sollicitera notre mémoire à rembobiner le film afin de nous faire comprendre cette histoire différemment , et peut-être aura le pouvoir d'agir sur notre conscience. Il nous aura laissé deux pépites de l'animation "Le Tombeau de Lucioles" et "Souvenirs Goutte à Goutte", mais quels chefs-d'oeuvre, mes respects Monsieur Takahata (disparu en 2018). Ce film intelligent, boudé par la France, sera un énorme succès au Japon, et finira sur la première marche du box-office en 1991. Un Ghibli bien maitrisé, Sublime
Jean G.
Jean G.

32 abonnés 478 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2014
Un film réaliste et poétique, mêlant souvenirs nostalgiques et paysages fabuleux, on se penche au-dessus d'un cours de vie pour y apercevoir une histoire simple et magnifique portée par le talent de Isao Takahata.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juin 2012
Étrange film que ce "Souvenirs goutte à goutte". On suit les souvenirs de CM2 et son voyage dans une ferme de la petite et adulte Taeko. Certes c'est sympa au début, c'est romantique, les dessins sont superbes, tout comme la musique. Mais qu'est-ce qu'on s'en fout de ses souvenirs! Il n'y a pas de complication juste des paroles, dialogues sur son passé avec son futur amoureux Toshio. Ce n'est pas ennuyant et on n'en a rien à battre de ses pensées. Et bizarrement le film tient sur deux heures! Mais il faut avouer que on peut s'identifier au personnage surtout la première heure. On est loin des aventures épiques de Chihiro, Princesse Mononké ou de Sophie. Il se rapproche du bon "Si tu tends l'oreilles". Il est donc en dessous de celui-ci mais reste un film sympa mais pas indispensable.
goco05
goco05

11 abonnés 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2020
Très beau film d'animation, très calme et vraiment une bonne morale, je trouve que les dessins sont vraiment bien fait, les décors sont magnifiques. Je le conseil il est bien.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 septembre 2018
En règle générale, je ne suis pas sensible aux films de Isao Takahata, et souvent je me demande pourquoi ce réalisateur choisit l’animation pour raconter ses histoires, car s’il utilisait de véritables acteurs cela reviendrait au même. Excepté « Le Tombeau des Lucioles, bien sûr, qui est clairement un chef-d’œuvre incontestable. « Souvenirs goutte à goutte », m’a laissé presque indifférent, malgré la qualité de son animation, et la beauté de ses décors. L’histoire traine, on se demande où le film veut en venir. Le sujet est ennuyeux. Le rythme long. La seule intrigue digne d'intérêt se résout durant le générique... étrange! Un film décevant, mais d’une grande beauté. Je vous laisse faire votre propre avis.
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