Une histoire qui a peut etre marqué dans son epoque, mais qui de nos jours a perdu de sa superbe. C’est bien, y a du bon jeu, l’histoire se suit, mais ça manque d’eclat.
Comment dire que j'ai trouvé la première demi-heure magistrale à tout point de vue. La caméra, l'ambiance, l'histoire, les acteurs évidemment, la musique, ...
C'est remarquablement bien filmé pour l'époque et je pense m'attarder un peu à ce qu'a fait d'autre ce réalisateur. Les plans sont bons, et maîtrisé, du grand art.
Gabin est un monstre du cinéma, on le connait. Bardot est quant à elle dans l'un de ses plus grands rôles et elle y est parfaite en femme instable. Elle crève évidemment l'écran et hypnotise tout le monde. On y ajoute Edwige feuillere, touchante et bouleversante même sans parler, son visage dit tout.
Malheureusement, le film s'installe et s'installe si bien qu'un creux le traverse. Il aurait mérité 20 minutes de moins. Cela n'empêche pas la maîtrise de la narration, la psychologie des personnages.
C'est l'un des plus grands rôles de BB : elle y est bouleversante. La confrontation avec Gabin est fabuleuse et la mise en scène est d'une très grande précision. Un très grand Autant-Lara.
Rendant parfaitement l'atmosphère grisâtre de Simenon (en dépit de divers dialogues au délectable sarcasme acéré) ainsi que le cadre social (tant bourgeois que déclassé) qui entrave les protagonistes, la réalisation exacerbe les représentations stéréotypées de ces caractères plus complexes que l'on ne pourrait initialement le croire, de l'avocat coureur de jupons (Jean Gabin quelque peu embarrassé de ces émois de jeune homme) à l'épouse délaissée (digne mais jalouse Edwige Feuillère) en passant par l'inconséquente ingénue (ambitieuse, charmeuse, émancipée Brigitte Bardot) tout en jouant de l'implicite (le plan à trois entériné par la lumière artificielle éteinte pour ne laisser que le feu de cheminée). A l'instar de l'affaire de justice initiale, la thématique de l'amour pathétique de vieillesse se révèle une fausse piste pour nous mener sur de tragiques histoires de coeur dont personne ne ressortira indemne. Désabusé.
Mis à part quelques scènes d'anthologie, et des situations vraiment cocasses, le film n'est ni agréable ni vraiment crédible. Le point de départ de la relation entre l'avocat (Jean Gabin) et la braqueuse de bijouterie (Brigitte Bardot) est un peu tiré par les cheveux. Quant à la rivalité entre cet avocat et le jeune étudiant ouvrier, ou la passion que ces deux hommes nourrissent pour une même femme envoutante, le film ne fait que les évoquer de loin. Il faut noter toutefois le jeu exceptionnel d'Edwige Feuillère, bien au dessus du lot par son expression, aux antipodes de celui d'un Jean Gabin toujours aussi peu expressif, à quelques exceptions près, bizarrement lorsqu'il rit dans les situations d'intimité avec Brigitte Bardot... J'ai été surpris de lire que François Truffaut considérait ce film comme le meilleur d'Autant-Lara. Mais peut-être est-ce le destin des films anciens de vieillir tout d'un coup ?
Un film qui m a un peu déçu. Si du point de vue de l écriture c est plutôt bon, si les personnages sont intéressants, si le déroulé de la trame est une réussite ce n est pas le cas aussi paradoxal que cela puisse paraître de l interprétation. Entre une Brigitte Bardot qui certes fait preuve de charisme mais à la palette d actrice encore trop brute et un Jean Gabin que l on sent franchement mal à l aise face à elle; leurs interactions qui sont pourtant le cœur du film ne fonctionnent souvent pas. J ai souvent eu la désagréable impression que quelque chose clochait et cela gâte sans aucun doute un film qui aurait pu être bien plus réussi.
Un grand classique du cinéma français, la confrontation entre deux monstres sacrés du 7eme art , Gabin et Bardot, Le scénario de Pierre Bost et Jean Aurenche est bien construit ,basé sur un roman de Simenon le projet est solide, les deux acteurs sont au top. La confrontation sera une grande réussite, avec quelques scènes de séduction cultes. Très belles images noir et blanc, et une bande musicale excellente. Une des œuvres majeures de Claude Autant-Lara
Brigitte Bardot confirme d'emblée le magnétisme qui avait explosé aux yeux du monde dans le film "Et dieu créa la femme" (1956). On rencontre ensuite l'avocat, incarné avec un Gabin toujours aussi solide et charismatique, amoureux de son épouse alias Edwige Feuillère magnifique de dignité mais dont on perçoit pourtant un couple en crise. Puis arrive la scène culte, mythique où la jeune Yvette est prête à tout pour que l'avocat accepte de la défendre. Un plan où on aperçoit les fesses de Yvette/Bardot ne passe pas la censure. La séquence ne sera plus censurée qu'à partir de 1998. Malgré tout le film a un défaut, et une fois n'est pas coutume, cela est dû à un Jean Gabin trop timoré, voir mal à l'aise dans ce rôle de vieux bourgeois qui craque sur une jeune délinquante qui a l'âge d'être sa fille. Mais le drame qui se dessine, la lucidité de l'épouse, la jalousie des deux hommes finalement tous deux manipulés par une jeune femme peut-être pas si ingénue, et cette procédure autour d'un faux témoins forment un récit efficace et vénéneux où personne en sort indemne. Un grand film qui ne pêche que par un monstre sacré déstabilisé sans doute pour la première fois de sa carrière. Site : Selenie.fr
Un drame sentimental tragique sur l’idylle impossible entre un avocat d’âge mûr et une jeune délinquante fauchée aux mœurs libres, porté par le couple star mais pas super crédible Bardot/Gabin.
Un film porté par deux grands acteurs le reflet d'une époque !! Tout est dans la contenance mais qu'est-ce que cela dit des sentiments et de la nature humaine !!
ça aurait pu être un bon film, la réalisation est plus que convenable, mais en dehors du fait que Gabin n'a plus tout a fait ni l'age ni le tour de taille pour la partie sentimentale du rôle, la prestation épouvantable de BB, comme souvent dans le drame (La vérité) gâche tout de même la fête.
Ce film vaut par le duo Gabin / Bardot, et cette ambiance noir et blanc si particulière des films des années 50. Gabin n'en fait pas trop, Bardot joue mal comme d'habitude, mais est à l'apogée de sa beauté, elle est vraiment superbe, et la photographie est vraiment très belle. Sinon l'intrigue n'est pas bien intéressante, et le film tire en longueur... Il est assez surprenant tout de même de découvrir des mœurs plutôt modernes (tromperie assumée, plan à trois...) pour une époque somme toute puritaine ... Bref, pas un chef d'oeuvre, mais un témoignage cinématographique certain.
C'est un bon Gabin, je dirais, où entre deux âges, il nous livre dans ce film d'Autant-Lara, une belle performance au côté d'une BB jeune et excitée. C'est le chaud et le froid mais ils se rapprochent quand même. Gravitent autour l'amant et la femme de l'avocat. Ce dernier étant prêt à tout ou presque pour séduire et ensuite garder la jeune femme, au point d'enfreindre la loi. C'est un film d'amour plutôt qu'un film de procès, c'est le bourgeois contre la va-nu-pied et c'est plusieurs ménages à trois.
S'il s'étire un peu dans quelques longueurs pas forcément bienvenues, ce film d'Autant-Lara adapté de Simenon offre à voir le choc de deux générations, justement personnifié par Gabin et Bardot. Il y a un peu de manipulation et de perversité dans tout ça, beaucoup de psychologie (pas étonnant pour un film tiré d'un roman du fameux écrivain belge) mais l'on reste très au bord, dans le sous-entendu plus souvent que dans la démonstration éclatante. Un film dramatique d'assez bonne facture.