Superbe époque entre comtesse de Ségur et Maupassant auréolé d’une touche d’impressionnisme musical et pictural. C’est totalement attachant, romantique et si nostalgique.
Superbe film, si doux à regarder, où chaque plan est une peinture au doux parfum du temps passé et de nostalgie. Ne cherchez pas ici de film d'action ni une intrigue rocambolesque, car "Un Dimanche à la Campagne" est une oeuvre qui se déguste tout en lenteur et en non-dits, un bel ode au quotidien du début du XXème siècle.
Un bien beau film de Bertrand Tavernier, à l’atmosphère impressionniste – tant Monet que Renoir ou Caillebotte sont citées en bons copains du peinte – et au charme délicieusement désuet que « les moins de 120 ans ne peuvent pas connaître » . C’est doux, délicat, drôle souvent et filmé avec le grand art de Tavernier (il eut le Prix de la mise en scène à Cannes) Les acteurs, superbement dirigés, sont tous magnifiques mais avant tout Louis Ducreux dont ce fut le seul grand rôle, je crois, Sabine Azema et Geneviève Mnich. Quel beau couple père et fille que Louis et Sabine ! Plongés dans les dernières années heureuses avant la Grande guerre, nous passons un très joli dimanche même si c’est le crépuscule nostalgique du héros !
Bourgeoisie vieillotte, scénario ronflant. On est sur une première partie plus que banale et bien Azema elle essaye de faire ce qu’elle peux pour sauver le film de la catastrophe , avec son énergie , avec son ton , et son amusement pour le rôle elle se prend très au sérieux et franchement c’est la seule parmis tous ce casting à être au niveaux les autres son tous a coter de la plaque , en terme de jeux mais aussi en terme d’envie on a l’impression que certains membre du casting on rejoins la distribution en y étant forcer . C'est le film de famille par excellence. Or ne ressentant pas d'empathie pour l'histoire et d'identification au contexte, je passe à côté car c’est très mal écrit et même les anecdote son lourde et nul . Franchement le film ne vaux le coup que pour la prestation de Sabine Azema sinon le reste poubelle et vous allez vous ennuyer fortement .
Cette comédie dramatique réalisée et coécrite par Bertrand Tavernier démontre un charme désuet indéniable. Si le film nous offre une belle photographie, et de jolis décors naturels de la campagne Normande, son rythme est très lent, et son scénario si sobre qu'il devient presque ennuyant. L'histoire se déroule lentement, dans une ambiance morose, et des dialogues ternes jusqu'à l'arrivée d'Irène la fille de Monsieur Ladmiral. Si le père d'Irène, joué par un Louis Ducreux se montre émouvant, Sabine Azéma est resplendissante et plein de vie ; malheureusement Michel Aumont est décevant dans le rôle insignifiant de Gonzague.
Routine dominicale autour d’un vieux monsieur qui reçoit chaque dimanche dans sa belle demeure son fils sa belle-fille et leurs 3 enfants. Irène, la fille fantasque et préférée fait irruption, et vient perturber le ronron de cette journée monotone. Tavernier excelle dans le film d’époque. Là il donne un accent Proustien à son film et exploite au maximum les courants artistiques de l’époque. Nous sommes en 1912 et Tavernier s’amuse à filmer les extérieurs jardins comme un Monet et la guinguette comme un Renoir. Tavernier, le cultivé, s’en donne aussi à cœur joie avec de jolies mouvements de caméra enveloppant ses acteurs. Après, ce film imposé à Tavernier par son producteur (Alain Sarde) car nécessitant un budget modeste, offre un scénario un peu court. Tavernier en fait un film tout en sensations, mais il avait bien flairé le piège. Derrière la nonchalance du déroulé de l’histoire intervient une vision un peu binaire de cette famille. L’opposition frontale entre le tempérament des deux enfants du vieil homme est quasi caricaturale. La fille préférée est pleine de vie, non conformiste et incarne la modernité ; le fils, mal aimé, suit le chemin familial bourgeois. La mise en scène les met en opposition de manière caricaturale : vivacité lorsque la fille jouée par la lumineuse Sabine Azéma apparait ; lenteur et pesanteur lorsque la fils est au centre du jeu. Cependant, dans ce film faisant la part belle aux sensations, Tavernier montre bien avec beaucoup de subtilité l’injustice des relations filiales. La fille très peu présente est bien plus aimé qu’un fils pourtant très présent et investi. A voir pour la patte Tavernier et la pétillante Sabine Azéma
Ce film de B. Tavernier qui se déroule au début du siècle dernier sur une journée, un dimanche après-midi, dans une maison bourgeoise de Verneuil, met en scène un vieux peintre, son fils et sa famille et sa fille. Je ne connaissais pas Louis Ducreux qui jour le rôle du peintre patriarche. L'ambiance est bucolique, c'est déjeuner sur l'herbe ou presque. Le peintre est fantaisiste, la fille pleine de fougue et le fils plutôt renfrogné, un peu comme la bonne jouée par Monique Chaumette. Aumont mais surtout Azéma sont parfaits dans leurs rôles d'enfants privilégiés mais pas forcément ingrats. Le film explore les thèmes de la filiation et de la mort, ainsi que les conflits de génération. C'est simple et intimiste. Une promenade à la campagne en sorte.
On attend vainement qu'il se passe quelque chose, et il ne passera rien sinon l'arrivée de Sabine Azéma qui va un peu bousculer tout ça ! Alors on peut s'intéresser a autre chose. C'est vrai que les acteurs sont tous bons. C'est vrai aussi que la photographie, les cadrages, les mouvements de caméra sont très beaux, l'hommage à Monet et surtout Renoir sont évidents. Des bonnes choses donc, mais pourquoi alors ne pas avoir assorti tout ça d'une véritable intrigue qui aurait fait un excellent film ?
Le film de Bertrand Tavernier est intéressant et brillant à divers titre. D'un point de vue formel, la photographie est admirable, s'attachant à restituer la luminosité des toiles impressionnistes. Composé de verts et de jaunes nuancés, le jardin du vieux Monsieur Ladmiral distille le charme rétro des tableaux de Renoir, tandis que les fillettes entrevues en songe par le vieillard ou la cette guinguette au bord de la Marne rappellent très ouvertement des oeuvres du peintre. Cet exercice esthétique n'est évidemment pas fortuit; il suggère la nostalgie et la mélancolie d'une fin de vie en même temps qu'il ressuscite la séduction de la Belle Epoque alors que se profile la Grande guerre. Mais ce dimanche somnolent de Monsieur Ladmiral en compagnie de la famille de son fils, bourgeois très conformiste, est troublé, pour la grande joie du vieil homme -bonheur douloureux parce qu'il pourrait être le dernier- par l'arrivée pétaradante de sa fille Irène, véritable ouragan dont la vitalité et l'exubérance donnent un tout autre aspect à ce dimanche familial. Bien qu'assez sommaire, la dimension sociale et psychologique des personnages et les contrastes entre eux entretiennent leur vérité. Le ton est à la comédie mais l'amertume qu'invoque la fin prochaine d'une époque et d'une vie est omniprésente. On s'en persuade lorsque la dernière scène délaisse les couleurs chatoyantes d'un bonheur furtif pour la teinte sombre et nuageuse de la vie qui s'éteint. Les interprètes sont très bons.
Bertrand Tavernier nous délivre une chronique dominicale nostalgique en peignant par petites touches les caractères de chacun avec en autre un père artiste qui maladroitement préfère sa fille (Sabine Azéma) à son fils (l'excellent Michel Aumont)
"Une dimanche à la campagne" offre une aparté douce et gracieuse alors que s'annonce le début de l'automne. Le portrait d'une famille, dont chaque membre semble s'en remettre à l'ambiance du lieu mais aussi feindre ses propres regrets. Les trois comédiens principaux sont à leur meilleur (Aumont, Azéma et Ducreux) sous la caméra virevoltante et comtemplative de Tavernier. Fort heureusement, le film ne verse jamais dans l'émotion facile et se concentre sur une approche picturale assez rigoureuse. Du très bon cinéma, tout simplement !
Renoir, Manet et Degas ont hanté Tavernier lorsqu’il réalise «Un dimanche à la campagne» (France, 1984). Ce pourrait-être le titre d’une peinture de Sisley tout comme ce pourrait être l’appellation d’un morceau de Chet Baker. En vérité, l’œuvre est fascinante par la manière dont elle se défait de tout ce qui la menace. Semblablement film bourgeois et suranné de par le confort dans lequel vivent ses protagonistes, «Un dimanche à la campagne» récuse toute volonté de drame qui fonde les récits bourgeois. Sans péripéties, le scénario de Bost, Tavernier et O’Hagan ne se réduit pourtant pas à la morosité de la contemplation béate. La vivacité sans fin du personnage d’Irène (interprété avec entrain et allégresse par la très belle Sabine Azéma), le ridicule léger de Gonzague (Michel Aumont) et la tendre fragilité du père de famille Monseur Ladmiral (incarné par Louis Ducreux, d’une troublante subtilité) dressent le chapiteau d’une famille en crise, menacée par la mort, effritée par le risque continuel du décès du père. «Un dimanche à la campagne» est un terme, la station finale où s’éteint, de manière progressive, la joie d’une communauté. Ce dimanche, dernier jour de semaine, à la campagne prépare le deuil d’une époque, d’une famille, d’une émotion, d’une sensibilité. Tavernier, en bon cinéaste, éduque son cinéma à la mort, lui fait travailler le phénomène empirique de mort. La très belle photographie de Bruno de Keyzer (meilleur chef opérateur du cinéaste que Glenn, bien que «Le juge et l’assassin» soit remarquable) ne doit rien à l’impressionnisme. Les tons gris qui tombent sur les images (ressuscités aujourd’hui par certains travaux sur la photo d’Eric Gautier) verse sur la jovialité de ce dimanche, sur la nonchalance de son déroulement, étayée par l’interprétation pleine d’innocence des comédiens, une goute de tragédie. L’incertaine dimension de l’œuvre, tragique ou festive, en renforce le charme, en nourrit la richesse discrète.
Certainement pas le long-métrage de Tavernier le plus emballant ou ambitieux. Le début du film est trop classique mais l'apparition du personnage joué par Sabine Azéma relance bien l'histoire. Belle reconstitution d'une époque et pas seulement au niveau décors et costumes mais aussi description des moeurs et personnages.
Un film que j'ai vu à sa sortie et m'a laissé un fort goût mitigé. J'ai peu aimé le style français suffisant notamment le rôle joué par Sabine Azéma, ce ne sont que travers de la bourgeoise de ces années 1910 inintéressants au possible. Cependant le réalisateur est un faiseur d'image et ici il réussit à imprégner dans le film une mémoire de l'impressionnisme que j'aime beaucoup en peinture, dans l'attrait pour la campagne et une certaine douceur de l'existence au travers des rayons du soleil. En cela le film m'a laissé l'impression d'une bonne légitimité.
Ce film est une peinture, un tableau animé. La camera explore ce qu'il y a sur la toile, derrière et aussi sur les côtés avec bonheur, nostalgie et raconte ces petits riens qui font la vie de toutes les familles. On ne peut s'empêcher de voir la fin d'une époque puisque, même si ce n'est jamais dit, le spectateur sait bien lui que derrière ce temps à la fois immobile et serein, viendra la guerre ...