Un dimanche à la campagne
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cinéman
cinéman

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2,5
Publiée le 19 juillet 2021
Un certain charme, celui d'une famille bourgeoise dans leur maison un dimanche au début du XXème siècle, avec de jolis costumes et de jolis décors. La voix off est atypique et rappelle qu'on est dans l'adaptation d'un roman peu connu. Les acteurs sont doués. Mais scénaristiquement c'est beaucoup trop léger : deux enfants rendent visite à leur père esseulé à la campagne et presque rien de plus.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 avril 2011
Un film lent où il ne se passe pas grand chose : comme son nom l'indique, il s'agit d'un dimanche à la campagne. C'est finement dialogué, très bien interprété (Louis Ducreux et Sabine Azéma surtout). La lumière et les couleurs rappellent les tableaux impressionnistes, un sentiment renforcé par des mises en scène rappelant là un "Déjeuner sur l'herbe", là un "Bal au moulin de la Galette", là des "Nymphéas". Un bonheur pour quiconque s'intéresse un peu à la période. Après, ce serait mentir que d'affirmer qu'on a affaire à un film passionnant et captivant. Techniquement, un Tavernier plutôt faible, mais à voir tout de même.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 août 2011
Bon film de Bertrand Tavernier, adapté du roman Monsieur Ladmiral va bientôt mourir de Pierre Bost, et dont le titre dit à peu près tout : pas de message transcendant, mais seulement une peinture de la vie doublée d'une mini-réflexion sur le temps qui passe et qui emporte tout, le pire comme le meilleur, comme tout le reste. Tavernier réalise ici un tableau de la vie début XXème dans une belle propriété bourgeoise, appartenant à un vieux peintre, Monsieur Ladmiral (Louis Ducreux), qui reçoit un dimanche ses deux enfants que tout oppose : d'une part, Gonzague (Michel Aumont), la cinquantaine en mode coincée, avec sa femme fade et ses gosses assommants, d'autre part Irène (Sabine Azéma), jeune et pleine de vie, tourbillonnante, enjouée et moqueuse, tiraillée par des affaires de coeur. Un dimanche à la campagne esquisse ainsi une palette des caractères, en faisant «frotter» Irène et Gonzague, l'une reprochant à l'autre sa mollesse pantouflarde et ses conventions dépassées, l'un reprochant à l'autre son tempérament lunatique, flirtant aussi bien avec l'emportement enthousiaste qu'avec la morosité colérique de ses déboires sentimentaux, et son irresponsabilité adulescente (oui, l'auteur de ces lignes intemporelles est aussi soucieux des mots récemment entrés dans le dictionnaire de notre vieux françois pourtant bien hermétique). Comme juge et arbitre silencieux (presque sage) du croisement (bien davantage que de l'affrontement au sens strict) de ces deux trajectoires contraires, la figure du père, de l'artiste petit-bourgeois cultivé, pardonnant, à ce moment de la vie qui fait regarder derrière soi, davantage à l'impétuosité d'Irène qu'à la circonspection pusillanime de Gonzague.

En somme, toutes ces petites peintures de la vie sont assez bien vues, bien «senties» par Tavernier à travers son vieil Admiral, aux mots d'esprits et aux anecdotes savoureux, revenant aussi, au soir de sa vie, sur sa carrière de peintre, sur ses réussites et ses échecs (les mouvements en vogue qui révolutionnaient la peinture mais qu'il ne comprenait tout simplement pas...). Bref, c'est gentillet dans le fond. La forme est plus aboutie, avec de magnifiques plans de la propriété, de ses jardins et de la campagne environnante : excellente photo (d'ailleurs justement césarisée), couleurs irréprochables, une sorte de grande toile impressionniste (pointilliste même, à certains moments) d'où ne s'exhiberaient que des étincelles de soleil à travers les mille nuances végétales dont fourmille Un dimanche à la campagne. Je ne suis pas vraiment pour ce genre de cinéma, pour tout dire un peu mou, mais il faut avouer que sa beauté, son calme, sont reposants. Très bon Louis Ducreux, qui n'aura finalement fait qu'un bon film, excellente Azéma (césarisée) et un tout petit moins bon Aumont, mais ça reste satisfaisant pour les acteurs. Allez, ce n'est pas inoubliable, mais ça permet de respirer un peu, 14/20.

Et bien sûr, toutes les critiques sont sur le Tching's Ciné :
http://tchingscine.over-blog.com/
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juillet 2015
La mort, la vieillesse, la solitude: ce sont les trois thèmes dominants de ce film signé Bertrand Tavernier. Le problème, c'est qu'ils sont évoqués avec trop de superficialité dans les trois premiers quarts-d'heure, et qu'on affaire à une gentille chronique remplie de banalités. Le film décolle (un peu) au moment de l'arrivée d'Irène (Sabine Azéma), qui apporte une fraîcheur jusque-là inexistante, mais reste malheureusement trop peu exploitée par Tavernier, trop partageur dans sa volonté de mettre en avant tous ses personnages. Les thèmes évoqués deviennent plus concrets dans la partie finale, enfin mis en scène avec une certaine singularité (pas trop tôt après avoir subi une réalisation pantouflarde). "Un dimanche à la campagne" n'est donc pas un grand moment de cinéma, intéressant par moments mais finalement peu émouvant.
Mathéo Feray
Mathéo Feray

18 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2018
‘’ Un dimanche à la campagne ‘’, c’est le portrait d’une famille déchirée par le temps et l’incertitude. Tout y passe : la mélancolie d’un vieillard, la monotonie d’un couple, la folie d’une libertine, l’insouciance de quelques enfants… Bertrand Tavernier réussit incontestablement un très joli film qui ressuscite la Belle Époque et ses rites désuets. On se croirait presque dans un tableau de Renoir. A déguster sans modération…
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 juillet 2015
"un dimanche à la campagne" ou quand Sabine Azéma était sur presque tous les écrans des films des années 80, rien de plus; une hisotoire simple, sans réelle profondeur; un père de famille accompagné des siens qui passent un dimanche chez son vieux père , quand surgit la soeur cadette un peu fofolle; l'arrivée de cette femme est le signe précurseur d'un changement dans la société, le 19° siècle qui s'en va laissant la place au 20° , en témoigne cette scène au bord d'une guinguette digne d'une peinture d'impressionistes;
c'est à l'image de l'oeuvre de Bertrand Tavernier , une oeuvre en dents de scies avec des hauts et des bas, une filmographie atypique ; à l'époque on s'était extasié sur ce film qui ne serait aujourd'hui qu'un petit télé-film de soirée sur une chaine de télé
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 octobre 2007
Il est de ces films qui traversent le temps en gardant une excellente réputation. Mon magazine télé le cotait au maximum: 4 étoiles, "le film le plus sensible de Tavernier". Mais en fait il a très mal vieilli, il ne s'y passe quasi rien, et il est facile de prévoir une fin "en queue de poisson". Une étoile pour la pétillante Sabine Azéma qui empêche l'endormissement immédiat.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2021
Film empreint de finesse et de subtilités sur le crépuscule de la vie, les choix, les regrets, les habitudes, les préférences, l’éducation… On pense à Renoir, à Monet… avec nostalgie ...
Plasmophile
Plasmophile

1 abonné 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 octobre 2021
Film assez ennuyeux, où pas grand chose ne se passe. Michel Aumont tente de se dépêtrer de l'enlisement général, Louis Ducreux ne parvient pas à nous convaincre. Aucune des péripéties inventées pour faire passer le temps n'est captivante. Seule tire son épingle du jeu la belle Sabine Azéma, mais la pauvreté du scénario ne rend pas son rôle crédible. Heureusement j'ai vu ce film à la TV, un dimanche à la maison.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mai 2008
Il ne se passe presque rien dans ce DIMANCHE et pourtant tout s'y produit. La vie qui s'achève, le sentiment d'être passé à côté de soi, la longie attente des heures, le rythme des saisons, le moment fugace d'un miracle de l'amour paternel dans une guinguette, les repas ennuyeux, les mots qui ne veulent rien dire, les départs, la solitude. Poème, cette oeuvre unique de Bertrand Tavernier, éclat d'un cinéma résolument disparu à ce jour, fit à sa sortie (pas si lointaine : 1984) un triomphe. Louis Ducreux et Sabine Azéma trouvèrent là de quoi marquer profondément les coeurs et les mémoires. Un magnifique éloge à la vie.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2025
Un été en France pendant la Belle Époque. La lumière est splendide, et nous pourrions parfois croire être dans un tableau impressionniste. Les acteurs sont à leur tout meilleur. Deux scènes me touchent en particulier : celle de la toilette matinale de Monsieur Ladmiral (Louis Ducreux) qui montre son corps d’homme âgé et conscient de sa fin peut-être pas si lointaine, et celle où son fils Gonzague (le regretté et immense Michel Aumont) nous fait voir dans la simple expression de son visage tout le chagrin que, sans le savoir, son père lui fait en exprimant si joyeusement la préférence qu’il a pour sa fille Irène (Sabine Azéma).
Pour moi, un des meilleurs, sinon le meilleur film de Tavernier.
Justin  Navi
Justin Navi

5 abonnés 299 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2024
Un très beau film que l'on regarde pour la reconstitution probablement fidèle d'un jour d'une vie de famille bourgeoise française voici un siècle. Les acteurs jouent très bien. Sabine Azema en particulier, on comprend qu'elle ait eu un César.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 mai 2009
Une chronique champêtre douce-amère sur la bourgeoisie du début du XXème siècle et sur les relations père-fille, avec une Sabine Azéma pétillante, gaie, pleine de vie et de charme, face à un Louis Ducreux attendrissant en vieillard seul et fragile. Leur performance à tous deux est certainement ce qu'il y a de plus émouvant dans ce film. A noter aussi le jeu de Michel Aumont, qui représente l'anti-thèse du personnage anti-conformiste de Sabine Azéma, à savoir une bourgeoisie coincée dans des cols trop rigides et dans une attitude très "fils à papa". La lumière et la douceur des paysages ne sont pas sans évoquer les tableaux impressionnistes de Monet et Degas, faisant ainsi référence à l'univers pictural de M.Ladmiral.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 juin 2013
Ce film se présente comme une succession de tableaux de peintres cités par le vieil homme. Belle rencontre entre le cinéma et la peinture qui donne un aspect statique et contemplatif à l'ensemble.
Je n'ai pas apprécié cependant les musiques censées s'accorder à cet esthétisme. Les acteurs sont excellents et sauvent le scénario un peu suranné qui distille un ennui assez attendu. Atmosphère fidèle aux nouvelles de Maupassant sans véritable chute.
Felipe
Felipe

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2023
Le bonheur passe, et fuit. Bouleversant de nostalgie. La danse d'Irène avec son père, on voudrait qu'elle ne s'arrête jamais… Mais l'après-midi touche à sa fin : il faut rentrer à Paris.
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