Ce n'est pas du cinéma, c'est du Sabina Azema show. Et je me dandine dans ma robe en dentelle en balançant mon ombrelle, et je recommence avec une autre robe en dentelle le dimanche d'après... Et le petit neveu en extase devant la tantine...Quant à nous, on est là en attendant que quelque chose se passe et finalement rien ne se passe... On s'ennuie ferme !
Très beau film. Je comprends qu'il déçoive les amateurs de films "à l'américaine" presque toujours très niais. Un film ne raconte pas forcément une histoire....
Très simplement : C'est beau comme du Verlaine! Amusant par moments et triste à d'autres, je crois que c'est vraiment un chef d'oeuvre de Bertrand Tavernier. Il est question de Claude Sylvain dans le générique de fin, est-ce l'actrice? Merci pour toutes réponses.
Je retiens en premier dans ce film le plaisir des yeux. On se prend sans peine à vouloir porter sur ces douces images le regard des peintres impressionnistes, jamais égalés pour l'esthétique de la lumière. Le cinéma est quand même là pour nous faire plaisir avec des images. Sans diminuer l'excellente et consacrée interprétation de Sabine Azéma, le jeu des tous les acteurs est approprié à leur rôle, et on s'y croirait sans peine. Qui n'a connu des instants merveilleux dont cependant l'éphémère suscite la mélancolie? J'ai été attristé par l'unanimité dans l'admiration du personnage d'Irène, papillonnante et narcissique, plus intéressée finalement que son frère caricaturé comme "bourgeois", qui pille le grenier de son père (du vivant de ma mère, je n'osais même pas prendre des affaires qui étaient à moi, considérant qu'elles faisaient partie du décor de l'espèce de musée où elle vivait au milieu de ses souvenirs). La délicatesse témoignée à l'égard du père, par exemple lors de son endormissement de l'après-midi, semble plus sincère que l'exubérance de la tante à l'égard de la petite fille, repoussée sans douceur lors de la conversation téléphonique avec son amant. La même tante qui va trahir sa promesse en laissant tomber à 10 heures du soir la famille qu'elle devait ramener. 1912, sonne comme l'annonce de la fin d'un monde. Chacun étant après tout libre de ses opinions, ce film est aussi pour moi une occasion d'envisager la transformation brutale des rapports humains au XXème siècle, avec l'accélération du rythme de vie, l'éclatement de plus en plus radical de la famille, la sensiblerie et les démonstrations superficielles qui remplacent des sentiments plus authentiques. Alors, si sympathique que ça, le personnage libéré qui pourfend les conventions bourgeoises?
Une fresque d'une journée à la campagne d'une famille parisienne en Normandie. Intéressant sur le point de vue historique de l'évolution des mœurs, mais plat et ennuyant au possible.
Bonjour très bonne émission contexte qui permet aux invités d'être s'en filtre sous la direction d'un excellent présentateur intervieweur ce qui permet aux grand public de découvrir les invités de façon plus spontanée, plus sincères