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Veronique B
3 critiques
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3,0
Publiée le 12 décembre 2024
C est délire, moderne et en même temps un peu déjà vu, c est un peu vulgaire (entre le langage et les scène de mauvais sexe tarifé) Et c est long … tellement long !! Un petit côte «sans filtre » mais qui ne lui arrive pas à la cheville
Un trés bon film sur la condition féminine et le déterminisme social traité avec habileté sur le ton de la comédie et porté par un casting impeccable. Un des "must see" de l'année 2024.
J’ai beaucoup aimé ce film qui a plusieurs degrés de lecture. On peut le regarder comme un film d’action dans lequel s’animent quelques personnages haut en couleur. On peut le regarder comme une comédie, car il y a vraiment quelques passages drôles voire hilarants. Mais on peut aussi le regarder comme un drame social. Jeune prostituée rencontre celui qui semble être le prince charmant. Elle veut croire au mariage, à l’amour, mais le prince n’est pas si charmant et le rêve s’écroule. Pourtant Anora s’accroche, elle veut croire à cet amour de conte de fée. Et parmi ces gens qui s’agitent autour d’elle, une seule l’observe, sonde son âme et s'inquiète de ce qu’elle ressent. Finalement Anora est bien un drame social avec de la bagarre et beaucoup d’humour. Palme d’or bien mérité.
Un empilement de scènes de sexe pendant près de 45 minutes - on se demande ce qui lie émotionnellement Ani à Vanya, tant leur relation semble basée sur de la jouissance - puis le nœud : un mariage inattendu à Las Vegas, qui met en rogne la famille russe. Jusqu'à ce moment, tout semble n'être qu'illusion et artificiel entre les deux jeunes gens ; pourtant, Ani a certainement éprouvé quelque chose pour Vanya, mais quoi ? Une attirance pour le Bling Bling, le pognon et la position sociale promise ? Ou pour l'être lui même ? Sean Baker prend soin de ne pas répondre à cette question, il essaime seulement suffisamment d'éléments pour que chacun s'en fasse sa propre idée. Ce qui est tout à fait perturbant, c'est qu'en prenant la forme d'une sorte de conte de Cendrillon des temps modernes, Anora approche inexorablement de l'acerbe critique de deux univers à la fois distincts et pourtant irrémédiablement liés : le monde de la fête, avec tout ce que cela suppose de jouissance et d'excès, et le monde des ultra-riches qui, comme on le sait, est connu pour s'y confondre admirablement. Entre-deux, Ani navigue comme une pauvre hère avec courage et fierté, farouchement déterminée à s'en sortir. Victime de sa condition, elle affronte finalement le gouffre abyssal qui la sépare de Vanya, ce "petit con" (pour citer l'arménien) décérébré qui ne se soucie de rien d'autre que de son bon plaisir, couvert par son rang et sa famille. Ironie du sort sans doute, Ani est la victime principale d'un drame plus large, qui touche d'autres personnes aussi misérables qu'elle. Igor est à ce titre une figure majeure du métrage - c'est un type simple qui vit avec sa mère, et qui, comme Ani, est utilisé par la famille de Vanya. Deux destins croisés donc, deux destins liés ; la réunion de deux misérables broyés par les puissants de ce monde.
Cette Amérique des marges dont parle Sean Baker, à travers une filmographie entièrement dédiée à ceux à qui on a distribué les mauvaises cartes et qui tentent malgré tout de battre le jeu. Anora s'ajoute à la liste, glorieusement. Une Palme d'Or dans la besace et les récompenses ne s'arrêteront pas là c'est certain. Baker signe là son film le plus accessible, et pourtant difficile à classer. La première heure survitaminée nous colle dans les pattes d'Ani, travailleuse du sexe qui a suffisamment tapé dans l'œil d'un minot plein aux as pour espérer vivre la grande vie. Une redite de Pretty Woman ? En plus sale et mal élevé (en tout cas pendant une heure). Baker n'a pas perdu son goût pour les personnages sur la corde raide, Ani (magique Mikey Madison) est aussi séduisante qu'elle est calculatrice. Elle aura la sympathie qu'on veut bien lui accorder, Anora ne cherche jamais à manipuler le spectateur pour le tromper. Les chemins avec la rom com de Garry Marshall se séparent à mi-parcours, le temps pour l'héroïne de voir son trip virer very bad et qu'une course-poursuite improbable s'enclenche. On perd en énergie ce qu'on gagne en éclats de rire, principalement grâce à un duo de nervis russes dépassés et d'un parrain à deux doigts de la syncope. Le long-métrage mute en une espèce d'odyssée urbaine foutraque entre l'After Hours de Scorsese et le cinéma des frères Sadfie. Un truc bruyant et rocambolesque mais dont on peine presque à voir le bout. Et c'est la que se trouve la meilleure surprise du film, un épilogue où Anora change une dernière fois de forme et prend à la gorge. Si Baker se garde de juger, il envoie valser les dernières illusions avec un mélange de cruauté et d'ironie qui ramène tout le monde à sa place. Avant de nous laisser sur note plus douce, avec ceux qu'ils aiment tant. Ceux qui font avec les cartes qu'ils ont, même s'ils auraient bien voulu en piocher d'autres...
Limite crédible et beaucoup trop long mais distrayant bien que mal filmé ! Dommage le scénario est intéressant et aurait pu être beaucoup mieux exploiter :-(
dans Pretty woman l heroine ne perd pas sa dignité du début à la fin du film. anti pretty woman.. pour sur.. mais ça n a même absolument rien à voir. Tous les personnages féminins sont pitoyables et tous les hommes sont soit jeune et irresponsable, voyous mais gentils, responsable et loyal, parfois drôle mais jamais barbare... des gentils criminels :) ben voyons...et la scène finale démontre encore cette thèse... il a le beau rôle et elle est minable... wahouu ... quelle belle vision de la comédie humaine. m etonne pas que les grands manitous du festival aient apprécié vu le nombre de culs filmés en gros plans. Une vision d homme... dommage car le rythme est bon, les décors et les acteurs aussi. Seule la morale et les portraits des personnages me semblent à revoir. Je m attendais pas a un feel good mais là on est carrément dans le feel bad. Je suis mal à l aise pour les femmes qui ont acceptées de jouer ces rôles. Pas un rôle féminin qui ait qqchose de positif. Quasi que des rôles d hommes d ailleurs... les femmes sont des excuses ou des potiches dans cette histoire à paet cette pauvre anora... mais son rôle n inspire que de la pitié. Il y aurait pu y avoir une fin plus belle avec une connivence, la reconnaissance mutuelle, une amitié amoreuse, solidaire mais non la femme restera a 4 pattes ou ne sera pas
un peu long mais bien rythmé avec des personnages forts et quelques scènes magistrales pendant la fugue du héros et des répliques à la Michel Audiard. Surtout un bon divertissement. S'il y avait un message, cela m'a échappé.
Très décevant, Sean oublie de ne pas véhiculer les représentations qu'il dénonce, les femmes y sont représentées comme toutes hystériques, les russes et issus de pays des Balkans y agissent tous comme des criminels, une belle catastrophe.
on peut qu'être touché par les désillusions d'Ani et la 3eme partir est très émouvante. mais si déjà la 1ere partie est un peu longue, avec un Canya insupportable, la 2eme partie est elle sans aucun intérêt; pas drôle, criarde, redondante, fatiguante. avec 40 minutes de moins le film aurait été meilleur.
On attend toujours beaucoup d'une Palme d'or. Ici, on est un peu déçus sur le fond, on pouvait attendre un message plus élaboré. Mais ne boudons pas notre plaisir : malgré quelques scènes répétitives et criardes, cela reste un très bon film, bien tourné, le jeu des acteurs est juste avec une mention spéciale pour Youri Borissov, déjà vu dans Le capitaine Volkonogov s'est échappé où il excellait.