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Call me by So
8 critiques
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5,0
Publiée le 31 juillet 2026
Anora est exactement le genre de film que je redoute. Une travailleuse du sexe, filmée par un homme. J’étais préparée à ce que cette histoire soit encore racontée pour le regard masculin (male gaze) ; mais non. Le film joue brillamment de cet univers, entre son fantasme et sa réalité.
spoiler: Anora préfère qu’on l’appelle Ani. Car Ani, c’est une performance. Ani, c’est la femme forte, celle qui a le contrôle d’elle-même et de la manière dont elle se met en scène. Ani représente exactement ce que montre le film, en surface : fun, sexy, rempli de paillettes, d’illusion et de fantasme. Son client, le fils d’un richissime oligarque, lui vendra ce rêve américain, une possibilité de sortir de sa condition et de vivre cette vie d’amusement, de légèreté, où l’argent n’est pas un problème, ni même un sujet. Ce fils préfère, lui aussi, être appelé par un autre prénom : Vanya plutôt qu’Ivan. Ce n’est pas un hasard. Vanya et Ani représentent bien un fantasme, l’un pour l’autre.
La première partie nous vend un conte de fées, la deuxième partie brise cette illusion.
Le film devient de plus en plus triste et désespéré, à l’image de son personnage principal. Car derrière Ani se trouve bel et bien Anora. Et nous réalisons que nous avons été témoins d’une parenthèse, une parenthèse aux mille promesses et espoirs pour Anora, et à sa désillusion brutale. Nous comprenons qu'Anora n’est pas une femme libre dans un monde qui la juge, mais une femme qui croit contrôler sa propre mise en scène dans un système où tout est déjà décidé pour elle.
Rattrapage de 2024, la palme d'or du festival de Cannes possède beaucoup de qualités, mais pas que. Une première partie que je trouve assez longue, mais qui amène la scène de basculement qui restera sans doute une des meilleure scène de 2024. La suite est relativement prévisible, mais la mise en scène éclipse cette facette pour s'engager sur une critique sociale. À plusieurs niveaux, cette dernière vous fera réfléchir sur l'œuvre pendant quelques temps.
Palme d'Or à Cannes, cinq Oscars... mais où va le cinéma et ses jurys? Tout est trop dans ce film: trop long, trop caricatural, trop de sexe complaisant. Seuls les acteurs tentent de sauver ce naufrage.
Anora est une travailleuse du sexe et j'aurais cru que c'était l'histoire d'une jeune ados. Il nous pose une question fondamentale : doit-on les considérer uniquement comme des objets de plaisir ou des êtres à part entière. Il traite de leur réputation sulfureuse. Elle n'est sulfureuse à cause de nous. Ce film est une romance : une sorte de Cendrillon des temps modernes Il nous donne une autre version plus édulcoré et elles peuvent êtres n'importe qui. Comique par moment et tragique par d'autres, pour moi, c'est une grande surprise et mérite largement ses prix : Palme d'or et oscars du meilleur film, meilleur scénario original, meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur actrice.
Anora est une pépite. Une comédie folle, unique en son genre, envoutante, subtile, parfaitement mise-en-scène, avec un superbe casting et un scénario excellent. A voir et à revoir sans problème.
Obligé de mettre une étoile mais franchement j’ai trouvé ça nullissime. La première heure est une succession de fêtes et de scènes de sexe sans intérêt jusqu’au mariage, la deuxième qui était censée être plus interessante avec la réaction de la famille est plate et ennuyeuse. Le tout servi par des acteurs franchement pas terribles. Une cata, j’ai même pas regardé la dernière demi-heure telllent je me suis ennuyé !
Je ne comprends pas les critiques dithyrambiques des professionnels essentiellement. Ce film n'est pas seulement creux, il est surtout insupportablement agaçant. C'est bruyant, pendant 45 minutes tout le monde se dispute avec tout le monde. Un film qui ne mène nulle part, qui n'amène à aucune réflexion. Bref, une nullité complète.
Anora propose un scénario finalement assez classique, mais porté par une mise en scène nerveuse et une manière très humaine de traiter ses personnages. Le film alterne habilement entre tension, humour et malaise. Certains passages de cris et de hurlements deviennent toutefois éprouvants et semblent s’étirer inutilement, au point lassé. La fin surprend complètement par sa beauté visuelle et son élégance inattendue. Mention spéciale à Mikey Madison, impressionnante du début à la fin.
J’ai adoré !! Histoire originale, rebondissements, personnages complètement fêlés, dialogues percutants. Beaucoup d’humour décalé. Petit bémol: ça monte souvent dans les tons. Sinon, super film
Anora suit une jeune femme de Brooklyn entraînée dans une relation aussi soudaine que vertigineuse avec un homme issu d’un monde bien plus riche que le sien. Un film vif, drôle et progressivement amer, que j’ai beaucoup aimé pour son énergie, son regard sur les rapports sociaux et sa manière de jouer avec l’idée du conte de fées.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que le film s’inscrit dans la continuité du cinéma de Sean Baker, souvent attaché aux personnages en marge. Tourné principalement à New York, autour de Brighton Beach, Anora garde un ancrage très concret dans ses lieux et ses milieux. Il vaut donc mieux l’aborder comme un récit mouvant, entre comédie nerveuse, chronique sociale et portrait de personnage, plutôt que comme une romance classique.
Le film explore avant tout l’illusion du conte de fées social. Il montre comment l’argent peut donner l’impression d’ouvrir toutes les portes, alors qu’il sert surtout à rappeler qui possède réellement le pouvoir. Derrière l’élan romantique, Anora parle de classe sociale, de domination et de reconnaissance.
Le récit s’intéresse aussi au travail du sexe, à la dignité et au besoin d’être reconnu au-delà des apparences. Anora connaît les règles de la transaction et sait se défendre, mais le film montre aussi que cette assurance n’efface pas sa vulnérabilité. Derrière le chaos, il questionne la manière dont une personne peut être réduite à une fonction, une image ou un problème à régler.
J’ai beaucoup aimé Anora. Les acteurs sont excellents, avec des personnages qui existent vraiment, y compris les secondaires. Le film dégage une énergie narrative remarquable, avec un mélange de tons très réussi entre comédie, tension, chaos et émotion. J’ai aussi apprécié sa mise en scène, à la fois réaliste et très cinématographique, ainsi que sa portée émotionnelle progressive.
Toutefois, la deuxième partie peut paraître un peu plus étirée. Certains personnages secondaires ont aussi un côté légèrement caricatural, assumé par le registre presque burlesque de certaines scènes. Enfin, le scénario reste parfois assez attendu dans sa trajectoire, même s’il la traite avec énergie et sensibilité.
Au final, Anora propose une variation nerveuse, drôle et amère sur le conte de fées moderne, les rapports de classe et le besoin de reconnaissance. Un film très vivant, parfois un peu étiré, mais porté par une énergie rare et une émotion qui finit par s’imposer.
Durant la première moitié du film on sent la tension monter et on s'attend à un pic dramatique voire ultra-violent. Finalement l'histoire reste dans les limites d'une sorte de Pretty Woman un peu trash où l'actrice principale, Mikey Madison, donne le meilleur d'elle-même. Au final, chaque classe reste dans son jardin et les oligarques russes continuent leur indécent étalage de leur fortune mal acquise aux US comme en France (Côte d'Azur). Triste réalité abordée par Sean Baker dans un film dont la mise en scène est brillante.
Clairement surcôté ce road movie moitié film érotique moitié règlement de comptes familial entre Russes. De très bons acteurs mais on s’accroche pas vraiment aux personnages. Je comprends pas trop la hype.