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Arthus27
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5,0
Publiée le 1 janvier 2025
"Anora" de Sean Baker est une œuvre cinématographique magistrale, qui mérite amplement sa Palme d'Or au festival de Cannes 2024. Considéré comme l'un des meilleurs films de l'année, il témoigne du talent indéniable de Baker pour raconter des histoires poignantes et authentiques. Le film s'inscrit parfaitement dans la lignée des précédentes œuvres du réalisateur, mettant en scène un personnage féminin fort, une travailleuse du sexe, qui cherche à s'approprier le mythe du "rêve américain" tout en se heurtant à sa dure réalité.
L'écriture est absolument formidable, offrant une caractérisation riche des personnages et une évolution narrative captivante qui véhicule des messages puissants. Les personnages, incarnés avec brio, sont au cœur de cette histoire. Mikey Madison livre une performance exceptionnelle dans le rôle d'Anora, capturant la détermination et la vulnérabilité de son personnage. À ses côtés, Yura Borisov, dans le rôle d'Igor, joue un personnage qui agit comme un miroir pour Anora. Issu de la classe prolétaire, lui aussi subit la domination et le mépris de ses riches employeurs, ajoutant une couche de complexité à la dynamique du récit.
La mise en scène de Baker est impeccable, nous emportant dans un tourbillon d'émotions. Le film parvient à faire rire aux éclats tout en touchant profondément, offrant une expérience qui oscille brillamment entre humour et tragédie.
"Anora" est une fresque sociale et émotionnelle qui non seulement divertit mais pousse également à la réflexion sur les rêves, les espoirs et les réalités cruelles de la société moderne. Une exploration émouvante et audacieuse du "rêve américain" à travers le prisme des laissés-pour-compte, c'est une œuvre que toutes et tous devraient voir.
Un conseil : un film à voir sans prise de tête. Je n'en attendais rien, et j'ai passé un excellent moment avec un peu d'humour. J'ai eu de la peine pour tous les personnages (sauf les méchants parents russes) : celui qui se fait casser le nez et qui a peut-être une commotion cérébrale ; le chef que l'on dérange en plein baptême et qui va se faire taper sur les doigts ; la jeune fille qui ne sait pas dans quoi elle met les pieds. Comme elle, j'y ai cru, à son conte de fée, et en plus elle sait se défendre, il n'y avait pas de raison que ça tourne mal. J'ai adoré Igor aux yeux tristes qui lui ne voit pas en Anora une source d'embêtements mais une jeune fille perdue. Certes, je ne lui aurait pas remis une Palme, mais ce prix a fait en sorte que je regarde ce film.
Un grand moment de cinéma. Ce film est extrêmement drôle et l'actrice joue formidablement bien. Le film nous surprend à chaque nouvelle scène et la réalisation est au cordeau. Ma claque de l'année!
Mikey Madison jusqu’à présent peu connu explose sans ce rôle de Anora palme d’or à Cannes . Une escort se marie avec le fils d’un oligarques russe ..enfin c’est ce qu’elle croit.. C’est vrai qu’elle performe , elle joue bien, mais beaucoup de choses m’ont déranger dans le film comme la vulgarité par exemple.
«Pauvre Pretty woman» Une palme d’or fort étonnante pour cette tragi-comédie parfois hilarante. Un fils d’oligarque s’éprend d’une travailleuse du sexe et l’épouse à Las Vegas. Les parents lancent leurs troupes pour casser ce mariage auquel elle, elle croit. De nombreuses scènes de sexe, une actrice fantastique, des méchants pas si méchants. Le rêve déçu. Un film original.
"Anora" est un véritable coup de cœur. Les acteurs sont tous impeccables, et l'ensemble du film brille par son rythme dynamique et son développement soigné. L'humour est parfaitement dosé, et chaque scène semble tomber à pic. Je me demande si l'effet Mikey Madison joue un rôle ici, mais elle est tout simplement incroyable dans son rôle (à tel point que je vais fouiller sa filmo pour la revoir). Le montage est fluide et précis, et l'acting d'une rare intensité, qui capte l'attention du début à la fin. Pour moi, cette année, c'est "Anora", "The Substance" et "Blinked Twice";)
Une scène d’anthologie, du burlesque, du rire, du drame. Je peux comprendre qu’on n’aime pas mais tout est présent. En tout cas si les deux dernières scènes sont bien comprises, tout se passe très bien. Un réalisateur qui pense au téléspectateur.
En confondant trois genres a priori incompatibles, à savoir le conte de fées, la comédie burlesque et le drame sentimental sur fond de violence sociale, Anora trouve dans chacun l’occasion d’une rupture synonyme de sursauts dynamiques qui lui évitent de s’enliser dans un dispositif – défaut principal des précédents films de Sean Baker. Pour autant, cette tripartition ne signifie pas que les trois chapitres se valent, et il faut bien reconnaître que l’ensemble pâtit des passages obligés qui semblent définir aujourd’hui le candidat idéal à la palme cannoise : les longues voire très longues séquences de pertes de repères où la situation échappe aux personnages se complaisent non sans artificialité dans un malaise comique déjà observé chez Quentin Tarantino ou, plus récemment, chez Ruben Östlund ; la plongée dans les bas-fonds d’une grande ville emprunte aux polars des frères Coen ou à tout un pan du cinéma dit expérimental. La première partie, sorte de The Great Gatsby adolescent avec spoiler: son manoir aux illusions où se réfléchissent les inégalités sociales , fonctionne bien parce qu’il appartient tout entier au geste esthétique de Baker (cf. filmographie), à savoir la tension qui régit la relation entre une réalité brutale et triviale d’un côté et le rêve d’enfant d’autre part. Le plus grand rêve d’Anora est, comme elle l’exprime à son mari d’une semaine, d’aller en voyage de noces à Disneyworld, projet de gosse qui trouve néanmoins approbation auprès de Vanya. Le long métrage représente donc deux enfants enfermés dans des bulles d’illusions et qui, pendant quelques jours, partagent la même ; deux enfants qui cherchent à fuir leur milieu d’origine et le destin tout tracé qu’il leur impose en leur opposant un droit à l’erreur et à la naïveté. La façon qu’a le réalisateur de déconstruire cette chimère s’avère quelque peu laborieuse et manque d’authenticité. Reste une œuvre intelligente qui embrasse son sujet à bras-le-corps en figurant le sexe avec pudeur et beauté, portée par d’excellents comédiens.
Très déçue par ce film totalement dépourvu d'émotion. Mais du sexe à n'en plus finir... Les dialogues sont pauvres et grossiers. Ca hurle, ça part dans tous les sens... et ça dure 2h20 !!! Bref, c'est interminable. Pourtant l'idée de départ était intéressante mais le réalisateur a raté son film ! Incapable de décrire des situations simples.... toutes les scènes sont trop longues et on se surprend à regarder sa montre. Le vrai talent aurait été de décrire le milieu de la prostitution sans montrer de sexe à l'écran. Les réalisateurs doués savent le faire, en travaillant sur la psychologie des personnages et en créant de l'émotion. Là, on passe complétement à côté de la personnalité de l'héroïne. On aurait bien aimé en savoir plus sur le jeune Vania (à part qu'il aime faire la fête). Bref le scénario est vraiment basique, écrit pour les simples d'esprit, semble-t-il ! On tire vraiment les gens vers le bas en leur servant de tels navets. Quelle perte de temps !
Chère “Anora”, Si le côté très extraverti et provocant du long-métrage avait pu contrebalancer avec un aspect plus adulte, profond et réfléchi.
Si la personne qui répond au nom de “Vanya” aurait pu être tout sauf un cliché du fils à Papa plein aux as qui n’a que faire des valeurs morales et humaines.
Si le rythme n’était pas scindé en deux parties bien distincte : Une première partie à 100 à l’heure (une version pour adolescent du “Loup de Wall Street”) Une seconde partie où chaque minute parait une éternité.
Si ce film n’avait pas reçu la Palme d’or, alors serait-il passé aussi inaperçu que ce mariage furtif ?
Je n’ai aucun problème avec l’extravagance, le provoquant et autres moments de folie (ne parlons pas de trash, il n’y en a pas). Cependant, dans un long métrage, je suis à la recherche de dialogues impactants, d'intérêt pour les personnages et leur psychologie. C’est bien beau d'être dévêtu 25% du temps, de faire un twerk sur un Rap US ou faire des achats à Vegas sur de la Pop mainstream, de montrer ⅔ coups de reins ça et là, mais il faut encore que tout ça ait un sens. Or dans le cas de “Anora”, j’ai été rapidement rattrapé par la superficialité du propos. C’est peut-être un but en soi d’être aussi superficiel : Lui pour un corps voluptueux, Elle pour une bague solitaire à 4 carats. Mais ces archétypes ne font en rien évoluer les choses s’ils ne sont pas remis en question. Dans le film, on montre expressément sans démontrer quoi que ce soit, on provoque sans expliquer, les personnages déblatèrent sur du vent, en américain ou en russe selon le temps. Certes la photographie est belle, les plans sympathiques, mais quand il s’agit d’ajouter un peu de complexité, de ne pas tomber dans le stéréotype ou même de faire rire, nous n‘y sommes pas du tout.
Tout est cliché, tout est manichéen, bien orchestré, mais je n’en tire rien.
Palme d'or décevante, surtout quand on passe après les dernières, particulièrement réussies. Le début du film laisse à croire qu'on aura affaire à un portrait féminin ultra-actuel, très ancré dans les mœurs et déboires de jeunesse, à travers l'enfant-roi dont elle s'entiche.
La suite, notamment après l'immixtion étirée des Russes dans la demeure, nous trimballe dans une succession d'événements un peu longuette, sans réelle tension, et dont l'issue finit par nous indifférer, en raison du manque d'épaisseur des personnages.
À la manière de certains mauvais films Netflix – on n'en est pas là, tout de même –, les personnages perdent en crédibilité, l'intrigue, parce qu'elle dure trop longtemps, se dilue dans une espèce de parodie d'enlèvement.
Contrairement à la forme ramassée et précise de The Floria Project, Baker, par zèle démonstratif ou exploration scénaristique, noie son propos dans ce qui s'apparente à un méli-mélo copieux. Un deuxième visionnage, pour une meilleure compréhension des enjeux, s'impose sûrement...