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Morenciel
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3,0
Publiée le 12 janvier 2026
Un Oscar ? Vraiment? La Palme D'Or? Vraiment?
C'est bizarre ce monde dans lequel on vit. Une comédie, peut-être, c'est vrai que à certains moments, la situation était drôle. Et vu que c'est une comédie dramatique, alors j'attendais de voir la côté drame, en tout cas, s'il y en avait un, il n'était pas très profond.
Les acteurs sont, comment dirais-je, bons, le réalisateur est... hum bon. Peut-être que je suis trop vieux pour ce genre de film ou peut-être suis-je trop jeune en fin de compte. C'est comme si j'avais pas d'opinion précise. Après une journée, je me demande encore si j'ai aimé ou détesté ou bien ça m'a complètement laissé amorphe.
En détail, on arrive à se demander si le réalisateur n'est pas un peu voyeur finalement, surtout au début. Peut-être qu'il a voulu capter notre attention, surtout celles des hommes me dis-je en souriant. Par contre, ma copine a trouvé ces scènes inutiles et j'avoue qu'à un certain moment, elle avait raison car je me disais en regardant ces scènes qui n'en finissaient plus, je commence à trouver ça gênant, pour moi, moi qui l'avais convaincu de poursuivre jusqu'à la fin.
On en a conclu que le film était pas si pire mais je ne regrette pas du tout de l'avoir loupé au cinéma, sinon, j'aurais été dans une colère semblable à celle d'Ani dans le film. La colère d'Ani héhé! Alors faut le voir pour comprendre ;-) L'actrice a gagné un Oscar pour cette scène, j'imagine.
Je n'ai toujours pas compris l'engouement porté à ce film, en lisant les avis tous dithyrambiques et exceptionnellement positifs. Aucun intérêt en tous points, j'en attendais quelque chose de fort et d'intelligent, or c'est en cela tout l'inverse que cette histoire baigne. Navrant de bout en bout. Oh mon dieu, faites que mes enfants découvrent Redford ou de Niro
Je ne comprends pas 5 oscars et une palme d’or pour ce film à la limite du classé x. Le scénario n’est pas non plus à niveau. Quant aux acteurs, c’est pareil. Bref rien.
Des personnages très bien interprété, un rapport a l'argent bien abordé puis surtout les méchants sont au final pas si méchant, a contre courant de ce qu'il se fait actuellement. Sur la performance artistique oui effectivement j'aurais un bémol l'actrice principale ne m'a convaincu que lors de la scène finale mais par contre le personnage de Igor est magistral.
Anora est un bon film signé Sean Baker. Le film marche grâce à l'écriture du personnage éponyme et à son interprétation. Le personnage d'Anora est très bien écrit, à la fois battante, et touchante à la fois. Sa romance spoiler: (qui tourne à la mésaventure) avec le personnage de Vanya est franchement originale (et offre une réécriture assumée et moderne du mythe de Cendrillon). L'actrice Mikey Madison est impeccable pour ce rôle qui va certainement la révéler au grand public. Le traitement spoiler: à la fois pathétique et intimidant de la mafia russe joue beaucoup dans le style un peu OVNI de ce film. Difficile de dire que ce film est le meilleur de l'année 2024, mais il a beaucoup de charme.
Une strip-teaseuse new-yorkaise rencontre dans son club un jeune oligarque russe et l’épouse dans la foulée, sauf que le conte de fée sera éphémère pour elle. Le réalisateur Sean Baker signe son meilleur film avec cette odyssée sentimentale entre New-York et Las Vegas aussi drôle que ravagée. Ce bouillonnement, on le doit à une réalisation brillante, sexy mais pas putassière faisant passer ses protagonistes par une large palette d’émotions et repose ainsi sur un percutant choix de casting dont l’énergie déborde avec une mention spéciale pour l’actrice Mikey Madison explosant littéralement à l’écran avec sa prestation fiévreuse et intense. Le cinéaste pose au travers son récit un regard désabusé sur les travers de l’Amérique. Le cinéaste captive malgré une durée conséquente grâce à une maitrise du tempo remarquable, jouant sur les ruptures de rythme et de ton ainsi que des effets de mise en scène savamment dosé pour ne pas être maniéré. Epatant jusqu’à son final charnel d’une grande puissance émotionnelle « Anora » grâce à sa distribution de qualité.
Un drame vibrant et nerveux, porté par une mise en scène réaliste et une performance touchante de Mikey Madison. C’est cru, tendre et parfois déchirant, avec une énergie qui emporte du début à la fin.
il était une fois, Dans l'Amérique du Nord actuelle, Une jeune femme, Anora, "Danseuse érotique", charmante et sensuelle.
Une rencontre et tout chavire. Un riche jeune homme l'épouse. Champagne et strass. Elle aurait pourtant du le voir venir: Aucun mariage ne dure, une fois célébré à Las Vegas.
Féroce et souvent comique, Le film "Anora" est comme un conte de fée Où le prince, qui n'a rien de romantique, Ne porte rien d'autre que son immaturité.
Mickey Madison porte le rôle à merveille. Le scénario -habile- casse les codes de la comédie. Derrière l'humour, il y a une satire qui veille, Dénonçant, quand on y regarde bien, les travers des Etats-Unis.
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il y a urgence à découvrir Sean Baker, dont le dernier film qui a remporté la palme d’Or au dernier festival de Cannes sort en salles. Ce réalisateur talentueux peut finalement tourner un film avec n’importe quoi, du moment qu’il puisse filmer, même avec un iPhone 5. Tangerine aura été le meilleur film de mon été, qui fût bien peu attractif au niveau cinéma.
On retrouve dans Anora les thèmes chers au réalisateur, son amour des petites gens dans les milieux des travailleurs du sexe, sur fond de comédie sociale à l’opposé du rêve américain.
Anora est une jeune femme, danseuse érotique dans un club. Parlant le russe, elle doit s’occuper d’Ivan. Le jeune homme, fils d’un oligarque russe immensément riche est aussi fêtard qu’inconséquent. Il achète ses services pour une semaine. Anora éblouie, croit voire en lui un possible prince charmant. Entre fêtes enivrées, sexe et jeux vidéos, les 2 jeunes gens finissent par s’épouser à Vegas. Les parents l’apprennent et déboulent de Russie.
Le film est construit en deux parties, celle de l’illusion d’un avenir meilleur pour Anora et celle du désenchantement. Le film est souvent hilarant, mais aussi bien cruel par le cynisme des parents et de leur rejeton. Seuls Igor et Anora, possèdent des valeurs morales. Sean Baker par son regard sur les très riches porte ici une critique acerbe sans concessions.
Le personnage de la jeune femme est purement Bakerien dans l’énergie joyeuse et fougueuse déployée à l’écran dans la première partie. Mais c’est l’acteur qui interprète Igor, Yura Borisov, en homme de main, déjà remarquable dans Compartiment N°6, qui m’aura le plus émue. Il n’est pas dupe de ce qui se joue pour la jeune femme, lui aussi de petite condition, et fait son possible pour l’aider. L’acteur est réellement captivant dans ce qu’il parvient à véhiculer à l’écran par sa force tranquille et l’intensité de son regard.
On ne peut s’empêcher de penser dans l’ambiance du film à certains chapitres du sublime roman de Donna Tartt « Le chardonneret », et c’est heureux. Contrairement à certains, je n’ai pas trouvé de longueurs dans Anora qui m’a embarquée. Sean Baker est un habitué des belles récompenses cinématographiques, et Anora ne démérite pas dans les promesses qu’il réserve. Quant à savoir s’il s’agit du meilleur film du réalisateur, je n’en sais rien, je les ai tous énormément aimé
Anora (. 2h19) de Sean Baker avec Mikey Madison, Mark Eydelshteyn, Yura Borisov
Dommage. Cela aurait pu être un beau film sur le thème de la chosification et de la bêtise, pour ne pas dire débilité, d’une époque. Chosification de la femme par un enfant gâté et chosification de l’enfant, conçu comme une machine à cash, par la femme dans une société travaillée par le crétinisme de l’argent. Hélas, la démonstration est ratée. A cause d’un parti-pris se voulant burlesque mais qui au final se révèle très pénible avec ses scènes interminables et lourdes’ scandées d’un mitraillage de «fuck» émanant de personnages prétendument décalés. Ce film relève au final de ce qu’il prétend dénoncer : la putasserie complaisante.
C’est un film noir, on rentre dans l’intimité d’Anora, cette jeune femme escort qui rêve d’une vie meilleure et qui compte sur ce garçon pour la sortir de sa condition. Un film cru, coup de poing et qui tient en haleine. Je recommande !