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Attigus R. Rosh
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3,5
Publiée le 24 décembre 2025
Anora est un bon film signé Sean Baker. Le film marche grâce à l'écriture du personnage éponyme et à son interprétation. Le personnage d'Anora est très bien écrit, à la fois battante, et touchante à la fois. Sa romance spoiler: (qui tourne à la mésaventure) avec le personnage de Vanya est franchement originale (et offre une réécriture assumée et moderne du mythe de Cendrillon). L'actrice Mikey Madison est impeccable pour ce rôle qui va certainement la révéler au grand public. Le traitement spoiler: à la fois pathétique et intimidant de la mafia russe joue beaucoup dans le style un peu OVNI de ce film. Difficile de dire que ce film est le meilleur de l'année 2024, mais il a beaucoup de charme.
Une strip-teaseuse new-yorkaise rencontre dans son club un jeune oligarque russe et l’épouse dans la foulée, sauf que le conte de fée sera éphémère pour elle. Le réalisateur Sean Baker signe son meilleur film avec cette odyssée sentimentale entre New-York et Las Vegas aussi drôle que ravagée. Ce bouillonnement, on le doit à une réalisation brillante, sexy mais pas putassière faisant passer ses protagonistes par une large palette d’émotions et repose ainsi sur un percutant choix de casting dont l’énergie déborde avec une mention spéciale pour l’actrice Mikey Madison explosant littéralement à l’écran avec sa prestation fiévreuse et intense. Le cinéaste pose au travers son récit un regard désabusé sur les travers de l’Amérique. Le cinéaste captive malgré une durée conséquente grâce à une maitrise du tempo remarquable, jouant sur les ruptures de rythme et de ton ainsi que des effets de mise en scène savamment dosé pour ne pas être maniéré. Epatant jusqu’à son final charnel d’une grande puissance émotionnelle « Anora » grâce à sa distribution de qualité.
Un drame vibrant et nerveux, porté par une mise en scène réaliste et une performance touchante de Mikey Madison. C’est cru, tendre et parfois déchirant, avec une énergie qui emporte du début à la fin.
il était une fois, Dans l'Amérique du Nord actuelle, Une jeune femme, Anora, "Danseuse érotique", charmante et sensuelle.
Une rencontre et tout chavire. Un riche jeune homme l'épouse. Champagne et strass. Elle aurait pourtant du le voir venir: Aucun mariage ne dure, une fois célébré à Las Vegas.
Féroce et souvent comique, Le film "Anora" est comme un conte de fée Où le prince, qui n'a rien de romantique, Ne porte rien d'autre que son immaturité.
Mickey Madison porte le rôle à merveille. Le scénario -habile- casse les codes de la comédie. Derrière l'humour, il y a une satire qui veille, Dénonçant, quand on y regarde bien, les travers des Etats-Unis.
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, il y a urgence à découvrir Sean Baker, dont le dernier film qui a remporté la palme d’Or au dernier festival de Cannes sort en salles. Ce réalisateur talentueux peut finalement tourner un film avec n’importe quoi, du moment qu’il puisse filmer, même avec un iPhone 5. Tangerine aura été le meilleur film de mon été, qui fût bien peu attractif au niveau cinéma.
On retrouve dans Anora les thèmes chers au réalisateur, son amour des petites gens dans les milieux des travailleurs du sexe, sur fond de comédie sociale à l’opposé du rêve américain.
Anora est une jeune femme, danseuse érotique dans un club. Parlant le russe, elle doit s’occuper d’Ivan. Le jeune homme, fils d’un oligarque russe immensément riche est aussi fêtard qu’inconséquent. Il achète ses services pour une semaine. Anora éblouie, croit voire en lui un possible prince charmant. Entre fêtes enivrées, sexe et jeux vidéos, les 2 jeunes gens finissent par s’épouser à Vegas. Les parents l’apprennent et déboulent de Russie.
Le film est construit en deux parties, celle de l’illusion d’un avenir meilleur pour Anora et celle du désenchantement. Le film est souvent hilarant, mais aussi bien cruel par le cynisme des parents et de leur rejeton. Seuls Igor et Anora, possèdent des valeurs morales. Sean Baker par son regard sur les très riches porte ici une critique acerbe sans concessions.
Le personnage de la jeune femme est purement Bakerien dans l’énergie joyeuse et fougueuse déployée à l’écran dans la première partie. Mais c’est l’acteur qui interprète Igor, Yura Borisov, en homme de main, déjà remarquable dans Compartiment N°6, qui m’aura le plus émue. Il n’est pas dupe de ce qui se joue pour la jeune femme, lui aussi de petite condition, et fait son possible pour l’aider. L’acteur est réellement captivant dans ce qu’il parvient à véhiculer à l’écran par sa force tranquille et l’intensité de son regard.
On ne peut s’empêcher de penser dans l’ambiance du film à certains chapitres du sublime roman de Donna Tartt « Le chardonneret », et c’est heureux. Contrairement à certains, je n’ai pas trouvé de longueurs dans Anora qui m’a embarquée. Sean Baker est un habitué des belles récompenses cinématographiques, et Anora ne démérite pas dans les promesses qu’il réserve. Quant à savoir s’il s’agit du meilleur film du réalisateur, je n’en sais rien, je les ai tous énormément aimé
Anora (. 2h19) de Sean Baker avec Mikey Madison, Mark Eydelshteyn, Yura Borisov
Dommage. Cela aurait pu être un beau film sur le thème de la chosification et de la bêtise, pour ne pas dire débilité, d’une époque. Chosification de la femme par un enfant gâté et chosification de l’enfant, conçu comme une machine à cash, par la femme dans une société travaillée par le crétinisme de l’argent. Hélas, la démonstration est ratée. A cause d’un parti-pris se voulant burlesque mais qui au final se révèle très pénible avec ses scènes interminables et lourdes’ scandées d’un mitraillage de «fuck» émanant de personnages prétendument décalés. Ce film relève au final de ce qu’il prétend dénoncer : la putasserie complaisante.
C’est un film noir, on rentre dans l’intimité d’Anora, cette jeune femme escort qui rêve d’une vie meilleure et qui compte sur ce garçon pour la sortir de sa condition. Un film cru, coup de poing et qui tient en haleine. Je recommande !
Comment ne pas ressentir de l’amitié pour Anora face à de si vulgaires (Vanya) et méchantes (Galina) personnes ? Bon film, même si, à part Anora, les personnages sont un peu caricaturaux.
Une pluie d'oscar, une palme d'or et... 2h18 d'ennui ferme. Le film ne traite d'aucun sujet, la 2e partie est interminable. Seul point positif l'actrice principale qui joue bien. Bref, mauvais mauvais.
Très déçu par cette comédie dramatique écrite et dirigée par le cinéaste américain Sean Baker. Comment peut-on attribuer une Palme d'Or à un film aux dialogues triviaux et dont le scénario tiendrait sur un ticket de métro ? On s'ennuie ferme après vingt minutes interminables de scènes de sexes et de fiestas alcoolisées. Le film tourne ensuite au conte de fée dramatique avec des scènes de grandes violences. Ce film immoral sans aucune sensibilité ni humour trouve le summum de l'absurde avec la séquence au tribunal pour l'annulation du mariage. Coté casting, nous ne somme pas plus gâté avec néanmoins une Mikey Madison peu glamour, mais assez convaincante dans son rôle de prostituée cupide ; quant à Mark Eydelshteyn, l'Acteur de Nationalité Russe qui a 21 ans dans le film, a l'air d'un ado pubère et niais très conforme à ce rôle qui lui convient très bien.
Le film nous fait traverser une infinité d’émotions, dans une euphorie presque constante. L’humour, subtilement dosé, souligne l’histoire sans jamais lui voler la vedette. Certaines scènes sont dignes de l’effroi : on se glisse aisément dans la peau d’Ani pour partager ses peurs et ses doutes. L’absurdité ambiante de la semaine qu’elle vit contraste avec la dureté de son retour à la réalité, comme un parallèle pour le spectateur qui, lui aussi, sort de ce moment suspendu, presque irréel. Mikey Madison est époustouflante, impériale dans le rôle d’Anora, mais les vrais n’oublieront pas Igor, le boss tout simplement.