Sous tension a été présenté dans plusieurs grands festivals de cinéma comme l’Arras Film Festival ou le Thessaloniki International Film Festival.
Il s’agit du troisième long-métrage réalisé par la cinéaste Penny Panayotopoulou après Hard Goodbyes : My Father (2002) et September, une femme seule (2013).
Le sujet du film est né d’une histoire similaire dont la réalisatrice a été témoin. Sauf que cela ne concernait pas un agent de sécurité d’un hôpital public (comme c’est le cas dans Sous Tension) mais un médecin dont la carrière a été ruinée.
Bien que se déroulant à l'époque actuelle, Sous tension présente une esthétique qui rappelle à Penny Panayotopoulou le charme de certains films américains des années 1970, notamment en raison des couleurs chaudes et terreuses qui donnent un grain particulier à l’image du long-métrage.
Pour le rôle de Nicky, Penny Panayotopoulou a fait appel à la jeune Garifalina Kontozou, qui fait ici ses débuts devant une caméra. Lors de l’étape des auditions, elle était venue pour un autre casting, en compagnie de son père. Après lui avoir fait passer un bout d’essai, la réalisatrice était convaincue qu’elle tenait là son actrice idéale pour le personnage de Nicky, malgré le scepticisme de la directrice de casting.
Quelques mois plus tard, alors que le rôle n’avait toujours pas été attribué, la jeune fille est revenue pour passer le casting. En la voyant, Penny Panayotopoulou était convaincue qu’elle tenait là son interprète de rêve sans toutefois la reconnaître puisque ses cheveux avaient poussé et que ses dents de devant étaient tombées.
Tourné au printemps 2022, Sous tension a connu un tournage assez mouvementé en raison de la pandémie de Covid et de plusieurs difficultés. La réalisatrice et son équipe ont donc dû se résoudre à tourner dans deux hôpitaux différents : un vieil établissement abandonné situé à l’extérieur d’Athènes et qui a été totalement transformé pour les besoins du tournage ainsi qu’un grand hôpital public, situé dans les banlieues nord de la capitale grecque.
Le rôle principal du film est interprété par Giannis Karampampas, célèbre acteur de théâtre qui n’avait jamais fait de cinéma. C’est en le voyant réciter des poèmes de l’auteur Constantin Cavafy (1863 – 1933) sur scène que Penny Panayotopoulou a su qu’elle travaillerait avec le comédien, à un moment ou un autre de sa carrière.
La lumière, notamment de la scène finale, a été créée directement sur le tournage et n'a pas été modifiée en post-production, comme Penny Panayotopoulou le dit : "La lumière, pure, franche s’ajoute à cette image irréelle. Elle fait le lien entre le ciel et la terre. Nous avons créé tous ces effets pendant le tournage et non pas en post production. Nous ne voulions pas d’un effet de brume blanche, mais nous souhaitions que cette texture provienne des prises de vue." Elle ajoute ainsi que cette scène a été tournée lors d'un après-midi de soleil, en contre-jour.