La Fille du Konbini a été présenté dans de nombreux festivals de cinéma parmi lesquels OAFF (Osaka Asian Film Festival) au Japon ou Japan Cuts aux États-Unis. En France, il a été sélectionné pour l’édition 2026 des Saisons Hanabi ainsi que pour le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul.
Il s’agit du troisième film de la réalisatrice japonaise Yûho Ishibashi, après Bokura no saigo (2016) et Sayounara (2018), qui étaient inédits en France. La Fille du Konbini est donc son premier long-métrage à sortir dans l’Hexagone.
La réalisatrice Yûho Ishibashi a eu l’idée de La Fille du Konbini après avoir constaté les difficultés auxquelles étaient confrontés ses amis dans le monde du travail. La cinéaste souhaitait retranscrire la pression dans la sphère professionnelle et la difficulté que les jeunes adultes, au sortir de leurs adultes, peuvent rencontrer.
Avec La Fille du Konbini, Yûho Ishibashi retrouve la comédienne Haruka Imô, qu’elle avait déjà dirigée dans son précédent long-métrage, Sayounara (2018).
Le rôle principal du film, celui de Nozomi, est tenu par la jeune comédienne Erika Karata. La réalisatrice a songé à elle avant même de commencer le scénario. Même si elle n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer celle qui est par ailleurs l’une des très bonnes amies dans la vie de Haruka Imô (qui joue ici le personnage de Kanako Otomo), la réalisatrice se sentait une affinité particulière avec l’actrice. À cette époque, cette dernière avait été au cœur d’un gros scandale à cause de la révélation de sa liaison avec son partenaire Higashide Masahiro dans le film Asako I & II de Ryûsuke Hamaguchi (2018).
Touchée par cette situation, Yûho Ishibashi avait décidé qu’elle interpréterait le rôle principal de son film. Elle l’a donc rencontrée une première fois puis, après avoir longuement discuté avec elle, a décidé de réécrire le scénario et le rôle afin qu’il soit sur mesure pour la comédienne. Lorsque le tournage de La Fille du Konbini a débuté, la réalisatrice a constaté que la définition du personnage d’Erika Karata s’était encore plus affinée et qu’elle avait totalement pu se l’approprier. La cinéaste a alors voulu lui laisser une liberté totale dans ses mouvements, contribuant ainsi au naturel du film.