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tres bon film magnifiquement interprété sur un sujet dur difficile et clivant. la plaidoirie finale est impressionnante de maitrise
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Un chef d'oeuvre ! Un scénario bien tenu, un jeu d'acteur formidable , un sujet toujours d'actualité. A voir absolument
J’ai vu le film en avant première à CARPENTRAS et je voudrais dire que l’élan qui me vient après l’avoir vu est de le montrer à tous les jeunes ados filles et garçons afin de montrer que l’avortement n’est pas un tabou. Aujourd’hui encore j’ai moi même 45 ans et j’ai avorté et je n’ai jamais osé en parler. Le film me réconcilie avec cette idée et me permet de l’assumer plus naturellement car les propos du film sont tellement vrai ! C’est tellement difficile aussi pour la personne qui décide d’avorter !!! Même si c’est un droit ajdhui grâce au combat de Gisele Halimi cela ne reste pas du tout un choix évident alors merci pour tout ces sentiments aux réalisateurs et réalisatrices du film
Excelllent et tellement inspirant. Toutes ces femmes sont fascinantes et sont très inspirantes. Elles ont réussi là où d’autres ont échoué. Côté historique: tout le monde était contre ces femmes alors que c’était un combat juste et nécessaire.
Film vue au festival dé Montelimar. Bravo de choisir la magnifique bataille de Gisèle Halimi comme thème du film. La réalisation respecte l’histoire mais est trop classique. On dirait un film des années 2000.
vu en avp au FFA 2026. Bonne reconstitution de cet événement historiquement primordial. Film de bonne facture, casting au rdv. Un petit souffle d'originalité supplementaire dans la mise en scène aurait probablement renforcé l'impact.
L'affaire Marie-Claire n'aurait pu être qu'un film de procès, mais Lauriane Escaffre et Yvo Muller, coréalisateurs, ont aussi voulu montrer l'avant, à l'aide de flashbacks qui s'intègrent peu à peu dans la contextualisation d'une époque, pas si lointaine. La reconstitution est sans défaut, mais elle n'est pas flamboyante et c'est aussi le parti pris d'une mise en scène sobre, parfois même proche de l'académisme. C'est le verbe qui compte ici, occasionnellement peut-être trop appuyé, mais c'est d'un film-dossier dont il s'agit et évidemment militant. Cette charge virulente contre le patriarcat, l'avocate Gisèle Halimi pouvait se le permettre grâce à son aura et à son courage. Cependant, le film ne tait pas ses doutes, son aspect bulldozer et aussi son goût pour être dans la lumière. Ses rapports avec son mari, idylliques, et avec sa mère, conflictuels, contribuent à faire un portrait complet de la pasionaria de la cause féminine. Efficace, le film l'est absolument et s'y ajoute un beau brin d'émotion, pour les cœurs sensibles qui aiment les causes justes. Contrairement au film consacré à Simone Veil, sorti il y a quatre ans et bien trop révérencieux, L'affaire Marie-Claire, sans trop s'éloigner d'une narration et d'effets attendus, remplit parfaitement son indispensable rôle pédagogique et se révèle passionnant de bout en bout. En 1972, la société française a commencé à reconsidérer la place occupée par les femmes et leurs choix de disposer de leurs corps. Ce n'était qu'un début, mais une déflagration, quand même.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, L’Affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l’avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d’une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
À l’automne 1971, Marie-Claire Chevalier, seize ans, est violée par un camarade de classe, puis tombe enceinte et avorte clandestinement. C’est elle, pas son violeur, qui se retrouve sur le banc des accusés du tribunal de Bobigny, aux côtés de sa mère Michèle et des femmes qui l’ont aidée. À leur tête, Gisèle Halimi, franco-tunisienne, déjà coautrice avec Simone de Beauvoir de Djamila Boupacha, un livre qui avait fait le même pari une décennie plus tôt, en transformant le cas d’une militante du . violée et torturée par l’armée française en tribunal politique de l’État. Halimi sait ce qu’elle fait. Elle ne défend pas des coupables, elle attaque une loi. Avec L’Affaire Marie-Claire, Escaffre et Muller avaient entre les mains de solides arguments, comme la retranscription authentique de l’audience, un procès qui donne du sens à la loi Veil à venir, et un sujet d’actualité encore brûlante en 2026. Cependant, le film tient davantage de la reconstitution pédagogique que de l’œuvre de cinéma.
Quand le manifeste étouffe le drame
Le film s’ouvre sur la « faiseuse d’anges », la femme qui a pratiqué l’avortement clandestin et qui, à la barre, s’excuse, s’écrase et incarne ce réflexe de capitulation que le patriarcat ambiant a rendu naturel chez celles qu’il juge. C’est un choix d’entrée en matière chargé de sens. On pose d’emblée le spectre des comportements féminins face à la loi, de la soumission honteuse à la résistance frontale. Mais le film ne tire jamais vraiment le fil de cette tension. Il convoque les témoins les uns après les autres, dont un médecin anti-avortement qui semble présent pour humaniser le « mâle », et distribue les rôles avec une propreté qui finit par désarmer son propre propos. Chaque réplique de Charlotte Gainsbourg en avocate convaincue est une punchline envoyée en plein visage du patriarcat, si bien qu’on pense parfois moins au procès de Bobigny qu’à La Bataille de Gaulle : l’âge de fer. Il s’agit d’une même tendance au film-manifeste où les positions sont tellement balisées d’avance que le film ne cherche plus à convaincre. Il confirme la cause déjà acquise par le spectateur, qui repart sans avoir été bousculé une seule fois.
Ce manque d’aspérités se ressent jusque dans la musique de Philippe Rombi, qui arrive ponctuellement pour relancer un suspense déjà éventé et annule tout envol émotionnel. Car c’est là le paradoxe le plus cruel du film à vocation mémorielle, qui choisit un sujet à l’issue connue, puis qui renonce à creuser ce qui aurait pu créer de la tension malgré tout, comme la peur intérieure des accusées, le vertige d’Halimi face à une stratégie aussi risquée en cherchant le soutien populaire, le doute derrière la conviction. Là où L’Événement d’Audrey Diwan enfermait le spectateur dans le seul corps d’une étudiante pour dire l’indicible, sans tribunal, juste avec sa douleur et sa honte, là où Never Rarely Sometimes Always d’Eliza Hittman laissait deux adolescentes traverser seules les États-Unis dans un silence qui en disait plus que n’importe quel réquisitoire, L’Affaire Marie-Claire mise tout sur l’éloquence et la plaidoirie académique. On sait indéniablement comment cette histoire va finir, et on ne ressent quasiment jamais les sacrifices de ces femmes qui ont mis en jeu leur vie, leur image, leur âme et leur avenir.
Reste un film qui donne la parole aux femmes, ce qui n’est pas rien, à condition de le savoir en entrant. Mais le film ne peut s’empêcher de tout souligner, comme Halimi qui tient la porte aux femmes tandis que les hommes passent devant sans s’en soucier, qui distingue systématiquement le masculin générique du féminin. Autant de petits gestes qui, à force d’être superposés avec application, creusent une distance didactique là où on attendait une implication politique et morale, ou simplement des scènes de vie plus authentiques. Notamment soutenu par Disney+ et France Télévisions, L’Affaire Marie-Claire servira très certainement de support pédagogique efficace dans les collèges. Mais pour un cinéma plus exigeant, on repassera.
À l’automne 1971, Marie-Claire Chevalier, seize ans, est violée par un camarade de classe, puis tombe enceinte et avorte clandestinement. C’est elle, pas son violeur, qui se retrouve sur le banc des accusés du tribunal de Bobigny, aux côtés de sa mère Michèle et des femmes qui l’ont aidée. À leur tête, Gisèle Halimi, franco-tunisienne, déjà coautrice avec Simone de Beauvoir de Djamila Boupacha, un livre qui avait fait le même pari une décennie plus tôt, en transformant le cas d’une militante du . violée et torturée par l’armée française en tribunal politique de l’État. Halimi sait ce qu’elle fait. Elle ne défend pas des coupables, elle attaque une loi. Avec L’Affaire Marie-Claire, Escaffre et Muller avaient entre les mains de solides arguments, comme la retranscription authentique de l’audience, un procès qui donne du sens à la loi Veil à venir, et un sujet d’actualité encore brûlante en 2026. Cependant, le film tient davantage de la reconstitution pédagogique que de l’œuvre de cinéma.
Quand le manifeste étouffe le drame
Le film s’ouvre sur la « faiseuse d’anges », la femme qui a pratiqué l’avortement clandestin et qui, à la barre, s’excuse, s’écrase et incarne ce réflexe de capitulation que le patriarcat ambiant a rendu naturel chez celles qu’il juge. C’est un choix d’entrée en matière chargé de sens. On pose d’emblée le spectre des comportements féminins face à la loi, de la soumission honteuse à la résistance frontale. Mais le film ne tire jamais vraiment le fil de cette tension. Il convoque les témoins les uns après les autres, dont un médecin anti-avortement qui semble présent pour humaniser le « mâle », et distribue les rôles avec une propreté qui finit par désarmer son propre propos. Chaque réplique de Charlotte Gainsbourg en avocate convaincue est une punchline envoyée en plein visage du patriarcat, si bien qu’on pense parfois moins au procès de Bobigny qu’à La Bataille de Gaulle : l’âge de fer. Il s’agit d’une même tendance au film-manifeste où les positions sont tellement balisées d’avance que le film ne cherche plus à convaincre. Il confirme la cause déjà acquise par le spectateur, qui repart sans avoir été bousculé une seule fois.
Ce manque d’aspérités se ressent jusque dans la musique de Philippe Rombi, qui arrive ponctuellement pour relancer un suspense déjà éventé et annule tout envol émotionnel. Car c’est là le paradoxe le plus cruel du film à vocation mémorielle, qui choisit un sujet à l’issue connue, puis qui renonce à creuser ce qui aurait pu créer de la tension malgré tout, comme la peur intérieure des accusées, le vertige d’Halimi face à une stratégie aussi risquée en cherchant le soutien populaire, le doute derrière la conviction. Là où L’Événement d’Audrey Diwan enfermait le spectateur dans le seul corps d’une étudiante pour dire l’indicible, sans tribunal, juste avec sa douleur et sa honte, là où Never Rarely Sometimes Always d’Eliza Hittman laissait deux adolescentes traverser seules les États-Unis dans un silence qui en disait plus que n’importe quel réquisitoire, L’Affaire Marie-Claire mise tout sur l’éloquence et la plaidoirie académique. On sait indéniablement comment cette histoire va finir, et on ne ressent quasiment jamais les sacrifices de ces femmes qui ont mis en jeu leur vie, leur image, leur âme et leur avenir.
Reste un film qui donne la parole aux femmes, ce qui n’est pas rien, à condition de le savoir en entrant. Mais le film ne peut s’empêcher de tout souligner, comme Halimi qui tient la porte aux femmes tandis que les hommes passent devant sans s’en soucier, qui distingue systématiquement le masculin générique du féminin. Autant de petits gestes qui, à force d’être superposés avec application, creusent une distance didactique là où on attendait une implication politique et morale, ou simplement des scènes de vie plus authentiques. Notamment soutenu par Disney+ et France Télévisions, L’Affaire Marie-Claire servira très certainement de support pédagogique efficace dans les collèges. Mais pour un cinéma plus exigeant, on repassera.
Film vu en avant-première à Paris, en présence de Lauriane Escaffre et Yvo Muller. Quel chef d’œuvre. Je n’ai pas pu retenir mes larmes!
Novembre 1972. Au tribunal de Bobigny, un procès hors norme secoue la France entière. Marie-Claire Chevalier, 16 ans, est accusée d’avoir avorté illégalement. À la barre, sa mère et toutes les femmes qui l’ont aidée. Leur avocate, Gisèle Halimi, fait un pari fou, insensé : elle leur demande de ne pas plaider coupable. Gisèle va faire ce qui n’a jamais été fait auparavant, elle va accuser et attaquer la loi, au risque de tout perdre.
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