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Le premier point est le choix du casting et le jeu des actrices surtout, évidemment leur avocate Charlotte Gainsbourg qui incarné de façon remarquable Gisèle Halimi, la posture, la présence, jusqu'à la diction offre un personnage digne de la militante féministe et femme de loi. Le scénario suit un canevas habituel du film judiciaire, sur ce point l'intrigue n'en est pas une puisqu'on connaît l'affaire mais le récit est écrit sur deux paramètres essentiels, judicieux mais au traitement qualitatif bien différent. Le premier paramètre est toute la partie intime et familial autour de Gisèle Halimi, qui explique les origines de son militantisme (une partie assez précise et exacte), et aussi ce qui la pousse à prendre des risques qui presque insensées vis à vis de ses clientes pour servir ses luttes féministes (partie passionnante autour de "la fin justifie les moyens"). L'autre paramètre repose sur le processus judiciaire, une partie est plus laborieuse, malheureusement survolée ou résumée omettant l'importance des "célébrités", mais aussi en transforment les faits sur la question des médias et de leur chronologie ou sur les titres ou articles autour de l'affaire. Néanmoins, les réalisateurs-scénaristes signent un film "de fiction" assez réalistes et sincères pour qu'on y prête attention, et reste donc un film historique sérieux, avec émotion à voir et à conseiller.
Site : Selenie
Site : Selenie
Un film fondamental, bouleversant qui doit être vu par le plus grand nombre pour ne pas oublier le combat nécessaire de ces femmes!
Marie-Claire Chevalier (Saül Benchetrit) est une jeune fille de seize ans inculpée pour avoir avorté. À l'automne 1972, l'avocate Gisèle Halimi (Charlotte Gainsbourg) la convainc et convainc sa mère (Cécile De France), elle aussi inculpée, pour complicité, de ne pas plaider coupables, quitte à encourir la peine maximale, et à faire de leur procès celui de la loi de 1920 qui pénalise l'avortement. Sa stratégie audacieuse réussira à condition de mobiliser l'opinion politique et de convaincre des autorités morales et politiques de témoigner en leur faveur.
Les procès de Bobigny - car il y en eut deux, l'un à huis clos devant le tribunal des enfants, contre Marie-Claire, mineure, l'autre ouvert au public, devant le tribunal correctionnel contre les quatre femmes qui l'aidèrent à avorter - eurent à l'époque un immense retentissement et ouvrirent la voie à la dépénalisation de l'avortement avec la loi Veil deux ans plus tard. La stratégie de rupture de l'audacieuse avocate paya : Marie-Claire fut relaxée, sa mère condamnée à une amende symbolique avec sursis. Les juges avaient, contre les réquisitions du procureur, décidé sciemment de ne plus appliquer la loi.
Aussi le suspense du film est-il mince. On sait déjà avant qu'il commence comment il se terminera. Pour le reste, sa bande-annonce nous raconte tout ce qu'il faut en savoir. Le spectateur hésitant pourra avec profit regarder les 1'46" de la bande-annonce et faire l'économie de l'1h42min du film. On y voit David contre Goliath - l'expression se retrouve dans le film : une femme courageuse, persuadée d'œuvrer pour le Bien, engagée dans une entreprise risquée, franchir successivement tous les obstacles qui se dressent devant elle.
Le film - qui reconstitue fidèlement les années 70, ses chemisiers hideux aux couleurs criardes, ses pantalons pattes d'eph, ses brushings... - ne tait pas les failles de Gisèle Halimi. Elle trahit la mère de sa cliente qui refusait que le nom et le visage de sa fille soient dévoilées en acceptant leur publication dans Paris Match ; elle rompt avec l'association Choisir de Simone de Beauvoir qui refusait que des hommes soient sollicités par la défense ; elle s'aliène l'hostilité de sa mère, une modeste veuve tunisienne qui n(adhère pas aux valeurs émancipatrices de sa fille.
Ces coups de canif à la figure iconique de l'avocate évitent à ce film engagé de verser dans l'hagiographie.
Les procès de Bobigny - car il y en eut deux, l'un à huis clos devant le tribunal des enfants, contre Marie-Claire, mineure, l'autre ouvert au public, devant le tribunal correctionnel contre les quatre femmes qui l'aidèrent à avorter - eurent à l'époque un immense retentissement et ouvrirent la voie à la dépénalisation de l'avortement avec la loi Veil deux ans plus tard. La stratégie de rupture de l'audacieuse avocate paya : Marie-Claire fut relaxée, sa mère condamnée à une amende symbolique avec sursis. Les juges avaient, contre les réquisitions du procureur, décidé sciemment de ne plus appliquer la loi.
Aussi le suspense du film est-il mince. On sait déjà avant qu'il commence comment il se terminera. Pour le reste, sa bande-annonce nous raconte tout ce qu'il faut en savoir. Le spectateur hésitant pourra avec profit regarder les 1'46" de la bande-annonce et faire l'économie de l'1h42min du film. On y voit David contre Goliath - l'expression se retrouve dans le film : une femme courageuse, persuadée d'œuvrer pour le Bien, engagée dans une entreprise risquée, franchir successivement tous les obstacles qui se dressent devant elle.
Le film - qui reconstitue fidèlement les années 70, ses chemisiers hideux aux couleurs criardes, ses pantalons pattes d'eph, ses brushings... - ne tait pas les failles de Gisèle Halimi. Elle trahit la mère de sa cliente qui refusait que le nom et le visage de sa fille soient dévoilées en acceptant leur publication dans Paris Match ; elle rompt avec l'association Choisir de Simone de Beauvoir qui refusait que des hommes soient sollicités par la défense ; elle s'aliène l'hostilité de sa mère, une modeste veuve tunisienne qui n(adhère pas aux valeurs émancipatrices de sa fille.
Ces coups de canif à la figure iconique de l'avocate évitent à ce film engagé de verser dans l'hagiographie.
Un film hautement nécessaire ! Charlotte Gainsbourg incarne Gisèle Halimi avec grande conviction et mention spéciale à Cécile de France, très touchante dans son rôle de mère courage.
Un très bon film !
Il faut que la jeunesse se déplace voir une telle oeuvre, c'est important de savoir comment les femmes étaient traitées à cette époque pour ne surtout jamais permettre un rétropédalage.
A nous!
Merci aux superbes actrices et aux supers réalisateurs
Il faut que la jeunesse se déplace voir une telle oeuvre, c'est important de savoir comment les femmes étaient traitées à cette époque pour ne surtout jamais permettre un rétropédalage.
A nous!
Merci aux superbes actrices et aux supers réalisateurs
Un magnifique hommage au courage et à la détermination de Gisèle Halimi. Porté par une Charlotte Gainsbourg remarquable, ce film retrace avec émotion et justesse un combat historique pour les droits des femmes. Une réalisation maîtrisée, un récit captivant et un formidable devoir de mémoire. Un film nécessaire, profondément humain, à voir absolument !
Un film indispensable! Une réalisation menée de main de maître et des actrices qui nous font oublier qu'elles jouent. À voir absolument, et à montrer à nos bataille pour le droit des femmes est plus que jamais d'actualité. Merci pour votre film.
Un film fadasse, dévitalisé, désespérément conventionnel, qui passe à côté de son sujet : le combat d’une jeune femme pour son droit à l’avortement, avant la loi Veil. Entre biopic poussif et film de procès académique, les réalisateurs ne trouvent jamais leur ton ni leur mise en scène. Tout est plat, empesé, sans souffle ni tension, avec des allures de téléfilm indigeste. Charlotte Gainsbourg ne convainc jamais dans le rôle de Gisèle Halimi. Pas la moindre émotion, pas une étincelle dans cette bouillie télévisuelle. Même la plaidoirie finale, pourtant censée être le sommet dramatique du film, tombe à plat : mièvre, désincarnée, sans force ni indignation. Il fallait de la rage et du souffle pour raconter ce combat historique. On n'aura eu droit qu'à une reconstitution scolaire et terriblement ennuyeuse. Un sujet brûlant filmé avec une froideur administrative.
Le film traite d’un sujet super intéressant et mérite d’être vu rien que pour le côté culturel. Une grande cause féministe ! Je recommande
Excellent film, hyper documenté et extrêmement bien joué. Charlotte Gainsbourg joue à merveille, Cécile de France apporte une grande émotion, on est dans l’histoire et on la vit du début à la fin. Bravo !!
Un film citoyen, courageux et instructif, qui participe à une lutte toujours en mouvement aujourd'hui. J’ai aimé que les personnages, même dans les plus petits rôles, aient du relief, que place soit donnée à tous. Je pense que ça explique bien le titre: il s’agit de Gisèle Halimi, de Marie-Claire ET de toutes celles et ceux qui ont contribué à cette victoire. C’est un peu pareil pour les actrices/acteurs. Le film rend justice. Bravo.
J'ai adoré la réalisation, l'image, les acteurs. Je ne m'attendais pas à ce que JB incarne si bien le personnage principal.
Un voyage dans le temps très utile pour se remémorer le combat des femmes dans notre société. C'était il y a seulement 50 ans , quelle claque !
Un voyage dans le temps très utile pour se remémorer le combat des femmes dans notre société. C'était il y a seulement 50 ans , quelle claque !
Magistral ! L’interprétation de l’ensemble des acteurs principaux est exceptionnelle ! Quant au fond du sujet traité, il constitue une avancée fondamentale pour notre société portée par un personnage à la conviction inébranlable !
Un film intense, incroyable! A voir avec la nouvelle génération. Pour qu'ils n'oublient jamais que des femmes et des hommes se sont battus pour ça et que ce qui est acquis aujourd'hui ne le sera peut-être plus demain. Merci à toute l'équipe, aux réalisateur et réalisatrice, aux technicien-nes, coiffeuses et maquilleuses (talentueuses) d'avoir permis de réaliser un tel film.
A vu « L’affaire Marie-Claire » des réalisateurs Lauriane Escaffre et Ivo Muller d’après le fameux procès de Bobigny où Marie-Claire Chevaller 16 ans est accusée d’avoir avortée illégalement et où sa mère risque 5 ans de prison pour l’avoir aidée. Gisèle Halimi, avocate et féministe va plaider la cause de ces deux femmes mais surtout dénoncer haut et fort la loi de 1920 qui interdit l’avortement. Il faut préciser que c’est en partie grâce à ce procès qu’il pourra y avoir un peu plus tard l’indispensable loi Veil. Dès les premières images l’on comprend que le pari fou de ce projet est gagné. Le charisme, la force de Charlotte Gainsbourg sont idéals pour donner vie à cette femme puissante et extrêmement intelligente qu’était l’immense Gisèle Halimi. Et l’actrice trouve là son meilleur rôle. Cécile de France est bouleversante et complètement crédible dans le rôle cette mère employée à la Ratp et qui élève seule ses trois filles. Le montage est judicieux puisqu’il mène de front trois époques, les faits, la difficulté de préparer le procès et de trouver des témoins et l’action en justice finale. Quand bien même tout le monde connait le jugement final, nous sommes pris par la tension, la pression ambiante, l’urgence. Le film particulièrement efficace est très bien documenté et ne sort jamais de son sujet. Parfois émouvant mais jamais larmoyant, psychologisant, « l ‘affaire Maire-Claire » est factuel et résonne avec notre époque où le moindre acquis pourrait être du jour au lendemain remis en cause. Un film qui bien sûr devrait être projeté dans les Lycées pour sa teneur pédagogique et historique. Le résultat rend honneur à la femme et à son combat sans jamais être hagiographique. L’on doit citer également la présence Grégory Gadebois très sobre dans le rôle de Claude le mari, Sarah Suco excellente dans son interprétation de la collègue de travail de la mère et Florence Loiret-Caille en avorteuse. Dans la salle au trois quart pleine l’on sent une fébrilité, une envie de bondir de son fauteuil et une profonde reconnaissance qui se manifeste par des applaudissements nourris lors du générique. Aller voir ce film est aussi un acte de foi.
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